L'ampadiem

  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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Moi, Ampad

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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

Bienvenue

Bienvenue a tout nouveau visiteur

Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 03:53

Il n'avait pas marché cent pas hors-les-murs, qu'il s'arrêta net. Le gars à qui on avait assigné ce rôle, l'avait suivi du regard jusq là, et vu descendre son livre à la main le parapet central après lequel il quitterait le tablier pour de bon, et l'y voyant à la lisière parfaitement immobile il s'apprêtait à lancer l'alerte, ce qu'il eût fait dans la seconde, s'il n'avait perçu quelq chose d'imminent et d'éminemment insolite qui retenait son attention et captivait sa curiosité au-delà du zèle et de l'orgueil qui lvi conféraient à ce poste le luxe mérité d'une primeur. Il remarquait, son sens de l'observation était donc bien à la hauteur de ce qu'on en disait, et outrepassant même ce qu'on attendait de lvi, s'avéra pour le coup extraordinaire, l'occurence régulière d'une très légère et à peine perceptible secousse de nervosité, qui semblait retarder une explosion ou en retenir à tout le moins la trop subite survenue, ne put lvi échapper. C'était comm une sorte de suspens interminable, un effet qui sert à rien, ou l'oubli dans l'instant d'une longue lignée de faits qui provoq à qui la sait entendre, le plvs déraisonnable des lâcher-prise qu'il soit permis, et même condamnés. Nulle bienséance ici, à cet instant n'eût retenu l'homm ou l'eût autorisé de reprendre sa marche, il ne put se resaisir, et, comm le gars le vit de dos trembler comm une feuille puis comm de spasms se sentir partir, à n'être plus bientôt capable de tenir debout, il comprenait que l'homm était en effet sur le point de tomber. Il le vit par à coups peu à peu ployer le torse, et l'entendit soudain se jetant un bras sur l'estomac et saisi d'illarité faire exploser un bruyant rire, chaotiq et convulsif. Le son tonitruant fit voler une balle de corbeaux qui avaient suivi jusq là la scène d'un œil presq frontal, aussi indécemment que seuls le font ces saloperies d'oiseaux. Le gars sursauta, incrédule, du haut de son linteau de porte, sans oser voir alentour que d'autres l'assistaient depuis le début de la scène. Il n'y avait pas eu un bruit dans sa caboche pendant cette courte scène, pas un murmur, pas un écho, que l'attention portée à maints détails du gravillon sur le bitume du tablier qui craquait sous la semelle du gars à chaq pas, et ce n'est qu'en voyant tomber le gars, coupé en deux, à bout de souffle, se tordre de rire à ne pas pouvoir se relever, s'esclaffer en cris stridents, mutuellement relancés, rehaussés, qu'il perçut sa propre voix, s'entendit prononcer à nouveau sa répliq, une vanne lancée aléatoirement qui serait autrement passée pour un anodin adieu, n'eûssent été cet arrêt et ses nombreux échos, instantanément provoqués dans son dos, de ce qu'il venait de s'entendre dire, comm si ce délai avait été celvi qu'un bon mot met à monter de l'oreille au cerveau. Un homm à terre au loin et derrière lvi les rires éclatant tous en chœur, lvi aussi chargé que les autres entonnant leur rire débile, se tortilla durci au guacamole d'un rire aussi irrépressible que dangereusement contagieux, renforçant que tout à coup ce fût un concert de rires épaules jointes qui s'entraînaient et se tiraient toutes au sol les balles dans le pied de la lettre, tant prendre et comprendre au premier degré la blague, était du pire effet - ou était-ce la ganja ? Je me réveillai alors, incapable de me remémorer la phrase merci mythiq qui m'a quinoa vallu un réveil en rire bruyant, n'ayant à l'esprit que la nulle image de Don Quichotte un livre à la main, se tapant le front dans la couverture en y lâchant un gros nuage de fumée.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 12:16

Rôdé, je ne me corroderai pas.

​​Sans empressement, que de la précision.

Des groupes de travail, des lois votées par tous, une par semaine et par groupe de réflexion. De sorte qu'en aucun cas, aucune circonstance on ne puisse répondre autre chose que "c'est comm ça". Pour laisser le temps à chacun de la réflexion sur l'importance de son application, et que tous s'y impliquent suffisamment pour ne pouvoir les laisser bafouer.

Surtout, ne cessez jamais de me laisser souffrir de cette absence, je vous en serai infiniment, et éternellement reconnaissant.

Kom Gordon, Malibu gaz station [Sonic Youth]

  1.  
    Malibu gas station
    Pumps up the nation
    A tough cross to bear
    Oops no underwear
    Com' on do it
    You gotta use it
    That a girl
    Don't you blow it
    Com' on move me
    Turn me on now
    It will make you feel so good, yeah
    I took the stage to show you
    So long ago now
    My mind is hazy
    Just a little crazy
    Com' on do it
    You gotta use it
    That a girl
    Don't you blow it
    Com' on move me
    Turn me on now
    Roll me over
    It will make you
    Everybody down, everybody dark,
    Crawling on the ground
    I can't move faster
    My face is plaster
    The breasts are bangin'
    Abdominal master
    Com' on do it
    You gotta use it
    That a girl
    Don't you blow it
    Com' on move me
    Turn me on now
    It will make you feel so good, yeah
    Everybody down, everybody dark, crawling on the ground
    Movin' in the waves, moving in the sand,
    Bumping on the ground
    Grinding in the water, grinding in the water, feel
    The undertow, feel the undertow, what's yours is
    Mine, what's yours is mine, feel the undertow, oh
    Yeah pulling down, pull me down,
    In the undertow, french kiss, french kiss now
    Malibu gas station
    On 'Face The Nation'
    California magic
    A tan so tragic
MULTIUNDISMISCOMMUNICATIONALMENTSHIP

MULTIUNDISMISCOMMUNICATIONALMENTSHIP

Dormir, jusq'à tout oublier
Dormir, jusq'à tout oublier

Accéder à une zone de navigation privée (la bulle).

Ou "Comment ne pas le prendre pour soi ?" se transforme le mieux en "Pourquoi ne pas le prendre pour soi ?", quand ne pas prendre sur soi pèse dans la balance plvs lourd qu'une autre proposition moins fondée, plvs spontanée et instinctive, bien moins pérenne.

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 06:33

 

Si je comprends si mal l'homm, ainsi que la femm d'ailleurs ~ aux quelq exceptions près qui ont eu la patience d'apprendre dans mes rires la façon que nous faconde sommes féconds à lire entre mes lignes les âges d'un être qui n'aura de cesse de chercher la sagesse ~, si je comprends si mal sa place, son rôle et ses choix, si ses actes eux-mêmes, ses motifs et ses allures me laissent tant perplexe qu'incapable ni de les imiter, ni d'en saisir seulement la portée, si ces portées parfois perçues me font remarqué penser qu'elles ne sont essentielles que parce qu'il le croit, c'est parce que tandis qu'il le croit, moi non. Je me demande parfois ce que serait un monde où l'alien que nous sommes saurait s'affranchir de cette destinée humaine toute tracée qu'il s'est bâtie pour point de repère, si quiconq parvenait à l'en libérer pour prendre une tangente qui rassemble lvi ressemblant bien plvs, l'immense abstraction de son âme d'être incarné pour ne plvs non seulement poursuivre d'une lutte historiq pour survivre en son monde, mais s'apprêtait aussi à en découvrir les sommets éteints jadis brillant dans sa faible cosse d'être et demeuré souvenir lointain dans son esprit immense de voyageur sidéral. Pourquoi l'homm philosophe, psychanalyse, scientifiq tant ? Pout comprendre ce qui lvi échappe, cette sensation intra-utérienne qu'il est dans la complexité des choses une source anonyme, unanime pourtant, et antonyme à ses pleurs de nouveau né, un fleuve qui dans ses veines de physiq prête à rompre la fragile adéquation d'une décision d'un jour à tenter s'adapter au monde qu'il a pris pour nouvelle terre. L'abstraction, dans on ensemble, est un manifeste de l'envie farouche, du désir tant refoulé de voir cette autre orbe d'existance prendre le dessus sur tout le reste. Car il y a bien le surmoi, le moi qui s'en émeut parfois, et tout le reste. Il m'arrive de désirer que tout change, radicalement, que tout ce systèm dont s'ennorgueillit l'esprit de famille, les fêtes chrétiennes, ou de quel autre obédience tombe de leur piédestal pour qu'on s'avoue devant la roue des temps révolus, révolutionnaires par nature. Car nous sommes, toutes et tous, des révolutionnaires par nature. Simultanément baptisé et communié à 12 ans (et jamais excommunié bizarrement), je régurgite cette institution de grandeurs prétendues, de magie factice, d'artifices venus supplanter par manq d'inspiration, les vraies magies du monde. Et si la succession comm à bon nombre, à cet équilibre -fragile - me laisse aussi craindre que le pire puisse le suivre, je ne désespère pas que le meilleur vaincra, et que notre bien-fondé, l'âme l'emportera. Deux œuvres avant 8h, et des relectures qui apaisent ~

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:20

Ladurée, comm Lenôtre ~

Action

J'étais en train, de vie comm de nuit, d'enregistrer ici les quotidiens uniq de 7o visiteurs moyens, c'est beaucoup 7o passagers par jour, 

& leurs nombreuses provenances en trajet direct laissaient plus constater d'un tampon à l'effigie d'un véritable intérêt, 

qu'à de simples portées de main reflexe, avec ou sans cartable à la clef, loin du cheminement volontaire désiré 

(ne serait-ce que de par le style de ces billets volants, 

à la visée d'une lecture réellement volontaire). Le ridicule ne tue certes pas, mais celui des grands vents qui régnait alors et s'annonçait 

sinon croissante pérenne sur sa jumelle sabrait l'émotion qui doit rendre la grandeur de ce à quoi cette table horaire est vouée ~  

ou plutôt celui à qui, disons, les pieds sont levés ~  

 

Quatre chaises se dressent, se domptent sur une table qui leur serre de pres la matrice, un genre de ronde ecrite pour etre dansee jusq tres tard dans l'avancee des lieux affranchis, a la mesure de leur sortie, ou plus vraissemblablement : des blablas de leur entree.

Un paquet de figures immobiles trompant par leur air apparent de mollusq antiq, leur ataraxie flagrante, frappent pourtant ou il faut pour taper dans la maille le caractere propre, ou non, a se recevoir dans la suite.

Plus loin, juste de l'autre cote. Le reve qui s'improvise des suites musicales quand on le regarde danser.

