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  • : Le blog de Ampad Embiem
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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 07:52
11 – Un théâtre de La Luna – extrait de rêve

 

Lui (pédant), un pied devant l’autre, il agite très rapidement un volet de ses papiers couverts d’encre, un stylo tombe et retentit comme une réplique tombe :

_ Quand on travaille sur une œuvre majeure comme j’en émets une en ce moment – à ne comparer à l’œuvre mineure qu’en prenant des pincettes de marqueterie – il faut, Mademoiselle, faire preuve de hauteur, être digne, et remarquer dans ces choses les divinités qui errent en attente !

 

 

Elle (amusée), un pied sur l’autre, se balançant, le bras tendu au dossier de la banquette, tantôt allant vers et tantôt allant contre les idées reçues, rejoint un instant – un instant seulement – la longue lignée d’une dynastie à laquelle il pourrait être dit un jour qu’elle a appartenu jadis :

_Oui ! Quelle hauteur ! Quelle chaleur ! Et quelle trouvaille que cette altitude ! On croirait deviner qu’il y a autre chose, plus haut encore ! Je ne peux plus y croire, mes yeux se baptisent dans l’encre scintillante que tu déclines si bien au gré des sons portés par des voies olfactives comme par d’autres qui t’envient le sens du verbe et du propos qui tient bon la barre et la route devant et face à elle !

 

 

Lui (excité, surexcité, survolté, puis frappé d’ataraxie comme par magie), il veut se lever devant elle, marcher sur la banquette, mais le bras tendu ne se décroche pas, et, lui barrant la route, lui donne à songer qu’il y a mieux à faire que de plaisanter avec elle :

_Mais c’est encore des amphores que tu vois briller là, rien d’autre, petite, que de minuscules, vaines et sottes amphores au léger souvenir d’odeurs fortes en haute mer, lesquelles nous ont fait penser un jour n’est pas coutume mais un jour en fait, qu’il y a là-haut mieux à voir qu’à manger. Pousse-toi de là, indélicate, tu ne vois donc pas que tes amples anses me creusent net l’esprit d’un remords qui ronge ! Je ne puis croire encore qu’il soit un autre espace-temps où soient d’autres secours pour un dieu ébahi comme moi soudain tombé ici comme jeté et bon à recycler de ses cendres et de ses attentes. On se servira de moi et de ce que je contenais de bon pour bâtir une école, sans doute celle des bons derniers Grecs bouddhistes existant sur le monde que j’habitais jadis … Je n’entends plus la mer, il y a comme une barrière.

 

 

Elle (surprise, émue, troublée et enfin abattue) :

_Mais enfin, qu’as-tu, tu ne te ressembles plus. Qu’as-tu donc trouvé de si laid là-haut que tu n’en rapportes que ces sombres sornettes ? Des mets et des tiens, les derniers avoués, et derniers sublimés : n’oublie pas, ils seront les premiers ! Ils sont réprimés. Je suis, je l’avoue, vaincue par ce sentiment atroce, tu brises mes attentes. Vas-y, viens à moi, reviens vite, un pied devant l’autre, où je t’avais laissé. Mes attentes te trouvent plus inattendu, mais moi je ne t’y trouve juste plus.

 

 

Lui (fâché), il veut casser quelque chose mais ne trouve rien. Le serveur le regarde de travers, et alors, subrepticement, il commande un plat. Sa toge tombe, et, Ô miracle, il n’est pas nu en dessous !

_Allons bon ! Tu ne manques d’élégance que lorsque tu le décides, tes merveilles à émoustiller un être cher ne sont dignes aliments qu’à destination des plus vils personnages dont tu dépeins, crois dépeindre, te dépeins de la pensée en confis d’oie sur lit de tomates en sauce farce de l’an ! Tu agites maintenant cette sonnette d’alarme alors que mes yeux, déjà, ont redescendu la violente altitude des rêves tantôt évoqués par les cils qui les y invitaient ! Tu as de la chance que je meure de faim. Laisse-moi bouffer, maintenant. Il faut que j’engraisse. »

 

 

Elle (se rongeant les doigts en visitant la pièce sans le regarder jusqu’à voir mieux ce qu’il ôte, surpris d’en posséder):

_J’ai envie de vous, Malade, Sombre Eros sous la mère. J’ai envie de ces salades dont vous me voyez déjà digérer le contenu déversé en vagues salives de déglutitions sauvagement accrochées à l’espoir de vous y trouver médiocrement nu dessous ! Continuez, allumez mes sens, j’ai le feu en moi qui contient trop le continent pour ne plus devoir être confinée à la merci des autochtones aux sexes démesurément minuscules. J’ai la tranche en épiphanie céleste, je reste, et je m’envois des fleurs selon un procédé médicinal que vos verbes et votre verve m’inspirent de plus royales ! »

 

 

« Et un confit d’oie, un ! », fait le serveur en soupirant,

en destinant ses pensées, mémoires et autres épilogues

à l’attention de la seule et belle Lucie.

 


Ce que l’on peut trouver sur les enseignes de La Luna
– si l’on y tend assez le bras pour chercher mieux une toile de fond dans laquelle se donner la peine de fouiner assez bas et en dedans tous les liens –


Un pompier, une caisse vide dans laquelle plus tôt reposait quelque chose d’utile à un électricien de passage. Une idée du luxe, une opinion sur tout, des bouteilles de bière vides, un tuyau d’arrosage, une paire de jambes qui ont appartenu, une ficèle à tirer des lunes pour les filles qui veulent se rendre heureuses, un peu de soi en tout : une part tenue à part, une tenue à parts réversibles, des réservistes de passage et des tuiles irréparables qui n’y touchent pas. De plus haut, Kimochi voit tout ça. De son balcon, il peut même prendre la température de la nuance d’une couleur de l’étiquette du lapin que le pompier vient dénicher. D’autres toiles, une farce ignominieuse tombée de la dernière pluie, des choses comestibles, et le chant lyrique débordé du rêve surréaliste qui ne peut pas tout contenir.

 

 

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