L'ampadiem

  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Bienvenue a tout nouveau visiteur

Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 16:57

Je me suis fait une idée idylliq de la ville nouvelle, ultra-connectée. Sur mes habitudes  solitaires d'abord, l'expérience de la vie en communauté, et l'ambition toute ré-créative qu'il est pour tout habitant, rêveur, poèt & musicien d'intéragir en continu & de s'inspirer mituellement les œuvres du jour, de laisser de côté les réalisations de la veille - pour plvs tard : quand l'inspiration manquerait. De sorte que cumuler ces quantités d'inachevés sur les banquettes de tir panoramiq, périphériq est en soi sujet à émerveillement, quasi quotidien. J'ai rêvé de ce théâtre gigantesq, imaginé tantôt de permanentes animation ponctuée d'entractes, parfois comm une maison de vacances à Quiberon, avec ses allées et venues, ses sentiers intérieurs et salons de bain, ses espaces privatifs sans jamais tout à fait l'intimité de propriétés privées, mais plvs comm une chambre d'hôtel où le personnel manq de manières et peut à tout instant déboulant sans prévenir, apporter sans l'interrompre sa note dans la composition en cours. C'est l'œuvre humaine, la seule qui vaille, celle qui comprend tout individu et ses rôles, plutôt que de confiner aux retraits intérieurs les sièges de confort des boîtes particulières où chacun enferme ses amours et cache ses aspirations. Des vacances à l'hôtel des Rosiers, où la salle des mariages serait une des cours centrales, ou une auberge de jeunesse dont on n'a pas à sortir pour voir tout ce qu'il est à ~.

Je le titre Jolihood, pour l'appartenance intrinsèque, inhérente et directement corrélée de ce rêve à cette aspiration au village des façades creuses que mon esprit divague à contempler en couleurs et parfois en noir & blanc, dans les instants furtifs qui précèdent l'entrée dans le rêve. S'en servir comm décor ?~ pour un documentaire alors, façon Babylon à sa grande heure, grandeur & lixuriance d'une civilisation qui ne périclite pas en 3 générations de la dépravation commune. Je le vois mal trame de fond d'un roman, qui aurait trop vite l'un des ingrédients puis plusieurs, malgré soi, d'une dystopie qui veuille par voie de conséquence installer des scènes de tragédie où je n'y vois moi pour l'instant, que le cadre d'un travail où celvi qui achève sa page du matin dit "À vous les studios" avant le petit déjeuner.

Joli-Hood
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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 08:12

    Il y avait donc bien la silhouette du ciel derriere ton dos. Un ciel de nuit, avec la lune.

 

Triolet / Maiakovski ~

 

Elle avait déjà cette manie de s'agglutiner à tous les corps passants. Dans le premier wagon qui nous a rencontrés elle avait trouvé un groupe puant, dans le second c'était à moi de me dire qu'elle ne sentait pas très bon. Bon, ça va je rentrais de plusieurs jours d'insalubrités notoires, et oui j'ai toujours une haleine pareille quand j'ai mangé un fromage qui courait sur la table depuis plusieurs jours. À la buanderie ce mot ''J'ai pris une semaine de retard, si tu peux te passer de lessive une semaine tout pourra reprendre comme avant'' En réponse l'inconnu s'étend sur la matière jusqu'à éteindre tout ce qui est su, & demande à l'autre 'Et toi tu y crois aux étoiles ? Moi je crois en un soleil uniq, et à sa femme' ~ 
Chahutée, transbahutée, de voitures en voitures jusq 'à la mienne pour me sortir qu'elle rentrait en fait. Elle m'a collé au corps malgré ce que j'avais pu m'en dire, disons, par la force des choses qu'elle sait faire siennes. Épisode Piaf, à l'abordage des adages aux ambages de longs cordages tombe à point sur les lignes qui se tracent des étendues dans les drogues mystiq envahies des yeux, la profondeur soleil. J'avais pris une correspondance d'avance au changement, gagnée le pas véloce d'usage, un long arrêt du service me l'a fait reperdre et elle m'a ri au nez sans crier gare en me rattrappant au train suivant : Je crois en beaucoup de choses mais le hasard ça, non j'y crois pas. Elle s'appelle donc bien Elsa, j'avais parié là-dessus. Tu es. Craquant. 
Elsa, 34 ans, sans enfant ni chien, mais beaucoup d'homms dans sa vie.
Elle dit des choses comm ça Elsa : 'Que ce soit un suicidé qui nous fasse nous rencontrer, je trouve que ça augure beaucoup de bonnes choses'. Je ne suis pas un collectionneur. Au contraire je lance sur un blog mes impressions de l'instant pour qu'elles ne me restent pas sur les bras. Elle répond des choses comm J'ai à coeur de faire les choses bien. J'ai à coeur de faire les biens propres des choses communes. J'y ai réfléchi toute la soirée et pendant que les acteurs se déshabillaient pour renfiler leur suite autour d'un balon de vin je reçois son premier message : 'Ce soir non mais bientôt' ~ 

_Alors, tu ne viens pas ?
_Si si, je viens. Ce soir-là avec la troupe je faisais dans un bar de Monge la connaissance d'un premier improbable Mathieu Py, qu'Elsa avait fréquenté. Cette commune mesure me fait savoir qu'il est des autres mentions inutile de rayer quoi que ce soit. Je l'apprendrai plusieurs mois plus tard, à notre plus grande surprise à tous, un bar de la Vieille Athènes pour témoin que le monde est si petit qu'il laisse les places longtemps encor après qu'on les habitées vides.
 Dix jours plus tard, son premier message, une invitation par texto. ~ Que l'incarcération le coeur serré lui peigne les cheveux d'un galop échoté. 
Quand je suis arrivé à son appartement, c'est Alice que j'ai croisée la première. Alice avant moi. Lisa & Elsa pour la vie. Des fleurs de Racine. J'avais tout écrit d'Alice, deux ans plus tôt dans Fripes. Je l'avais détaillée dans un roman aux circonstances près, avec ce détail qui me fit flipper plus tard en lui en reluisant faisant la relexture des extraits les plus flagrants que j'avais essayé plus tôt de citer de tête. Alice m'est rentré dedans en s'enfuyant furieuse. Ses premiers mots : 
_Cette pute ! À cette heure neuve du mate, des hauteurs de ciels qui s'inversent en brillant il restait encor cet oiseau sur le balcon qui finissait les coupes et les mégots d'Anglais. Je ne connaîtrai Lisa qu'un mois plus tard. 
 Elsa est folle. Vraiment, complètement, affectueusement. 1lle a tenu à devenir ma 'secrétaire' : c'est le mot qu'elle a elle-meme employé. Dès qu'elle a lu mes premiers carnets elle m'a dit qu'elle avait de la chance, et que non, elle ne la laisserait pas filer. Couvert et logis, mais non rémunéré. On venait d'écrire une pièce loufoq en deux semaines, et, phénomène rarissime à laquelle j'avais sans incistance pu assister, elle.savait.me.relire ~ J'écrivai alors "Elle pilote une Mini, que manier les soirs de grandes ébriétés conduit dans des nuages de fumée, qui ressortent des lieux plus hasardeux que ne le sont les veilles. Les rossignols n'y chantent plus d'eux-mêmes, ce sont leurs acouphènes." Elle s'est blottie coincée dans une infractuosité installée dans la partie de l'appartement qui me servait de réserve aux cartons jamais ouverts. J'ai du en expédier à droite à gauche cez des amis pour seulement libérer la place de lui camper un lit, et bientôt l'espace de cette pièce retrouvait enfin entier ses dimensions d'origine. Elsa peint : elle occupe à ça ses heures d'insomnies. Les premiers temps j'ai subi cette agitation comm une effraction, mais peu à peu l'agitation propre à l'infraction de nos échanges me tenait également éveillé toute la durée des nuits qui encadraient mes jours de travail mathématiq ~ Identiquement quand j'allais chez eux, cette maison de rêve, à la porte de Paris, déjà on entrait en pleine campagne retrouver une quiétude authentiq. De la double tour, interceptée cintrée, virant vitrage centripète, de la transparence délictueuse franchie dilatée entre les meubles qui encadraient la cour, et ses marrons foncés au sol pupille des nations rafraîchies des mémoires y fondait les cirages de la même forme que les bronzes. Réfractive marginale par diffraction aux dédales de fractales cadencées sous le dédain d'airain qu'un chasuble double en chair brune au guidon, trépieds arqués tenait pour longe au centre d'images lèvres ignées, branlant des coutumes, costumiers ébranlées d'émotions dès la seconde granit distancée d'une première d'avant-garde. Chant qui dès à postério se colle au menton entonnant conformément commun, comm un épithète résigné se ploie avec le mot qui l'escorte, la tête jointe à nous deux de mains liantes et la nuque senteurs feuillage ramassé à son tronc. Sandales scandaleuses, moitiés de tout être poursuivies à l'estrade mise en relief d'âfres balafrées, béantes et d'origines inconnues aux orgies courantes, sa valise pleine de bagues, garnies et de sardines piquées comm une vieille tante fébrile, elle fascine au xylophone, elle impressionne aux instruments d'avant. Ma seconde chance d'en faire l'épreuve après un raté cuisant, conclue que j'ai avec ses nombreuses tirades aux flancs réparties la matière à divers exils de textiles textuels partis fébriller une scène comm des habiles manigances devront en être le décor et le fond de circuit. J'aime etre la quand je peux.

J'écrivais alors :

Comment 

 
Dali par Lilly, ça je sais dire.

Comment


le fil par la bobinette, encor.


Mais

plus haut sur ses versants,

non vraiment j'ai tout oublié.


    Zigzag dans les bandes d'arrêt d'urgence blessées de la vitesse signalée par des rappels qui se contorsionnent de rires en frappant sur les tables hautes comm des canaçons atelés prêts à être envoyés dans la traversée du dessert ~ leurs jambes simulent une tentative de lutte contre la force qui les fait se propulser tandis que ralentir est leur seule idée en file. Comment j'ai vraiment rencontré Elsa, c'est bien plus tard dans notre vie que je peux retrouver les premières lignes de signes qui soient dignes d'en conter l'indigence. Je ne crois pas qu'on se soit rencontrés un jour comm on trouve un phénomène inconnu, ou comm on voit un pays pour la première fois. On s'est concoctés pour l'octroi, côtoyés pour admettre devoir se rencontrer tous les jours, depuis un certain temps qui ne peut plus s'identifier. Liés comm on ne peut l'avoir été que quand quelq chose nous ferait nous rencontrer ce jour de métro chaq fois qu'on mettrait le nez au musée Dali, à paris ou à Figueras. Prochaine représentation ici même dans 2o heures, le temps de réparer les acteurs en morceaux. Je sortais avec un animal d'une dernière chambre du musée Dali de Paris quand j'ai eu la sensation qu'il était encor des heures qui me retenaient à y demeurer plus. Elle fumait avec son copain sur le seuil de la porte, dans l'allée verte dégoulinant de glycines qui rejoint la Place du Tertre. Être d'yeux luminescents, entre les deux, une seconde entrée et le trou noir.

Obsessives rengaines de toutes ces Alice & Elsa ~ Elles se sont le plus banalement du monde plusieurs fois abandonnées, aimées, ont échangé leurs copains et les clefs de leurs voitures, et porté ensemble les affaires de leurs appartements propres à se mutualiser, puis Elsa venait vivre chez moi, et lorsq nous voyagions, c'est donc, encor, Lisa qui échangeait avec elle ce privilège. Voyager beaucoup avec Elsa, il n'y avait que ça pour la connaitre vraiment. Ses colocataires de Bagnolet se laissaient encor susprendre au quotidien. Ses trains de nuit me l'ont rendue praticable comm une langue qui ne devient accessible qu'en l'ayant pratiquée : un le trésor dont la carte est saisie des deux mains. Un type qu'elle avait trouvé beau, quand je suis rentré de Naples ils étaient 7 dans mon appartement. Des semaines, des mois peut-être bien déjà avant même que je ne parte, qu'elle suivait matins et soirs destination et provenance, par ce trottoir uniq, le cheminement rythmé, qu'un jour elle a suivi pour me dit-elle savoir quel cœur béant habitait ce condamné. 

Lili Brik, cette refondation, flottaison agathe au cri strident devant la béatitude qui s'intègre le mieux dans un cadre serré. 'Je sors quand je veux.' lui dit un homm ~ Qu'elle portait en bandoulière sur des semaines de trajet retour à grands détours On est partis ensemble fumer les hauteurs planes de Stockholm, un week-end sur le loin, revoir d'un œil qui avait anticipé le récit d'une meilleure virée le voyage raté de chacun de nous deux. J'avais mal visité Stockholm, pour Elsa idem, où elle avait eu envie de plus pendant les trois jours qu'elle y était restée. On y a fait ce qu'il fallait. Des poissons qui se cousent douces coudées liées les quenottes mutuellement au fil de l'envie, comm si j'avais pu, à un tournant difficile à identifier devenir un noyau de ce fruit à deux cœurs qui continue de faire germer des arbres et des arbres de qualité de décès pour partout ériger des îles où ce long pendant des pans de palans aux amorce décorés d'écorces dessinait de pains d'épices ~

Aragon ~ Le fantome de ce dos lèche le pourtour gris de ce cirq animalier.

Récurrence de La Luna. J'avais écrit La Luna une semaine difficile ou il n'y avait bien rien pour m'évoquer même invoqué coq & carton pareil titre, à Tokyo 4 ans plus tôt. Une écriture automatiq hautement récréative, hautement reflective. D'une ecriture automatiq découle une mécaniq inflexible, j'y crois, vraiment, cette faculté qu'ont des idées amenées par le subconscient à révéler l'avenir. La Luna revint quand j'emmenageai tout à côté de la Place de Clichy pour y choir pour la première fois ~ ça avait déjà été enfant, l'endroit où j'y rencontrai mon père ~ et encor une salle vers la Place Monge. La Luna pour fil rouge dans ces histoires qui mènent plusieurs fois des dérives à se retrouver coïncider, jusq 'à frôler, seulement l'effleurer, un point de chute avant de dériver de nouveau, pour reprendre d'autres vagues et nem'en jamais échouer. Que ces romans inachevés ne trouvent nul tapis à se dérouler pour point d'orgue ~

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 09:08

Cet oeil a toujours attendu là.

 

 

 

  Depuis toujours & pour encor longtemps, ce qui n'est pas battu maintenant à chaud ne peut plus se forger qu'une personnalité : amnésiq, rustre, parfois même un peu trop autoritaire pour seulement se plier à une exigence de la matière sur ses lois physiq innées. Un matériau s'affranchit de sa longue lignée s'il n'ets pas l'instant de fixation attendu au point nommé. Réfraction au métal blond cylindre. Où l'on comprend enfin pourquoi deux idées qui se réfléchissent mutuellement valent mieux qu'une qui a fini de se former à l'esprit. C'est d'où l'on s'expose le plus.

  Point nommé, longue lignée, et l'instant fixation, changent de définition chaq matin. La résolution fait une mise au point, au loin le regard règle la focale.

Je sais comment tout ça va finir, mais je ne sais pas comment ça a commencé.
Ou plus exactement, je sais comment tout ça a fini, mais pas encor comment ça va commencer.

L'homm qui à rebours, rebrousse chemin d'un revers de la main aussi vite que lui vient une envie de pisser. Ce pourrait être un court métrage. Qui finirait sur une projection hilarante, celle d'une envie sur les frustrations d'un autre homm.

 

A la revue "Le Minotaure", Pierre Mabille préfère adopter l'hermétisme & l'imaginaire pour cheval de cours.
Un cours à rebours, celui qui se fait des trous danx le dos, chaq fois qu'il l'a tourné aux temps à venir. face au passé, Pierre Mabille traduit en justice les mots d'une langue abstruse, & désuète, comme tout l'avenir le sera.

 

 

Le Miroir du merveilleux, 1940 ~ Avec André BRETON

Le Merveilleux, 1946


 

  Parce qu'il y a une rencontre

Qu'elle est uniq

et de toute façon toujours au même endroit sur l'horloge.

C'est qu'il n'est toujours pas, ne s'en remet jamais

avant les causes, encor bien avant, les conséquences relevées, se remontent,

et ne s'en remettent jamais.
D'avoir vu trop tôt encor, trop tôt déjà.

Il ne sera plus jamais l'heur après ça.

Pas encor l'heur  qu'il ne sera plus jamais après cela.

 

Je mourrai subitement au cours d'une consultation.

Sans avoir été consulté à ce sujet.

Juste parce qu'il le fallait,

Sans savoir qui est ce il qui traduit toute justice en des termes qui nous achève

Jusqu'à toujours.

 

Translations horizontales des faits tant détendus ~

Cette heure et demie, bonne à tout refaire sans doute

expérimentée en la matière, modelée en ailes.

Modulée en elle, la fréquence qui laisse reposer un soupir comm

les ailes du merveilleux sur la pierre qui roule.

Qu'il s'agisse de relier les poétiq naturelles en leur tendant un bras illustre

par-dessus le livre ouvert de ces quelq illustrations magistrales de synthèse

déjà/encor/toujours/un jour

neuves ~ & à revoir

Comme l'esprit va au raccourci lorsq le merveilleux

atteint de folie s'empare du rêve diurne.

Cette heure qui a toujours attendu là.

Refaite en tiers en quart de lune

qui se redémarre au tour,  à son seul tour  de poitrine avantageux

Qui gagne la belle atteinte de folie elle aussi

sans jouer seulement les parties antérieures.

Elle : La destinée de l'Homm libre.

Car c'est d'elle, belle et bien faite, que parle Le Merveilleux,

et dont traite mieux que rien Pierre Mabille.

Lorsq'"il s'agit que l'année des insectes fois trois ;

Lorsq'il s'agit que les infinis plus deux :

et lorsq'il s'agit que le niveau de l'eau à 8h, suivant cette inclination de l'aiguillle

Le siphon chronologiq

Qui attend comme l'eau croupit, que soit toujours défait ce bouchon qui retient le trou de s'écouler bien vite

Dans un sens.

 

Extrait du Merveilleux de Pierre Mabille :

"Toutes les potentialités enfermées, virtuelles, se déclenchent l'une après l'autre, en un enchevêtrement  de spirales : Le coeur qui bat dans l'embryon marin, le souffle lors de l'apparition, l'oeil qui s'ouvre, la main et le pied qui s'affermissent, la vigueur qui s'éveille,... l'être complet."

En un sens, tout évènement a toujours attendu secrètement enfermé dans les potentialité, que surgisse son instigateur.

Jusqu'à l'initiatiq qui se remonte comm une montre ancienne, de la source des miracles en quelq sorte.

 

 

Dans l'oeil du peintre (Minotaure n°12-13), ce n'est pas tant l'oeil qui attend, que moi aujourd'hui, de tomber dessus.

 

  DIODORE DE SICILE

 

Nihil est eo nugacius, pour parodier  Pline l'ancien : Primus apud Grœcos desiit nugari Diodorus.

"En examinant les travaux de nos prédécesseurs, nous leur avons rendu toute la justice qu'ils méritent ; mais nous avons pensé qu'ils n'avaient pas encore atteint le degré d'utilité et de perfection nécessaire. Car l'utilité de l'histoire réside dans un ensemble de circonstances et de faits très nombreux et très variés" (...) "Un petit nombre d'entre eux ont essayé de tracer des histoires universelles depuis les temps anciens jusqu'à l'époque où ils écrivaient. Et parmi ceux-ci, les uns ont entièrement négligé la chronologie, les autres ont passé sous silence les faits et gestes des Barbares ; d'autres ont évité, comme un écueil, les temps fabuleux ; d'autres enfin n'ont pu achever leur œuvre, enlevés au milieu de leur carrière par l'inexorable destin. (...) Après avoir réfléchi à tout cela, nous avons jugé à propos d'entreprendre cet ouvrage dans le but d'être utile et le moins fastidieux que possible pour le lecteur."

   

Ce pauvre homm, il passait plus de temps à justifier ces démarches qu'à les mettre en oeuvre.

Mabille roule, comme l'écart tardif des tôt dos des marées fait en rosée démarrer chaq matin au quart de lune l'amarre & l'une de ses quatre lignes de paires d'ailes.

Il fait de l'évènement qui s'atteint de folie au tournant le sommet d'une grande marrade de la causalité de ma-cette-nuit-là.

Rencontre tant attendue. "Plus ce serait trop".