Comm le rideau de velour se rabat des jours et tombent des nuits la melodie des chaises en couronnement fait monter des volumes sur la meme table, qui biaise la vue des qu'elle s'apercoit. Une illusion d'optiq, ou l'impression  d0'un chien assis plutot que d'une femm allitee. Des osiers qui se couronnent mutuellement de leur propre taille de chaise humaine, et se reajustent les cote a l'approche, entrant sortant ou qu'importe, de tous ces nouveaux affranchis qui viennent, dit-on, de partout assister a la nomination d'une clef au portillon des reflexes. Le tampon a l'effigie du trajet sans escale, cette marq qui ne laisse de trace que sur l'instant et ne retient rien des espaces, demeurant vaquants, si vaquants qu'ils en croulent et remuent les pieds leves qui veulent rendre a Cesar, ce qu'ils prennent a parti. Ou en pitie. Ce qu'ils prennent en tout cas, a partir de maintenant.

En me promenant sous les chaises je me suis retrouve quelq interet perdu d'avance pour l'aspect volant de ces billets a l'ecriture automatiq, une sorte de reflexe humain a l'allure artificielle, qui fait battre des mesures plus vite que ne viennent a ma bouche ces eaux que je veux te prendre a la volee ~ dans un moment d'arret intense ou les corps plongeant se mettent en pause pour se  savourer ~

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:38

Et douze de plus, douces arrivées. Des vies passé minuit ~ entre Rome et Villiers. L'ami qui m'aime le plus dit Je vais vous faire passer suffisamment large, minuit entre Rome et Villiers. Parcours fléché. Au début on ne peut comm la rue est un rocher, qu'au tout à jouxter, tout ajouter. Le secret d'une toile réussie, ce cornet qui à chacun des éléments majeurs ôte un détail qui doit prendre le membre d'un autre pour le sans sermon couronner de ces paons irisés d'horizon fixes.  Après on ne peut plus rien ôter. Si vous croyez en rien, tag sur un banc ou se begottent sur le blanc publics. Allez donc en contempler tracés par des pies qui jacassent. Les place des errants éternels de Manlio, et pensees
 bresiliennes comm des xymores dans les places fortes, racines subculturelles des micro-societes pour deductions aux inductions verbales qui se chauffent l'oeil à l'air torve d'un or matri-maniaq.
   Celvi d'un ressenti qui persiste, émane et mène entre ses cernes au nez les mines serrées et les nerfs sonnés, des visages mercenaires de concert auxquels se sert maintenant ce rêve l'aimant. Croyez-en, autre-choses. Fleurs-morphoses de la nuit, completées qui se boivent au bain d'un cocktail tail-lait-toile lieux ~
Un toit laiteux que nettoie l'été connu de toi d'un peu plus que l'est détaillé le poids des tuiles au ton des toiles titrées.

De nouveaux sediments. Sa proximité dans le temps,     des premiers temps émail, soucoupe arable d'un eterre cuite. J'avais percu ce monde il y a bientot dix ans, et depuis laisse comm le sens s'en etait percu perdu.
Le voila qui ressurgit dans les idees neuves aux lumieres de mes yeux, refaits et enrichis de quantites simultanees de revenus bleus, la veritable notion qui inherente a chacun, renvoie systemantiquement tout a s'ordonner dans un concert, loin de l'egarement semantiq, sa raison reelle, son domaine d'extraction, sa composition.
Ou Julien dit quelq chose et la ville qui ne l'ecoute plus lvi repond quelq chose de meme ordre, s'agglomerant deracinement par etres qui ne voient ni le ciel ni laes terres hostiles,
ne les voient mal nulle part,

ni les heures n'en recensent,
     ~
par voie de consequence. Ressentir l'heure, sa fréquentation des lieux mutante, des fleurs qu'on s'est fetes, de ses fleurs qu'on s'est par voie de fait concertée faite publiq d'actes joués en boucle, sans entracte. Par phases il faut entendre ; . Totems, morphosées, mets polyphasés, mets ta tête là pour voir, comm passer de trois endroits à des milliers d'ensemble indépendants, et puis revenir à quelq points seulement, longuement t'a occupée. Vertueux. Virtuoses, nos ailes de concert se battent ensemble,

contre le fil d'une partition qui nous balance dans ses melodieux usages.

Des usages faits des sons, ma femme Déesse, ma création, elle a dans le jeu un propos bien a moi, et moi bien a propos, je lui suggere que nous opinions comm le faisait cette oie, juste parce que la suivant nous imitant mutuellement je voudrais aussi que l'on ~ en prenne la graec, nous projetions a ses harmoniq les élans d'accents toniq, si uniq de peaux ethiq, si poetiq, la tete.

 

 

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 10:52

Nirvana, My girl.
Carina Marve, PAris 2oo6 19e.
Que s'est-il passe durant ces 7 ans depuis que je t'ai rencontree my girl ?
_Efendim.
_Que s'est-il passe ?
_Efendim ??
_My Girl ? ~ I killed the cat. After what you did to me. I wish you did it.
_Efendim ???
_My Girl !?~ I wish you did it. Maintenant alors quoi ?
Qu'avons-nous fait ?~
Tu etais parfaite pour moi, et tu etais si folle de moi, alors quoi maintenant ?

Mais tu etais trop folle.
Je m'endormais sur le sol quand tu me laissais garder Angeline, et tu etais furieuse en rentrant.
Ton pere ne nous a jamais cru. J'en faisais alors a peine 2o.
Carina...

Tu etais trop folle.
Trop folle de moi et cependant trop parfaite pour moi.
Comment veux-tu, crois-tu vraiment qu'il nous ait cru. 
C'est impossible qu'il ait cru que j'etais son pere.
Je devais etre un Italien de 35 ans, alors qu'en faisais alors encor a peine 2o. Peut-etre 25 oui, mais quel Italien de 35 ans ressemble a un garcon de 2o ans ? ~
Je m'endormais en boite quand tu sortais avec tes copines, je m'endromais partout j'etais surmene. Je menais mes vies, toutes mes vies paralleles, par elle et toi, et je m'endormais avec toi quand tu etais folle. Ainsi folle, trop folle de moi. Mais que s'est-il passe depuis ces 7 ans My Girl ?

J'ai tue le chat. Apres ce que tu m'as fait, j'aurais prefere que tu le fis.
_Folle , toi-meme. On etait meme cense avoir vecu 5 ans ensemble, a Naples je crois ?


Tourist a Istanbul. pere et Italien de 35 ans.
J'avais l'air d'un plouc quand je faisais trop serieux dans mon costume Sandro & mes pompes Margiela.
Il n'a jamais pu croire que j'etais dans la construction. Il etait lvi-meme au controle pour un bureau d'architecte quelq chose comm ca si je me souviens bien ?
Comment veux-tu qu'il ait vraiment pu croire que j'avais 35 ans ?
Tu etais trop folle. C'etait bien avant maintenant, bien avant que je m'y mette, je crois meme que c'est pour ca.

Il manquait a la main droite de mon grand-pere un doigt.
A la table de la cuisine il m'arrivait de le croquer au crayon sur des papiers de l'usine de ma mere, avec les interlignes bleues et blanches, et les perforations.
Il etait retraite de la mine, il avait bu du lait froid toute sa vie, tous les soirs quand il rentrait en pleine nuit et qu'Artemis lvi perdait son rasor dans l'pane d'treuffes.
Il a connu les 2 guerres mon Grand-Pere, il a souvert des schleu, des boches, il a jamais pu les encadrer. L'Europe il aurait crache dessus s'il L'avait connue comm elle est maintenant. Et alors Giscard, c'est pas la peine d'en parler.
Un communist mon Grand-Pere, il savait pas bien ce que Staline faisait la-bas, mais il recevait encor les nouvelles gazettes libres de l'Est. Il a juste eu le temps de voir la chute du mur, mais pas d'entendre ce qu'on en a su apres.
Moi je suis l'heritage des valeurs a la sauce utopist. Marxist parce qu'il en faut.
Pas de Coco chez moi, ils disent les gens que je frequente.
Si tu les voyais, Grand-Pere.
Il tuait les portees de chatons devant mes yeux, les naissances clandestines dans les fourres et aux greniers des differentes enceintes de la batisse. Il cassait le cou des lapins que j'avais nourris dans leurs cages aussi.
Ca a pas fait de moi un serial killer, je dis ca pour les cretins qui pondent des series bourrees de theories debiles.

Dans ce reve tout ca s'est integre si parfaitement bien, et comm un scenario de film quantiq, un Inception, quelq chose d'aussi prodigieusement goupille J'ai vu chanter l'aurore fanant inlassablement belle, naissance qui m'illusion fait danser au reveil.
Tu etais trop folle. J'ai suivi depuis, mais bien plvs tard, des cours du soir
pour
je crois devenir ce que j'etais cense, ce mois-la a Istanbul. Trop folle de moi   

 

 Description d'une serie de photographies de la scene ultime d'un film prises a l'instant d'immortalisation du reve qui l'a produit.  

1.C'est sur une corde raide que naviguant prenant déambulant nus pieds le film en cours je porte dans mes bras, portant un sachet de croissants chauds (la boulangerie vient d'ouvrir, il est 5h1o), une baguette et une nuisette bleue-de-nuit étoilée, Elsa qui chante ce refrain qu'elle me dit entendre de la rue.
À cette échelle de l'ambiance consacrée semble-t-il aux prises du son, l'heure est celle des chants les plvs certainement insolites & surtout particulièrement rares puisq 'inaudibles de moi autrement que sortis de sa bouche.
Elle profite de chaq instant comm si c'était notre dernier comm si elle devinait que du haut de mon rêve elle s'apprêtait en effet à me lécher le bras aet allait ainsi l'écourtant faire l'escapade d'aube prendre une tournure toute neuve.
2.Des lapins courant dans les galeries de glaces imitent les souris qui, elles chichottent, et l'orage éclatte qui fait péter les plombs de la nuit jusq 'aux lampadaires des ruelles voisines, nuit jusdq 'alors encor étoilée et pas encor animée par les figures emblématiq de mes commerces préférés, m'évoquant aussitot celvi qui m'a réveillé un jour d'Oasis à polders ou le groupe jouait en boucle sur ses cheveux frisottant surface de lac caressé par la main du matin la Supernova de champagne de ses yeux, lesquels sont mon ciel. J'entends donc comm un écho des marchands le refrain des négoces. Les lapins bondissent de toutes parts et se réfugient dans une caverne, une taverne, un Jules Verne.
3.Un peloton de cyclists y passe, le film est en couleurs car on est soudainement en Suisse et par le plvs grand des hasards, et pour la meilleure surprise de mon réveil y songeant alors longuement dubitatif et patiemment occupé aux battements de coeur prolongés de cette étrange parution de souvenirs mélangés puisés des diverses époq de ma vie, parmi eux se trouve Gus, qui vient de se mettre en danseuse et commence ainsi debout sur la plume d'un grand récit doté de tiroirs, de dépasser en riant et nous regardant visiblement heureux que nous en soyons témoins tous ses concurrents, lesquels médusés se tranforment en femmes.
Parmi elles des danseuses aussi parfaitement improbables qu'elles ne sont pas tant en mesure ni en désir de lutter, qu'indéniablement en train de répéter en fait le spectacle auquel nous venons d'assister, une chorégraphie de danse Buto que nous avons en effet répétée jusq 'au sommeil profond, extrait de ce film, Paris Tokyo Paysages, et alors assis nous entonnons en ricannant aussi consciencieux qu'elles le sont les divers pas et mimes de nos membres emportés d'exultations, nos muscles qui se serrent comm des lierres autour de batons de feuilles roussissantes réussite des tatouages sur les pores entachées d'un authentiq port marchand ou se joue encor le négoce plvs tot dissipé dans l'orage.
4.Un parapluie de la taille d'un sauna nous abrite le temps que se termine le défilé des danseuses et nous my ourons de chaud au point de devoir bien vite sortir de la cabine téléphoniq qu'est devenue l'abri en question, abri dont les verres sont embués et le sol recouvert de préservatifs usagés qui produisent des couleurs phosphoresentes et scintillent dans la nuit, offrant d'éclaircir le ciel comm une aurore fanée si superbement somptueuse produite intime dans le néant e silence qu'est Korcula un jour de printemps.
En mettant un pas dehors cette odeur de matin de printemps fait chanter des pincons qui jouent sur le rebord d'une lucarne du ciel l'air familier qui plusieurs jours auparavant leur avait fait trouver ici leur nid et s'y installer pour notre plvs grand plaisir. On est soudaineemnt dans la cour de mon enfance, ou des chatons miaules aux greniers de diverses batisses.
5.Ayant pris conscience ici que le film de mon esprit me joue des tours et que les incohérences flagrantes risquent de me faire faire, dire et voir des choses absurdes, je décide qu'Elsa me réveille, ce qu'immédiatement elle fait,
me demandant en souriant au-dessus de ma bouche : Tu entends ?

