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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 07:23

Un pot d'herbes sauvages

Automnisation lente

 

Des feuilles fanent et se décomposent. C'est l'automne.

Et je fais moi, pendant ce temps, pousser, isolées, des quantités epaisses de graines d’herbes sauvages dans des petits pots bruns bien trop beaux pour elles.

C’est ainsi que depuis mes deux ans de véritable confort installé en mon appartement avec vue sur la rue Daguerre, je fais faner moi aussi un microcosme à mon gré, le fais d’abord jaillir de nulle part, et tout grandit ensuite sans l’aide pretenduement précieuse de sa mere nature, je l’isole de son contexte et le fais s’épanouir sur mon balcon con, que mes plantes verront pour leur seul champ d’extension.

Mais mes herbes à moi n’ont aucune prétention à l’extension. Si leur interet etait de perpetuer, de nature, leur race sur des terres vierges, leur role a bien change puisqu'elles ne feront de regenerations que si je leur en attribue le devoir et le droit. Le champ de leur chant est, et restera toujours, en parfait equilibre avec leur volonté propre de fruits de la nature poussant en ma demeure accueillante, de vivre et de mourir par esthétisme dans un pot minuscule que je ne leur changerai jamais. Car je suis et je resterai toujours moi aussi un misérable citadin n’ayant pas la main verte et rêvant comme tant d’autres de surtout posséder un peu de cette nature, de la choyer et de la maîtriser aussi. Ne plus la redouter. En tant qu' homme qui connais mes racines, je n'ai pas lecon a recevoir et je me sens depuis des années aussi épanoui dans mon travail, dans le métro et dans les relations humaines que mal à l’aise avec les animaux, les insectes, les herbes et la terre.

 


C'est quoi l'Amour, dis -

"Maman, dis, c’est quoi, l’Amour ?’
Tel le bel écrivain à la coiffe négligée rédigeant facilement son devoir du jour, chaque parent doit prendre conscience de l’importance de cette question.

Question essentielle s’il en est, l’enfant de bas âge, telle la minuscule Mathilde, assise sur son tabouret trop haut pour boire son lait-fraise, fillette superbe qui vient de célébrer dans l'allegresse ses glorieux 5 ans de bonheur, doit se la poser au même titre que la question sur l’origine de l’être.

A tel point même, que si ce n’est lui, l'enfant de bas age a la gracieuse bouille qui eveille la gloire de la famille qui l'eleve dans l'allegresse, si ce n'est lui, donc, qui fait cette démarche intellectuelle logique et curieuse, il me paraît innévitable que le parent soucieux et droit le lui fasse se la poser. Ainsi, clairement, quelle qu’ait été, selon moi et apres differents questionnements, l’éducation primaire donnée à Rose ou à Sophie, il doit lui paraître évident que la question vaut d’être posée à ses parents.

Bien sûr, l’aborder n’est pas forcément simple. On reconnaît facilement un sujet tabou à la fréquence du thème. Et il semblerait que c’en soit, tellement on en parle peu, chez nous, se disait-elle, avant que le nécessaire ne fût apporté à elle.

Elle profiterait donc d’une occasion rêvée, Noël, pour poser la question, comme elle l’a fait l’an passé, pour les questions sur les moeurs étranges de l’oncle William, sur l’existence du Père Noël, l’abstraction des peintres moches que papa recoit lors de repas tres couteux, ou enfin, comme l’année précédant encore celle-là, de la question de séropositivité qui avait tué son grand frère en novembre.

 