 

 


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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 14:59

 

  Cantigrammes--hilarite-secsual-copie.png 

             

 

Love, Ampad 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:28

Tout a mene c'est un hasard notoire mes pas vers ce pendule, de gravite acceleree, d'attraction renforcee, de Foucault.
Sans savoir l'oeuvre de Umberto Eco que je cite pourtant a la fin du text sur l'animal mutant, titree Le Pendule de Foucault justement, precisement je ne me rendais pas compte en amenant l'XIT par la voie impenetrable qui me l'a inspire passant par le gyroscope du meme chercheur en astrophysiq qui fut a l'origine de nombre de constats majeurs concernant la gravite et l'axe, notamment de derive autrou duquel s'expulse la planete a pleine vitesse ambitieusement giratoire dans sa petite localite de cosmos oubliee, et ne me rendais pas compte non plus, de l'importante repercussion alors, de Foucault dans la litterature.
POurtant, ce que l'on peut trouver dans la litterature des mecaniq, de citations de ce pendule, ce que l'aspect somme toute intriguant de cette bizarerie, etranegete due plvs, a son hypnotisante repetition du mouvement qui laisse pourtant longuement l'oeil se fixer a chercher quelq observation neuve ou quelq probable et meme averee evolution dans le temps, laisse sur l'esprit d'indeniablement perenne et meme, comm toutes les emotions fortes, de grandissant a mesure que le temps s'en ecoule qui separe l'approche initiale et les petits pas de l'esprit dans son sillage constant, par leur quantite remarquable tant que par l'intensite de leur emotion stheniq inherente, me sidere autant qu'il me rassure, me libere tant qu'il me subjugue et m'inspire, notamment les presentes lignes, me procurant au passage et me faisant eprouver ainsi la joie de constater, est-ce parce que Foucault est Francais, et qu'Umberto Eco Italien, oui surement pas uniquement, quelle inventivite remplie de resosurces, quelle saine et attrayante, poetiq & mystiq de quantiq universellement nommee physiq pure, est a l'origine des meilleures reveries. Sur l'nfini potentiel artistiq du mystere quantiq, et, a son echelle, de la mystiq nucleaire. 

Que ceci soit, et qu'il continue d'etre, que les arts, la litterature, l'intrigue scientifiq, la peinture, et l'ame d'homm dans ses respirations philosophiq comm dans celles de Manlio Rondoni il me plait tant a en sentir l'intetnion contenue et la vigueur vitale, et ces chainages infinis, ces inspirations reciproq, ces onirisms de appeles par les lois si impenetrables des dieux du cosmos, contiennent dans leur immensite le potentiel d'aventures spirituelles qui depassent de loin n'importe quelle enquete criminelle comm celle que je mene en ce moment-meme sur le bord du Nil (Qui a tue les Pharaons ?), deguise pour la plaisanterie en un personnage de Guitry qui en inspira lvi-meme de nombreux autres, laquelle enquete est sur le point d'un orgue qui est bien loin du Pendule de Foucault certes, et de son gyroscope, mais s'y apparente encor par les nombreux rapprochements semantiq extrapoles de l'apercus que je m'en fais avec une distance respectable de recul sur elle, puisq quand je m'(eloigne, et que le mystere en grandit, je constate et vous aussi comm je l'ecris, que la relation etroite, elle, au lieux de s'amenuiser, nefait bien !~ a linstar de quelq phenomene observe dans la revolution des etes arabes, que se resserrer, se rapprocher, et mem !~ donc, se densifier.

Ex b.o (h)abeo.
Verticalite obliq. Vitale, virale & virile. Vertue veritable, vetue de vert, voire d'art, et virant vriee : ~ Variable. Vitalite verreuse, verolee, virtuose & hyper-ventilee. Vite arrosee, veto raz de rez vanteaux. Vite-eaux-tard qui s'avertissent. Ce qui regenere sur les etendes sauves l'estivant en l'an des estimes obliviones, ce sont des contes.  Et ils sont musicaux comm le monde physiq, universelleemnt   l'est.   



 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:44

 

S'arreter devant Nicolas de Crécy lorsque, fouinant dans les rayons bandes-dessinees de la mediatheq de Fontenay-aux-Roses ou j'ai decidement decouvert presq autant de ces choses interessantes qui me constituent aujourd'hui une jolie panacee de thems obliq a l'ample attitude biaise de ces rires quee ous doulez repandre comme une idee generale de ce qui doit etre beau et garder cette qualite a l'oeil non, mais a l'esprit, que dans d'autres reperes geogrpahiq ulterieurs, c'est un peu trouver une bequille qui entrouvre sur l'univers decalle, farfelu et non moins obliq, de New-York-sur-Loire ~

Une sorte de monocellule acephale ayant pris l'apparence d'un authentiq phoq de ville, se trouve couronne d'espoir par les forces terribles qui veulent prendre possession des champs grammaticux de toutes ou presq les etendues intellectuelles de cette ville souffreteuse aux cathedrales modernes errigees comme des angelites qui se seraient agglomerees verticalement les unes aux autres.

Dans un fouillis sonore que la lumiere diffuse d'un pastel brouille rend d'aussi flou que trouble a l'oreille amusee, les personnages sont un peu des notes que la composition florale d'une histoire nouee a la page, presq independemment d'un numero sur le suivant, veut faire prendre place, tantot haute tantot infereieure en octaves et en portee, dans une ligne de clefs toutes aussi dignes et a meme de vous ouvrir le ciel ouvert sur une operation chirurgicale qui a lieu quasi quotidiemment, dont la regularite fait penser que se joue un spectacle a guichets fermes pour un publiq d'inities.

Les neophytes que j'etais aussi pluriel qu'avide de soif, et plein d'estomac a grandes capacites, decovrent qu'il n'est rien qui tienne plus chaud ce ventre compact et devorant, que la seule trame que Nicolas de Crecy veut bien nous envoyer en plaine peine.

 

Short BIO du Bibendum Celeste :

Nicolas de Crécy est né en 1966 à Lyon. Après un bac Arts Appliqués à Marseille en 1984, il suit pendant trois ans les Beaux-Arts d'Angoulême en section bande dessinée. Effectuant divers travaux dans le dessin animé tels que décorateur chez Disney en 1990, il publie en octobre 1991 Foligatto sur un scénario de Alexio Tjoyas aux Humanoïdes Associés. Cet album recevra le Prix du meilleur dessinateur au festival d'Athis-Mons, le Prix des libraires à Genève et le Prix du Lion (Centre Belge de la bande dessinée). Paraît ensuite, en collaboration avec Sylvain Chomet, Léon la came en 1995, unanimement salué par la critique, qui recevra le Grand Prix de la ville de Sierre cette même année, suivi de Laid, pauvre et malade en 1997, couronné lui aussi par l'Alph'Art du meilleur album à Angoulême en 1998. Le dernier volet de cette trilogie, Priez pour nous, est paru au printemps 98, toujours chez Casterman.

 

BIBLIO non exhaustive de Nicolas de Crécy :

LEON LA CAME : 3 TOMES

LE BIBENDUM CELESTE : 3 TOMES

L'ORGUE DE BARBARIE

SALVATOR : 3 TOMES

LISBONNE VOYAGE IMAGINAIRE (pas comme celui que j'y fais dans quelq jours)

PERIODE GLACIAIRE

JOURNAL D'UN FANTOME

LA NUIT DU GRAND MECHANT LOUP ! ~


BEAU-LIEN-SOUS-LOIRE ~


 

 

Illustration : New-York-sur-Loire enssevelie dans Periode Glaciaire

periodeglaciaire.jpg

 

Oeuf-oeil de plomb, po-em relativement beau

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 13:10

ENVOYER SUR Persée, Démocrite ~

ERRER longtemps en Césarée.

Je lui imaginais ces longues rues antiques

a l'air passé, rempli d'histoire

et impropre a quelque vie nouvelle ~

 

ECRIRE SUR ~

- Olivier Assayas,

- Angéliq Ionatos

- Vincent Gallo

- Devendra Banhardt

- Sophie Calle

 

 

Envoyer "Crapahuter" sans laisser de traces.

Faire des places assises, des volets roulants pour les yeux

Avoir en tete ce qui se porte d'habitude a bout de bras

Faire un tour de bras sans déluxer celui du TRIANON

Revenir de l'Ombre ou sied le doute, sans l'y laisser

Prendre, avec un vigueur, la dépendance d'un malade a ses médications

pour ce qu'elle est : une indépendance a tout autre traitement

Traiter avec respect une chevre en l'attrayant

Attrayante aussi, cete couleur de crignere que je vois de l'étage.

La trahir dans un dernier passage pour en gouter le lait.

Envoyer "Crapahuter" et ne plus en parler.

Faire d'une pierre deux coups, un vrai outil du diablog

pour sortir la situation difficile d'un frigo, ou d'une lampe éteinte ~

Revoir ces phrases quand il fait moins chaud,

et

voir couler des glacons sur les lettres qui ne les ont pas coulées d'elles-memes ~

En Absences, dire : Manifeste échec d'une tentative d'évasion.

...VASQUE de mélanges de dorures : au large COULEUR des vers saillants....

 

 

 

"Qu'espériez-vous au juste ?

Que nous aurions l'air et le feu mariés ?

De sempiternels inconciliables : mariés ?! Vous etes folle.

_Non, vous et moi, que nous aurions l'air, enfin...

_Retrouvons-nous, si vous voulez bien, entre mer et tertes,

sur les mondrianisms couchés de cette aube prochaine.

_Si le temps est clair, on y sera bien.

_By clear sky, they say, we can see forever ~

_Hier encore un Québecois jurait a 2h du matin, que 3h ne viendraient pas, de sitot,

J'ai appris a me mefier depuis ~

 

 

FAIRE :

- Antonin ARTAUD

- BORGES

- BARTHES

 

ECRIRE SOUS ~

- La Pérouse

&! ~ Nicolas BOUVIER ~

 

A l'heure ou l'on errige des Villes Verticales a s'envoyer en l'air ~

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:36

Andre BRETON (Manifestes du Surrealism) :

 

"Les types innombrables d’images surréalistes appelleraient une classification que, pour aujourd’hui, je ne me propose pas de tenter. [...] En voici, dans l’ordre, quelques exemples :

"Le rubis du Champagne." Lautréamont.

"Beau comme la loi de l’arrêt du développement de la poitrine chez les adultes dont la propension à la croissance n’est pas en rapport avec la quantité de molécules que leur organisme s’assimile." Lautréamont. 

 

"Pour nous, il n'y eut d'emblée pas de génie qui tînt devant celui de Lautréamont" BRETON

 

 

 

"Je cherchais une âme qui me ressemblât, et je ne pouvais pas la trouver. Je fouillais tous les recoins de la terre; ma persévérance était inutile. Cependant, je ne pouvais pas rester seul. Il fallait quelqu'un qui approuvât mon caractère; il fallait quelqu'un qui eût les mêmes idées que moi. C'était le matin; le soleil se leva à l'horizon, dans toute sa magnificence, et voilà qu'à mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. Il s'approcha de moi, et, me tendant la main: "Je suis venu vers toi, toi, qui me cherches. Bénissons ce jour heureux. » Mais, moi: "Va-t'en; je ne t'ai pas appelé; je n'ai pas besoin de ton amitié... » C'était le soir; la nuit commençait à étendre la noirceur de son voile sur la nature. Une belle femme, que je ne faisais que distinguer, étendait aussi sur moi son influence enchanteresse, et me regardait avec compassion; cependant, elle n'osait me parler. Je dis: "Approche-toi de moi, afin que je distingue nettement les traits de ton visage; car, la lumière des étoiles n'est pas assez forte, pour les éclairer à cette distance. » Alors, avec une démarche modeste, et les yeux baissés, elle foula l'herbe du gazon, en se dirigeant de mon côté. Dès que je la vis: « Je vois que la bonté et la justice ont fait résidence dans ton coeur: nous ne pourrions pas vivre ensemble. Maintenant, tu admires ma beauté, qui a bouleversé plus d'une; mais, tôt ou tard, tu te repentirais de m'avoir consacré ton amour; car, tu ne connais pas mon âme. Non que je te sois jamais infidèle: celle qui se livre à moi avec tant d'abandon et de confiance, avec autant de confiance et d'abandon, je me livre à elle; mais, mets-te le dans la tête, pour ne jamais l'oublier: les loups et les agneaux ne se regardent pas avec des yeux doux. » Que me fallait-il donc, à moi, qui rejetais, avec tant de dégoût, ce qu'il y avait de plus beau dans l'humanité! ce qu'il me fallait, je n'aurais pas su le dire. Je n'étais pas encore habitué à me rendre un compte rigoureux des phénomènes de mon esprit, au moyen des méthodes que recommande la philosophie. Je m'assis sur un roc, près de la mer. Un navire venait de mettre toutes voiles pour s'éloigner de ce parage: un point imperceptible venait de paraître à l'horizon, et s'approchait peu à peu, poussé par la rafale, en grandissant avec rapidité. La tempête allait commencer ses attaques, et déjà le ciel s'obscurcissait, en devenant d'un noir presque aussi hideux que le coeur de l'homme. Le navire, qui était un grand vaisseau de guerre, venait de jeter toutes ses ancres, pour ne pas être balayé sur les rochers de la côte. Le vent sifflait avec fureur des quatre points cardinaux, et mettait les voiles en charpie. Les coups de tonnerre éclataient au milieu des éclairs, et ne pouvaient surpasser le bruit des lamentations qui s'entendaient sur la maison sans bases, sépulcre mouvant. Le roulis de ces masses aqueuses n'était pas parvenu à rompre les chaînes des ancres; mais, leurs secousses avaient entr'ouvert une voie d'eau, sur les flancs du navire. Brèche énorme; car, les pompes ne suffisent pas à rejeter les paquets d'eau salée qui viennent, en écumant, s'abattre sur le pont, comme des montagnes. Le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. Celui qui n'a pas vu un vaisseau sombrer au milieu de l'ouragan, de l'intermittence des éclairs et de l'obscurité la plus profonde, pendant que ceux qu'il contient sont accablés de ce désespoir que vous savez, celui-là ne connaît pas les accidents de la vie. Enfin, il s'échappe un cri universel de douleur immense d'entre les flancs du vaisseau, tandis que la mer redouble ses attaques redoutables. C'est le cri qu'a fait pousser l'abandon des forces humaines. Chacun s'enveloppe dans le manteau de la résignation, et remet son sort entre les mains de Dieu. On s'accule comme un troupeau de moutons. Le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. Ils ont fait jouer les pompes pendant tout le jour. Efforts inutiles. La nuit est venue, épaisse, implacable, pour mettre le comble à ce spectacle gracieux. Chacun se dit qu'une fois dans l'eau, il ne pourra plus respirer; car, d'aussi loin qu'il fait revenir sa mémoire, il ne se reconnaît aucun poisson pour ancêtre; mais, il s'exhorte à retenir son souffle le plus longtemps possible, afin de prolonger sa vie de deux ou trois secondes; c'est là l'ironie vengeresse qu'il veut adresser à la mort... Le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. Il ne sait pas que le vaisseau, en s'enfonçant, occasionne une puissante circonvolution des houles autour d'elles-mêmes; que le limon bourbeux s'est mêlé aux eaux troublées, et qu'une force qui vient de dessous, contrecoup de la tempête qui exerce ses ravages en haut, imprime à l'élément des mouvements saccadés et nerveux. Ainsi, malgré la provision de sang-froid qu'il ramasse d'avance, le futur noyé, après réflexion plus ample, devra se sentir heureux, s'il prolonge sa vie, dans les tourbillons de l'abîme, de la moitié d'une respiration ordinaire, afin de faire bonne mesure. Il lui sera donc impossible de narguer la mort, son suprême voeu. Le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. C'est une erreur. Il ne tire plus des coups de canon, il ne sombre pas. La coquille de noix s'est engouffrée complètement. O ciel! comment peut-on vivre, après avoir éprouvé tant de voluptés! Il venait de m'être donné d'être témoin des agonies de mort de plusieurs de mes semblables. Minute par minute, je suivais les péripéties de leurs angoisses. Tantôt, le beuglement de quelque vieille, devenue folle de peur, faisait prime sur le marché. Tantôt, le seul glapissement d'un enfant en mamelles empêchait d'entendre le commandement des manoeuvres. Le vaisseau était trop loin pour percevoir distinctement les gémissements que m'apportait la rafale; mais, je le rapprochais par la volonté, et l'illusion d'optique était complète. Chaque quart d'heure, quand un coup de vent, plus fort que les autres, rendant ses accents lugubres à travers le cri des pétrels effarés, disloquait le navire dans un craquement longitudinal, et augmentait les plaintes de ceux qui allaient être offerts en holocauste à la mort, je m'enfonçais dans la joue la pointe aiguë d'un fer, et je pensais secrètement: "Ils souffrent davantage! » J'avais, au moins, ainsi, un terme de comparaison. Du rivage, je les apostrophais, en leur lançant des imprécations et des menaces. Il me semblait qu'ils devaient m'entendre! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l'océan en courroux! Il me semblait qu'ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme; et, voyant que personne ne se doutait qu'un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d'oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l'espérance me revenait: j'étais donc sûr de leur perte! Ils ne pouvaient échapper! Par surcroît de précaution, j'avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d'aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l'épaule lui fracassât le bras, et l'empêchât d'accomplir son dessein. Au moment le plus furieux de la tempête, je vis, surnageant sur les eaux, avec des efforts désespérés, une tête énergique, aux cheveux hérissés. Il avalait des litres d'eau, et s'enfonçait dans l'abîme, ballotté comme un liége. Mais, bientôt, il apparaissait de nouveau, les cheveux ruisselants; et, fixant l'oeil sur le rivage, il semblait défier la mort. Il était admirable de sang-froid. Une large blessure sanglante, occasionnée par quelque pointe d'écueil caché, balafrait son visage intrépide et noble. Il ne devait pas avoir plus de seize ans; car, à peine, à travers les éclairs qui illuminaient la nuit, le duvet de la pêche s'apercevait sur sa lèvre. Et, maintenant, il n'était plus qu'à deux cents mètres de la falaise; et je le dévisageais facilement. Quel courage! Quel esprit indomptable! Comme la fixité de sa tête semblait narguer le destin, tout en fendant avec vigueur l'onde, dont les sillons s'ouvraient difficilement devant lui!... Je l'avais décidé d'avance. Je me devais à moi-même de tenir ma promesse: l'heure dernière avait sonné pour tous, aucun ne devait en échapper. Voilà ma résolution; rien ne le changerait... Un son sec s'entendit, et la tête aussitôt s'enfonça, pour ne plus reparaître. Je ne pris pas à ce meurtre autant de plaisir qu'on pourrait le croire; et, c'était, précisément, parce que j'étais rassasié de toujours tuer, que je le faisais dorénavant par simple habitude, dont on ne peut se passer, mais, qui ne procure qu'une jouissance légère. Le sens est émoussé, endurci. Quelle volupté ressentir à la mort de cet être humain, quand il y en avait plus d'une centaine, qui allaient s'offrir à moi, en spectacle, dans leur lutte dernière contre les flots, une fois le navire submergé? A cette mort, je n'avais même pas l'attrait du danger; car, la justice humaine, bercée par l'ouragan de cette nuit affreuse, sommeillait dans les maisons, à quelques pas de moi. Aujourd'hui que les années pèsent sur mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité suprême et solennelle: je n'étais pas aussi cruel qu'on l'a raconté ensuite, parmi les hommes; mais, des fois, leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant des années entières. Alors, je ne connaissais plus de borne à ma fureur; il me prenait des accès de cruauté, et je devenais terrible pour celui qui s'approchait de mes yeux hagards, si toutefois il appartenait à ma race. Si c'était un cheval ou un chien, je le laissais passer: avez-vous entendu ce que je viens de dire? Malheureusement, la nuit de cette tempête, j'étais dans un de ces accès, ma raison s'était envolée (car, ordinairement, j'étais aussi cruel, mais, plus prudent); et tout ce qui tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait périr; je ne prétends pas m'excuser de mes torts. La faute n'en est pas toute à mes semblables. Je ne fais que constater ce qui est, en attendant le jugement dernier qui me fait gratter la nuque d'avance... Que m'importe le jugement dernier! Ma raison ne s'envole jamais, comme je le disais pour vous tromper. Et, quand je commets un crime, je sais ce que je fais: je ne voulais pas faire autre chose! Debout sur le rocher, pendant que l'ouragan fouettait mes cheveux et mon manteau, j'épiais dans l'extase cette force de la tempête, s'acharnant sur un navire, sous un ciel sans étoiles. Je suivis, dans une attitude triomphante, toutes les péripéties de ce drame, depuis l'instant où le vaisseau jeta ses ancres, jusqu'au moment où il s'engloutit, habit fatal qui entraîna, dans les boyaux de la mer, ceux qui s'en étaient revêtus comme d'un manteau. Mais, l'instant s'approchait, où j'allais, moi-même, me mêler comme acteur à ces scènes de la nature bouleversée. Quand la place où le vaisseau avait soutenu le combat montra clairement que celui-ci avait été passer le reste de ses jours au rez-de-chaussée de la mer, alors, ceux qui avaient été emportés avec les flots reparurent en partie à la surface. Il se prirent à bras-le-corps, deux par deux, trois par trois; c'était le moyen de ne pas sauver leur vie; car, leurs mouvements devenaient embarrassés, et ils coulaient bas comme des cruches percées... Quelle est cette armée de monstres marins qui fend les flots avec vitesse? Ils sont six; leurs nageoires sont vigoureuses, et s'ouvrent un passage, à travers les vagues soulevées. De tous ces êtres humains, qui remuent les quatre membres dans ce continent peu ferme, les requins ne font bientôt qu'une omelette sans oeufs, et se la partagent d'après la loi du plus fort. Le sang se mêle aux eaux, et les eaux se mêlent au sang. Leurs yeux féroces éclairent suffisamment la scène du carnage... Mais, quel est encore ce tumulte des eaux, là-bas, à l'horizon? On dirait une trombe qui s'approche. Quels coups de rame! J'aperçois ce que c'est. Une énorme femelle de requin vient prendre part au pâté de foie de canard, et manger du bouilli froid. Elle est furieuse; car, elle arrive affamée. Une lutte s'engage entre elle et les requins, pour se disputer les quelques membres palpitants qui flottent par-ci, par-là, sans rien dire, sur la surface de la crème rouge. A droite, à gauche, elle lance des coups de dent qui engendrent des blessures mortelles. Mais, trois requins vivants l'entourent encore, et elle est obligée de tourner en tous sens, pour déjouer leurs manoeuvres. Avec une émotion croissante, inconnue jusqu'alors, le spectateur, placé sur le rivage, suit cette bataille navale d'un nouveau genre. Il a les yeux fixés sur cette courageuse femelle de requin, aux dents si fortes. Il n'hésite plus, il épaule son fusil, et, avec son adresse habituelle, il loge sa deuxième balle dans l'ouïe d'un des requins, au moment où il se montrait au-dessus d'une vague. Restent deux requins qui n'en témoignent qu'un acharnement plus grand. Du haut du rocher, l'homme à la salive saumâtre, se jette à la mer, et nage vers le tapis agréablement coloré, en tenant à la main ce couteau d'acier qui ne l'abandonne jamais. Désormais, chaque requin a affaire à un ennemi. Il s'avance vers son adversaire fatigué, et, prenant son temps, lui enfonce dans le ventre sa lame aiguë. La citadelle mobile se débarrasse facilement du dernier adversaire... Se trouvent en présence le nageur et la femelle de requin, sauvée par lui. Ils se regardèrent entre les yeux pendant quelques minutes; et chacun s'étonna de trouver tant de férocité dans les regards de l'autre. Ils tournent en rond en nageant, ne se perdent pas de vue, et se disent à part soi: "Je me suis trompé jusqu'ici; en voilà un qui est plus méchant." Alors, d'un commun accord, entre deux eaux, ils glissèrent l'un vers l'autre, avec une admiration mutuelle, la femelle de requin écartant l'eau de ses nageoires, Maldoror battant l'onde avec ses bras; et retinrent leur souffle, dans une vénération profonde, chacun désireux de contempler, pour la première fois, son portrait vivant. Arrivés à trois mètres de distance, sans faire aucun effort, ils tombèrent brusquement l'un contre l'autre, comme deux aimants, et s'embrassèrent avec dignité et reconnaissance, dans une étreinte aussi tendre que celle d'un frère ou d'une soeur. Les désirs charnels suivirent de près cette démonstration d'amitié. Deux cuisses nerveuses se collèrent étroitement à la peau visqueuse du monstre, comme deux sangsues; et, les bras et les nageoires entrelacés autour du corps de l'objet aimé qu'ils entouraient avec amour, tandis que leurs gorges et leurs poitrines ne faisaient bientôt plus qu'une masse glauque aux exhalaisons de goémon; au milieu de la tempête qui continuait de sévir; à la lueur des éclairs; ayant pour lit d'hyménée la vague écumeuse, emportés par un courant sous-marin comme dans un berceau, et roulant, sur eux-mêmes, vers les profondeurs inconnues de l'abîme, ils se réunirent dans un accouplement long, chaste et hideux!... Enfin, je venais de trouver quelqu'un qui me ressemblât!... Désormais, je n'étais plus seul dans la vie!... Elle avait les mêmes idées que moi!... J'étais en face de mon premier amour!"