C'était un souvenir de Carina dans l'Amour Fou. La transcendance.

Paris Tokyo Paysage
Hier soir au Lucenaire Forum, il y a avait tres peu de Francais. Principalement des Japonaises, et quelq maris, mais aucun geek ou otaku ceux-la qui vont au Japan Expo ou aux grands rassemblements de manga a la porte de Versailles, il ne suivent pa l'actualite plvs artistiq des Japonais de Paris.
 Jinsei Tsuji vit a Paris. Il assemble les mois qui suivent la rupture en une serie d'epreuves, sortes de pelerinage de la retrospective de l'Amour fou. Un echnage de lettres video qui traduit le rapport qu'avaient les deux artists lorsq 'ils vivaient ensemble et menaient conjointement leurs travaux artistiq.

 

Ces disq disposes sur l'etagere de l'auberge sur la mer que je decouvrais pourla premiere fois ainsi superbement agencee pour plaire, avec quelq souvenirs jaillis de chacun gagnent au temps le text court comm au cou la femelle l'ongle. Au microscope l'image est un mouvement permanent. Mais qu'on prenne le temps d'un leger recul et alors la constance d'une infraction passagere, faisabilite tracee et stabilisee de l'image perenne prend la forme a loquets d'une armoire decenale. Et qui s'est niee jusq 'aux sous-sols des ambages fuits, fruits. Une decennie de constances liantes avec le mouvement interieur d'un aspirateur commode, endemiq, inherent permanent, et une valise de faits a rhabiliter est devalisee, anticipee ainsi qu'il y a en effet dans le jardin toujours l'armoirire physiq a l'ampleur des autres jardins, tous retrouves inetgres en un seul syllogism et qui s'enseignent par coeur ; par le coeur . Science des saveurs artistiq revendiquees. Elles ne m'ont pas reveille, j'ai dormi si profondement que sans egal un bien etre intense permet de commettre. Elles n'y sont pas parvenu malgre le grand mal qu'elles ont pu je l'imagine a ca se donner, peut-etre tout le reste de la nuit. La veille comm elles resterent en bas, elles ont pu boire tout leur soul. Sais-tu qu'a part elle, tu es la seule a connaitre cette auberge. Campagne francaise, un jour d'hiver. Passe le ruisseau qui traverse de part en part le bourg du village entre les denrees urbaines et les fabriq publics, les demeures familiales a l'auree d'une clairiere domicile conjugal conjuguerent en un faible corps blanc les interpretes d'un tertre penetre sur l'etendue s'epaississant blanchie d'un bosquet de trente arbres tout au plvs, emmitouffles tous sous les manteaux de neiges qui en eteignent la seve musciale interieur mur en de vieilles pierres solidaires provenant d'un petit chateau a l'abandon, chapeau a rebond et qui porte sa cime derriere. Puis lisiere d'une fresq minuscule au detour des heures nocturnes qui s'absentent silencieusement en glissant robe absorbee sur le mot d'extase qui cri pousse d'un instant ses cartes de quatre quadrillages jaunes luminescents comm des etageres de l'allegorie surrealist qui figuree un bord de mer comm des couleurs de passage. Un bassin rempli d'ors divers comm des tintements de leur bouteille descendue de l'auberge auront provoque cette confusion, produit des gouttes deglacees, condensation feutree d'un niveau de l'eau qui en a deborde d'un jour d'Asie, un jour de printemps plvs tot. Frontieres des eaux, un ruisseau colore chenal entre les etendues de bleu foncant plvs veloce, des bras de terre blanche immenses fondus de sables le rejoignent dans l'etroit du dedans. ce pourrait etre Los Roques, mais a la corde des turquoises qui font bondir les marais engloutis et les sement sur le rivage comm des brindilles rendues friables la mollesse moelleuse d'une vertebre de geants evanouis semble tomber d'un lustre de voyages bouddhiq typiq entre les shrines assouplissant les embarcations des notre arrivee sur le tapis departissant des oreoles frisees comm son onde d'eaux aux yeux de faibles profondeurs en a en deux jardins ornes les bouquets des couleurs proprement primitives qui evoquent aussitot les chemins de l'Asie mineur, et de mon grand pere, divisant le monde en deux teintes a cet endroit precis. Un bassin rempli de couleurs, c'est le sien. Il y a toujours une armoire dans le jardin. Ce n'est pas qu'une triste et decevante metaphore, non, il y a vraiment, toujours une armoire dans le jardin. Aimance constellative, au moment paroxsismiq de l'amour. L'exaltation qui devore la chair, l'excitation sensorielle qui penetre les organes et les secoue dans la melasse symphoniq de l'appel a cris reagissant par l'extraction aphrodisiaq des tetes de tout corps present en des defiles de bobines riantes, issues tissu de l'arbre imperial sorti tout droit du parc de Palermo par des colonnes de rappel, authentiq recits hydro-cephales en hymne a l'amour. La vie ensemble, une folie des corps d'amants qui bus comm des convois d'eternite defiles, font des langues se bander mutuellement en formant des boules de vegetations spontanees, enroulees comm des echarpes autour des memes arbres plvs tot manteau de neige. Souple et elementaire, c'est ce qu'il me semble. ce qu'est le quai qui m'assemble, un lac a l'apesanteur quasi vertical bientot Trianon, jour d'ete.  

 

Epilogue : O.MO.TE.NA.SHI // Omotenashi

 

Paris-Tokyo-Paysages.jpg

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 10:11

_Turquie, belle terre.

_Ah encore vous !

_Ah encore vous !

_eh oui, encore moi. Vous me convoquez trop souvent vous savez.

_Vous etes dans ma tet, vous etes dans ma tete, vous etes dans ma tete.

_Eh bien oui, je suis dans votre tete. Quel problem cela pose-t-il. Confiez-vous, on est en toute intimité ici n'est-ce pas ?

Je l'espere du moins. Quel nouveau sentiment étrange vous possede l'esprit mon vieux ?

_Oui. Oui-oui, oui bien sur. Justement, je vous en avais parlé déja n'est-ce pas ? J'ai de plus en plus cette sensation.

_Quoi, de lire dans l'esprit des autres ? De deviner leur pensées ? On s'est déja concertés a ce sujet, je vous ai dit que c'était possible, et que ca n'avait rien contrairement a ce que vous en pensiez, d'une folie naissante ~ a moins que ma venue dans votre tete en soit aussi ~ libre a vous d'imaginer pas mal de choses dans ce sens, ou de croire a toutes. Si dans les yeux des autres vous percevez le langage avant qu'il ne soit émis physiquement, c'est tout bonnement que vous avez une oreille fine, tres fine. C'est fort possible.

_Non, pas ca, pas seulement ca. Il y avait cette autre sensation dont je vous avais déja parlé. La sensation de simultanéité, peut-etre que j'avais tout confondu. J'avais fait l'amalgame sans doute, croyant que ce phénomene ou le langage intérieur que je lisais et l'expression verbale, et cette autre sensation de simultanéité, étaient liées. Pourtant je concois une différence, tres nette maintenant. L'une n'est pas liée au temps, l'autre l'est.

_Vous croyez dans la simultanéité des causes, et des effets ? C'est assez impossible. Mais dans une chute de temps, si rare se produise l'évenement, et aucun n'est signalé dans les dates les plus récentes de notre histoire, pareille chose me parait encore difficilement plausible.

_Pourtant je me sens de plus en plus sujet a des images instantanées, découlantes directes d'une chaine présente.

_Comme conscient des chaines d'une réaction, c'est ce que vous me dites ?

_Oui, presq totalement en mesure de prévoir ce qui va se produire.

_Et ca vous arrive souvent ?

_Non, seulement dans des situations ou les réactions sont tres breves, ne continnent pour ainsi dire aucune durée, aucune consistance propre, et n'existent que si brievement qu'elles s'évaporent aussitot qu'elles ont causé ce pour quoi elles étaient faites.

_On appelle ca des bribes. Ou des éclats. L'éclat du verre, avant d'etre lui-meme une complexe myriade d'éclats de verre. Vous voyez au ralenti, c'est ca ? Ou l'image d'un instant, bref, se grave a votre esprit, dans le souvenir, immédiatement.

_Il y a peut-etre de ca, attendez, je vais vous illustrer ca. Tiens, récemment encore, j'ai eu une expérience assez troublante. Je voulais vérifier l'opinion qu'Elle avait ~

_Mathilde.

_Oui, Mathilde. Maudite Mathilde. L'opinion qu'elle avait de cette trajectoire qu'on prenait, que je trouvais dangereusement accentuée ~

_Vous alliez vous écraser, je me souviens. Le véhicule avait atteint le paroxysm d'une pleine élancée dans les airs, et la sensation de chute avait immanquablement frappé tout le monde. J'en ai eu la nausée.

_Oui, mais ce n'est pas de la trajectoire verticale que je m'interrogeais. Ca, bien sur, ayant monté si vertigineusement qu'on l'avait fait, je me doutais bien de l'issue a venir. La retombée me tardait meme un peu, j'ai cru qu'on n'y viendrait jamais. Une fois la descente amorcée, la pente prise m'a sauté aux yeux d'une évidente exagération, comme si j'avais manqué la seconde intermédiaire. J'ai vu une coupure.

