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  • : Le blog de Ampad Embiem
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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 12:35

Le coup du lapin ~ It's so cliche.

le lapin qu'on aime : Yohann Sfez
la soigneuse "Ca se passera pas comme ca" qui est furieuse et prete a tout : Noemie Goetsche
le vilain qu'on n'aime pas et qui parle une langue de l'Est, qu'on ne comprend pas parce que ce qu'il dit n'est pas traduit, et qui veut choper le lapin pour lui faire des miseres : Guillaume Gibout
sons pim-pam-boum-chlac : Marie Averty.
film de : Antoine a-g.

Enigme : fait-il allusion a Andre Gide, quand il se fait appeler a-g. ?
Enigme 2 : averty, c'est comme un clavier qui en vaut deux ca, non ? Est-ce que c'est parce qu'elle tape tous ces mots plus vite qu'ils seproduisent, et que meme par la meme, elle sait par avance, avant la chute, le bruit qu'elle produit ?

Ah-ah !
Mais quel film drole.


                               ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~


 "J'aurais voulu, la nuit roder dans les jardins Farnese; mais on n y laisse pas penetrer
admirable vegetation sur ces ruines dissimulée
." Andre Gide, Les nourriture terrestres (1897)

Andre Gide ecrit en introduction : "J'ecrivais ce livre a un moment ou la litterature sentait furieusement le factice et le renferme ; ou il me paraissait urgent de la faire a nouveau toucher terre et poser simplement sur le sol un pied nu.",
apres avoir cite Le Coran, II, 23 : Voici les fruits dont nous nous sommes nourris sur la terre.

Andre Gide
ecrit Les Nourritures Terrestress lorsqu'il est malade, en 1897. Il a alors 28 ans.
Que se serait-il passe si, comme il l'avait tant souhaite, Andre Gide avait connu l'excellent professeur de piano qui aurai fait de lui un virtuose ? De double influence, maternelle bourgoise rouennaise et paternelle austere protestante, il en accentue les caracteres antithétiques et se forge grace a cela une ambivalence fertile. Il defend pourtant en libre penseur les revolutionnaires espagnols marxistes (avant de decouvrir, en 1936, les realites du regime sovietique en URSS dont il fera immediatement part a Malraux), et c'est en libre penseur aussi qu'il actera notamment pour combattre les idees recues sur l'homosexualite et pour defendre les libertes de la sexualite en general. 
Andre Gide etait artisan de son temps.

Extraits des Nourritures terrestres ~

Dans la preface de l'edition de 1927 : J'ecrivais ce livre au moment ou, par le mariage, je venais de fixer ma vie; ou j'alienais volontairement une liberte que mon livre, oeuvre d'art, revendiquait aussitot d'autant plus.
J'ajoute que je prentendais ne pas m'arreter a ce livre. L'etat flottant et disponible que je peignais, j'en fixais les traits comme un romancier fixe ceux d'un heros qui lui ressemble, mais qu'il invente (...)
Certains ne savent voir dans ce livre, ou ne consentent a y voir, qu'une glorification du desir et des instincts. Il me semble que c'est une vue un peu courte. Pour moi, lorsque je le rouvre, c'est plus encore une apologie du denuement, que j'y vois. C'est la ce que j'en ai retenu, quittant le reste, et c'est a quoi precisement je demeure encore fidele. Et c'est a cela que j'ai du, comme je le raconterai par la suite, de rallier plus tard la doctrine de l'Evangile, pour trouver dans l'oubli de soi, la realisation de soi la plus parfaite, la plus haute exigence, et la plus illimitee permission du bonheur.