 

Les Chants de Maldoror – Chant II, Strophe 13 – Comte de Lautréamont

 

 

 

Les littérateurs embusqués de l'OuLiPo

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:34

 

Je possedais non pas, mais j'avais de lui a portee de main, et meme un peu mieux, carrement sous la main

une photo prise de profil en noir et blanc ou il paraissait deja en encore

plus jeune qu'il ne me serait jamais plus possible de reproduire

comme toutes ces erreurs qu'a ma guise, autant que voulu et pu le fais au quotidien comme un sport nacional,

et plutot qu'aller chercher sur l'horloge du voisin l'heure qu'il etait encore et deja,

j'ai cru bon et sain, pris pour tels en tout cas,

la photo presente, et l'ai juxtapose a celle que je lui en fis de plus neuve,

a l'allure si noir et blanc que l'autre

et la teinte nettement plus agee de son visage fractionne cette fois

non plus en deux desirs forts et douze mills passions explosives commela premiere

mais en deux seuls petits sourirs qui manifestement, festivement, expriment toute la generosite

d'une oeuvre accomplie, pour reussite victorieuse.

La, en une, deux, une, deux, quatre visages repetes deux fois par intermitances et sans interruption prolongee,

longee de tout leur prodonf, de tout leur large et tout leur eclat d'ailleurs our quatrieme dimension - d'autres fois c'en sera une autres, mais cette fois, est celle-la, plus manifestement que rien -

le montage des photos me fait voir, prendre pour vue, accepter pour heritage, et vouloir pour dimensio visuelle,

l'etendue incroyablement reduite de vingt-huit annees de vieillesse, instantanement croisees, divisees pour etre rassemblees

et me fait comprendre, tout ce qu'il est a y,

a savoir : le savoir.

Manifeste

d'une generoseuse reussite accomplie.

Fuite en avant, des derniers morceaux entre-dechires de ridicules morceaux de papier stabilises puis stabilotes

pour l'emotion organique devenue quasi universelle d'une touche pop-art

j'ai fait une boule qui lui a colle au nez, l'appreciation imitative, intuitive, induite et ensuite cuite au four,

d'une impression de soleil levant facon Monet.

Une oeuvre, encore une, reussie. L'homm a ce visage manifeste,

sans a propos, pur d'emotion, infranchissable et inalternable,

a coup sur reunit sur lui la lumiere ddes ambiences qui veulent appartenir a un autre cadre,

s'amasse, du front au nez, puis, sans s'interrompre, de la bouche au reste d'un menton couvert par securite,

de la boule plus tot machouillee comme un travail bien fait.

Homm extraordinaire ne se trouve que dans l'extra,

n'a meme la-bas, rien d'ordinaire qui doive s'en laisser prendre pour cruche tendue a l'eau,

meme fraiche, il a dans l'absolu,

tous les relatifs conditionnels, presents et avenirs recapitules devant l'enumeration synthetique d'une expression large et extensive d'abord, des vecus sans limites, sans limitations intentionnelles ni imposees.

C'est le visage a quatre ressorts, qui fait d'une vie, ou de ces seules vingt-huit annees,

l'onde de choc sans manicheism visible, d'un taureau lance a pleine vitesse dans l'herbe chaude

d'une envie debordee de son propre sang pour flots.

L'homm qui saurait vivre par lui-meme, sait aussi se nourrir de ses propres chairs, comme

la

trouble tete

spheriq d'un Sphinx

abattu et brulee

fait des cendre

un chateau de cartes sur la large plage pour parents desoles,

puis un autre Sphinx,

hallucinogene,

inflammable a son tour,

et extinguible encore,

a tout jamais repose

pour bases de soufre et de chairs vivantes

les envies de le cramer a volonte.

FEU ~

d'action. L'Homm a la tete variable d'une horloge pas tres pointue.

La sphere privee de son etendue ne connait pas les limites qu'a l'oeil, meme nu,

on croit lui deviner.

Il en existe peu, heureusement.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:49

Si belle ! Cybele ?
C'est un bien long chemin, percu dans l'oeil de verre,
Comm des dents si charmantes dont l'on ne voit que l'envers,
De Man Ray a Desnos en retour de poem
Sur cette Etoile de mer qui fait des ames en peines
refleter Aragon depeignant Aurelien
pour qui le mal du siecle deuil pour deuil
an pour an ~
sublim le sentiment a son instant fuyant,
de ne voir qu'en reve ou au moment de l'amour
s'ouvrir l'or des souvenirs qui font le plus grand bien.

Cesaree, je demeurai longtemps errant dans Cesaree.
Ca devait etre une ville aux voies larges, tres vide et silencieuse.
Une ville frappee d'un malheur, quelq chose comm une defaite.
Desertee.
Une ville pour les homms de trente ans qui n'ont plus coeur a rien.
Une ville de pierre a parcourir la nuit sans croire a l'Aube.
Aurelien voyait des chiens s'enfuir derriere les colonnes,
surpris a depecer une charogne.
Des epees abandonnees, des armures, les restes d'un combat sans honneur.
Bizarre qu'il se sentit si peu vainqueur.

On la contemple a la lumiere, diffuse, trouble, chose
soluble
L'etoile de mer dans un bocal. Une chose etrange pleine de papiers.
Volants. Une chose extraite des mecaniq,
le rouage introuvable d'une machine infernale.
Les dents des femms sont des choses si charmantes,

Qu'on en devrait les voir qu'en reve, ou a l'instant de l'amour.

Il est venu, il est devenu, il a gi puis fui.
Tite. sans rire, Tite.
A son sarcasm comm a celvi de John Cage & Duchamp
qui font tourner en rond sur la meme melodie
d'Orient, de yangqin aggravee, ou de harpe font tourner
en rond dans l'oeil d'hypnose un poisson comm une toile, se mele
belle comm une fleur de chair, frele
Tel l'homm d'etat mis en demeure
qu'il faut battre les morts quand ils sont froids.

Instant de latence que Berenice, moment d'Apres, moment d'Avant,
bien consignee loin du present.
L'Oreille siffle et elle le repete,
Inlassablement, comm de causes : volontairement ~
La pauvrete d'une ere de jeu mise hors du temps,
Le soleil, pied sur l'etrier, niche un rossignol dans un voile de crepe.  

Berenice convoyee ou Ganesh en douce apnee. 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 15:11

[Sur Une vue Imprenable en un point donne,
                                             l' invisible a l'oeil nu s'est habille]

 

C'est tres joli mais je ne suis pas sur que ce soit bon signe. 

    Aussi subtile,
    que subrepticement glisse,
Un sourire qui n'est qu'un assortiment de ressentis ~ sur le moment assis. Pendant plusieurs lustres, ans d'effets inacheves, l'amnesie roda, et l'introuvable oeil nu s'habillait la, en effet parement. Toutes nos bribes communiquent briq comm une Nibe. Pattern, un tendance transparente, latente, patente, l'attente aparentee aux lentes motiosn de la transcendances.
Dans les couloirs, les virages, les combles atteles, nous sommes de tout ensemble, avec toutes tes combinaisons, ~ diligence...  


Anna desiree. 

    ~ envol a vans AE, Anesidora.
    _Anesidora !~ s'exclame celvi qui t'accueille comm en 5 syllabes un journalist, Marilyn Monroe, un jour l'an isthm a se faire entier.

Je voudrais te parler d'elle, te faire entendre les helices mirobolentes que ses mires a bolees envolent en flambant les epices des allees et leurs nombres d'albizias,

j'ai fait d'elle mon ex, calquee celle qu' a mon esprit qui se trouve etre l'endroit etroit ou en nombres de circonstances les plvs sures je me retrouve, j'ai toujours desiree et que je n'aurais jamais eue, et qui vise a prendre une importance croissante jusq 'a devenir mon obsession, a son tour, au point que je croirais la voir partout, que j'enverrai s'enquerir de ses couleurs les oiseaux de mon environnement au jour, le jour : pour m'assurer ne pas devoir plvs m'inquieter de ce qu'il en est d'elle vraiment, 

ou pour seulement pouvoir dormir.

 

_Vous avez dix minutes ?, vous avez diminue.
_Non, j'ai dit mystere.
_Non, je vous assure, vous avez dit minuit.
_Pas Minuit, mystere !~ Vous avez dit : mysteres.

_Une barquette de tabac aux fruits et legumes (please ?).
_J'en n'ai plus au fruits et legumes, il y a une greve ce matin, vous etes bien place pour le savoir.
_Quelle greve, non ?
_Les pecheurs bloquent l'entree, pas un avion n'a decolle de la journee, et donc pas de fruits et legumes dans votre barquette de tabac, desole !~ aujourd'hui du moins, pas. Y'a qu'au rocher qu'ils en aient, et encor...
_Allez, ca me changera un peu : va pour du bronze. Un Rodin signe AV ? (Authentiq)
_Ca non plus...
_Quoi ... n'en avez pas ?

_Non, ca non plus ca ne decolle pas depuis depuis ce matin. Donc pas de barquettes,  (desole ?~)
_Rhalala, je vais devenir quoi moi ?, qu'est-ce z'avez alors ?
_De l'abord de mer.
_Labour de mere ?, d'abord j'aime pas ca, et puis j'en ai, plein.
_Du heron.
_J'en ai avale au petit dejeuner.
_Domage, je suis sur qu'en visant mieux vous auriez pu avoir le coche, mais j'ai aussi des pieds de lampes.
_Des pieds de lampe ?! ~ Alors vous vous vendez pas les yeux, juste les pieds ?
_Juste les pieds, et cul-sec je suis le seul a le faire !~ ratez pas ca, vous en trouverez nulle part ailleurs.
_Va pour les pieds alors, mais ca reste digeste au moins ?
_Plvs indigeste ne se trouve qu'en ligne, et de la je dois vous dire pardon.
_Vous partez ?
_J'ai une boutiq a tenir et je n'ai pas que deux bras (dieu soit loue)
_Achetez moi, comm ca je vous ferais des prix speciaux. J'ai rien contre le fait de soudoyer, c'est le noyer qui me gene.
_Pourquoi ca ? Ca reste etanche vous savez, bien bande je me demande si ca irait pas meme mieux en fin de compte avec votre assortiment de bronzes d'avions tournes main en l'air.
_Un hold up ?
_Oui, planquez-vous, il y en a un tous les deux jours en ce moment, pas de peau vous etes tombes dessus.
_Dedans il fait frais, et puis j'ai vu de la lumiere alors je suis entre. 
_ouf, ca va alors, si c'est que ca /... 

 [ Applaudissements et vaporisation d'un gel pour les cheveux dans la boutiq.]

(Calligramme)
  Sur une plage anti-horaire pour oublier le temps. Celvi qu'il fait est un BEAU fixe, comm une aesthiq dont le ton est revenu stabilise, regulier et cuilliere qui tourne dans ce sens anti-horaire de l'Ile caracteristiq de cet endroit du monde autour duquel ses doigts a l'effigie tourne d'une egerie otarie l'ogre ateliere de ses statuettes d'argiles clairs.

L'oasis d'une ville-balet interieure, un bastion, sex Heaven Romantism du membre du coeur celeste qui reagit le mieux aux epreuves de l'eau-forte.  BACKINLOVEAGAIN-andagain-andagain. La premiere fois que j'ai entendu C'est tout l'effet que ca te fait, etait-ce a cause de l'alliteration, je ne sais pas, j'ai d'abord cru a une blague sordide.

Miss juicy (ca n'a rien de sexuel pour une fois qui est coutume pourtant partant par la), cette fille, sur une des Iles du Prince. Instantanee. Une des histoires de l'escargot, elle qui m'en a fait baver sans qu'on se connaisse pourtant encor a peine plvs que les autres passants a bord du meme ferry. Une fille instantanee, spontaneite exacerbee, une facon paysanne, un air de pays profond, un accent pourtant, des manieres qui etaient bien elevees, etaient-ce les circonstances ? Passionnelles ,: Miss Juicy ~ 

Je sais que je ne dois rien attendre de toi. Qu'etre dans l'expectative ne servirait a rien. Pourtant.
Pourtant je suis convaincu que c'est par leur fonctionnement, leur concept lvi-meme, que les communautes de plateformes du partage social rend meme les meilleures gens suivant ces codes un peu moins bons qu'il ne le sont.
Que cette tendance vise a modifier peu a peu et de facon insidueuse la societe, il n'y a qu'un pas a fair epour le penser, que je franchis a chaq feu vert hors des passages cloutes avec une grand mere suicidaire que mon esprit joue en dessin anime hilarant. 

  Seul, j'eclatte de rires spontanement, a peu pres tout le temps. Ou bien suis-je profondement absorbe dans quelq contemplation de la melancolie, ca depend de l'humeur qu'il fait beau ou mauvais a l'interieur ~
S'il pleut je peux rire des heures sans m'arreter. S'il fait jour je prend un bain de soleil parfaitement analgesiq, et s'il neige, alors la je reste au chaud sans trop en dire. Souvent j'aime ecouter parler mon interlocutrice sans arreter de fixer un detail que je trouve le plvs gracieux du monde a son visage ou la forme que prennent la formule de ses levres en se forcant a foncer dans des couleurs que je crois pour la premiere croitre d'inedites, et de jamais-voulues. La j'ai envie de l'embrasser, peu importe que c'ait ete la chef d'edition d'une barq anti-horaire a couleurs d'arcs en ciel, ou ma meilleure amie que je couche reguliuerement pour lvi rappeler qui nous sommes vraiment.

Un peu d'animaux en tous, c'est ce qu'il me semble doit demeurer d'aussi premierement et primordialement visible instinctivement, instantanement pour batir un pont entre les villes-dortoirs de nos horizons fluides pour qu'ils ne s'effondrent pas en deux jours des pans entiers de la compassion artistiq.
Breton, Frida, Trotsky tue le ski, Rodin : Et si le monde un jour etait entierement un terrain de l'art, il n'y aurait plus de carre blanc ou peindre, tout un chacun serait l'ouvrier de son art et on n'acheterait plus l'art, on se le partagerais comm une tale a repasser, un pot de miel, ou de la confiture faite maison, et les galerists snob, alors, qui enveniment, verolent, pourrissent l'art par l'appat boulimiq au desarroi des vertueux, ces galerists n'auraient plus lieu d'exister alors.  Car l'ART doit etre populaire, s'il ne l'est pas, qu'est-ce qui l'est encor ? On reviendrait au XVie, ou les grands peintres peignent a la commande des aristocrates et des gens fortunes, non.

L'acteur as-tu remarque, de cette magie ne se produit plus que lorsq nous sommes cote-a-cote ainsi assis saouls suants. 

AV par AR. (avant par arriere : quelle drole de journee quand meme. A six etages. Assise et karmagramme)

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:45

A la recherche de la dimension temporelle de l'image,
qui ne figure qu'en peinture,

Sa mouvance, son instabilite,

et en quete de sa transposition a l'ecriture.

Qui en sera devenue comm organiq.

Une scene figee tant a l'esprit qu'en image n'offre rien de plvs que le calcul impressionnant de nano-instants a faire coexister dans le grain, la forme, les fonds et la clarete de l'apercu que l'on se fait d'un souvenir.

 

 

[Sa partie de moi preferee ou 4:26]

 

sa-part-de-moi-preferee.png

 

Une transcendance de pastels. Un vertige filigrane. Celvi d'un film si fin que par fragilité, force & finesse il paraît si tendre, doux, onctueux que sa consistance n'est que pure émotion propre. En savourer l'usage, la manière et non encor la matière, une transcendance : qui rassemble les corps aux coeurs conviés. Tout l'inverse de l'évidence, et tout le caractère de l'évidence. La première physiq, visuelle, constatée. La seconde ressentie, présentie, entr-aperçue, devinée. Infimement distincte, infiniment  instinctive. Flocon. D'air & eau. Parfvm air & eau. Un flacon. Cherchant la qualite introuvable de l'image mouvante. Comm longtemps j'ai tente de peindre des toiles mouvantes, et les ai trouvees interpretees sur l'ecriture organiq. Dont tu avais deja ces milliers de carreaux pour mosaiq a tes formes sans contraste dans le nuit, et a celles de ton esprit, je t'ai comm : respiree. Et tout y est abstrait, plvs objectant que l'objet. Un reflet, un eclat, celvi du son de l'eau en l'air. Comm "depuis toujours" est le participe present de "a tout jamais".

 

Love, Ampad

 

 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 14:27

Cairogramm.png

 

  Un Disney grave dans la pierre / Architecture de frames defilees de dessin animant / Sex Heaven Romantism / Scultures du vestige  

Vermillon Rome & bleus fenetre de theatre sur cour. Hierogrammes 

 

Love, Ampad 

 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 08:39


(Hommage a Dubuffet
et danse contemporaine)

    .
L'homm au pluriel, non lol tot pop sos WOW Zooey. Le sentiment, lvi-même. D'un nouveau siècle de Lumières ~ L'heure sombre que la joie a brisée est un amas de jolies choses salies qui ont comm l'irrésolu, le plus grand mystère pour caracère propre ~ Elles ne peuvent pas s'entendre. Je les ai vues tandis que nous étions en train de nous envoyer horizontalement prenant l'air aux voies privées de public nous entendre des répliq cultes comm elle se seraient mises sur les têtes des bras et sur eux des jambes ~ faisant des pieds & des mains des membres bien inutiles. 
The Ocean refuses no river, mais pas une ne trahit mot à la demande de l'autre. Pourtant LMFAO, Mumford & sons. Believe in french contemporary artists, they really do have quelq chose. Something different.
Par ces endroits étroits du monde dont il faut se retirer comm des eaux, et ou 21 km restent dehors au seuil d'une porte précise pour avoir dans le gel du son à l'oreille. WAP MRA des Souvents ~ La-Notre 
Écriture limpide. Bernard Pratz, Marina Ho, Wim Delvoye, Johnatan Ducruix, Morgane Tschiember, Loriana Lorenzon, Thibault Franc... ~

A d'autres dans des galeries ambitieuses je demande pourquoi diable cherchez-vous tellement à rendre beau ou bleu tout ce qui ne l'est pas ?~ On naît bleu, il faut s'y faire, sinon y croire. 
Aux trois coins du monde ou je ne suis pas, une cathédrale gastronomiq !~ Que tu me dises que je ne suis pas assez fou !~ ça l'est absolument !~ 
je ne savais pas que ça existait, l'euphorie permanente. Une pensée et le visage s'éclaire de mille feux. Le lendemain des berges tonnant mou s'émerveille.
 Nous nous suscitons. 