_Une coupure ?

_Oui, et c'est dans cette coupure que j'ai senti avoir pris une seconde, peut-etre deux, voire trois, d'avance. Mon oeil percevait déja la suite, a la vitesse normale je pense.

_C'est tres clair. Vous avaiez peur. L'esprit crée ca, des anticipatins. Et de quoi aviez-vous donc peur ?

_Eh bien, sans savoir exactement, je crois que c'est ce rocher en vue qui m'a paru le danger le plus imminent. Et le plus décisif.

_Pourtant vous aviez encore conscience qu'un rocher ne présente aucun danger ?

_Oui, je le savais bien. Enfin, juste un instant, j'y ai coupé, mais ca m'est revenu tres vite. Cependant que j'étais assuré de mon coté, j'ai cru qu'un danger de mort se présentait en ce rocher, vous comprenez. Qu'un autre type de risq pouvait aussi bien occuper ce matériau dur, et lourd, c'est qu'il paraissait de plus en plus aggressif a mesure qu'on s'en rapprochait...

_Ah oui, évidemment alors...

_Oui, et j'ai donc voulu l'interroger ~

_

_Oui, Mathilde. Maudite Mathilde. L'interroger sur ce qu'elle en pensait. Allait-on heurter ~ mais non bien sur ~ le rocher ~ ce n'en est pas un, disait-elle ~ violemment ~ nous sommes en sécurité mon amour ~ ou bien allons-nous ~ oui bien sur, continuait-elle de hurler ~ plutot plonger ~ Oui, plonger ! ~ dans l'eau, ou nous mourrons de toute facon ~ Oui, ou nous mourrons de toute facon, a-t-elle finalement soupiré, d'une voix éteinte.

Elle n'avait jamais eu le sang chaud, Mathilde. Quand on a plongé sur le rocher, que le véhicule s'y est pulvérisé, et qu'on a traversé le pare-brise pour nous faire engouffrer le corps dans la roche, dans la compression fracassante du véhicule comme vous savez, j'ai trouvé en elle .... comme un leurre.

_Comme un leurre ?

_Je tiens quelque chose, mais je ne sais pas par quel bout le rendre. C'est une image, un flash. Je suis presq sur qu'elle ne croyait pas vraiment qu'on pouvait mourir, qu'on pouvait heurter un rocher, et meme j'irais jusqu'a imaginer qu'elle ne pensait pas réellement qu'on s'était envollés, ou que le vide sous le véhicule, en était vraiment un.

_Ah bon ? Mais voulez-vous dire qu'elle se croyait sur la terre ferme alors ?

_Oui. Elle est étrange n'est-ce pas ? Ou est-ce de moi qu'il s'agit.

_C'est un réflexe naturel a mon avis. Au moment de voir la vie défiler devant ses yeux, votre voix était probablement pour elle la seule chose qui la rattache a quelque chose d'authentiq. Je pense qu'elle avait perdu conscience. C'est omon avis. Pas completement, comme on le dit de quelqu'un qui dort dans les limbes, mais qu'elle n'avait plus de sang dans le cerveau pour conduire ses idées. Elle devait voir flou, n'est-ce pas ?

_Il me semble qu'elle voyait flou, oui, en effet...

_Eh bien voila. Cherchez pas plus loin. C'est normal.

_Ah bon.

_...

_Que les gens sont beaux ici.

_Vous disiez déja ca en Croatie, et en Grece, et en Arménie.

_Eh bien il faut croire que c'est ce bassin de civilisation, ce n'est sans doute pas pour rien. Dans d'autres temps j'essaierais de vous faire croire que je déteste me répéter, mais c'est tellement faux, ca ne vaut rien de continuer a jouer a ce jeu stupide.

_Quand meme, trouver sans arret les gens beaux partout, vous etes un peu zinzin dans votre genre.

_Oui, peut-etre. Je devrais consulter vous croyez ?

_Ah oui, certainement. Je suis convaincu que ce n'est pas completement normal que j'entre dans votre tete aussi souvent que vous dites des trucs comme Turquie, belle terre, etc. Je ne crois pas que vous me parliez, pourtant, sitot fait, hop, je me retrouve la-dedans. Comment on s'était déliés la derniere fois déja, vous souvenez-vous ?

_... Je me souviens pas non. Merde.

_... On avait attendus je crois. Arretez de parler pour voir.

_Mais je ne dis rien.

_Bon, mais arretez de penser un instant.

_Facile a dire. Qu'est-ce que je fais si je pense a rien moi ?

_Bah regarder alentour.

_Hmm... Turquie, que c'est beau...

_Ah !

_Quoi ?

_Vous ne pensez a rien, la ?

_Non.

_Alors penser a un truc. Je crois que justement c'est quand vous pensez a rien que vous vous mettez a admirer tout ce qu'il y a autour. Et hop ! ~ Ca me fait tomber la-dedans.

_Arretez de dire la-dedans quand vous parlez de ma tete. C'est fulgaire, et tres déplaisant. Pas de ca chez moi.

_Ahah et ou alors, il y a qu'ici qu'on se parle tous les deux.

_Ecoutez, sortez ou c'est moi qui vous mets dehors.

_Oh! ~ Bah si vous y arrivez, je vous tire mon chapeau.

_Ah oui, tiens, j'avais jamais remarqué que vous en aviez un.

_C'est bien la preuve. Vous etes en extaste, betement, devant un paysage tout figé, vous faites plus attention a rien d'autre.

_Oui, enfin je fais bien attention a vous puisqu'on échange des pensées depuis plusieurs minutes.

_En etes-vous sur ?

_Ah non, vous me la ferez pas, pas a moi hein. C'est vous qui mettez une caboche a disposition, c'est pasdans la mienne qu'on se met a parler chute de voiture et ralenti persan, qu'on dit qu'on lit dans les yeux, et qu'on a un sens de plus qui prend de la place au niveau de la nuque. Ca chez moi ca s'est jamais produit mon vieux. C'Est VOUS le taré, c'est pas moi, inversez pas tout hein.

_Bon, bien. Peut-etre que si je dors un peu.

_Ah oui, tiens, essayez un peu pour voir.

_Je crains qu'on n'y soit déja en fait.

_Ah ! C'est ca ! ~

_Quoi donc ?

_DEBOUT !!!! LA-DEDANS !!! ~

_Calmez-vous, qu'est-ce qui vous prend ?

_Sortez vous-memes !! Je viens de comprendre. Vous vous etes invité dans mon reve, allez dégager. DEBOUT !! ~

_Qu'est-ce que vous racontez, je me balade pas de reve en reve. Je fais jamais ca moi.

_Ecoutez, je dormais déja depuis plusieurs heures, je me souviens maintenant, quand vous avez commencé de rever Turquie. Allez, on se réveille, c'est vous qui etes venu vous incruster. Voila ce que c'est. Voila pourquoi j'ai ce fichu faux souvenir qui vient de plus en plus se greffer au vécu depuis quelque temps. Ah mais vous m'emmerdez, ca a failli me rendre dingue ces conneries. J'ai passé plusieurs matinée pas tranquille moi, par votre faute.

_Ah bon ?

_Eh oui. ALLEZ DEBOUT !! REVEILLEZ-VOUS BON SANG !! ET FICHEZ-MOI LA P...

_Bien joué. Merde, je sais toujours pas comment il s'appelle. J'oublie a tous les coups de lui demander avant qu'il se mette a gueuler. Quand meme la Turquie, quelle belle terre. Il avait un joli port du lait a l'épaule, je me demande ce qu'il foutait avec ces six briques sur l'épaules. Il devait etre dans un reve tres nul ~ De quoi il se plaint, les miens sont plus sympas quand meme non ?

_bof, non.

_Ah ! Qui s'est ca encore !?

 

 

S.C.U.

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:49

J'ai passé les 2ooo derniers kilomètres à remonter à bord d'un véhicule à plumes la route de 28 heures d'histoire. Je ne passe pas mon temps à remonter celvi-ci, d'habitude je ne le fais que lorsq me vient en mémoire comm aurait aux yeux l'animal sauté, improbable et flagrant, frappant et aussi net qu'il était quelq minutes plvs tôt aussi assurément oublié depuis semble-t-il toujours, l'extrait qui m'écrie de ses promontoires prémonitoires des écrits de l'eau-forte à laquelle se joignent une série d'images parfaitement inoriginées, neuves et venues de nulles parts qui paraissent par juxtaposition à mon esprit instantanée aussi limpides et nettes que si elles existaient réellement, et avaient vraiment été réunies, rassemblées, pensées, échaffaudées, conçues et fondues

dans le context présent

 Cette alternative simple de la double vue à la troisième étape de l'évolution fulgurante du mode de penser qui promet depuis ses débuts les résultats les plvs probants et les lestes d'un amarrage le plvs sûrement porteur de bons d'échange a

une fois de plvs et non des moindres mondrianisé l'opercule des sensations de cycles préécrits pour comm un text se justifier dans le temps en trouvant, à des dates repères les balises de son environnement oblong. Je ne passe pas mes kilomètres à chercher le magiq, mais lvi passe bien devant moi et alentour avec la virtuosité phénoménale d'un véritable objet de l'attention redoublée, laquelle allant grossissant accroit les degrés de l'obversation comm à travers la loupe naturelle des atmosphères qui suivant l'orage les devancent pour aller jusq 'à en reproduire à main levée étape par étape le moindre détail.

 

 

Love, Ampad 

 

pp-1116-1118.png

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 13:32

       Artisans voyageurs editeurs.
    Cours de fleuves, RdM, en cours et previsions, cours de peinture, cours d'eau & fleuves, effuves aux lectures du soir.
Course matinale, courses de super(mar)cheries, courses au mouton sauvage, cours du soir. 

 

   MÉMOIRES   [i578]

Descente en rappel ~ Elle qui chantait Donne-moi du mou.