[Fantastique. Et termine cette preface par le magnifique et celebre :]
"Que mon livre t'enseigne a t'interesser plus a toi qu'a lui-meme, puis a tout le reste plus qu'a toi." Voici ce que deja tu pouvais lire dans l'avant-propos et dans les derniers phrases des Nourritures. Pourquoi me forcer a le repeter ? 
A.G

Livre Un : (...) Ou que tu ailles, tu ne peux rencontrer que Dieu. "Dieu, disait Menalque : c'est ce qui est devant nous."
Nathanael, tu regarderas tout en passant, et tu ne t'arreteras nulle part. Dis-toi bien que Dieu seul n'est pas provisoire.
Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardee.
Tout ce que tu gardes en toi de connaissances distinctes restera disinct de toi jusques a la consommation des siecles. Pourquoi y attaches-tu tant de prix ?
Il y a profit aux desirs, et profit au rassasiement des desirs - parce qu'ils en sont augmentes. Car, je te le dis en verite, Nathanael, chaque desir m'a plus enrichi que la possession toujours fausse de l'objet meme de mon desir.


(...)

C'est par peur d'une perte d'amour que parfois j'ai pu sympathiser avec des tristesses, des ennuis, des douleurs que sinon je n'aurais qu'a peine endures. Laisse a chacun le soin de sa vie.
(Je ne peux ecrire aujourd'hui parce qu'une roue tourne en la grange. Hier, je l'ai vue, elle battait du colza. La balle s'envolait ; le grain roulait a terre. La poussiere faisait suffoquer. Une femme tournait la meule. Deux beaux garcons, pieds nus, recoltaient le grain. 
Je pleure parce que je n'ai plus rien a dire. 
Je sais qu'on ne commence pas d'ecrire quand on n'a rien de plus a dire que ca. Mais j'ai pourtant ecrit et j'ecrirai encore d'autres choses sur le meme sujet.) 

(...) [Genial]

On n'est sur de ne jamais faire que ce que l'on est incapable de comprendre. Comprendre c'est se sentir capable de faire. ASSUMER LE PLUS POSSIBLE D'HUMANITE, voila la bonne formule.
Formes diverses de la vie ; toutes vous me parutes belles.
(Ce que je te dis la, c'est ce que me disait Menalque.)


J'espere bien avoir connu toutes les passions et tous les vices ; au moins les ai-je favorises. Tout mon etre s'est precipite vers toutes les croyances ; et j'etais si fou certains soirs que je croyais presque a mon ame, tant je la sentais pres de s'echapper de mon corps, - me disait encore Menalque. 

(...)

"... Il voit devant lui 
Les routes desertes, 
Les oiseaux de la mer qui se baignent
Etendant leurs ailes ...
Il faut que j'habite ici ...
... On me contraint a demeurer
Sous les feuillages de la foret,
Sous le chene, dans cette caverne souterraine.
Froide est cette maison de terre ;
J'en suis tout lasse.
Obscurs sont les vallons
Et hautes les collines,
Triste enceinte de rameaux
Couverte de ronces, -
Sejour sans joie."

(....)

Nathanael ! Quand aurons-nous brule tous les livres !!
Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux ; je veux que mes pieds nus le sentent ...Toute connaissance que n'a precede une sensation m'est inutile.

VOLUBILITE DES PHENOMENES


Livre Deux : Il y a des maladies extravagantes
qui consitent a vouloir ce que l'on n'a pas.
Ce que j'ai connu de plus beau sur la terre,
Ah ! Nathanael !, c'est ma faim.
Elle a toujours ete fidele
A tout ce qui toujours l'attendait.
Est-ce de vin que se grise le rossignol ?
L'aigle, de lait ? ou non point de genievre les grives ?
L'aigle se grise de son vol ; le rossignol s'enivre des nuits d'ete.

Nourritures !
Je m'attends a vous, nourritures !
Par tout l'espace je vous cherche,
Satisfactions de tous mes desirs.


                                   ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~                       ~~ ~ ~~


Victor SERGE
, in Masse, numero 3, Puissance et limite du marxisme, 1939.
J’écrivais à André Gide, en mai 1936, avant qu’il ne partît pour la Russie : « Nous faisons front contre le fascisme. Comment lui barrer la route avec tant de camps de concentration derrière nous ? Le devoir n’est plus simple, vous le voyez. Il n’appartient plus à personne de le simplifier. Nul conformisme nouveau, nul mensonge sacré ne saurait empêcher le suintement de cette plaie… En un sens seulement, l’U.R.S.S. demeure la plus grande espérance des hommes de notre temps : c’est que le prolétariat soviétique n’a pas dit son dernier mot ».


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