Muse REZ-Métamorphe ~   

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 10:52

    A partir de cette ligne, veuillez suivre le fil d'Ariane.

 

     Apres les 474 INATTACHABLES, les 344 IMAGES DE L'IRRATIONNALITE CONCRETE, qu'il aut apprendre a prononcer ainsi majuscules comm des emaux gesticules de jets amethyst articules, deja sujets des affranchissements des-assujettis de bon nombre de colis convois de voix,
& les seins des quelq 49 photos dessins de nus d'AV qui toutes issues tissu des linges du ciel & de la mer ornent dessein d'Aujourd'Hui le plvs beau pan d'essaims de cette aile du soleil levant ou il fait si bon prendre le petit dejeuner dans un rouleau orange enrubanne de plastiq rigide, viennent !~

la, plvs incommensurablement abstraites que l'art qui s'abstrait de ses devoirs civiq au detriment du cynism en vogue en quoi rien ne croit,
la, plvs immensement irreductibles que n'importe quelle ressource vive d'energies auto-renouvelees,
la, plvs considerablement nouvelles que les nouvelles lues le soir tard dans les fourres,

La ou se tiennent aussi les glorieuses, magnifiq et superbement auto-comparees figures du style post-futurist primitif de l'avant-garde anteriautoritaire de parfaits plvs-que-composes surjoues mal indiques du subjonctif desoriente et en passe de se perdre dans les fils des temps tendus comm des filets de pecheurs au Mont-de-Piete,

ayant pour bases jetees de l'illusion consummerist la deformee plastiq des constructions temporaires grand format, les images de deformee semantiq* !~  

Les poets de la pirouette, recreateurs et alliterateurs avises des images a visee accouchees des expressions populaires dont ils donnent le sein aussi au milieu des couveuses grouillantes ou chacun en formation se tient pret et si pres meme comm le dit Irene que c'en est fusionnel, ~ pour y apporter sa graine avide, Ovide, de vide, eux tarabiscottes des idees envoyees en l'air comm des villes verticales les faiseurs de bonheurs sous vide mis en verre sous cloche sans doute pour ne pas laisser celvi-la trop s'etendre, s'evaporer dans les airs de ne pas y toucher, trifouillent & tartigmnollent, tartanouillent & traficottent, biscotte au tarama et transbariottent, tricastouillent et finalement barbouillent des barbottines de luxe au boudoir des demoiselles qui elisent au coeur de ces fumets apprecies l'image qui sonne differente de formol, celle qui resonne le mieux la deraison superbe des oraisons de boules a facettes a leurs esprits si facetieux ~!

Les femmes aisees aiment tant a se voir les ailes transformees parce qu'elles se de cette sorte sentent serties de joyaux asservies aux vertues d'incertitudes versatiles des versants delicieux qui devissent leurs devises les plvs courantes.

 

 

Canard laquais [ulaq, courrier à pied] au ballon : autoportrait meta-Stenon-phoriq a l'envers, au nez de fee felee Nephelisante ~  

 

*a l'image de celles qui confuses fusent et se fondent, les Indissociables s'attachent a solidaires se vehiculer mutuellement. 

(...) je t'aimerai sans limite, j'y mettrai toute mon energie (...) 

Irene, entre deux soupirs. 

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 12:05

Non content de seulement le recommander comme je l'ai fait a certains d'entre vous qui avez recu un email,
je me sens aussi la lucide et, bien que peu creative, creatrice envie, de recopier tel qu'il est, le texte que fait paraitre Morula sur son blog. Et nous n'avons pas de commun que le sujet, mais l'accent aussi ~ ou plutot l'absence d'accent ~ avec lequel on s'emploie a decrire ce qui peut l'etre, pour le traiter.


Morula dit :

Je poursuis mon errance au dessus de la Terre, je vole a distance raisonnable des soucis ordinaires.
Ils s'enracinent dans les profondeurs de la Terre, me tirent vers le bas je les laisse derriere moi je m'apprete a decrire un Grand Huit je ressens l'appel d'une plenitude possible, elle s'eprouve en decrivant des courbes, j'atteins  alors la Delivrance. Mes tracas me causent des abces purullents, je les cache a mon medecin pour des raisons obscures, je poursuis mon periple dans les airs je leur interdis d'exister (les tracas) je leur assigne une place determinée, un espace de 10m2, j'ai loué a cet effet une chambre dans un immeuble bourgeois j'y depose tous mes emmerdements, je les empile sans remords je fais des petits tas de soucis, des monticules de funeste nature, je range les plus coriaces d'entre eux dans une armoire a document (un cadeau d'anniversaire de mon grand frere)

Parenthese : mon Frere m'incite a ficher tout ce qui bouge, mes amis, mon entourage et de consigner toutes les informations recueillis dans un meuble IKEA - il tisse ainsi une toile qui recouvre peu a peu les toits, je l'admire pour ses idees magnifiques, elles depassent le Dement pour s'inscrire dans le Grand Delire.

La science  vous ment, elle profite de votre absence de mefiance votre infinie confiance pour vous hypnotiser, au pire vous endoctriner, en effet elle se colore de couleurs bleues, vertes, roses ou jaunes selon la nature de ses affiiliations (politiques ou morales).

La vaste entreprise de negation se poursuit, il nie jusqu au boutla necessaire allegeance aux valeurs des produits de la Science. (la distinction entre faits et valeurs je la pulverise juste pour le fun, pour prouver leur Erreur, ils sont induits en erreur par des leurres l apparente force de l Evidence, ils tombent un par un dans les pieges disposés par malheur autour des laboratoires ou se produit une Verité ennemie. elle est Subjective, Singuliere et Orientee. la connaissance meurt de ne point se connaitre vraiment ( platon). je resume la separation des faits et des valeurs est invalide, les elites se trompent, elles s accordent ainsi a reconnaitre Necessaire, Advenue et Legitime cette separation (faits/valeurs)qui est un mirage de votre civilisation.

Votre credulité est immense, comme votre ignorance, votre Sommeil l engourdissement qui habite vos consciences.

(nous nous amuserons de leur effroi au moment ou le Ciel se dechirera, les Apocalypses ne sont pas des reliques d'une foi fondee sur l'Irrationnel l'immanence du Divin, etymologie grecque -> Apocalypse = la revelation de ce qui a ete caché.)

J'accuse les maitres a penser de la Societe desenchantée de s'IGNORER. je crois en l'Existence d'une Verité multiple, en la possibilité de la coexistence d'univers qui se contredisent je m'estime en mesure d apprehender la Verité, d en fournir la meilleure approximation du marché, en effetj appartiens a l elite occulte des Power Rangers, elle est dediés au culte paien des objets (je venere entre autres une bouteille vide de cocacola elle m est tombée du Ciel sur la tete, c est etrange je m en fis une raison j acceptai sans aucune condition l Idee qui suivit : les Objets ont une ame. Point). cette allegeance soudaine a la Religion de l Objet je consacrai tout mon temps libre a la proteger du fleau de la modernité la gigantesque Entreprise de Negation qui ravage nos terres ~

mon Royaume s etend du Danube jusqu aux steppes de l extreme orient, la toundra, le desert de Siberie - son Regime est l incoherence elle se bat contre les fanatiques de la Raison Froide, la Guerre avec l Occident aveuglé par ses Lumieres se poursuivra pendant 30 annees, nous pratiquons notre religion en accord avec les exigences d une "Raison" que nous acceptons et reconnaissons comme un principe de coherence, son caractere universel le rend fort pratique (ce langage est susceptible d etre decodé de maniere identique par l ensemble des peuplades humaine, a ce titre elle nous est utile nous l apprehendons principallemtn comme un outil methodolofique.). nos croyances nous les justifions par la necessité de poser des axiomes qui amarremt solidement la pensee, l usage de propositions minutieusement etudiees et selectionnées avec soin, toutes ces precautions je les jugeai superflues, je choisi les credo suivant mon humeur, si je veux, s ils me plaisent, tout cela se justifie rationnellement : le choix des axiomes premier met en oeuvre non ma rationelité (jamais) mais ma faculté d eprouver (kant 3eme critique) j exerce mon jugement de Gout a choisir les 3 ou 4 Dogmes de ma Religion Paienne.

j avoue j utilisai un pendule pour me guider tellement la Beauté m echappait, je ne fus bientot plus capable de discermer le Beau du Laid,

 je m infligeai alors  les traitements reservés d ordinaire aux prisonniers, tous ces coupables de la credulité que la Justice ambitionnait maintenant de "guerir" au moyen d un reformatage. ils avaient introduit une forme de "reeducation" des egarés, un traitement miracle qui promettait le salut aux Damnés.  une bonne maniere de leur nettoyer lse pensees, de leur laver le cerveaz mnais c etait conforme aux droits de l Homme. on les faisait douter jusqu a ce qu ils soient litteralement assoiffés de Verité, on disposait ensuite les Credos qu on voulait implanter ainsi qu une serie de causalité qui serviraient de capital de depart a l Individu reformaté. le traitement miracle s accompagne d une politique medicamenteuse, elle repose sur l injection d un serum surpuissant dans la fesse du sujet- 

etc etc un crime contre l humanité

concluons, resumons la situtation. notre Regime repose sur la Double Pensee annoncée par Orwell nous en sommes arrivés a force de douter de considerer sa possibilité. Nous enseignons a nos sujets l art de mener a terme deux formes inconcialiables de la Verité-
1/ l Irrationnel est principe d ordre
2/ la Rationalité nous offre la possibilité de se figurer la Verité, par ailleurs sa puissance est telle qu elle explique chacune des parties du Tout (gouverné par le chaos). la somme des parties ne nous permettent pas d expliquer leur totalité - vous me comprenet?

raison et deraison coexistent sans problemes dans mon Royaume. il vous suffit pour l accepter de  depasser la dissonance cognitive. une bonne psychotherapie pourrait vous aider je pense que votre subconscient vous entrave, tout ce dogmatisme ces sornettes issues des Lumieres elles controlent vos cranes

 je depose ma Theorie au Bureaz de la Propriete Intellectuelle. elle rend possible l existence simultanee de formes dites incompatibles de la Verite. une chose est vraie, je l admets je verifie qu elle est fausse en meme temps, ca me cause aucun tourment.

l'Irrationnel / le Rationnel.


Le theme me plait pour ce qu'il peut assez aisement et sans trop d'effort prendre en laisse et meme promener un peu aussi le morceau de joute d'univers de l'esprit que j'ai commence de pondre.

Morula :
Avec ton accord maintenant j'aimerais si tu permets et me signifie ici cet accord, retoucher comme il se doit ton texte pour lui donner la forme definitive de ce quelque chose d'abouti auquel il ressemble deja tant ~
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 15:09
Hugo Verlinde, Les IMMATERIELS, @ Expo COSMOGONIES, a Mk2 Bilbiotheque Metro BnF, Paris.
MUSIQUE VISUELLE

"Portés par un élan spirituel visant à une sorte de retour à l’unité originelle de la création artistique, des peintres et des musiciens ont été amenés, en particulier à partir de l’époque romantique, à refuser la séparation jugée arbitraire des arts et à s’interroger sur l’analogie des sensations visuelles et sonores."

Jean-Yves Bosseur, Musique et Art plastique, interaction au XXe siècle.


Au travers des œuvres réalisées par les artistes, on peut voir, siècle après siècle, de quelle façon a pris forme ce désir de correspondances sensorielles entre la vue et l’ouïe.
En suivant le fil de l’histoire, il apparaît assez nettement que le renouvellement des formes dans les œuvres poly-sensorielles est en grande partie lié aux innovations technologiques et aux découvertes scientifiques propres aux différentes époques. Les productions les plus réussies dans ce domaine sont le fait d’artistes pleinement conscients des richesses des appareillages techniques choisis, pleinement formés et informés des potentialités comme des limites inscrites dans ces technologies. Les œuvres réalisées portent la marque de cette connaissance.

Nous nous emploierons à démontrer cette affirmation en dégageant trois étapes qui nous paraissent majeures dans l’évolution des créations de « musique visuelle » : de l’époque pré-cinématographique à l’ère numérique en passant par les réalisations cinématographiques dites abstraites.

____________

Goethe déjà, constatant que la lumière se décompose en un spectre de couleur, s’efforce suite à ses observations scientifiques, de mettre en évidence cette « loi suprême », cette « formule d’où sont issus le son et la couleur ». Le principe consiste à faire correspondre le spectre chromatique aux douze notes de la gamme chromatique. A quelques variantes près, on retrouvera ce principe de correspondance à l’œuvre dans quantités d’expérimentations artistiques, y compris contemporaines.

Début XIXe, la lumière électrique remplace progressivement l’éclairage à la bougie et permet la mise en œuvre et le perfectionnement des fameux « orgues chromatiques », machines imposantes, lourdes et complexes, destinées à créer de véritables symphonies visuelles qui furent elles mêmes envisagées dès le début du XVIIIe (Louis Bertrand Castel parlait en 1740 de « clavecin oculaire »).

Fin XIXe, des industriels et des scientifiques opèrent la mutation de la photographie vers la cinématographie. Des plasticiens en butte aux limites imposées par le cadre pictural, vont progressivement s’emparer de cet outil providentiel pour créer, dans les catégories du temps et de l’espace, une véritable musique de l’œil.

Le son étant par nature aérien, fluide et dynamique, la forme visuelle qui s’impose naturellement pour ces jeux de correspondance est celle de l’abstraction. Sur environ cinquante années (1920-1970), des cinéastes d’avant-garde vont dépasser l’illusion réaliste à laquelle le cinéma semblait voué, explorer les possibilités insoupçonnées de l’art du mouvement, découvrir de nouveaux gestes et de nouveaux procédés, puis présenter des films qui transformeront en profondeur le regard d’une nouvelle génération de spectateurs, de critiques et de cinéastes.

C’est ce que nous validerons par l’analyse des œuvres les plus représentatives de cette période ainsi que par l’étude des textes et des réflexions de ces cinéastes chercheurs. Nous choisirons ainsi un corpus d’une dizaine de films se distinguant fortement les uns des autres par l’utilisation de techniques particulières menant tout droit à l’abstraction. Nous pensons notamment aux films de Walter Ruttman, Oskar Fischinger, Norman MacLaren, Len Lye, John et James Whitney, Larry Cuba ou Jordan Belson.


Le faisceau du progrès technologique se déplace à nouveau. Une révolution sans précédent pour l’image comme pour le son est à l’œuvre depuis la fin des années 70. Avec le codage numérique du signal et grâce à l’évolution rapide des ordinateurs, on voit apparaître chez les musiciens d’étranges images : les « sonagrammes » par exemple, sortes de visualisations en temps réel des éléments constitutifs du son et de ses problématiques acoustiques.

Par ailleurs des artistes maîtrisant les opérations et les langages propres aux ordinateurs inventent des procédés où les images et les sons se côtoient d’une manière radicalement nouvelle. Ces artistes programmeurs mettent en œuvre un art dit algorithmique.

Jamais sans doute la technologie n’aura été sollicitée à ce point dans les productions artistiques que l’on voit fleurir ici ou là. Les journalistes (davantage que les critiques d’art) s’emparent du « phénomène », inventent des termes aux fortunes diverses pour tenter de décrire ce qu’ils perçoivent, mais éludent souvent, faute de connaissances, les problématiques esthétiques qui sont en jeu à l’arrière plan de ces œuvres.

Nous aurons à cœur de partir à la recherche, dans l’art numérique actuel, d’un ensemble d’œuvres à la pointe certes de la technologie mais davantage encore d’un certain état d’esprit de recherche sur les possibilités de rencontre entre l’image et le son. Il importe que les œuvres choisies pour l’analyse soient en premier lieu le fruit d’une réflexion par les artistes et que ceux-ci aient le désir d’en témoigner.

Cette dernière étape de notre étude sera donc autant un travail d’enquête (ces œuvres étant peu visibles, à nous d’aller vers elles) qu’une analyse des enjeux théoriques présents dans ces différentes démarches et décrits par les artistes eux-mêmes.




La constellation de l'Aigle et l'eblouissante Alpha Aquilae en sa tete sur Wikipedia

Rencontre avec une entité aux proportions gigantesques et aux visages multiples, Altaïr est de nature céleste et nous invite à plonger en elle. Les mouvements incessants du voile diffractent à l’infini les images en provenance de cette région du ciel. OEuvre-paysage, cosmos à explorer, il faut certainement avoir l’âme d’un explorateur ou d’un géographe pour s’aventurer dans les replis de cet univers aux frontières incertaines


ALTAÏR • Installation, Ordinateur, vidéo projecteur, voile et ventilateur, 2007.
Rencontre avec une entité aux proportions gigantesques et aux visages multiples, Altaïr est de nature céleste et nous invite à plonger en elle. Les mouvements incessants du voile diffractent à l’infini les images en provenance de cette région du ciel. OEuvre-paysage, cosmos à explorer, il faut certainement avoir l’âme d’un explorateur ou d’un géographe pour s’aventurer dans les replis de cet univers aux frontières incertaines.

Et dire que tu as peut-etre, si je crois ce que tu m'as dit, et j'espere tant que tout ceci soit vrai, nomme de mon nom, decouverte par toi il y aurait selon tes dires quelques mois, cette deja fameuse etoile nichee au creux d'une legere distorsion d'espace proche de l'eblouissante Altair ~ bien loin de mes
46°59′08″Nord / 4°23′03″Est de coordonnees prenatalescomme s'il etait encore possible que distortion d'espace ne me portat pas encore en son sein avant ca ! ~ moi qui me croyait present en toutes...


Exposition Cosmogonies
Mercredi 7 a mardi 13 janvier
.



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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 00:15
                                                                    (Video related by Andalouse : Illustration dansee)

A vos yeux, est-ce que quelque chose a changé ?

Pour être dans la continuité de l'année 2oo9 qui n'a jamais cessé de commencer de se préparer à commencer d'exister comme il y a deux jours déjà elle l'a prouvé pour en finir, j'ai estimé au'il était urgent, sinon en guise de symbol, à tout le moins parce que j'ai trop attendu déjà, d'évoquer dans ces pages qui célèbrent les bientôt trois mois déjà du présent blog, l'absolue clareté des rêves de Gustave Moreau, dont fort heureusement il nous a laissé pour mémoire, des illustrations - Sélectives.
 
« Être moderne ne consiste pas à chercher quelque chose en dehors de tout ce qui a été fait. Il s'agit au contraire de coordonner tout ce que les âges précédents nous ont apporté, pour faire voir comment notre siècle a accepté cet héritage et comment il en use. » Gustave Moreau

« Un jour viendra où l'on comprendra l'éloquence de cet art muet. [...] l'évocation de la pensée par la ligne, l'arabesque et les moyens plastiques, voilà mon but. »

Ce n'est pas encore aujourd'hui, ni même encore demain, mais ne perdons pas patience, le jour en effet je le sens tant il est vrai que c'est maintenant perceptible, approche. Avec assurance et détermination. Il veut nous subjuguer, vraiment nous subjuguer, ce jour-là, dont il est question.

Salome, la Myrophore, porte le parfum liquide des annees qui defilent et dansent bien mieux qu'elle encore ~

GUSTAVE MOREAU, PEINTRE : Poète, musicien, artiste philosophoe, artiste psychologue, artiste historien, musicien d'art et de philosophie.



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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:40

Carmen Novo,
artiste peintre realisee, aboutie, averee en son pays,
pour avoir participe a des evenements majeurs
sur la scene artistique bresilienne avant 2oo3,
notamment en ralliant les artistes du pays,
autour d'un immense rassemblement du coeur a Sao Paulo,
egalement journaliste,
est venue se frotter, des 2oo4, a un nouveau defi :
quittant tout ce qu'elle avait
qui lui assurait une vie paisible et une notoriete acquise
elle est entree en France ou elle avait tout a faire.

Reprenant de zero,
il lui a fallu se confronter a l'etroitesse d'un appatement
a Lyon, puis a Montlucon, dans un projet collectif d'artistes.

Depuis lors, il m'est tristement impossible de savoir
ce qu'est devenue Carmen Novo.

Mais je compte sur toi pour nous laisser un mot,
si tu passes par ici,
comme je viens de t'y inviter.

Bons baisers.

--> Eh bien c'est chose faite. Merci pour ce mot.