Bien que nous ressentions par l'effet de tous les actes
de cette tragomedie, laquelle estant finie de cette
façon, le chevalier de Sevré que la Reyne ma mère
avoit baillé à son frère pour coucher en sa chambre,
et qu'elle prenoit plaisir d'oùir quelques fois causer ,
pour estre d'iumeur libre, et qui disoit de bonne grâce
ce qu'il vomit, tenant un peu de l'humeur d'un philosophe
cyique, se trouvant devant elle, elle luy de-
mande: « Eh bien, monsieur de Sevré, que dites-vous
de tout ceci ? — C'est trop, dit-il , pour faire à bon es-
cient, et trop peu pour se jouer. » Et se retournant
vers moy, sans qu'elle le pûst entendre, me dit : « Je
ne crois pas que ce soit icy le dernier acte de ce jeu.
Cet homm ( voulant parler de mon frère } me trom-
peroit biei s'il en demeuroit là.,»
Cette journée estant passée de cette façon , le mal
ayant serment esté adouci par le dehors et non par le
dedans, de jeunes gens qui possedoient le Boy, jugeans
le nature de mon frère par le leur, et leur jugement
peu expamenté ne permettant pas qu'ils peussent ju-
ger ce qu peut le devoir et l'amour de la patrie sur un
prince grand et si bien né qu'il estoit, persuadent
au Roy, pour tousjours joindre leur cause à la sienne,
que m'ofrere n'oublieroit jamais l'affront public qu'il
avoit reve-meu, et s'en voudroit venger. Le Roy-, sans se
souvenir de l'erreur que luy avoient fait commettre ces
jeunes fous, reçoit soudain cette seconde impression : 

[Le chevalier de Sevré : Michel de Sèvres, chevalier de Malte,
grand-prtir de Champagne. Il étoit célèbre par ses bons mots. Si
Ton en oit Pierre de L'Estoile , Henri ni", irrité de sa franchise,
s'emporta on trc lui, dans un conseil tenu au Louvre, jusqu'à lui
donner dôcoups de poing et de pied. ( Journal de Henri de Regnier, 6 mars
i584- ]



DE MARGUERITE DE VALOIS. i588] 

    Il commande aux capitaines des Genes que l'on prist
soigneusement garde aux portes que mon frère ne sor-
tist point, et que tous les soirs l'on fit sortir tous les
gens de mon frère hors du Louvre duy laissant seule-
ment ce qui couchoit d'ordinaire fis sa chambre, ou
dans sa garderobbe.

Mon frère se voyant trahté de cette façon , et estre
à la miséricorde de ces jeunes cendles, qui, sans res-
pect ni jugement, faisoient disper de luy au Roy
comme il leur venoit en fantaisi, craignant qu'il ne
luy advint pis, et ayant exemplout récent de ce qui
sans occasion ni raison luy avoi festé fait, ayant sup-
porté trois jours* l'appréhension ce danger, se réso-
lut de s'oster de là pour se retirt chez luy, et ne re-
venir plus à la Cour, mais avant que ses affaires les plus
promptement qu'il pourroit poi s'en aller en Flan-
dre, il me communique cette vonté : que voyant que
c'estoit sa seureté, et que le Roy i cet Estât n'en pou-
voient recevoir du préjudice, j l'approuvay, et en
cherchant les moyens, voyant qu'il ne pouvoit sortir
par les portes du Louvre, qui estient si curieusement
gardées que mesme l'on regardé tous ceux qui pas-
soient au visage, il ne s'en trouvi point d'autre que de
sortir par la fenestre de ma chambre, qui regardoit
dans le fossé, et estoit au secod estage. Il me prie
pour cet effet faire provision cun cable fort et bon,
et de la longueur nécessaire. A quoy je pourvois
soudain, faisant emporter le jar mesme par un gar-
çon qui m'estoit fidelle une îalle de lit qui estoit
rompue comme pour la faire accoustrer; et à quel-
ques heures de là la rapportan il y mit le cable qui
nous estoit nécessaire.




    MÉMOIRES [i578] 

    L'heure du sovtir estant venue , qui es toit un jour
maigre que le Rivne soupoit point, la Reyne ma
mère soupa seule a sa petite salle, et moy avec elle.
Mon frère, bien qu'i fust assez patient et discret en
toutes ses actions, illicite de la souvenance de l'af-
front qu'il avoit reu, et du danger qui le rae-
naçoit, impatientante sortir, s'y trouve comme je me
levé de table, et me dit à l'oreille qu'il me prioit de
me haster, et de isvtir tost à ma chambre, où il se
trouveroit. M. de Mignon , qui n'estoit encores ma-
reschal, un dangeret et fin Normand qui n'aimoit
point mon frère en itant adverti par quelqu'un qui
peut estre n'avoit pas bien tenu sa langue, ou le con-
jecturant sur la façone quoy m'avoit parlé mon frère,
dit à la Reyne ma are, comme elle entroit en sa
chambre a ce que j'eiru ouïs presque, estant assez près
d'elle et y prenant ?, et observant curieusement
tout ce qui se passoit, comme font ceux qui se trouvent
en pareil estât, et suie point de leur délivrance sont
aperance, que sans doute demain il ne seroit plus
là, qu'il le sçavoit tres-bien, et qu'elle y mit ordre.
Je vis qu'elle se tropla à cette nouvelle; ce qui me
donna encor plus d'aprehension que nous ne fussions
découverts. Nous entras en son cabinet, elle me tira à
part, et me dit: « Aveirous veu ce que Matignon m'a
dit? » Je luy dis : « Je ne say pas entendu, madame, mais
j'ay vu que c'estoit choste seii vous donnoit peine. — Ouy,
ce dit-elle, bien fort ; cai vous sçavez que j'ay repondu au
Roy que vostre frère ne s'in iroit point, et Matignon vient
de me dire qu'il sçavoit très-bien qu'il ne sera demain
icy. »

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 23:27

C'est un travail du soir. Comme ce travail a la maison que demande le professeur de mathematiques juste apres que le fin du cours a sonne. Il s'agit d'un probleme. [ Enonce :]
Quelqu'un a dit un jour Si tous les mots etaient mieux assortis les uns aux autres, le monde irait mieux. Ce quelqu'un c'etait moi et ce jour, c'est aujourd'hui. Quelqu'un peut proposer plus simple ou plus efficace pour un monde meilleur ?

La [pratacast ~ lancement de la ville 2.o] va-t-elle naitre ? De la double initiave de la_prat et de moi. Manquent encore pour l'instant : une equipe technique dont on peut temporairement et pour un debut se passer sans pecher, un materiel qu'un achat peut rapidement nous apporter. Bref, ce qui manque, comme souvent c'est le Temps. Va-t-elle naitre ? Comme vous etes si nombreux a l'avoir entendu dire et me le demandez sans cesse ? Rien n'est fait mais je ne suis pas loin d'en etre convaincu, oui. 
Oui, la pratacast prendra vie, assurement. Corps et ames y passeront, le tout Paris y apparaitra, on se l'arrachera sur la toile, et un jour elle fera le tour du monde ~ et ce en un peu plus de 8o jours.
Je propose qu'elle ait, et elle l'aura, ce theme : [pour un monde meilleur]. C'est le theme a mon avis le plus high-tech qui soit. Le moins novateur, certes, mais ce qui est high-tech N E  D OIT  P AS S EUL EME N T  E TRE  NOV A TE UR.
C'est la, precisement, son cote novateur. Qui souligne le plus la high tech du concept.. Bref, plus high tech, ce serait soit de mettre partout des et de ] , symbols tres en vogue, et tres [a la pointe] ~ n'est-ce pas? ~, soit carrement la fusion, la vraie fusion, celle-la chaude, fumante, promise, elle aussi ~ enfin, plus a terme heureusement.

En attendant, je serai d'abord ravi et enchante de faire mieux connaissance avec Joseph Rabie, rencontre cette fin d'apres-midi au 1o4. D'abord de formation urbaniste, il s'est penche sur le travail presente au 1o4 aujourd'hui avec un travail multimedia qui rendait interactive l'imagerie sensible de la ville 2.o avec l'analyse psycho-geographique que s'en fait en l'approchant le visiteur curieux.
Ce qui est le plus curieux ? Que la table de travail presentee par Joseph Rabie soit aussi la seule ou le visiteur doive applaudir pour apprecier l'oeuvre. Car Joseph Rabie, cet homme originaire d'Afrique du Sud, a compris mieux que quiconque que c'est la veritablement le cote le plus permanent ~ et c'est d'ailleurs le seul a s'etre interesse au cote permanent ~ et le plus novateur en meme temps de la ville 2.o. AP PLA UD IR n'est-ce pas le geste qui souffre le plus de ne pas avoir sa place dans la ville 2.o ?

Je suis heureux d'avoir fait votre connaissance, Joseph Rabie et j'apprecierais beaucoup de vous voir de nouveau prochainement. 

Et ce que j'ai approche d'autre au 1o4, et pour terminer avant que ce blog ressemble a un deballage de ma vie, qui me donne maintenant envie de jouer, c'est ce que presentait l'agence-labo HUB. Une interaction ~ naturellement ~ du visiteur avec l'univers dans lequel il fait des pas aussi minuscules qu'il soit donne quand une ville est immense ou juste assez demeusurement gigantesque pour vous donner le tourni en vous les echangeant contre les reperes, qu'elle vous prend ~ naturellement.
HUB presentait une technologie sur cellulaire, qui aura, si le but de ses concepteurs va dans le sens des passionnes qui en parlaient aujourd'hui, peu a peu et de plus en plus dans ses fonctions, celle de confondre la ville avec l'imaginaire kawaii des fans des personnages mediatiques (caracteres japonais, ou creatures s'en inspirant).
Avec une extension aussi infiniment grande de ses fonctionnalites, modes d'application, que va l'imagination, ses moyens d'exister devraient avoir ce petit quelque chose qui pourra nous surprendre ~ ou offrir des services, je n'ai pas compris suffisamment pour savoir en fait si cette fonction est prevue dans le developpement dudit programme.



[Aide & Action] aussi parle d' [un monde meilleur] :

[ Des gens biens : ]

www.citoyendedemain.net

www.aide-et-action.org

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 07:52
11 – Un théâtre de La Luna – extrait de rêve

 

Lui (pédant), un pied devant l’autre, il agite très rapidement un volet de ses papiers couverts d’encre, un stylo tombe et retentit comme une réplique tombe :

_ Quand on travaille sur une œuvre majeure comme j’en émets une en ce moment – à ne comparer à l’œuvre mineure qu’en prenant des pincettes de marqueterie – il faut, Mademoiselle, faire preuve de hauteur, être digne, et remarquer dans ces choses les divinités qui errent en attente !

 

 

Elle (amusée), un pied sur l’autre, se balançant, le bras tendu au dossier de la banquette, tantôt allant vers et tantôt allant contre les idées reçues, rejoint un instant – un instant seulement – la longue lignée d’une dynastie à laquelle il pourrait être dit un jour qu’elle a appartenu jadis :

_Oui ! Quelle hauteur ! Quelle chaleur ! Et quelle trouvaille que cette altitude ! On croirait deviner qu’il y a autre chose, plus haut encore ! Je ne peux plus y croire, mes yeux se baptisent dans l’encre scintillante que tu déclines si bien au gré des sons portés par des voies olfactives comme par d’autres qui t’envient le sens du verbe et du propos qui tient bon la barre et la route devant et face à elle !

 

 

Lui (excité, surexcité, survolté, puis frappé d’ataraxie comme par magie), il veut se lever devant elle, marcher sur la banquette, mais le bras tendu ne se décroche pas, et, lui barrant la route, lui donne à songer qu’il y a mieux à faire que de plaisanter avec elle :

_Mais c’est encore des amphores que tu vois briller là, rien d’autre, petite, que de minuscules, vaines et sottes amphores au léger souvenir d’odeurs fortes en haute mer, lesquelles nous ont fait penser un jour n’est pas coutume mais un jour en fait, qu’il y a là-haut mieux à voir qu’à manger. Pousse-toi de là, indélicate, tu ne vois donc pas que tes amples anses me creusent net l’esprit d’un remords qui ronge ! Je ne puis croire encore qu’il soit un autre espace-temps où soient d’autres secours pour un dieu ébahi comme moi soudain tombé ici comme jeté et bon à recycler de ses cendres et de ses attentes. On se servira de moi et de ce que je contenais de bon pour bâtir une école, sans doute celle des bons derniers Grecs bouddhistes existant sur le monde que j’habitais jadis … Je n’entends plus la mer, il y a comme une barrière.

 

 

Elle (surprise, émue, troublée et enfin abattue) :

_Mais enfin, qu’as-tu, tu ne te ressembles plus. Qu’as-tu donc trouvé de si laid là-haut que tu n’en rapportes que ces sombres sornettes ? Des mets et des tiens, les derniers avoués, et derniers sublimés : n’oublie pas, ils seront les premiers ! Ils sont réprimés. Je suis, je l’avoue, vaincue par ce sentiment atroce, tu brises mes attentes. Vas-y, viens à moi, reviens vite, un pied devant l’autre, où je t’avais laissé. Mes attentes te trouvent plus inattendu, mais moi je ne t’y trouve juste plus.

 

 

Lui (fâché), il veut casser quelque chose mais ne trouve rien. Le serveur le regarde de travers, et alors, subrepticement, il commande un plat. Sa toge tombe, et, Ô miracle, il n’est pas nu en dessous !

_Allons bon ! Tu ne manques d’élégance que lorsque tu le décides, tes merveilles à émoustiller un être cher ne sont dignes aliments qu’à destination des plus vils personnages dont tu dépeins, crois dépeindre, te dépeins de la pensée en confis d’oie sur lit de tomates en sauce farce de l’an ! Tu agites maintenant cette sonnette d’alarme alors que mes yeux, déjà, ont redescendu la violente altitude des rêves tantôt évoqués par les cils qui les y invitaient ! Tu as de la chance que je meure de faim. Laisse-moi bouffer, maintenant. Il faut que j’engraisse. »

 

 

Elle (se rongeant les doigts en visitant la pièce sans le regarder jusqu’à voir mieux ce qu’il ôte, surpris d’en posséder):

_J’ai envie de vous, Malade, Sombre Eros sous la mère. J’ai envie de ces salades dont vous me voyez déjà digérer le contenu déversé en vagues salives de déglutitions sauvagement accrochées à l’espoir de vous y trouver médiocrement nu dessous ! Continuez, allumez mes sens, j’ai le feu en moi qui contient trop le continent pour ne plus devoir être confinée à la merci des autochtones aux sexes démesurément minuscules. J’ai la tranche en épiphanie céleste, je reste, et je m’envois des fleurs selon un procédé médicinal que vos verbes et votre verve m’inspirent de plus royales ! »

 

 

« Et un confit d’oie, un ! », fait le serveur en soupirant,

en destinant ses pensées, mémoires et autres épilogues

à l’attention de la seule et belle Lucie.

 


Ce que l’on peut trouver sur les enseignes de La Luna
– si l’on y tend assez le bras pour chercher mieux une toile de fond dans laquelle se donner la peine de fouiner assez bas et en dedans tous les liens –


Un pompier, une caisse vide dans laquelle plus tôt reposait quelque chose d’utile à un électricien de passage. Une idée du luxe, une opinion sur tout, des bouteilles de bière vides, un tuyau d’arrosage, une paire de jambes qui ont appartenu, une ficèle à tirer des lunes pour les filles qui veulent se rendre heureuses, un peu de soi en tout : une part tenue à part, une tenue à parts réversibles, des réservistes de passage et des tuiles irréparables qui n’y touchent pas. De plus haut, Kimochi voit tout ça. De son balcon, il peut même prendre la température de la nuance d’une couleur de l’étiquette du lapin que le pompier vient dénicher. D’autres toiles, une farce ignominieuse tombée de la dernière pluie, des choses comestibles, et le chant lyrique débordé du rêve surréaliste qui ne peut pas tout contenir.

 

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 07:49
Je recommence enfin de numeriser le nombre considerable de notes nees couchees deja nues sur mes fameuses 1ooo pages du Japon. Voila pourquoi ceux qu me suivent peut se rendre compte qu'a mesure que je les reedite et les publie sous un jour neuf, les recits ici publies prennent en effet peu a peu une couleur neuve, enrichie ou juste superbement recouvree comme au premier jour.

Voici pour commencer le defile, sur quoi je tombe, qui m'etait sortit de l'esprit ~ que j'ai de superbement fluctuant et d'aleatoirement scrupuleux a retenir sans deliberer, sans celebrer, avertir ou liberer de subrepticement secret qui doive etre annonce au prealable, ce qui lui plait le plus ou ce qui lui en veut d'etre la en simultane (avec le reste : ~ refoulement ..).
Je retrouve en meme temps l'origine reelle de ces douze etres indivisibles (authentiquement apparus ici !, je ne m'en souvenais plus ~) et de la notion meme d'indivisibilite laquelle depuis j'ai reprise a des multiples (d'elle-mem).


(1ooo pages de notes du Japon, page 35, avril 2oo5)
La camera de l'oeil est cet instrument vicieux qui ne donne a voir de panoramique que le cote tragique de tout ce qui nous entoure. La lecture verbale du proces des evenements passes en refroidit la teneur tragique, ne reste alors que le panorama eul et ca devient la une chose lyrique, presque virtuelle qu'on peut deguster tout aussi visuellement en sirotant un cocktail au bord d'une piscine sans devoir s'inquiter.


(1ooo pages de notes du Japon, pages 37 et 25 suivantes )
Douze Etres Indivisibles
sans un accent s'etaient rassembles autour d'une table du restaurant parmis les plus planquees du reste du salon. Le garcon les avait accueillis avec le respect le plus marque qui soit en sa langue.
Les douze hommes d'un identique impeccable impermeable gris, immensement long, avaient parle sans discontinuer depuis qu'ils etaient entres. Le garcon dut attendre et ne pas montrer de contrariete a cela, car l'un d'entre eux n'enlevait pas son impermeable, tant ils parlait et en oubliait tout le reste. Ce dernier assis et les impermeables partis se laisser pendre, l'un se leva pour les toilettes, comme un autre se mit en tache de rappeler le garcon pour commander les aperitifs. 
Inattachables ou non, ces douze gaillards ne me revenaient pas. Ils ne revenaient pour ainsi a personne, meme si personne ne le montrait. Une petite fille en voyait pour la premiere fois, elle etait fretillante de curiosite et prononcait des mots que ses parents affoles, se pressaient d'etouffer dans des flots de sonorites plus incoherentes les unes que les autres, discordantes. La fillette etouffee et la rumeur dissipant de toute facon ses pleurs, il ne restait finalement que moi pour observer et ecouter ces hommes. Moi je vivais ici pour ainsi dire, le serveur du matin etait devenu mon compagnon de voyage, la serveuse de la nuit, ma petite amie, et j'avais la patronne du mercredi a la bonne. Alors ce qui passait ici, j'en etait presque le premier averty (Marie~).
Moi qui ne me sent gener pour-ainsi-dire de rien , me sentait surtout attise par la curieuse curiosite qui me frappait a la porte des envies de dire des choses vraies.
Des chose vraies, ca tombait bien, ils en disaient, et il y en avait en eux, plein.
De vrais choses, toutes. Meme les plus improbables, celles qu'ils avaient dans les poches interieures de leur impermeable, dans les poches arriere de leur pantalon noir, dans les poches de chemise, tout etait vrai. Ils etaient authentiques. Je decidai de les nommer indivisibles lorsque je les ai vus vraiment, dans leur aspect le plus tranche, le moins offensant, et le moins flagrant. J'ai passe avant ca du temps a les epier. Deux jours en tout.
J'ai suivi la troupe au sortir du restaurant. J'ai accompagne leur marche bruyante dans les rues de Kyoto, j'ai marche sr leurs pas dans le pavillon dont ils pousserent la porte, et j'ai pris la douche dans celle ou ils l'avaient prise. Ils etaient descendus au sauna des sous-sols. Et j'ai reussi a m'introduire dans la chambre de l'un d'eux. Il avait tout laisse sur son lit, rien n'etait deballe a part son peigne, qu'il avait laisse sur le lavabo.
 
Un gout du vrai
Mon gout du moment pour l'authentique me poussa ces deux jours et ce mois-ci en general, m'avait deja pousse et me pousserait encore par la suite, a des folies dont je ne pense pas aujourd'hui m'en souvenant, etre capable en temps reeel. En leger differe peut-etre, si j'y reflechi, dans les moments d'extreme lucidite proches de la prescience, oui, mais en temps reel, non, c'est clair. J'etais donc c'est maintenant prouve, dans un de ces moments-la. Prescient, et confiant.

La premiere chose authentique que j'ai trouvee en fouillant dans sa valise, c'est un petite sachet d'heroine, avec marque dessus en kanjis, le nom d'une fille, probablement une des putes du quartier de la gare. Ou etait-cele nom de la dope, elle-meme ? Authentique mais ininteressant, je l'ai jete sur le lit. Puis une enveloppe repliee en plusieurs fois sur elle-meme enfermait un cadeau. Une boite tres jolie, avec des inscriptions en kanjis elle aussi ~ lesquels je ne connais qu'en tres petit nombre ~ Je ne sus dire s'il s'agissait d'un term lyrique ou d'un marque ancienne, mais je n'avais vraissemblablement jamais vu aucun des elements qui le composaient, et il m'etait donc parfaitement indechiffrable. Je ne doute pas qu'il puisse s'agir de ce type de kanjis que les Tokyoites eux-memes ne peuvent pas lire, et pour lesquels ils ont besoin d'une transription en hiragana, mais meme pour ca, rien ne donnait plus a croquer.

J'ai change de chambre en peu de temps, glissant d'un balcon a l'autre.
L'avantage de ces chambres de type shoku, c'est qu'elles ont toutes acces a ces bassins prives sur la terrasse, de sorte que tous les balcons communiquent plus ou moins entre eux. En empruntant la terrasse, j'aurais depuis ici pu me rendre dans n'importe quelle chambre, pourvu que la porte coulissante en soit ouverte, et pour cela, pas de probleme puisque Kyoto etant une region douce meme en hiver, lesdites portes etaient d'un bois si leger qu'il me suffit de forcer un peu pour en briser le mecanisme le plus discretement du monde. Ce n'etait presque pas de l'effraction, mais au contraire plus une visite amicale que je venais rendre aux douze etres indivisibles.