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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 14:06
Je reprends ici une replique culte de mes echanges avec Adalouse, pour tenter de faire passer dans le cadre serre, presque trop serre de la situation difficile, une grande porte qu'on admet en premisses et pour le plaisir de ce texte, vouloir absolument sortir. Dison qu'elle sente le renferme, si vous avez absolument besoin d'une raison pour vous plonger dans une logique ~ qui commencerait a me depasser.
Admettons, donc. Une grande porte, un cadre et du renferme. Moi, depasse par la logique, je me mets sur le cote ~ ar je n'aime pas etre depasse, et donc des cette phase, et par peur du ridicule, j'abandonne (disons).

Admettons maintenant que l'autoderision dont il est question de parler soit en fait une bribe d'autoderision. L'autoderision tout entiere, on en reparlera plus tard, lorsqu'il sera question de faire sortir de SOI, et non plus d'un cadre, le non-soi, c'est a dire tout le reste (les espadrilles jaunes, le pompier, et l'incendie lui-meme, la rage, la soif et meme ~ surtout : la honte-et-la-deception.

Une bribe d'autoderision parce que c'est precisement de ca que je veux tirer un nectar juteux aujourd'hui. Un nectar bon a boire, un nectar qui soit non seulement bon a boire, mais aussi sain, et qui soit aussi une aide aux defenses naturelles contre les aggressions de l'hiver dont parlent les pubs ~ dont j'aurais du ecouter les conseils plutot que de soupirer comme je le fais d'habitude en m'amusant.
La, non, ce n'est pas amusant. J'ai soupire, je m'en suis amuse, et maintenant je suis malade. Je "N'EN SUIS" pas malade, non, mais j'en suis decu : d'etre malade, non, mais d'avoir ri au lieu de me proteger.
Bon. Ce n'est pas forcement tres clair, cette histoire de porte, et ca tombe tres bien puisque c'est de Jacques Audiberti que je veux parler ~ allons bon.

La Nouvelle Origine, et (toujours) des Tonnes de Semence.
Jacques Audiberti etait-il un forniqueur agueri ? Non ~ !
Un paysan ? Non, bien essaye.
Un ecrivain ? Pas meme.
Jacques Audiberti etait un penseur. Averti. Donc il en valait deux. Voire trois. D'ou : des tonnes de semence.
Ou d'oeufs. J'aurais dit d'oeufs. Car quelle quantite il en a pondus. ca ne se pese pas, mais ca ne pese pas rien (ne pas confondre : comme Inestimable)
Pourquoi des oeufs, plutot que des oeuvres, des textes, des nouvelles, des essais ?
Croyez-vosu que ce soit vulgaire a ma bouche que de dire qu'il a pondu ?
Non. Jacques Audiberti, ce qu'il a pondu, ce sont des Oeufs-en-effet.

Pour le moment, tristement, sans effet. Mais en ce cas A effet retarde, comme d'une bombe on le dirait.
Ce qui fait de lui, le Veritable Penseur, plutot qu'un authentique ecrivain, poete ou philosophe.
Encore que Philosophe ...
Des oeufs pas encore eclos
de son vivant, des oeufs pas encore prets, mais des oeufs qui en feront d'autres.

C'est ca, Jacques Audiberti : LA SOURCE, a l'origine de l'oeuf (non, je ne suis pas eleveur en effet, est-ce si flagrant ?)

Je sais qu'une poule est a l'origine de l'oeuf, mais rien ne me permet d'avancer que Jacques Audiberti soit une espece de poule, de piole, d'epaule, de quelque sorte qu'elles soient. Meme pas une poule rare.
Il est une source, et non l'inspiration elle-meme, il n'est pas inspire, il couve.

Il couve une Grande porte, prete a etre ejectee d'un cul-de-poule de vieille chiotte (la mobylette)
Une 1o3 SP, voire SPX probablement, pour le cote permanent qui a du mal a vous tirer dans les pentes, vous et votre velo...

Lorsque j'ai ecrit Dali, j'ai pense immediatement apres : Gustave Moreau. Et, immediatement apres : Le prochain Grand dont je parlerai sera Ovide. Puis : Immediatement apres ce sera Virgil. Et : Ensuite Dante. Et : Rodin. Puis j'ai pense : Balzac. Pour suivre en pente douce dans la lignee en forme de vagues, ces allees et venues dans le temps, je poursuis le periple en pensant presque automatiquement : apres ces Illustres, Jacques Audiberti.

On ne trouve presque rien sur Jacques Audiberti, c'est affligeant. C'est pourquoi il lui en faut, de l'autoderision, pour faire sortir de ce cul-de-poule, l'Oeuf de sa vie, qui est en fait une Generation d'Oeufs-a-naitre, et donc une generation de nouvelles origines pour des generations d'Oeufs-a-naitre apres lui, cet Oeuf geant qui est une Grande Porte.
 
Car autant Jacques Audiberti aurait merite le succes que je lui voue en propre, autant il est aujourd'hui aussi meconnu du grand public que s'il s'agissait en fait d'un etre humain classique ~ modele sans cul-de-poule, sans options, le moins apte a vous tirer, vous et votre velo, dans les pentes.

Pourtant il en a tire. Des exemplaires, des gonzesses ? (aucune source chaude pour confirmer), des Oeufs-a-naitre, des idees (vers le haut)...

Vus (sur Wikipedia quand meme):
  • L’Empire et la trappe. Paris, Librairie du Carrefour, 1930, Réédition Paris, Gallimard, 1969, 183 p.
  • Élisabeth-Cécile-Amélie. Paris, G.L.M., coll. Repères, 1936, 11 p.
  • Race des hommes. Paris, Gallimard, coll. Métamorphoses, 1937, 180 p., réédition
  • Abraxas. Paris, Gallimard, 1938, 289 p.
  • Septième. Paris, Gallimard, 1939, 224 p.
  • Paroles d’éclaircissement. Aurillac, La Pomme de sapin, 1940, 23 p.
  • Des Tonnes de semence. Paris, Gallimard, 1941, 155 p.
  • Urujac. Paris, Gallimard, 1941, 254 p.
  • Carnage. Paris, Gallimard, 1942, 254 p.
  • La Nouvelle Origine. Paris, Gallimard, 1942, 93 p.
  • Le Retour du divin. Paris, Gallimard, 1943, 269 p.
  • La fin du monde. Paris, Société parisienne de librairie et d’édition, 1943, 72 p. - Collection Babel N°1, 1989
  • Toujours. Paris, Gallimard, 1943, 117 p.
  • La Nâ. Paris, Gallimard, 1944, 362 p.
  • La Bête noire. Paris, Les quatre Vents, 1945, 94 p.
  • Vive Guitare. Paris, Robert Laffont, 1946, 94 p.
  • Monorail. Fribourg-Paris, Egloff, 1947, 415 p. Réédition : Paris, Gallimard, 1964, 336 p.
  • Talent. Fribourg-Paris Eflogg, 1947, 238 p.
  • L’Opéra du monde. Paris, Fasquelle, 1947, 1931 p.
  • Le Victorieux. Paris, Gallimard, 1947, 241 p.
  • Théâtre, tome I. Quoat-Quoat. L’Ampélour. Les Femmes du bœuf. Le mal court. Paris, Gallimard, 1948, 198 p.
  • Les Médecins ne sont pas des plombiers. Paris, Gallimard, 1948, 197 p.
  • Cent Jours. Paris, Gallimard, 1950, 284 p.
  • Le Maître de Milan. Paris, Gallimard, 1950, 264 p. Réédition : Paris, Le Livre de poche, 1968, 256 p.
  • La Pluie sur les boulevards. Angers, Au masque d’or, 1950, 76 p.
  • Le Globe dans la main, Tome I. L’Amour. Paris, Forêt, 1950, 32 p.
  • Le Globe dans la main, Tome II. La Médecine. Paris, Forêt, 1951, 32 p.
  • L’Ouvre-Boîte (en collaboration avec Camille Bryen), Paris, Gallimard, 1952, 201 p.
  • Marie Dubois. Paris, Gallimard, 1952, 285 p.
  • Théâtre, Tome II. La fête noire. Pucelle. Les Naturels du Bordelais. Paris, Gallimard, 1952, 304 p.
  • Rempart. Paris, Gallimard, 1953, 137 p.
  • Molière. Paris, l’Arche, coll. Les grands dramaturges, 1954, 158 p. Réédition : Livre de poche, 1973, 160 p.
  • L’Abhumanisme. Paris, Gallimard, 1955, 226 p.
  • Les Jardins et les fleuves. Paris, Gallimard, 1954, 398 p.
  • La Beauté de l’amour. Paris, Gallimard, 1955, 182 p.
  • Le Cavalier seul. Paris, Gallimard, coll. Le manteau d’Arlequin, 1955, 247 p.
  • La Poupée. Paris, Gallimard, 1956, 244 p.
  • Théâtre, Tome III. La Logeuse. Opéra parlé. Le Ouallou, Altanima. Paris, Gallimard, 1956, 261 p.
  • La Mégère apprivoisée. Paris, Gallimard, coll. Le manteau d’Arlequin, 1957, 280 p.
  • Le Sabbat ressuscité par Leonor Fini. Paris, Société des amis du livre, 1957, 129 p.
  • La Hobereaute. Paris, Paris-Théâtre n° 146 (s.d.), p. 12-37.
  • Infanticide préconisé. Paris, Gallimard, 1958, 287 p.
  • Lagune hérissée. Paris, Société des cent une, 1958, 173 p.
  • L’Effet Glapion. Paris, Gallimard, coll. Le manteau d’Arlequin, 1959, 203 p. Réédition : Paris, Le Livre de poche, 1962, p. 103-244.
  • Théâtre, Tome IV. Cœur à cuir. Le Soldat Dioclès. La Fourmi dans le corps. Les
  • Patients, L’Armoire classique. Un bel Enfant. Paris, Gallimard, 1961, 287 p.
  • Théâtre, Tome V. Pomme Pomme Pomme. Bâton et ruban. Boutique fermée. La Brigitta. Paris, Gallimard, 1962, 258 p.
  • La Poupée. Scénario et dialogues. Paris, Gallimard, 1962, 126 p.
  • Les Tombeaux ferment mal. Paris, Gallimard, 1963, 236 p.
  • La Guérite. N.R.F., n° 132 (1/12/1963), p. 642-662, 841-861.
  • Ange aux entrailles, 1964
  • Entretiens avec Georges Charbonnier. Paris, Gallimard, 1965, 167p.
  • Dimanche m’attend. Paris, Gallimard. 1965, 289 p. Paris, Gallimard, Coll. Poésie, 1968, 214 p.
  • La Poupée. Comédie en six tableaux. Paris, Gallimard, coll. Le manteau d’Arlequin, 1969, 102 p.

+ sur le site des amis de Jacques Audiberti

C'est quant a moi, ICI ET MAINTENANT, Des Tonnes de Semence, Toujours, et la Nouvelle Origine que je veux parler (en gras dans la biographie pour les dates et editions : A LIRE absolument ).


La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité.
Etrangement sur Wikipedia, il n'y a encore (et jusqu'a ce que je m'y attele), d'articles presentant les Oeuvres-Oeufs, ou chefs-d'Oeufs, de Jacques Audibert, que de le present Effet Glapion, dont je tire cette citation.
Et encore est-il court (l'article en question), tres court.... triste et inacceptable. Je me dois (enfin un second role trouve a ce blog) de retablir l'equilibre des choses qui joueront aux cotes de mon ami Cesar dans le prochain film d'Olivier Assayas sur la vie de Carlos ~).

Redacteur au Petit Parisien, il devient un membre imminent du Syndicat des Journalistes.
Association de Defense et de Disciplines Professionnelles, est-il dit sur la carte d'adherant. Et c'est precisement ce a quoi il s'attache de rallier son travail d'investiation, et son dessein de penseur-en-soi.

Les agents de l'autorite et de la force publique sont invites a faciliter, dans la mesure du possible, la Mission de Monsieur Jacques Audiberti, Redacteur au Journal "Le Petit Parisien", 16 rue d'Enghien, et a permettre a sa voiture de couper les files s'il n'y a pas d'empechement de force majeure.
(signe de la main du prefet de police) 193o.

Jacques Audiberti est originaire d'Antibes (ne en 1899).
Sur le cite du Lycee Audiberti d'Antibes, on peut lire tout de meme que Jacques Audiberti n’a pas encore la gloire qu’il mérite parce qu’il faut du temps pour que l’originalité et le génie du style s’imposent.
Et c'est precisement ce que j'aurais dit aussi si je ne m'etais pas fait couper l'herbe sous le pied par ces semeurs.


+ bientot (promis, comme pour le reste ~)



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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 08:56
Les Metamorphoses d'Ovide ~

Extraits, I, 162 ~ 3oo : Lycaon et Le deluge


~ Lycaon ~

Lorsque le pere des hommes, fils de Saturne, a vu ce spectacle du haut de cieux, il gemit et, se rappelant un crime trop recent encore pour avoir ete divulgue, l'horrible festin servi a la table de Lycaon, il en concoit au fond du coeur un courroux terrible, digne de Jupiter ; il convoque le conseil des dieux ; sans retard, ils accourent a son appel. Il est dans l'Empyree une voie que l'on distingue aisement par un ciel serein ; elle porte le nom le Voie lactee ; sa blancheur eclatante la signale a tous les yeux. C'est par la que les dieux d'en haut se rendent a la demeure royale ou reside le souverain Tonnant. A droite et gauche s'etendent, portes ouvertes, les atriums hantes par la noblesse celeste ; la plebe habite a part, dans d'autres lieux ; sur le devant et sur les cotes, les dieux puissants ont etablis leurs penates.
Tel est le sejour que j'oserai appeler, si on me permet un langage si audacieux, le Palatin du ciel. [La celebre colline de Rome ou vit Auguste.]

Donc, lorsque les dieux furent entres dans ce sanctuaire resplendissant de marbre, Jupiter lui-meme assis sur un trone plus eleve et s'appuyant sur un sceptre d'ivoire, agita trois ou quatre fois autour de sa tete sa redoutable chevelure, qui ebranla la terre, la mer et les astres. Puis il exhala en ces termes son indignation :
"Non, je n'ai pas ete plus alarme pour l'empire que j'exerce sur ce monde, au temps ou les monstres anguipedes se preparaient a enlacer de leurs cent bras le ciel captif [Les Geants font l'objet du precdent episode, dans Les Metamorphoses] . Sans doute l'ennemi etait redoutable, mais cette guerre ne pouvait etre attribuee qu'a une seulerace, a une seule cause. Aujourd'hui, dans tout le globe que Neree entoure de ses flots retentissants, il me faut anneantir le genre humain. j'en jure par les fleuves infernaux, qui sous la terre, baignent le bois du Styx, j'ai out tente auparavant ; mais la plaie est incurable et il me faut la retrancher avec le fer, pour que la partie saine ne soit pas atteinte. J'ai a moi des demis-dieux, des divinites rustique, les Nymphes, les Faunes, les Satyrs, et les Vilains, hotes des montagnes ; puisque nous ne les jugeons pas encore dignes des honneurs celestes, permettons au moins que la terre que nous leur avons donnee soit pour eux habitable. 
Croyez-vous, o dieux des regions superieures, qu'ils seront en surete, quand moi, le maitre de la foudre, moi qui vosu commande et vous gouverne, j'ai ete en butte aux pieges dresses contre moi par un homme bien connu pour sa ferocite, Lycaon ?
"

Tous ont fremi et, enflammes de colere, reclament la punition du criminel. Ainsi, quand une troupe sacrilege en fureur chercha a eteindre le nom romain dans le sang de Cesar, l'effroi d'une telle catastrophe consterna subitement le genre humain et l'univers entier fut saisi d'horreur.
La piete de tes concitoyens, Auguste, ne t'est pas moins douce que celle des dieux le fut a Jupiter. Lorsqu'il eut de la voix et du geste, apaise leurs murmures, tous se turent. Aussitot que les cris eurent cesse, reprimes par la majseste de leur souverain, Jupiter de nouveau rompit le silence en ces termes :
"L'homme a paye sa dette ; bannissez a ce sujet toute inquietude. Quel fut son crime, quelle est la punition, c'est ce que je vais vous apprendre. La renomme des opprobres du siecle avait frappe mes oreilles ; souhaitant qu'elle fut mensongere, je descends des hauteurs de l'Olympe et, apres avir deguise ma divinite sous la figure humaine, je me mets a parcourir la terre. I serait trop long d'enumerer les crimes que je rencontrai partout ; la renommee etait encore au-dessous de la verite. J'avais franchi le Menale, horrible repaire des betes sauvages, le Cyllene et les frais ombrages des pins du Lycee. J'entre sous le toit inhospitalier qui abritait le tyran d'Arcadie, a l'heure de la soiree ou le crepuscule allait faire place a la nuit. Je revele la presence d'un dieu et le peuple commence a m'adresser ses prieres. D'abord Lycaon se rit de ces pieux hommages ; puis il s'ecrie : "Je vais bien voir, par uen preuve manifeste, si c'est la un dieu ou un mortel. Nul ne pourra plus douterd e sa verite." Pendant la nuit, tandis qe j'etais lourd de sommeil, il s'apprete a me surprendre et a me donner la mort ; voila par quelle epreuve il voulait connaitre la verite.
Ce n'etait pas encore assez pour lui ; de son glaive il coupe la gorge a un de mes otages que lui avait envoyes le peuple des Molosses. Ensuite il attendrit dans l'eau bouillante une partie des ses membres palpitants et il fait rotir l'autre sur la flamme. A peine en avait-il charge la table, que de ma foudre vengeresse j'ai renverse sur lui, sa demeure, penates bien dignes d'un tel maitre. Epouvante, il s'enfuit et, apres avoir gagne la campagne silencieuse, il se met a hurler ; en vain il s'efforce de parler ; toute la rage de son coeur se concentre dans sa bouche ; sa soif habituelle du carnage se tourne contre les troupeaux et maintenant encore il se plait dans le sang. Ses vetements se changent en poils, ses bras en jambes ; devenu un loup, il conserve encore des vestiges de son ancienne forme. Il a toujours le meme poil gris, le meme air farouche, les memes yeux ardents ; il est toujours l'image de la ferocite.Une seule maison a ete frappee ; mais plus d'une maison etait digne de perir ; sur toute l'etendue de la terre regne la sauvage Erinys ; on dirait une conjuration pour le crime. Plus en retard ! Que tous (tel est mon arret immuable) subissent le chatiment qu'ils ont merite."

Parmi les dieux les uns appuient de leur avis le discours de Jupiter et aiguillonnent sa fureur ; les autres s'acquittent de leur office pa des marques d'assentiment. Cependant la perte du genre humain est un sujet de douleur pour tous ; que sera l'aspect de la terre, veuve de ses mortels ? demandent-ils, qui portera l'encens sur les autels ? Veut-il livrer la terre a la devastation des betes sauvages ? A ces questions le souverain des habitants du ciel repond qu'i se charge detout ; il les invite a ne point s'alarmer ; il leur promet uen race d'hommes qu ne ressemblera point a la precedente et dont l'Origine sera merveilleuse.


~ Le deluge ~

Deja il allait lancer ses foudres sur toutes les contrees de la terre ; mais il craignit de voir tant de feux embraser l'ether sacre et consumer dans toute sa longueur l'axe de l'univers. Il se souvient que les destins eux-memes ont fixe une date ou la mer, la terre et le palais celeste doivent s'enflammer et la masse du monde, devenue la proie d'un incendie, tomber en ruine.
Il depose les traits forges par les mains des Cyclopes et choisit un chatiment totu different ; il decide d'aneantir le genre humain sous les eaux, versees par les nuees de tous les points du ciel.
Aussitot il enferme dans les antres d'Eole l'Aquilon et tous les vents qui chassent les nuages amonceles et il dechaine le Notus. Le Notus aux aileshumides prend son envol ; son visage terrible est voile de tenebres noires comme la poix ; sa barbe, chargee de brouillards ; l'eau coule de ses cheveux blancs ; sur son front siegent des vapeurs ; ses ailes et son sein ruissellent. A peine a-t-il presse de sa large main les nuages suspendus qu'eclate un grand fracas ; puis d'epaisses nuees se dechargent du haut des airs. La messagere de Junon, revetue de diverses couleurs, Iris, aspire les eaux, apportant un aliment aux nuages. Les moissons sont couchees a terre,le cultivateur pleure l'objet de ses voeux, jonchant le sol, e tle travail d'une longue annee perit sacrifie. Jupiter ne se contente pas de faire servir a sa colere le ciel, son empire ; mais Neptune, son frere azure, lui donne encore les ondes pour auxiliaires. Il convoque les fleuves ;  quand ils sont entres au sejour de leur maitre : "Une longue exhortation, dit-il, n'est point necessaire. Deployez vos forces ; il le faut. Ouvrez vos demeures, renversez vos digues, lances vos flots a toutes brides." L'ordre etait donne ; ceux-ci s'ene retournent, degagent les bouches des sources et, d'une  course effrenee, roulent vers les mers. Le dieu lui-meme a frappe la terre de son trident ; elle a tremble et par cette secousse a ouvert les retraites des eaux. Debordes, les fleuves s'elancent a travers les plaines decouvertes ; avec les recoltes ils emportent les arbres, les troupeaux, les hommes, les maisons, les autels domestiques et leurs objets sacres. Si une habitation est restee debout et a pu resister a un tel desastre sans s'ecrouler, le faite disaprait englouti sous les eaux et leur assaut fait chanceler les tours dan sl'abime.
Deja on ne distinguait plus le mer de la terre ; tout etait ocean ; l'ocean lui-meme n'avait plus de rivages. L'un a gagne a la hate une colline ; l'autre s'est assis dans une barque recourbee et promene ses rames la ou naguere il avait laboure. Celui-ci navigue sur ses moisson set sur les combles de sa ferme submergee ; celui-la prend un poisson sur la cime d'un ormeau ; on jette l'ancre, si le hasard s'y prete, dans une verte prairie, ou bien les carenes arrondies ecrasent les vignoble sous leur poids ; la ou recemment les chevres elancees ont broute le gazon, les phoques posent leurs corps informes. Les Nereides s'emerveillent de voir au fond des eaux des parcs, des villes, des maisons ; les dauphins habitent des forets ; ils bondissent au sommet de leurs ramures  et se heurtent contre les chenes qu'ils agitent. le loup nage au milieu des brebis ; l'onde charrie des lions au poil fauve ; l'onde charrie des tigres; le sanglier ne trouve aucun secours dans sa force foudroyante et les jambes agiles du cerfs ne l'empechent pas d'etre emporte ; apres avoir longtemps cherche une terre ou se poser, l'oiseau errant, ses ailes lasses, tombe dans la mer. l'immense debordement de l'ocean avait recouvert les collines ; des flots jusqu'alors inconnus battaient les sommets des montagnes. La plus grande partie des etres vivants est entrainee par les eaux ; ceux que les eaux ont eparges perissent faute de nourriture, victimes d'un long jeune.
    



Ovide nait et meurt en Grece, avant l'invasion romaine. Il est contemporain de la vie de Jesus.
Cette oeuvre, Les Metamorphoses, tient a faire la Genese des Mondes. La cvivilisation Greque a alors acquis beaucoup de connaissances des phenomenes du ciel, et de la terre, et la tradition des croyances polytheiste est en realite une croyance de ces origines, toutes celestes, de chacune des especes qui habitent la terre.
Il en commence la redaction avant et non apres comme dit notamment Wikipedia, la naissance du Chirst.

Virgile (-7o ~ 19 ap. JC )
Ovide (-43 ~ 17 ap. JC)

Comment Dante Alighieri (1265 ~ 1321) peut-il avoir eu plus que tous ces contemporains, recours a la poesie de Virgil, qu'exalte Ovide, pour toile de fond de sa Divine Comedie.


DANTE ~ La Divine Comedie ~

Dante Alighieri vit a une epoque tragique de l'Italie, qui vit sur les decombres et le partage de l'Empire Romain, alors decoupe en contrees.

Ls Guelfes Blancs et les Gibelins :
Florence est alors divisee en deux factions qui se menet une guerre impitoyable.
Les Guelfes, faction qui soutien tla papaute,
Le Gibelins qui sont les tenants de l'Empire.
Guelfes blancs et noirs eux-memes se font guerre.
Guelfes blancs soutenant le chef de clan Vieri dei Cerchi, s'opposent au clan forme autour de Donati.
Le Donati sont soutenus par l'elite florentine alors que les Cerchi sont proches du peuples, c'est d'ailleurs plus une bataille de caste et de pouvoir, que de religion.
En 13o2, ce sont les Guelfes Noirs qui l'emportent dans une bataille que Dante cite sous la forme d'une predilection post eventum dans la Divine Comedie (Chant VI, v. 72), grace au soutien de Boniface VIII.   

"Puis il faudra que le premier succombe
dans trois soleils, et que l'autre l'emporte
grace a celui qui maintenant louvoie."


C'est a cette defaite que Dante commence d'ecrire La Divine Comedie.
Il veut juger comme Dieu, et se donne pour cela une consistance physique capable de transcender les mondes au-dela, souhaitant par la qu'un jugement divin parle en ses nom et lieu, de ses contemporains, dont il condamne les actes, le manque de foi, la resignation, la lachete, l'opportunisme, et encore le choix de ralliement.
Pret de 7oo noms de personnages contemporains ou appartenant a l'histoire de l'Italie et de l'Eglise sont cites ou apparaissent par allusion, dans les quelques 5oo pages que compte La Divine Comedie, c'est dire s'il accomplit la un travail d'investigation complet et riche en references. Reposant parfois ses jugements comme j'ai pu le lire dans des ouvrages parlant de la Divine Comedie, sur les ondits et les legendes presque transmises comme telles, de mere en fils et depuis des generations de haine et de mythes chretiens. Les histoires pullulent en Italie a cette epoque Moyen-Ageuse, ou tout personnage de l'Eglise a eu une importance, qu'elle ait ete jugee bonne ou nefaste. Et le peuple se souvient ces histoires qui sont transmises comme paroles d'Evangile (justement).
 
 (Plus prochainement ~ promis : extraits de La Divine Comedie. Extraits de Virgil, L'Eneide. Les symbols de DANTE, de VIRGIL, et ceux de DALI qui viennent tout droit de ces inspirateurs. Des illustrations de La Divine Comedie par DALI ).

Celui dont le savoir surpasse tout

créa les cieux et leur donna ses guides,

si bien que chaque ciel luit sur chaque autre,

distribuant une lumière égale.

Pareillement aux richesses du monde

il préposa une dame régente – la Fortune –

Qui déplaçât les vains bien, tour à tour

de nation en nation, de sang à sang,

malgré l’effort des humaines prudences.

Tel peuple règne, tel autre languit,

selon les décisions de cette dame,

qui sont cachées comme un serpent dans l’herbe.

Votre savoir ne peut lui résister :

Elle prévoit, juge, et maintient son règne

comme les autres dieux gardent le leur.

Ses permutations n’ont pas de trêve ;

c’est par nécessité qu’elle est soudaine :

si fréquents sont tous ceux dont vient le tour !

Or ces gens, qui se devraient se louer d’elle,

clouent souvent la Fortune sur la croix

et la blâment à tort et la décrient.

Mais elle est bienheureuse et n’entend rien :

gaie, parmi les premières créatures, 

tournant sa sphère elle jouit de soi.

Descendons à présent vers plus d’angoisse :

déjà les astres tombent, qui montaient

quand je partis ; et tarder ne se peut. »

Nous coupâmes le cercle à l’autre rive,

sur une source qui bout et déborde

dans un fossé qu’elle-même a creusé.

Très noire était son eau plutôt que pourpre ;

et nous, accompagnant le flot obscur,

nous entrâmes plus bas, par voie étrange.

Il va par le marais qui a nom Styx,

le sinistre ruisseau, quand il débouche

plus bas, près des malignes berges grises.

Et moi, qui ne songeais qu’à regarder,

je vis, dans ce bourbier, des gens fangeux,

tous nus, et qui semblaient plein de courroux.

Ils se battaient, non des mains seulement,

mais de la tête et des pieds et du torse,

et, de leur dents, se déchiraient par bribes.

« Tu vois les ombres, fils », dit le bon maître,

« de ceux dont la colère a triomphé ;

et je veux que tu tiennes pour certain

qu’au fond de l’eau d’autres esprits soupirent

et font que l’eau pullule à la surface,

comme ton œil te montre, où qu’il se pose.

Enfoncés dans la vase ils disent : « Tristes

parmi l’air doux qu’égayait le soleil,

nous conservions en nous d’aigre fumées :

maintenant la boue noire nous attriste. »

              Cet hymne, ils le gargouillent dans leur gorge,

              ne pouvant point parler par mots entiers. »

Et nous tracions, sur la sordide mare,

              un grand arc entre rive humide et sèche,

              les yeux tournés vers les mangeurs de boue.

Enfin nous vînmes au pied d’une tour.

 

(…)

Je vis, en haut des portes, plus de mille

              démons tombés en pluie du ciel, grondant :

« Qui donc est celui-là qui, sans sa mort,

s’en va par les contrées des âmes mortes ? »

Et mon très sage maître leur fit signe

qu’il désirait leur parler en secret.

Ils calmèrent alors leur grand dédain

et dirent : « Viens toi seul, et qu’il s’en aille,

lui qui osa entrer en ce royaume !

Qu’il refasse tout seul sa folle route !

qu’il essaye s’il sait ! mais reste, toi

qui l’escortas par les régions obscures ! »

Pense, lecteur, si je perdis courage

quand j’entendis ces paroles maudites,

car je crus ne jamais m’en revenir.

« Ô mon cher guide, toi qui plus de sept

fois m’as sauvegardé, pour me soustraire

au grand péril apparu contre moi,

ne me laisse pas » dis-je, « ainsi défait ;

et si l’on nous refuse le passage, 

revenons vite ensemble sur nos traces. »’


(...) Et Rachel en Lania continue de lui rêver un rôle. (entrelesmainsdudiable)


Plebe
L'Empyree, constellation, ciel en-dehors des cieux de notre galaxie, bien loin de la Terre, bien apres meme les cieux de Saturne, est situe sous la Rose Celeste qui mene au Royaume de Dieu et des Anges.
La montagne du Purgatoire, sur la terre, est orientee vers l'Empyree, a l'oppose antipodique de Jerusalem qui etrangement semble dans la schematique de Dante, la plus eloignee et la moins au centre des toutes les declinaisons des mondes de l'au-dela. Le vestibule de l'Enfer dont la porte est l'Acheron, se tourne vers les contrees europeennes, notamment l'Italie qui y est localisee par un tres vague I, en surface, a mi-chemin entre Cadix et Jerusalem, a l'oppose du Gange qui est une limite du monde dan sla symbolique de Dante, comme elle l'etait dans celle d'Ovide.
Cadix et le Gange se font face, directement alignes avec le Centre glace de Cocyte ou loge Lucifer, et separent la planete terre en deux hemispheres, des Oceans et des Continents habites.
C'est du cote des Oceans que le ciel d'Empyree apparait, dans l'alignement exact des montagnes du Purgatoire, en plein milieu desdits Oceans.
Jerusalem est donc le centre de l'hemisphere des Continents.


Le Styx, fleuve des Enfers, que Dante situe hors de l'enceinte de La Citta du Dite entre les 4e et 5e cercles des Enfers, respectivement Cercles des vices de l'Avarice et de la Colere. Apres la traversee du Styx, end edans le l'enceinte, les peches punis deviennent de plus en plus importants, jusqu'a arriver au 9e cercle qu'habite Lucifer : Centre des Enfers et Centre de la Terre.

Menale
Lycee
Cyllene
Erynis
Notus
Nereides


Ovide, Les Metamorphoses, (X, v. 247~286)

Cependant, grâce à une habileté merveilleuse, il réussit à sculpter dans l'ivoire blanc comme la neige un corps de femme d'une telle beauté que la nature n'en peut créer de semblable et il devint amoureux de son oeuvre. C'est une vierge qui a toutes les apparences de la réalité ; on dirait qu'elle est vivante et que, sans la pudeur qui la retient, elle voudrait se mouvoir ; tant l'art se dissimule à force d'art. Émerveillé, Pygmalion s'enflamme pour cette image ; souvent il approche ses mains du chef d'oeuvre pour s'assurer si c'est là de la chair ou de l'ivoire et il ne peut encore convenir que ce soit de l'ivoire ; il donne des. baisers à sa statue et il s'imagine qu'elle les rend ; il lui parle, il la serre dans ses bras ; il se figure que la chair cède au contact de ses doigts et il craint qu'ils ne laissent une empreinte livide sur les membres qu'ils ont pressés ; tantôt il caresse la bien-aimée, tantôt il lui apporte ces cadeaux qui plaisent aux jeunes fi11es, des coquillages, des cailloux polis, de petits oiseaux, des fleurs de mille couleurs, des lis, des balles peintes, des larmes tombées de l'arbre des Héliades ; i1 la pare aussi de beaux vêtements ; il met à ses doigts des pierres précieuses, à son cou de longs colliers ; à ses oreilles pendent des perles légères, sur sa poitrine des chaînettes. Tout lui sied et, nue, elle ne semble pas moins belle. Il la couche sur des tapis teints de la pourpre de Sidon ; il l'appelle sa compagne de lit et il pose son cou incliné sur des coussins de plumes moelleuses, comme si elle pouvait y être sensible.

Le jour était venu où Chypre tout entière célébrait avec éclat la fête de Vénus : des génisses, dont on avait revêtu d'or les cornes recourbées, étaient tombées sous le couteau qui avait frappé leur cou de neige ; l'encens fumait de toutes parts ; alors, après avoir déposé son offrande, Pygmalion, debout devant l'autel, dit d'une voix timide "Ô dieux, si vous pouvez tout accorder, donnez-moi pour épouse, je vous en supplie, (il n'ose pas dire : la vierge d'ivoire) une femme semblable à la vierge d'ivoire". Vénus, parée d'or , qui assistait elle-même à sa fête, comprit ce que signifiait cette prière ; présageant les dispositions favorables de la déesse, trois fois la flamme se ralluma et dressa sa crête dans les airs. De retour chez lui, l'artiste va vers la statue de la jeune fille ; penché sur le lit il lui donne un baiser ; il croit sentir que ce corps est tiède. De nouveau il en approche sa bouche, tandis que ses mains tâtent la poitrine ; à ce contact, l'ivoire s'attendrit ; il perd sa dureté, il fléchit sous les doigts ; il cède ; ainsi la cire de l'Hymette s'amollit au soleil ; ainsi, façonnée par le pouce, elle prend les formes les plus variées et se prête à de nouveaux services, à force de servir.






Ovide étudie quelques temps le droit, puis l’art de la rhétorique à Athènes. Il voyage en Grèce et en Sicile pour se consacrer par la suite à sa véritable passion : la poésie. Elle lui a valu un grand succès notamment à Rome.
Ses recueils de poèmes, Les Amours, Les Héroïdes, L'art d'aimer et Remèdes à l'amour sont d’une qualité rare, aussi bien dans le style que dans la pertinence de l’observation.

Après la quarantaine, il abandonne la poésie érotique pour écrireLes métamorphoses, poème de 12 000 hexamètres dactyliques répartis en quinze livres et reprenant les récits de la mythologie grecque et romaine. Ce sont les récits des Dieux et déesses qui délivrent des châtiments ou des récompenses en transformant les mortels en plantes, animaux ou minéraux.

Grand rhéteur, Il est longtemps apprécié par la société romaine et surtout de l'empereur Auguste. Mais suite à sa publication de L'Art d'aimer, il est exilé en l’an 8 ap.J.C à Tomes. En fait, ce manuel de séduction au contenu licencieux et sans morale a déplu à Auguste. ll écrit ses derniers vers, les Tristes et les Pontiques, à tonalité très morose, puis il tente en vain de revenir à Rome et de faire l’éloge de l'empereur, hélas, sans succès.

Il meurt en l'an 17 en citoyen respecté et honoré ; mais, Auguste interdit ensuite la diffusion de ses livres dans les bibliothèques publiques. 


Les Pontiques

Sont réunies sous le titre d’Epistulae ex Ponto 46 lettres adressées par Ovide depuis Tomes à sa femme, à des amis et à de hauts personnages. Cette deuxième œuvre de l’exil marque un changement par rapport aux Tristes qui les précèdent : Ovide ne craint plus de nommer ses destinataires et nous livre son texte le plus sombre. La nostalgie est devenue de la mélancolie, et le poète, malade et vieillissant dans une contrée qu’il abhorre laisse libre cours à ses plaintes.

La présente édition fournit une introduction détaillée et présente notamment les différents destinataires auxquels ces lettres sont adressées. Elle montre en outre l’évolution par rapport aux Pontiques et analyse la composition du recueil. L’histoire des manuscrits est longuement développée. Le texte est accompagné d’un apparat critique et de notes qui éclairent la lecture. L’ouvrage est encore enrichi de notes complémentaires, d’un index et de cartes de la Thrace et du Pont-Euxin.


Chretien de Troyes (je trouve ca FUN, pas vous ?)

“Qui petit seme petit quialt, et qui auques recoillir vialt an tel leu sa semance espande que fruit a cent dobles li rande; car an terre qui rien ne vaut, bone semance i seche et faut. Crestiens seme et fet semance d'un romans que il ancomance, et si le seme an si bon leu qu'il ne puet estre sanz grant preu, qu'il le fet por le plus prodome
qui soit an l'empire de Rome.

Ca sent le jasmin, le romarin et le verbe d'antan... surtout le verbe d'antan d'ailleurs.
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 12:35

Le coup du lapin ~ It's so cliche.

le lapin qu'on aime : Yohann Sfez
la soigneuse "Ca se passera pas comme ca" qui est furieuse et prete a tout : Noemie Goetsche
le vilain qu'on n'aime pas et qui parle une langue de l'Est, qu'on ne comprend pas parce que ce qu'il dit n'est pas traduit, et qui veut choper le lapin pour lui faire des miseres : Guillaume Gibout
sons pim-pam-boum-chlac : Marie Averty.
film de : Antoine a-g.

Enigme : fait-il allusion a Andre Gide, quand il se fait appeler a-g. ?
Enigme 2 : averty, c'est comme un clavier qui en vaut deux ca, non ? Est-ce que c'est parce qu'elle tape tous ces mots plus vite qu'ils seproduisent, et que meme par la meme, elle sait par avance, avant la chute, le bruit qu'elle produit ?

Ah-ah !
Mais quel film drole.


                               ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~


 "J'aurais voulu, la nuit roder dans les jardins Farnese; mais on n y laisse pas penetrer
admirable vegetation sur ces ruines dissimulée
." Andre Gide, Les nourriture terrestres (1897)

Andre Gide ecrit en introduction : "J'ecrivais ce livre a un moment ou la litterature sentait furieusement le factice et le renferme ; ou il me paraissait urgent de la faire a nouveau toucher terre et poser simplement sur le sol un pied nu.",
apres avoir cite Le Coran, II, 23 : Voici les fruits dont nous nous sommes nourris sur la terre.

Andre Gide
ecrit Les Nourritures Terrestress lorsqu'il est malade, en 1897. Il a alors 28 ans.
Que se serait-il passe si, comme il l'avait tant souhaite, Andre Gide avait connu l'excellent professeur de piano qui aurai fait de lui un virtuose ? De double influence, maternelle bourgoise rouennaise et paternelle austere protestante, il en accentue les caracteres antithétiques et se forge grace a cela une ambivalence fertile. Il defend pourtant en libre penseur les revolutionnaires espagnols marxistes (avant de decouvrir, en 1936, les realites du regime sovietique en URSS dont il fera immediatement part a Malraux), et c'est en libre penseur aussi qu'il actera notamment pour combattre les idees recues sur l'homosexualite et pour defendre les libertes de la sexualite en general. 
Andre Gide etait artisan de son temps.

Extraits des Nourritures terrestres ~

Dans la preface de l'edition de 1927 : J'ecrivais ce livre au moment ou, par le mariage, je venais de fixer ma vie; ou j'alienais volontairement une liberte que mon livre, oeuvre d'art, revendiquait aussitot d'autant plus.
J'ajoute que je prentendais ne pas m'arreter a ce livre. L'etat flottant et disponible que je peignais, j'en fixais les traits comme un romancier fixe ceux d'un heros qui lui ressemble, mais qu'il invente (...)
Certains ne savent voir dans ce livre, ou ne consentent a y voir, qu'une glorification du desir et des instincts. Il me semble que c'est une vue un peu courte. Pour moi, lorsque je le rouvre, c'est plus encore une apologie du denuement, que j'y vois. C'est la ce que j'en ai retenu, quittant le reste, et c'est a quoi precisement je demeure encore fidele. Et c'est a cela que j'ai du, comme je le raconterai par la suite, de rallier plus tard la doctrine de l'Evangile, pour trouver dans l'oubli de soi, la realisation de soi la plus parfaite, la plus haute exigence, et la plus illimitee permission du bonheur.

[Fantastique. Et termine cette preface par le magnifique et celebre :]
"Que mon livre t'enseigne a t'interesser plus a toi qu'a lui-meme, puis a tout le reste plus qu'a toi." Voici ce que deja tu pouvais lire dans l'avant-propos et dans les derniers phrases des Nourritures. Pourquoi me forcer a le repeter ? 
A.G

Livre Un : (...) Ou que tu ailles, tu ne peux rencontrer que Dieu. "Dieu, disait Menalque : c'est ce qui est devant nous."
Nathanael, tu regarderas tout en passant, et tu ne t'arreteras nulle part. Dis-toi bien que Dieu seul n'est pas provisoire.
Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardee.
Tout ce que tu gardes en toi de connaissances distinctes restera disinct de toi jusques a la consommation des siecles. Pourquoi y attaches-tu tant de prix ?
Il y a profit aux desirs, et profit au rassasiement des desirs - parce qu'ils en sont augmentes. Car, je te le dis en verite, Nathanael, chaque desir m'a plus enrichi que la possession toujours fausse de l'objet meme de mon desir.


(...)