Et vous vous rendrez compte qu'etant donne le caractere pourri de ces douze etres visiblement pas a Kyoto pour affaires forcement tres legales et pas seulement non plus a Kyoto pour affaires tout court, ma demarche n'est immorale en rien ou presque, ces mecanismes de portes etant la seule trace irreparable de mon passage, je ne nuisais a personne. Sans quoi evidemment...

Je voulais pourtant faire de ma visite un sujet de dissimulation, un sujet de precision et, allant par la, puisque les portes s'en ouvraient, de discretion.
La photo de l'oeil fait tout, contrairement a l'oeil d'un appareil photo. Je reperai en entrant chez l'autre indivisible, deuxieme sur le balcon que je suivais, chaque dimension des details, et chaque details des dimensions qui devaient rester intacte apres que je serai sorti, aussi ai-je commence par longuement observer cette chambre. D'apparence lui non plus n'avait touche grand chose avant d'etre immediatement ressorti pour retrouver le groupe aux Onsen, pourtant avec un certain recul, je voyai qu'une seule serviette n'avait pas ete emportee, mais aussi une deuxieme. Et de peignoire qui sont en effet d'usage donnes par deux dans chaque chambre, aucun de restait dans a penderie de la piece arrondie qui accueillait salle d'eau et salon de dejeuner. Une petite basse sur le tatami et les habituels ustensiles necessaires lors de la prise du the etaient deposes ensemble dans un panier pose sur le tatami.
Autour, rien en effet n'avait ete touche. L'home n'avait fait qu'une foisle tour de sa chambre, en avait pris une serviette, puis etait venu devant cette fenetre ou il deposa sa veste, sa cravatte, sa ceinture, son pantalon de velours noir, ses chaussettes, ses chaussures, son calecon, et ses bracelets. Le tout sur une chaise de la chambre, et sur le bord de la table haute. Puis avait pris la serviette posee sur le lit, ainsi donc que les peignoires de la penderie. 

Son sac etait ferme, je l'ouvrai. Dedans je trouvai aussi des sachets fermes, avec des zips, des sachets de rangements specialement concus pour le voyage et pratiques pour ranger dans des pochettes modernes tout a fait bien pensees, tous les petits ustensils de la vie de voyage, ou je trouvai sans regarder peingne, brosse a dent, necessaire de rasage, necessaire pour se tailler la barbe, et necessaire pour epiler le nez, les sourcils, les oreilles eventuellement.

Je ne cherche pas plus a legitimer mon acte, mais continue au lieu de ca de vous raconter l'histoire.

comme toujours il fallait se mefier je ne me sens pas maintenant de poursuivre ce recit ~ et remets a demain ce qui pourrait l'etre a apres-demain. Ainsi que Andalouse !, II (qui attend depuis maintenant-bien une semaine)


Plus tard et a rebours, ou dans un ordre tout au moins aussi aleatoire qu'ilme permettra de ne devoiler les choses qu'avec un suspense gras que le visiteur rompra soudain de son arrivee aleatoirement chanceuse, j'ecrirai aussi Les Symbols, les Symptomes des Symbols et enfin, vous pourrez retomber en toute securite sur votre deux mains de devant, le nez devant la grasse symbolique que ce blog entier tente de faire vivre dans un Theatre de Mythes, ou sont acteurs justement, ces mythes qui me sont propres.

En attendant, voici pour tuer ceci, cela :

Démysthifiction

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 08:28
Rapport d'expedition -
Rencontre avec le Sergent Marc Genez et les 5oo pires gars de l'empire qu'empirent theoriquement la greve du sel et empiriquement la chasse laborieuse d'un gibier vif devenu l'epreuve rare en ces temps difficiles.
Il n'etait pas encore l'heure H-1 lorsque nous sommes arrives sur le site. Bien sur, la guerre avait ete reportee, mais le but de notre visite etait de deplorer quel drame sans precedents similaires survolait l'empire a ce moment avec l'emprise la plus certaine de la famine, de l'epidemie et le manque dermatologique de chaque sauce d'homme en sels, oligo-elements, sucres, opiums gras, et en sang. En cent ans ca n'etait jamais arrive. On sentait que ca risquait de mal tourner. Depuis Santorin jusqu'a l'ile du Centaure. Avec ou sans torts ~ veuillez interrompre ici cet ecart ~ (...)
Nous avions ete avertis, mais nous ne savions pas a vrai dire, a quoi ressemblerait la nouvelle armee d'Alexandre le Bref, apres la defaite ecrasante essuyee la semaine passee.

Lorsque nous debarquions sur le domaine d'Alexanrde, par la Normandie ou d'autres avaient debarque jadis, encore moins fiers, mais avec plus de pompes et de circumstances, nous pensions encore a ce que cette armee de vampires avait pu contre-attaquer dans son histoire, et causer de dommages par le passe, a la terre de Broceliande, presque entierement sucee, jusqu'a la moelle des os de sangliers. Et malgre les quelques avis et pronostics, temoignages et divinations dont nous avions eu echos, nous nous etions, par sagesse (faiblesse ? chance !) gardes de prejuger notre situation, premunis de bien des pretentions et muni de munitions qui n'etaient autres que les quelques bombes a gaz GmbH, celles-la meme que nous donnait un mois plus tot le Dr d'Autriche lorsque nous le rencontrions pour la derniere fois en escale a scandale, en sandalles, a Dresde. Il avait la dalle, on lui avait file cent balles avant qu'il s'emballe ~ veuillez interrompre ici cet ecart ~ (...)
 
Les ravages qu'avait fait l'errante vache Julie Cesar de 1er La Noble (a qui il faudrait rendre la pareille qui lui appartient depuis toujours) etaient considerables. Elle avait partout brule les terres, comme elle le faisait toujours, partout, apres son passage pour affaire dans les villes qu'elle etait amene a contrer, visiter, et avait ainsi decime les populations les plus grasses et laisse l'air se charger de desespoir La Noble.
Les Vampires creuvaient la dale, en gros. Ca faisait peine a voir.


        
                                                                                                                                                                                                                                                               



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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 09:06
6 – Un vrai début de conte, dans lequel un vieux Sage
dit en savoir plus qu’on ne devrait en entendre –



Dans un futur tellement proche d'un autre
qu'il s'adressera a lui en direct, sans besoin de parler d'abord au present,
dans ce futur tellement proche de nos sens
que nous y fonçons jusqu’à nous y fondre,
et tellement proche de notre ville s’y avançant,
s’y enfonçant,
qu’il peut dores et déjà être intégré
Etre écrit en nous, vu et lu devant nous,
Etre ancré comme inscrit
aussi clairement que l’est le présent,
dont le phosphène dit en disparaissant détenir l'hégémonie,
Etre parlé couramment par tous, 
avec une aisance mauve et une fluidité
proche de la prescience
tout comme l’est un poème,
Etre récité haut et distinctement,
sous la voix du conteur d’une hauteur dantesque,
et risque d’être imminemment promis sans préavis
à la désuétude la plus sûre
dont une perte de vitesse toute caractéristique,
et continuelle dessus tout,
laquelle est observable par les plus incrédules déjà,
ne pourra bientôt plus que nous apparaître,
à nous qui sommes, avons été, serons et demeurons là,
plus attentifs au cours des choses panoramiques,
didactiques et dynamiques
qui dépassent les déplacements constants du temps,
à nous tous, la grande masse, qui,
sans humilité, restons à dessiller
pour faire l’unanimité, nous apparaitre prete,
et ainsi aussi nette, telle qu’elle en fait,
sans nous échapper, et, bien, eh bien !
nous sauter aux yeux avec angoisse ou,
telle la persistance de la mémoire
en pleine lumière d’un évènement
qui se fait le noumène d’un indiscret,
comme irrémédiablement vouée à être menée à terme,
sans plus d’atermoiements, trop ennuyeux,
et par là même acheminée fatalement
vers une condamnation, fatalement, à terme,
à devoir se soustraire à se répéter
sous une forme un peu variante, mouvante
certes, mais différente, point, ou
à se terminer tragiquement
et s’arrêter complètement,
comme pour laisser place, alors, et je le dis bien,
sans plus de résistance, à celui qui, trop vite,
aura eu le temps, lui, de se faire, et s'y mettre aussitot,
la place chaude d’en devenir le – légitime ? – successeur ;
dans ce futur-ci, dis-je encore tant c’est bon de le répéter,
dans ce futur-ci tellement précocement
et présomptueusement rendu à tous
qui le vivons deja à moitié et le possédons à fond
pourtant, dans cette chose-là, obsolète donc,
obsolète parce que présente déjà,
obsolète parce que l’on se sera tous efforcés
jusqu’à la voir venir devant nous défiler nue
et toute molle, à se la décrire,
à en déceler les mystères,
à en déficeler par avances toutes les subtilités,
et à en ficeler bon tous les tenants afin qu’assurément,
oui, assurément, elle ne bouge plus ;
dans cette chose obsolète,
dans ce futur certain, gras et terne, brun,
gris, vieux, passé bleui et jauni par les adages et l'âge,
ce vieil envieux
qui fera pitié, et méritera quelque indulgence
lorsque nous le traverserons à vitesse de croisière
avant d’y installer un comptoir
et y poser une stèle qui nous glorifiera
où nous asseoir pour de bon,
il me paraît sûr et évident,
vraiment, bonnement, sainement,
que nous serons des hommes,
toutes et tous, alors, oui,
des hommes de science par nature.

Nous pourrons alors nous trouver grés de
devenir, comme il nous plait, 
a notre guise et sans entrave,
adeptes d’un art divinatoire adoptant
nos convictions ou par amour du verbe bien dit,
de ces choses-là qui tournent rond
dans le bon sens, inverse de
celui des aiguilles d’une banale montre.
Ou de retomber dessus, à l’envers, à notre insu
dans le dérisoire d’un avenir qui ne se construit plus
mais au quotidien se flétrit pendant qu’on le vit.

Qu’en sera-t-il, alors, de notre cher présent continu ? Dont je m’inquiète déjà.
« Quel étrange état d’esprit tu adoptes où je te vois poser, Lune, Lania. Ne crains-tu pas de seulement faire fausse route,  dans le risque scintillant de t’emballer trop vite dans cette quête décroissante, et de te rendre compte, tard, très tard, quand le ciel aura tourné, que tu ne t’es pas seulement posée en bon observateur ? Mais qu’en plus de ça il t’aura fallu aussi surtout rompre l’erreur pour dévoiler l’horreur décapitée en voyant dans ses yeux ?

 

  Autre extrait

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:59



Dernieres chances d'assister, en peinture faite a l'huile, au caractere juteux et ephemere du massacre sur toile du spectacle, epoustouflant d'illusion, de cette fin d'Automnisation-vite! de mes deux vues sur Hector Berlioz au cimetiere de  Montmartre.