C'est par peur d'une perte d'amour que parfois j'ai pu sympathiser avec des tristesses, des ennuis, des douleurs que sinon je n'aurais qu'a peine endures. Laisse a chacun le soin de sa vie.
(Je ne peux ecrire aujourd'hui parce qu'une roue tourne en la grange. Hier, je l'ai vue, elle battait du colza. La balle s'envolait ; le grain roulait a terre. La poussiere faisait suffoquer. Une femme tournait la meule. Deux beaux garcons, pieds nus, recoltaient le grain. 
Je pleure parce que je n'ai plus rien a dire. 
Je sais qu'on ne commence pas d'ecrire quand on n'a rien de plus a dire que ca. Mais j'ai pourtant ecrit et j'ecrirai encore d'autres choses sur le meme sujet.) 

(...) [Genial]

On n'est sur de ne jamais faire que ce que l'on est incapable de comprendre. Comprendre c'est se sentir capable de faire. ASSUMER LE PLUS POSSIBLE D'HUMANITE, voila la bonne formule.
Formes diverses de la vie ; toutes vous me parutes belles.
(Ce que je te dis la, c'est ce que me disait Menalque.)


J'espere bien avoir connu toutes les passions et tous les vices ; au moins les ai-je favorises. Tout mon etre s'est precipite vers toutes les croyances ; et j'etais si fou certains soirs que je croyais presque a mon ame, tant je la sentais pres de s'echapper de mon corps, - me disait encore Menalque. 

(...)

"... Il voit devant lui 
Les routes desertes, 
Les oiseaux de la mer qui se baignent
Etendant leurs ailes ...
Il faut que j'habite ici ...
... On me contraint a demeurer
Sous les feuillages de la foret,
Sous le chene, dans cette caverne souterraine.
Froide est cette maison de terre ;
J'en suis tout lasse.
Obscurs sont les vallons
Et hautes les collines,
Triste enceinte de rameaux
Couverte de ronces, -
Sejour sans joie."

(....)

Nathanael ! Quand aurons-nous brule tous les livres !!
Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux ; je veux que mes pieds nus le sentent ...Toute connaissance que n'a precede une sensation m'est inutile.

VOLUBILITE DES PHENOMENES


Livre Deux : Il y a des maladies extravagantes
qui consitent a vouloir ce que l'on n'a pas.
Ce que j'ai connu de plus beau sur la terre,
Ah ! Nathanael !, c'est ma faim.
Elle a toujours ete fidele
A tout ce qui toujours l'attendait.
Est-ce de vin que se grise le rossignol ?
L'aigle, de lait ? ou non point de genievre les grives ?
L'aigle se grise de son vol ; le rossignol s'enivre des nuits d'ete.

Nourritures !
Je m'attends a vous, nourritures !
Par tout l'espace je vous cherche,
Satisfactions de tous mes desirs.


                                   ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~


Victor SERGE
, in Masse, numero 3, Puissance et limite du marxisme, 1939.
J’écrivais à André Gide, en mai 1936, avant qu’il ne partît pour la Russie : « Nous faisons front contre le fascisme. Comment lui barrer la route avec tant de camps de concentration derrière nous ? Le devoir n’est plus simple, vous le voyez. Il n’appartient plus à personne de le simplifier. Nul conformisme nouveau, nul mensonge sacré ne saurait empêcher le suintement de cette plaie… En un sens seulement, l’U.R.S.S. demeure la plus grande espérance des hommes de notre temps : c’est que le prolétariat soviétique n’a pas dit son dernier mot ».


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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:23
Et s'est fait bien des lueurs au cheveu en attendant l'apparition de son propre front devant ce miroir peu teint,
et s'est fait bien de blancs cheveux sous ces lueurs bleutes en attendant de front l'apparition de ce miroir qui jamais ne lui viendrait que par vagues, et encore : plutot d'incandescents flashs d'inconscients subversifs et sans veritable consistance, jamais constante.
Et s'est fait bien des idees, et encore vagues, sur le teint que devait revetir l'inconscient subversif d'un serviteur qu'en attendant l'incandescente naissance d'un materiau assez descent pour accueillir des incantations devant ce miroir qui jamais ne lui viendrait en apparition que de facon terne, oblique-presque-couchee, de front devant le cheveu teint de blanc d'un bleu miroitement celeste allonge face a ce tout submersible d'once de ronces et de mures etherees.
Et s'est fait bien des murs pour sortir sans se faire pendre et echapper a l'antinomique et molle anatomie des miroirs admirables qui lui voulaient prendre l'ame en formant cet attroupement inaffrontable de guerriers en Chariots d'Or.
Est-ce Apollon ? Non. C'est son charriot aile, et c'est Albert Samain qui en lui, en sa main econduite, detruit les restes un tant soit peu maintenus solides ou rigides, des portieres et des sieges qui le rendaient jadis si prestigieux. Leves haut comme d'une main, la coupe fraiche et nette, pure du matin, devant les yeux ravis a Apollon, des derniers Dieux dont il etait tenu de garder secrete la beaute et tenu de ne pas degrader l'embleme figure comme un souvenir de naufrage ou comme un autel a s'abaisser a louer, les restes tombes en putrefaction de sa perissable marchandise, elle-meme tombee dans l'oubli ou dans le langage populaire comme dans un berceau sans poil pour couverture, ces restes se consumment dans cet air ambiant, dans cet air degardant, et se savent prets a la chute.
Leves hauts dans ses deux mains comme d'une main il leverait la coupe fraiche indemne du matin pour prononcer comme d'usage l'illustration muette de ses mets nets et juteux : la benediction d'un patrimoine bati sur la punition et sur la reprimande, les restes du chariots sont souleves par poignees, comme poussieres ou cendres, et s'envolent lentement, se dissipent en cet air, y disparaissent confondus, engloutis, dissemines et eparpilles, comme ils n'eurent jamais ete, comme le chariot n'eut jamais existe ~ et encore, qu'en reve.
Albert Samain, qu'est-ce qui vous a pris. Qu'est-ce qui vous prend si bien l'esprit qui doive nous faire subir que l'on s'inflige nous-meme en vous lisant le devoir accompli, pareilles deceptions ! et pareille desillusion ! C'est tellement beau que l'on croit que le monde n'a pour tete qu'une vulgaire chaussette trempee dans du formole a cote de ces textes.


Alain SAMAIN, A Marceline Desbordes Valmore

L'amour, dont l'autre nom sur terre est la douleur,
De ton sein fit jaillir une source écumante,
Et ta voix était triste et ton âme charmante,
Et de toi la pitié divine eût fait sa soeur.

Ivresse ou désespoir, enthousiasme ou langueur,
Tu jetais tes cris d'or à travers la tourmente ;
Et les vers qui brûlaient sur ta bouche d'amante
Formaient leur rythme aux seuls battements de ton coeur.

Aujourd'hui, la justice, à notre voix émue,
Vient, la palme à la main, vers ta noble statue,
Pour proclamer ta gloire au vieux soleil flamand.

Mais pour mieux attendrir ton bronze aux tendres charmes,
Peut-être il suffirait - quelque soir - simplement
Qu'une amante vînt là jeter, négligemment,

Une touffe de fleurs où trembleraient des larmes

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 12:24
J'aimerais tant que Jean-Romain, en minoen ancien, signifie bouteille de rhum, ce serait tellement mieux ...

Mais comment, Andalouse-pas-qu'Andalouse-mais-farouch'-aussi, pourquoi diable-dis-le-moi devrais-je Y aller "doucement", "a-petites-doses", "oui-comme-ca", alors que , sinon presse par le temps, je suis presse par toi, qui plus tot, me disais que non-enfin-ce-n'est-pas-long-j'en-veux-plus-toujours-plus. Eh bien, mais que veux-tu je me suis plie a tes exigentes exigences-d'engeance-de-Muse, et je produis, je ponds, tout court, voila, aujourd'hui, moi, que veux-tu, ce que tu me veux (justement) !
Avec un oeuf qui en ce moment me pousse dedans et me repousse dehors plus loin les limites de l'envie de produire qui fasse eclat, il faut que j'evacue, enfin !! Trop, trop-a-faire, top, trop-a-dire, trop, trop-a-penser encore, qui doive par quelque orifice sortir et aller se coucher plus loin le devoir d'en finir avec la suggestion pour enfin prendre place dans le terre-plain-central ou savoir comment jouer d'un instrument-pour-continuer.

Et parce que c'est une amie, que je dois bien me faire pardonner de n'avoir pu de moi-meme ni dans le corps d'aucun de mes proches ou parents, me rendre a la matinee de dedicace a Cuisery (c'est a cote de Chalon s/ Saone, ca fait loin, hein) a l'Harmattan pour son livre-que-je-devine-genial L'Oiseau bleu de Cnossos, je veux dedier a Honorine Ploquet ce billet, comme on dedie un livre sans pour autant le dedicacer, faches.

Elle me tuera si elle sait ce que je suis en train de faire, pourtant je le fais : je m'inscris dans les pages que sur google en tapant son nom, on trouvera parmi les premiers, loin avec Evene et son site perso, et j'en profite pour dire que pour rien au monde je ne voudrai manquer la naissance prochaine de son nouveau livre.

L'Oiseau bleu de Cnossos, de Honorine Ploquet :

Au XVe siècle avant notre ère, Djeik réussit à survivre à un naufrage et échoue sur l'île de Crète où il est recueilli par Issia, une artiste de la somptueuse cité de Cnossos.
Un livre dans lequel Honorine Ploquet membre, et demembre un par un les liens degraphes entre eux de chaque piece de connaissance qu'il est dieu possible de se concevoir capable de rassembler sur la civilisation minoenne.
Aux editions L'Harmattan.

Esperant que tu ne m'en veux pas trop ~
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 11:50

Premier episode de cet episode de l'histoire dans lequel on n'explique pas comment Andalouse est arrivee jusque la.
 
Andalouse est une fleur violette, une farouch' des pres. Un eclair d'or nuptial qui s'endort chaque fin d'ete et revient avec les doriphores, qu'elle mange, sans relache, pendant toute sa periode d'ovulation ~ probablement parce que cela accroit ses sensations et fait jaillir en elle ce on-ne-sait-quoi de noble qui donne a tout le gout de l'authentique.
Andalouse a beaucoup voyage, en barque surtout. Avant de devenir farouch', elle etait belier, et elle belait, naturellement ~ enfin, parfois c'etait de la comedie aussi, car elle etait surtout et avant tout belier de scene, contrairement a moi qui fus belier de chene, juste et encore a peine bon a donner de la tete ou on me la mettait sporadiquement pour enfoncer une porte, simplement en tant qu'arme dissuasif ~ ce qui n'a pas toujours fonctionne ~, pour se proteger de ceux contre qui la dissuation n'avait, justement, pas fonctionne, moudre du cafe, ou encore ~ mais plus rarement car heureusement Andalouse est la depuis longtemps ~ tuer une colonie entiere de doriphores, ce que je fais tres bien d'ailleurs.
Elle est partie de Pondichery en Inde le jour ou on a annonce qu'on nommerait le lieu Pondichery (ca ne devait paslui plaire, je ne sais pas ~) et bien avant, etonnamment, qu'elle devienne PONDICHERY L'IMMACULEE, et est arrivee comme par magie ou par detours de passe-passe, et presque sans le vouloir, a Pondichery en Ille et Vilaine, avant bien avant meme que ce nom soit donne a ce petit bled paume en Bretagne, quelque part non loin au Nord de Rennes. Peut-etre d'ailleurs est-elle a l'origine-allez-savoir-pourquoi-pas de cette apellation (d'orginie incontrolee).
On peut imaginer la scene ~ ANDALOUSE ! ~ comme il faudra plus tard prendre l'habitude de l'appeler fort a lever les tons de tous ces pastels jaunes en tout qui nous rendront fous - parle encore tres mal le francais, ce qui n'est plus le ca, loin de la, elle le manie avec une dexterite qui rend jaloux les plus vieux Francais venus d'inde et meme les autres :


Incomprehension :

"Vous venez d'ou", qu'il demande, le livreur en arrivant a Pondichery, a six heures et demie du matin, la trouvant a l'arriere de sa charue remplie de poissons en provenance directe de St Malo. Elle a peur, elle a froid, elle est fatiguee et elle n'a plus faim apres ce qu'elle s'est mis dans le fond du bide entre Saint Pere, La Richardais et Miniac Morvan, et alors que la charue devait la secouer comme c'est difficile de se l'imaginer aujourd'hui. Il est furax il voit du feu.
Comme elle ne repond pas, il va vers elle, leve la main sur elle a plusieurs reprises, menacant meme ! de la frapper ~ ordure ! ~ et dit "Bon sang, je sais pas ce que tu fous la, mais tu vas decamper, ma jolie" ~ ils ont ca de commun les types dans son genre qu'ils appellent les jeunes femmes sans defense "ma jolie", meme s'ils ont encore la main levee ~ sans aucun scrupule, ca parait dement et pourtant ...
Il la fait sortir du camion et l'envoie paitre-ou-quelque-chose-comme-ca dans les fleurs sur le bas cote. Elle est alors au milieu de rien, Pondichery en Ille et Vilaine ressemble encore a un hameau de village ~ ce qu'il est reste fort heureusement ~ principalement constitue d'un HLM pour deux personnes ~ sit un cabanon qui fait vaguement pense a ce que sont les restes des maisonnennettes de fond de jardins des campagnes, et ou, il y a un siecle encore et meme moins, on allait evacuer ce qui avait besoin de l'etre, dans un trou, sans plus d'accesoires.
Une maisonnette, donc, voila a quoi se resumait l'actuel Pondichery-en-Ile-et-Vilaine le jour ou Belle-Andalouse y est arrivee. Elle ne s'appelait pas encore Andalouse, pas plus qu'aujourd'hui d'ailleurs, mais ne portait pas le surnom qu'aujourd'hui ele porte au cou comme un troisieme oeil ~ puisque c'est moi qui le lui ai donne, et que moi, je n'etais encore que belier ~ probablement occupe alors-oui-ca-doit-etre-ca-les-dates-concordent-et-Concorde-n'existait-pas-non-plus a enfoncer les portes de colonnies de doriphores pour dissuader l'ennemi Orleanais d'envahir le morceau de jardin si difficilement acquis par ma fiere et colossale armee de Bourguignons faits de chair et d'os ~ et surtout de chair d'ailleurs.
La charue repartie, Andalouse a dormi dans les paquerettes, parmi les farouch' aussi, et ne s'est reveillee d'un long et profond sommeil dont on dit qu'il fut a l'origine de tous les reves independantistes de la Bretagne moderne, laquelle sait et a toujours su inventer des fables extraordinairement belles et incroyablement surrealistes, deja, que sous la rosee du petit matin. Enfin, le petit matin, c'est une facon de le nommer tres mignonne mais c'etait quand meme une sacree fichue de glaciale de rosee a la con en verite, on etait en novembre. Elle a couru tout ce qu'elle pouvait jusqu'a la source de chaleur la plus proche ~ menee par des instincts tres primitifs, humant les airs et dressant une tete farouchement excitee par toutes sortes de conneries - ainsi le parfum d'une fraise des champs, ainsi l'odeur nutritive d'un sanglier qui lui serait impossible de terrasser seul, ce qu'au contraire je suis capable de realiser - c'est une fumee de cheminee qui l'a guidee comme un moustique par la chaleur du corps humain ~ hmmm. Pique-moi Andalouse (~ je crois rever ...) !
Et allons savoir par quelle mouche piquee justement, elle essaya brusquement, sans la moindre adresse puisqu'elle avait tout quitte, ni grande agilite, de monter sur la maisonnette, dans le but de rejoindre une cheminee qu'elle prenait sottement pour un carre de peau ou se poser. Quelle tete ne fit pas l'homme de l'humble et modeste cabanon de fond de jardin quand il ouvrit sa porte, la surprenant tombant encore dans sa chute libre et sans parachute ni botte de paille pour l'accueillir en douceur sur un sol degueulasse au possible ~ ce qui est aujourd'hui evidemment impensable pour femme de son ampleur chaste et gracieuse ~ quelle epoque ! ~
Elle lui chuta devant le nez. Et meme !, eternua devant le meme nez, qui venait de se baisser plus pres !
Imaginez un ogre "Hmmmm... Grognobologneubeu ! DH!eumolieu!Hmneudeubeu ! .... Hmmm... Sorolokeugneudeubeuleu !! Hmmmm..." Sa femme, comprenant qu'il l'avait appelee, accourut (d'au moins deux pas) jusqu'a la porte de la cahute (et faillit en meme temps marcher sur Andalouse ~ vraiment !: quelle epoque ~).
"Qu'est-ce-c'est-qu'ca", qu'elle fit.
"Qu'est-ce-c'est-qu'sait-qu'est-ce-qu'ca !" Elle avait raison de se reprendre, la mere, je crois qu'elle avait deja fait une faute de grammaire dans la premiere proposition.
"Qu'est-ce sex a ?" Cette grande fresque de l'histoire de l'humanite, avec ses quelques erreurs volontairement glissees, a inspire plus tard a un auteur du nom d'Andre Breton, rien que ca - ses ancestres sont originaires de la deuxieme hutte qui s'est construite quelques mois plus tard a un troisieme pas de la ~ mais avant encore que le nom de Pondichery ne soit attribue ~ il faudrait pour cela attendre que la cite comprenne un principe de base sur la vie en societe, et aussi au moins une troisieme maison, ce qui ne viendrait que six ans encore apres cela - un texte aujourd'hui celebre de son anthologique et immanquable Antologie de l'Humour Noir. Andre Breton, pour les moins savants des Bretons de ces contrees (je ne critique pas), etait bien loin d'etre ne encore. [Il faudrait pour cela attendre environ tres tres longtemps, voire un tres de plus, et surtout plusieurs generation de legendes et de contes de coin du feu ~ merci a eux - pour voir encore timidement paraitre dans l'encoignee sous-jacente d'une envie debordee de faire quelques bonds de l'esprit autour de la revolutionnaire et sensationnelle envie de se tourner la poesie a la page d'une histoire, et commencer ensuite, dans le visage des petits-enfants de la creation qui en decoulerais, celle qui forgerait disons, les premisses deja bien etablies, a un nouveau rejeton de la Bretagne, lequel s'en emeciperait pour devenir !~ paradoxalement, le veritable BRETON, tel qu'on le connait aujourd'hui : mort et inscrit dans la plupart des bibliotheq francaises, comme un ecrivain a l'illustre et novateur talent.]

La femme, perdue dans ses idees sans savoir encore tout ca et des lors qu'elles arrivaient en groupe excessivement nombreux et sans hierarchie dans l'ordre ~ [coutume conservee jusqu'a aujourd'hui dans nos files d'attente a La Poste ~ merci a eux.] se baissa finalement pour recueillir cette petite chose ecrasee comme une merde andalouse, notre chtite Andalouse, toute chtite encore dans ses poils de laine chopes le matin-meme sur le port de St Malo ou elle s'est gele les miches une bonne heure en attendant que le chaloupier ~ un authentique pecheur a la ligne de l'epoque embarque sur une barque qui ressemblait d'avantage a une maisonnette de fond de jardin elle aussi ~ decidement ~ se decide donc a refiler le paquet de gauche, de deux livres, ou celui de droite de deux livres et quelques, au livreur de Rennes. [Il avait finalement choisi d'attendre encore un peu. Et Andalouse, perdue dans tout ca, arrivee cachee sous une barque un peu apres le chaloupier, s'etant refugiee deja dans un cabanon-je-vous-dis-comment, se gelant les miches, y a pris ladite couverture, qui etait en fait, en plus d'ere impregniee d'une vraie-bonne-odeur de poisson plus-tres-frais-de-la-veille, etait une authentique serpiere qui avait entre servi une autre veille aussi foutrement fraiche a nettoyer le sol du cabanon-je-vous-dis-toujours-pas-comment ~ enfn, juste le seuil, c'est a dire presque tout quand meme.]
"Oh mais pauv' fille", qu'elle dit la mere encore perdue dans toutes ces idees arrivees en grand nombre et comme si elle avait vu dans ses yeux toute l'hstoire que je viens de vous raconter, "Pauv' chiotte fille", qu'elle ajoute, "pauv' Chtite chtiote fi-fille", qu'elle a continue jusqu'a ce que la hierarchie des ordres reprenne le sien dans son esprit tout bouscule par pareille heure de pointe, "Mais t'sais ou qu'c'est-qu't'es?", qu'elle lui demande, visiblement au courant qu'une Adalouse das ce genre n'etait pas d'ici ~ du tout ~
"T'sais ou qu't'es ou t'sais pas?", "T'sais qu't'es pas tout a cote d'chez toi ou t'sais pas?" (par la suite je ne donnerai plus, de ces repliques, qu'une version definitive - la plus synthetique des trois ou quatre, et parfois plus ~ dans un souci aesthetique et semantiq qui me parait evident ~ et a vous aussi je parie.)
"Pondichery", qu'elle dit, la chtite.
C'est reste. On s'est raconte l'histoire, et encore, jusqu'a comprendre et croire devoir comprendre qu'elle voulait donner ce nom a l'endroit (ou dans l'autre sens, mais Yrehcidnop ne sonnait pas bien). C'est donc un des ancestres des voisins de la famille historiquement modeste de Andre Breton qui a donne a Pondichery le nom qu'il a aujourd'hui ~ pour ceux qui n'ont pas tout lu et n'arrivent qu'a cette derniere phrase (ne relisez donc pas), je parle de Pondichery en Ille et Vilaine, hein, pas l'autre. (Qu'on dise pas des trucs encore...)

Alors, mais ce matin de novembre y a longtemps-tres-tres-longtemps, comment Andalouse s'etait-elle donc debrouillee pour arriver a St Malo en barque ? Et surtout : d'ou venait cette barque. C'est drole a dire, hein, mais elle etait partie trois heures plus tot : de St Malo, precisement.
Et Andalouse avait passee toute la fin de cette horrible nuit de novembre ~ sa troisieme fin-de-nuit-horrible-de-novembre en France ! ~ dans une barque, deja, a se geler les miches ~ et sans serpiere sur le dos ! Quelle horreur. Heureusement, les choses depuis ont bien evolue, et il est inconsevable que pareille aventure soit le dur lot d'Andalouse, que Mere-Nature protege, que l'Homme gate, que l'Histoire aime, mais elle a pour cela gagne des galons et elle l'a bien merite. A cette epoq, non, o que non. Andalouse etait une horrible petite fouineuse au nez grassement empate, moche, ou que laid-que-laid-que-laid, elle grattait se frenetiquement la joue, elle mangeait ses croutes du coude et elle gardait ceux des genoux pour le lendemain, elle parlait un patois indien de Pondichery (pour ceux qui n'ont pas suivi, ce Pondichery, c'est bien celui d'inde, faut lire, hein ~ bordel... Je le dirai pas deux fois de plus ~ ), qu'elle prononcait comme si elle avait deux gros morceaux de pain dans chaque fond de joue ~ c'etait peut-etre le cas, car, heritiere d'une autre vie, encore anterieure ou Andalouse etait en fait ni-plus-ni-moins-jolie-mais-encore-juste un prototype encore assez mal foutu de l'actuel petit animal qu'on designe familierement Hamster, elle avait tendance a faire ca, beaucoup meme. Ca la rendait vraiment pas sympathique tous ces petits trucs du quotidien ~ un tue-l'amour doriphorien, dantesque meme. Un tue-l'amour-en-soi, voila.
La nature ne l'avait pas gatee, et elle ne faisait rien non plus de son cote pour se la rendre plus sympathique.

Mais heureusement, comme je vous l'ai dit, Andalouse, depuis, a change. Beaucoup change (sauf pour le truc du Hamster ~ va falloir arreter un jour quand meme mon Amour.)
Eh bien, cette nuit-la, il devait etre dans les allez-oui-quoi-ca-devait-etre-pas-plus-que-oui-c'est-bien-ca-le-poisson-dormait-encore-bien trois heures du matin. Un pecheur est un leve-tot, en pays Breton ~ deja a l'epoque, c'est d'ailleurs grace a ca qu'il a une si bonne place dans notre vie au jour d'aujourd'hui, il a bosse dur, le pecheur Breton, et ce depuis des lustres. Un leve-tot qui se couche avant-bien-avant l'heure des poules ~ c'est couramment six heures trente du soir en septembre, mais ici plutot vers dix-neuf heures ~ des couche-tard les poules Bretonnes, parce que le Coq est un sacre saligot. Et lui se couchait vers l'heure-des-poules-pas-d'ici-mais-de-partout-ailleurs, soit, donc, vers dix-neuf heures. Trois heures du matin, il saute du plumard. Il est dans la cuisine direct, ca tombe plutot bien, il avait pas trop envie de marcher ce matin. Il fonce sur la gaziniere, allume le feu, et met un plat micro-ondable dedans ~ quel manque d'hygiene, c'est clair ~ et enfourne deja pour gagner une minute la pate a pain dans l'autre four. 
Il fait sa toilette, sort dans la nuit noire, marche jusqu'a un de espece de cabanon de fond de jardin - peut-etre la maison d'un voisin - ou il reste dans les deux minutes, puis va reveiller le coq ~ juste pour le delire. Le coq leve le cou et la tete, ouvre un peu le bec et dit un "Pitie, j'ai une soiree dure hier soir." et se rendort sans avoir ouvert les yeux. Trois heures douze, l'homme allume le moteur de sa charue, et fonce au port - oui, au port de plaisance bien sur, au port de plaisance. Il laisse la charue devant une espece de barbele de l'epoque, pousse une autre charue qui n'est pas la sienne et etait mal garee, pose dessus, une fourche trouvee la on se demande pourquoi, reprend sa charue, sans avoir arreter le moteur, avance encore de trois, quatre metres, s'arrete devant sa barque, soit a au moins cinq metres du bord de l'eau, monte sur le devant de sa charue, en saute, et atterit presque directement de la barque, dont il extrait une espece de petite pagaie, l'ancestre de celle qu'on utilise aujouhrd'hui sur le Golfe du Morbihan pour se rendre sur les jolies petites iles dont le rivage est protege par des lois je vous dis pas comment severes ~ quel voyage de la Bretagne Nord a la Bretagne sud que celui de la pagaye mais bon c'est une autre histoire ~ il ressort de sa barque je le redis avec ladite pagaie, et se met derriere, et, adosse a sa charue, sans se rendre compte de ce qu'il est en train de se passer, pousse la barque,  Plouf. Dans l'eau. Il saute sur sa barque et il n'a pas vu. Deja il est loin, la nuit noire l'a engloutie dans son sommeil fige et dans sa mort glaciale. La charue a recule, Andalouse, qui s'etait planquee derriere, a failli etre ecrasee ~ elle va dire que je lui en veux, a trop la vouloir assassinee dans toutes les scenes de cette histoire sordide ! ~ (par avance, excuse-moi, s'il te plait) et s'en est sortie en tendant les bras : la charue lui avait roule sur le bras dites donc. Elle a fait basculer la charue et avant ca, avait laisse passer deux jolis veaux qui passaient par la ~ et ce n'etait pas des boeufs comme tout le monde a tendance a raconter pour epicer des plats deja mille fois et une trop corse ... Et, un instant apres, apres que la charue renversee barre la route a l'eleveur qui les suivait en gueulant "Mais qu'est-qu'c'est-qu'qu'ca-qu'zallez-fout'e-lapaix-a-mes-betes-c'qu'zallez-pa'la-'speccxkh-d'salop'ies" ~ Le breton ancien est une langue, ne l'oublions pas, de racine celte, et les k sont gravement accentues comme s'il s'agissait la de hacher de la viande rancie avec un ongle ancien comme ceux qu'on eleve aujourd'hui - encore une coutume - dans toute bonnechaumiere de cette partie reculeee de Bretagne - je ne critique toujours pas, au contraire, entretiens encore aujourd'hui et avec la meme ferveur, une coutume tres proche, a titre personnel et non lucrativement. L'eleveur, separe du troupeau de ces deux veaux qui s'en partaient vers l'eau, comme on dit, enjamba agile, haut, fier et robuste comme nos heros moderne, la charue renversee sans voir Andalouse, et avancant une fourche a la main ~ qu'il venait de retrouver sur la charue d'un ckhopain ~ fit tant de rafut que l'homme a la barque, immensement enfonce dans l'obscurite toute noire de la mort de la nuit glaciale, s'en effraya. Il n'y avait d'habitude a cette heure-ci, qu'un gars ou deux qui rodaient dans les parages. Mais definitivement, ce matin-la, il avait bien senti qu'il y avait un truc bizarre. Une fourche par terre, la charue du ckhopain garee devant sa barque, c'etait pas net, il se l'etait dit. Et depuis, la minute en barque s'enfoncant dans la mort d'une nuit obscure du glacial noir, il y pensait ~ tout en essayant "d'emerger" comme on dit aujourd'hui, c'est a dire de mettre un mot devant l'autre qui soient assez nets et satisfaisants pour commencer de bougonner timidement d'abord puis a tue-tete comme il aime le faire chaque matin pendant cette longue navigation de sa barque dans la glaciale oscurite d'une nuit morte devant et seche derriere, jsuq'a son point de peche favori : la-juste-la-entre-c'te-point-la-pis-c'cui-la.
Et en y pensant, sans le savoir il etait a fleur de peau. Il avait peur, le vaillant Breton. Un bruit comme celui-la, a ce moment-la, ca a ete l'appel. Il s'est retourne sur sa barque. Il a donc entendu gueuler derriere les deux veaux je-vais-pas-le-redire-mais-vous-savez-bien-sales-betes-tralala, et, juste apres, a croire qu'il etait a fleur de peau aussi, le meme eleveur, ledit ckhopain arme de sa fourche, a hurle ! Saisi au foie (ils buvaient, deja les Bretons, plus que de raison, et deja a trois heure du matin, oui-oui), traverse par une vision ! Flanque d'effroi ! Effraye parce qu'il ne s'y etait pas attendu ! Et il a chute apres avoir sussombe des suites d'une longue maladie ~ un cancer du foie, ou etait-ce un coeur qui battait de l'aile ~ le vieillard arme de a fourche avait trente-trois ans, et il etait mort de sa belle mort, devant elle. Elle qui, effrayee de l'entendre gueuler, fourche-devant-foie-par-terre, a gueule aussi ~ naturellement. Et l'homme s'est tombe sur le piquant de la fourche ~ peu importe comment, la fourche etait un rudimentaire bout debois taille de tous les cotes, tous les cotes etaient le cote piquant alors ~ et s'est enfourche ~ authentiquement. Elle a gueule, Andalouse, mais gueule ~ Rhop.
Et l'homme sur la barque, dans totu ce bordel, a fait plouf, la barque s'etant renverses portee d'un cotepuis de l'autre par ces nombreuses surprise de la nuit mortellement noir du sinistre obscur de la glaciale qui tue. Et il a pousse un bref cri, en tombant, qui ne fut pas oui d'Elle (Andalouse).
Le plouf, meme de la barque: pas oui.
Inoui. Quelle histoire, et ce n'en est que le debut (plein pot, elel a fait les choses a fond, ce matin la, sa troisieme fin de nuit horriblede novembre passee en France). 
L'homme nage et nage, jusqu'a regagner la terre ferme. La terre, elle-meme, ferme ("On ferme !, allez, tous au lit, Messieurs les Ivres-Morts"), et la boutique a champignons lde Paris, importee la veille pendant la nuit dans une charue qu'Andalouse avait empruntee (a l'arriere comme a son habitude, c'est pas des manieres franchement, heureusement elle a recu une education stricte et droite, un peu plus tard~ sans quoi ... sans quoi.)
La terre ferme regagnee, la terre fermee et les champignons de Paris ouverts on se demande pourquoi a cette heure ci du matin ~ a trois heures vingt-trois du matin franchement), Andalouse venant d'assister a l'auto-suicide volontaire et consentant d'un homme mort a l'age de mourir une fourche dans le foie et le foie dehors (donc ou est la fourche maintenant ? a vous de deviner), les deux veaux au bord de l'eau, et l'homme trempe, il restait a Andalouse ce matin encore un tour dans sa poche pour definitivement et de facon irremdiable semer la zizanie dans le quotidien d'habitude si monotone des vaillants Bretons qui se levent tot.
Andalouse, armee de courage depuis son long periple depuis Pondichery-en-Inde et plus vilaine que jamais ~ encore avec ces deux morceaux de pains dans chaque joue, quelle horreur, quel spectacle horrible ~ s'approche du mort. Premier reflexe. Touche "pour voir" qu'elle dira plus tard. Deuxieme reflexe. Tate un peu et prend la fourche "elle etait la, je me suis dit que je la trouvait bien". Troisieme reflexe. Se retourne. Et flac (quel bruit horrible que celui des pics de la fourche qui s'enfoncent dans la chair tendre et juteuse d'une fesse de veau. Le veau pousse un meuglement de tare, avance de trosi pas, poussant l'autre qui avance de quatre ~ l'effet inverse de celui qu'on connait sous le nom de Tire-Bouchon, et qui donne son nom a l'actuel petit train qui relie Carnac a Quiberon pendant les mois d'ete ~ et arrive donc juste devant le nageur trempe. Ouf, c'etait moins une, mais il a eu les boules quand meme. D'ailleurs, physiquement, il les a eues, il a meem conceptualise la notion d'avoir les boules et s'est si bien appropriela chose qu'on peut dire qu'il est devenu la notion meme de boules. Il s'est transforme en Ayant-les-boules, et c'est pour ca qu'en relevant il marche vraiment, tres-tres bizarreemen. Il a jamais vu ca, alors il dit "va vraiment faloir que j'emerge moi." La notion du "Pincez-moi etant alors encore tres peu repandue, n'etait pas encore arrivee jusqu'a St Malo. Il faudra attendre encore devinez-combien-de-temps (tres-tres-oui-oui ~)
Je rie tout seul.


Voici maintenant Comment Andalouse apres ca, non contente d'avoir deja commis de meurtre plus que de raisonnable au lieu de rester tranquillement blottie a l'arriere d'une charue en attendant de voyager un peu encore, a aussi et enfin empalle le dernier survivant le l'hecatombe de la fin-d'une-nuit-horriblement-glaciale-de-novembre-sa-troisieme-passee-en-France, sur un poteau-qui-etait-la-pour-ca-et-n'etait-d'ailleurs-probablement-la-que-pour-ca-depuis-la-nuit-des-temps, poteau qui faisait bien douze-ou-treize-fois-sa-taille-quand-meme, poteau verticalement hisse ! qui plus est, a trois-heures-quarante-six du matin ~ sisi, si vite.

Elle a pas perdu de temps, Andalouse. Elle savait meme pas qu'il y avait eu un survivant, elle savait meme pas qu'elle le tuerait sans le vouloir, mais deja !, elle l'avait repere, ce fichu poteau. A sa pointe, a vingt-et-un metres de haut, une pointe, justement. Fine, longue, aiguisee, propice ~
Mais alors elle ne se demandait pas "comment je fais faire grimper au sommet de ce pic magnifique le dernier type que je ne sais pas encore survivant a l'hecatombe. Mais elle se disait "Tiens c'est rigolo ca, est-ce que c'est pas depuis la-haut que je vais retrouver ma maison?"
Alors elle y est allee, fourche en avant. Et ele a grimpe, fourche vers l'arriere ~ comme ca ne faisait pas e lumiere elle ne voyait plus du tout l'interet a la pointer comme ca, d'autant moins que c'etait encombrant, n'essayez pas, vous ne pourriez pas nous raconter.
Il est trois-heures-trente-sept-et-il-ne-reste-au-type-trempe-que-huit-minutes-et-quelques-a-vivre-et-il-ne-le-sais-pas. Sinon il ne l'aurait pas suivie. Pourtant, passant les veaux, leur donnant une tape sur la fesse sans se douter que l'un etait blesse, il la suivit. Et le veau fonce dans l'eau c'est-fou-il-a-plonge.
L'autre ne s'en emeut pas tant, c'est normal, il est si jeune encore.
Le type fait Oups, mais continue de marcher. Huit minutes. Il voit qu'Andalouse, qui a ses yeux n'est encore que cette-silhouette-chetive-qui-de-loin-ne-me-fait-penser-a-personne-que-je-connaisse ou quelque chose d'autre dans un patois mieux coupe au couteau ~j'annonce le cote gore de la suite des evenements ~ s'aggripe bras et jambes autour de ce troncon-leve-droit-de-forme-cylindrique-sans-raison-d'etre-connue-a-ce-jour qu'il nomme juste se l'intellectualisant en parlant a haute voix ~ car il avait lui aussi quelques problemes de concentrations et on le comprend, on l'eut ete pour moins ~ qu'il nomme juste donc "Mat". Il la voit maintenant qui monte d'un metre, de deux, de trois, et c'est au quatrieme que, sans succes a attirer son attention et soucieux de trouver terre d'exil ou se reposer pour l'eternite apres cette mort dont il est certain revenir tant tout, de ce qu'il vit maintenant semble irreel !, et ressemble le plus du monde a ce que voient les Celtes quand ils partent pour l'Autre monde ~ j'essaye d'imaginer mais a verite c'est qe je ne comprends vraiment pas du tout ce qui lui a vraiment pris de la suivre a ce moment la au lieu d'attendre en bas, sagement. Mais sagement, ce n'est definitivement pas le titre de cet episode de l'histoire de l'humaine, lequel est Andalouse !, je vous rappelle, ce qui annonce comme, au contraire, c'est un des episodes les plus barres, les plus tares, les plus cingles-fous-completement-zinzins de l'histoire de l'Humanite, avec les Croisades et d'autres trucs pas mal non plus ~ on en a u petit paquel d'aileurs, dans la meme veine, on est gates dites donc ~
En tout cas, bon, il monte et n'a non seulement pas plus de quatre metres d'ecart avec la pointe de la fourche d'Andalouse (mais la, pas de suspense, vous savez deja que ce n'est pas a cause qu'il mourra), mais en plus et surtout n'est-il par la meme pas en retard sur l'heure exacte de sa mort. Quatre metres et six minutes douze secondes. Quatre metres et trois minutes cinquante sept. Adjuge, qutre minutes, mais ne croyez pas que ca vous donne un repis, ce n'est qu'un arrondi mon brave, je ne refais pas l'histoire : je la conte. Aussi impartial que soucieux d'etre le plus proche possible des faits d'epoque ~ et croyez moi elle aura pas ete evidente, cette reconstitution de scene de crime. On retrouve un matin a dix heures un veau dans l'eau, un autre avec du sang tout le long du flanc, un type ecroule au sol juste devant avec trois trous dans le bide, un foie dehors et a l'age de la belle mort ~ on se demande d'abord pourquoi il n'a pas fait sa belle mort das son lit avec sa femme cette nuit-la, on fait courir une rumeur au village de La Richardais ~ car c'est de la que venait un des types qui a assiste a la decouverte de dix heures du matin, et meem si a La Richardais personne ne connaissaient ces gens ~ car c'est a vingt bornes quand meme soit a trois bonnes heures de charue (menee par des boeufs vous savez ...) il a trouve "sympa" de repandre une rumeur "Bah pour le Fun che po ~" ( ' sont Funs les Bretons d'epoque, c'est eux qu'ont nomme Rue de la Soif, la celebre Rue de la Soif - ' sont Funs je vous dis ~).
Et ce n'est que plus tard qu'on verra ce pauvre diable empalle a vingt cinq metres de haut. La, c'est l'incomprehesnsion generale. Tous les villageois le diront "C'etait un type sans histoire", "On n'aurait jamais pense qu'il etait derange ce type la, mon mari encore, passe, ouais, j'aurais dit, mais lui Prhoufff(kch)"...etc.
Bref je restitue intacte. Deux minutes : elle est en haut. Dialogue de sourd :
Elle : "Mais t'es qui, tchiot ?"
Lui : "Aaah (bavant), p'uqu'deux met'.
Elle : "Qu'est-c'tu m'bafouilles lo ?
Lui : "Glagla, fait'fio qu'mem'
Elle : "J'cherch'm'm'son (Andalouse est en fait un petit Chtite sur les bords, et la, c'est justement ce bord-la qui parle, l'autre cherch's'm'son desesperement.
Lui : "Heiiin ?
Elle : Il te reste que une minute, allez, presse-toi.
Lui : "Qu'est-c'c'est'qu'ck'ca ? (une coutume locale apparemment)
Elle : "Quoi ? Ah ca ? Une fourche, tu vois bien, je l'ai trouvee en bas, la (manquant de lacher la fourche)
Lui (effraye) : Eh !
Elle (amusee) : Quoi ?"
Et a ce "Quoi ?", etonne, surpris, completement abasourdi par ce Quoi qui n'a rien a faire la, lache la fourche. Une demie-fraction-de-quelques-fractions-plus-grandes-de-seconde-+-une-autre-fraction-minuscule, juste assez donc, vous vous en doutez, pour laisser a ladite fourche le temps d'une descente de vingt-quatre centimetres.
Lui : Ouf. (le pic devant le nez.)
Elle (lui tendant une fausse main qu'elle a trouvee en Iran dix-neuf mois plus tot) : Allez, grimpe. O r'descendra par la (riant de toute la noirceur obscure et glaciale de son ame alors encore promise aux plus ardents aux-delaskxz.
Lui la prend, lui fait "Ah!", elle fait "Hi-hi, j'tai bien eu (lui tendant la deuxieme main)
Lui fait "Glurp" avalant la fourche que cette fois-ci, l'autre main ne tenant plus, est descendue plus, et tellement plus (C'est une horrible scene, croyez-mo, mieux vaut la jouer dans un style parodique)
Elle "oh merde. Oh non, merde. Ooooh Meeeerde. Oh-non."
Elle le hisse et regarde sa montre : c'etait pas la fin.
Elle l'empalle : FIN du premier episode qui n'explique pas comment Andalouse est arrivee jusque la.
Les premiers enqueteurs sur le coup auront cette belle phrse : C'etait un avant gardiste. Un Breton comme on aura plein dans l'avenir. Il est mort par aethetism. Nous pourons nous souvenir de lui comme quelqu'un d'un grand coeur."
Le coeur en effet, pendouillait dans les epaisseurs tombantes du brouillard du matin d'un St Malo qui ce matin de novembre se reveillait d'un cauchemard. Et Andalouse etait deja loin (a l'arriere d'une charue) et ... prete a tout !
Tin-tin-tiiiin.


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