[enieme phase (cinqiieme couche) ~ et encore loin d'etre la derniere]

La peinture de cette toile m'a jusque la deja beaucoup amuse. Car a defaut (et loin) d'etre un artiste du pinceau avere, je prends assez de temps a trouver l'accord parfait de l'existant avec chaque nouvelle couche que je veux l'y superposer mais c'est tellement a chaque fois un resultat que je juge satisfaisant que j'eprouve donc un plaisir indescriptible a redouter d'abord en en riant, le moment ou je ferais l'erreur ultime de tout saboter jusqu'a rendre la toile ideuse et parfaitement foireuse, puis, ceci ne venant pas, celui ou je constate, ravi, que la mesure est juste, de cet accord.
Ma peinture sans doute est comme mon ecriture : aesthetiquement experimentales, a l'oppose de ce que l'on a l'habitude de prendre le temps de regarder tant on aime, c'est a dire a l'oppose direct ! et antipodique !, de ce qui d'usage est aime, qui resulte d'un travail toujours empiriquement esthetique.
(Lire + sur cette distinction)
En pratique, ma peinture comme mon ecriture, donne a penser que l'oeuvre est inachevee lorsqu'elle est fait finie, alors que c'est quand je n'en suis qu'a poser une trame de fond, que l'on pense que j'en ai fini.
Maismoi, ce dont je reve, c'est d'une peinture qui soit une gravure dans la peinture, sorte d'orgue a plusieurs dimensions, qui fleurirait a chaque saison selon un procede parfaitement inexpectable, intenable, insupportable puisqu'encadre par un bois tellement travaille et surtravaille par des vrais professionnels du metier, que l'on eprouverait un sentiment de culpabilite ~ ou de fleme ~ a la seule idee de le deplacer. La, pose un bonne fois pour toutes sous la fenetre, devant le radiateur, a hauteur de genoux ou de tibias, la toile, que l'on pourra efleurer a chaque ouverture de la fenetre, s'illuminera tantot de la clarte du jour, tantot prendra-t-elle l'eau qu'un fin crachin parviendra a atteindre ~ sans qu'on puisse y faire quoi que ce soit, encore une fois, et de telle sorte que l'on pourra considerer cette toile comme une monogravure faite par nature dans le sein desequilibre, incalculable, des scenes propres de ladite toile : si possible ~ et je vais m'y tenir lorsque je pourrai regnagner ce doux reve ~ en Bretagne, sur le Golfe du Morbihan.
Pour cette toile j'ai la chance inouie de pouvoir admirer aussi longtemps, aussi fixement et auant de fois que je le desire, mieux donc que n'importe lequel de ses contemporains, de son vivant, l'authentique et authentiquement historique, Hector Berlioz a qui je destine cette toile. Pour l'heure et parce que je ne peinds pas a Vannes ni a QUiberon ou a Carnac ou Auray comme je le desirerais, cette vue m'est un privilege dont je tiens a jouir pleinement et auquel je tiens a rendre justice. Justice !

Plaie, fair-play, fairy tail, queue de pie, cette toile n'est pas seulement la forme avalee ovale d'un coin de tole mal developpee, mais aussi et surtout l'inouie, j'insiste encorela-dessus, l'inouie chance que j'ai de devorer comme boulimique, le destin tragique des tables de sepultures de Montmartre, avec d'autant de reconnaissance que de philosophie a leur approche.

Anticipations sur les suites de cette toile :
Une marque ferme et franche va tranher obliquement le morceau de reverbere jusque la rond, biaise, va baiser ce dernier obliquement de droite a gauche, pour en faire la demie-sphere aesthetique que je lui veux prendre l'apparence. Peu a peu, l'automne apparaitra pour faire, a rebours, disparaitre ce semblant d'hiver qui hier matin m'a semble approprie de deposer comme un fin voile bleuterne, et faire apparaitre a sa place, un bourgeonnement pullulent, rapide et intense, de feuilles ~ oui, dans cette toile, le feuilles bourgeonnent et deviennent d'authentiques et febriles fleurs de cimetiere ~ rouges, oranges !, jaunes !, et quelques unes, vertes, surle devant, feront office de cypres, faisant, aux fils, de si pres, d'arrangements floraux comme d'autant d'ikebana de cimetiere ~ car il est injuste qu'ils n'en aient pas. La Toussaint ayant ete traverse-vite!, lui aussi par la lente progression de cette toile, comme l'objectif a longue obturation ~ et tant de poses aigues ! ~ apparaitra lui aussi, comme un fantome, deguisant partiellement la vue en un champs d'improbables coquelicots. Le resultat evidemment, me plaira puisque j'eprouvera a la realisation de cettephase, un intense plaisir lie a la crainte ci-avant mentionnee, de tut faire derapper, et donc de tout tuer ~ le comble pour une peinture de cimetiere.
Cette blague depassee et la peinture secheee, il me sera alors possible de reprendre la tache entamee bientot deux mois plus tot (eh oui, je sais ...), de rendre au poteau Valmont, non seulement forme conique a base hexagonale, mais encore sa parure superbement automnale, un manteau rouge et cyan (!!) de plantes grimpantes qui devaient etre une espece quelconque ou particuliere, je ne sais, de lierres, detachees du reste de la scene puisqu'avide de hauteurs !
Musicalement et en meme temps, je composerai sur le cote droit, des flutes qui sont en realite trois caveaux erriges aussi peu gras que maigre en base, eleves aussi haut que possible, et defaits de tout detail, ainsi qu'il m'est possible aujourd'hui comme hier de les observer, impassible au temps, indifferent de la saison et donc parfaitement defaits de toute notion de couleur : blancs.
A gauche et en plein milieu du cimetiere, qui en demi-mesurera la profondeur, ainsi que le feront, devant, le mur, et au fond, les cypres ci-avant evoques : bleue, une Vierge montee haut sur le sommet d'une guitare verticalement posee sur une tombe, nous tournera le dos et priera comme elle fait maintenant encore, devant un arbre qui sera aussi quelconque sur la toile qu'il est en realite un hetre. 
Un quadrillage, idylliquement droit et a angles droits, de lignes verticales et de lignes horizontales, se dessinera peu a peu quand avanceront les bords de quelques sepultures inegales vers les allees, et les bords de ces memes sepultures vers leurs voisines, car ma vue de cette fenetre, est celle de tout un chacun, qui veut que les lignes de fuite soient autant, au centre, de lignes verticales, tandis que celles de ses extremites, font savoir qu'elles peuvent laisser entendre vouloir faire croire se rejoindre quelque part ~ mais ou, le mystere restera complet et ne signifiera rien de plus que l'unique et reel peu de profondeur du cimetiere a cet endroit ou une allee d'arbre marque la rupture nette du paysage bien avant les horreurs de la Place de Clichy. 

Enfin, et plus important quetout, que j'ai pris en croquis deux fois et en photo trois voire quatre hier matin lorsque je l'apercevait enfin pour la premiere fois, la tete de la statue de Hector Herlioz, discretement, fera office d'hallucination en meme temps qu'il fera office de trois vues sur lui-meme, puisque le titre, vous l'aurez compris, est autant une supercherie qu'il fait allusion en fait au mutiples facons que je puis depuis ma fenetre, observer ce lieu d'une rare aesthetique metaphorique.
 
Alors, mais pourquoi deux vues et non pas trois ?
Je saurai prendre bientot le temps de l'expliquer dans une fresque qui aura le merite d'avoir ete vecu en vrai avant meme d'avoir ete pensee ~ car c'est toujours mieux ainsi
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:33
la deuxieme phase ~ voila donc a quoi ca ressemble pour le moment



Sur des lettres grisoranges et un peu ocrebleues sur les bords, excentree vers la partie inferieur-droit de la toile, ces mots 'La Tendance' ponctues de trois points d'une suspension decallee, rappellent le titre de l'oeuvre, tandis que derriere elles, sur leur droite et au-dessus, un coude tout ce qu'il y a de plus ovale longe le visage de son auteur en propre, lequel, tete ovalement penchee vers l'avant dans une position evidente de transition, est pret a franchir coute que coute la croute ovale que forme d'un seul bloc uni solidement et inseparablement jaunie, la masse rigide (ovale? j'hesite encore) de deux mastodontes vetus comme d'authentiques rugbymen de province rappelant a la fois l'origine basque du nom de Jess, a qui la toile est destinee, les peluches adorables qui, il y a quelques annees, couvraient tous les murs de sa chambre, et les 25 ans dont elle franchit avec succes le cap comme ce ballon ovale d'un noir d'ecrin et un blanc casse comme celui d'un article de peche sportive, fume, dispose comme un tresor derriere une vitre de verrefait de plusieurs morceaux d'un exquis petit vitrail que jem'amuserai a detacher, et dans plusieurs autres materiaux aussi tendres. Plus tard et au-dessus de cette grande scene ovale d'un rugby dynamisant, idealement metaphorique du monde metamorphique que l'on ovaliserait en s'en remplissant et en le remplissant de soi - d'ou ce titre explicite : 'La Tendance est a l'Ovalisation', par Frederic Beigbeder, Jessica Astorgues , moi, et tous les autres qui en sont sur les poles ('La Tendance est a l'Ovalisation' en italique), plus tard donc et au-dessus de ca, avec un air de reproche, la petite levre tristement gustative d'une maman qui approche sa derniere patisserie, sourit et s'ovalise aussi tellement sur toute la largeur de la toile comme pour en chapeauter la douceur (couleurs gustatives comme des bonbons sucres, tres sucres), qu'elle prend meme ici le pole en main, comme une vraie maratre. Les traits des rugbymen seront evidemment aussi ovales que possible, tronques par endroit (le porteur du ballon aura un nez plus gros que l'autre, efface, presque inexistant a l'oeil puisqu'on n'en verra presque pas plus que l'unique et lourd coude de son protagoniste) comme par exemple aux epaules (qu'on aura plutot de rigides et de meme un peu hexagonales comme le sommet d'un diamant qu'on aura decoupe dans ces corps ovalises pour les y attendrir ~ ou leur rendre a juste titre le gout humain que leur interet pour la bonne gastronomie invite a souligner ~ ? ) Le tout a l'huile et dans un melange savoureux de styles, pour les memes bonnes raisons gustatives que celles evoquees plus haut, prendra un air insolite de deja vu lorsque l'on remarquera que se cache un clitoris elegamment expose comme une barrette , sur tout la partie droite de la toile, dissimulee dans le decor vert des pelouses, dans des roses-roux douceatres, densatres, dansatres et ternes, evoquant la naissance de cette ovalisation qui est censee amener la sagesse et l'unicite, le caractere unique donc, de l'individu dans ces scenes rondement malmenees, la forme ronde etant quoi-de-plus federateur, quoi-de-plus-moule (au pasage j'en profite pour preciser qu'aucun ovale de cette toile n'aura les meme dimensions, les memes proportions, les memes rapports ni la meme longueur), qui parvienne a rendre a toute chose et a ses equivalents la pesanteur paisible d'un coeur et d'une grande mixite ~ car Jess aime la mixite plus que tout. 
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