Votre conjoint est-il un agent secret

Sandie, 26 ans, est agent secret au service de l’armée. Ici en civil, elle accompagne son gros benêt de petit ami à la poste où il doit déposer un dossier « de toute urgence ». Maligne, sans admiration pour qui que ce soit, elle fait abstraction d’elle et n’attache pas la moindre importance à sa personne ni à la réussite de sa vie affective qu’elle a jugée tour à tour inutile, perdue, et enfin sans grande importance sinon celle d’une couverture. Elle pourra nous aiguiller dans l’enquête qui concerne nos conjoints. On peut encore cependant se passer d’elle une minute pour affirmer qu’il est lieu de s’inquiéter sur le caractère secret de votre conjoint si, comme Sandie avec le gros benêt, il trop suspect qu’elle vous accepte tel que vous êtes (c’est à dire rien, en fait). La revoilà. Toujours avec lui, ce qui vient confirmer ce que je viens de dire : malgré cette incompatibilité flagrante, Sandie ne cherche aucunement ni à le discréditer, ni à le quitter, ni même d’ailleurs à l’empêcher de rencontrer d’autres femmes. Absence de jalousie, auto-satisfaction, aucune remise en question, bref, la femme parfaite aux légers airs de naïveté a en fait ça en commun avec l’agent secret qu’elle ne sera jamais ni complètement heureuse en amour, respectivement par fatalité et volonté propre, ni complètement malheureuse, respectivement par naïveté et philosophie. Nous la voyons marcher, tenant son fidèle de petit ami au bras et marchant à son pas. Elle ne crée jamais de malaise, ne fait aucune remarque sur les hanches de la femme sur lesquelles les yeux de son mari se sont posés. Bref, on ne la distingue en rien, apparemment, de l’habituelle gourde. Tout est dans l’esprit, la volonté, l’autonomie (que l’habituelle gourde n’a pas) et dans ce qu’elle cache (sous le matelas par exemple)… Alors, comment s’y retrouver ?

 

Premièrement, et pour éviter de vous taper tout le guide inutilement, ouvrez les yeux par vous-même, sans avoir besoin de payer ni Sandie pour sa participation, ni moi pour mon investissement dans cet ouvrage complexe. Ouvrez les yeux, donc, ça coûte moins cher. Cherchez et trouvez par vous-même. Le choix est là : un agent secret « bateau » :

-cache des micro-films derrière des toiles,

-s’est enfermé sept minutes dans la salle de bain le jour et l’heure précise où une personnalité célèbre (et dérangeante) a été tuée,

-a forcément dévoilé une fois au moins son extrême intelligence par erreur (il n’y a pas de miracle : si votre gourde a des illuminations épatantes, c’en est pas une, mais un agent secret),

-vous a sauvé la vie une fois (si c’est plus, c’est vous l’agent secret),

Et enfin, vous n’avez jamais vu votre agent secret personnel dormir…

 

Pour un bon départ, tout est là. Si ces indices vous permettent d’élucider quelque chose sans poursuivre, je suis déjà pleinement satisfait. Il va cependant vous falloir continuer à lire cet ouvrage. Oui, car il peut sauver la vie (lui aussi, et sans être agent, ni secret – il n’y a qu’à voir la pub autour de ce bouquin).

Oui car démasquer un agent secret n’est pas de tout repos. Il va falloir faire preuve de finesse et de psychologie pour approcher ce « détail » au cours d’une conversation avec votre conjoint, si vous ne voulez pas finir aussi mort que ses précédents sujets. Mais comment faire preuve de psychologie avec une femme dont vous venez de découvrir que vous ne saviez rien ? Pour ne pas perdre pied et devenir dingue ? Pour ne pas la mettre au pied du mur (sinon, c’est le trou assuré) ? La tâche est difficile et bien plus que vous ne le croyez, croyez moi.

C’est là que Sandie intervient. « Bonjour Sandie. » (Toute cette conversation, vu ce qu’elle a coûté, a été enregistrée et sauvée sur différents supports).


Sandie: « Bonjour. » 
« Nous ferez-vous l’honneur de répondre à quelques questions ? »
Sandie : « Oui »  
«…Ces questions qui pourraient vraiment nous aider à ne pas gâcher notre vie aux côtés d’un conjoint sacrément secret ? »

Sandie : « Assurément »
« Car cette tâche vous importe, je crois savoir …»
Sandie : « Exactement, oui, c’est cela. »
Aparté : Sandie n’est pas une gourde, pourtant tout le monde s’y serait trompé.
« Alors, pourquoi ? »
Sandie : « Par respect ...»
« ...»
« C’est à dire ? ....»
« C’est à dire par respect pour le conjoint ; l’abruti qui gâche sa vie aux côtés de l’agent sacrément secret. »
Voilà qui est dit : vous êtes un abruti si vous restez toute votre vie sans connaître votre conjoint. Je touche votre orgueil et ce n’est pas anodin : lisez bien cet ouvrage !

Sandie a passé une semaine à s’analyser dans son comportement de tous les jours, s’arrêtant parfois sur des détails que seule un(e) agent secret peut trouver normal dans sa vie. Attention, la liste est longue :

1-       Sandie a déclaré se réveiller chaque matin avec un simple cliquetis de clés, sonnerie de son réveil portable ;

2-       Sandie a annoté à ce premier point que son portable était un fusil mitrailleur douze coups sans fil, transformable en grenade lorsque les douze coups sont épuisés – c’est à dire dans le cas d’une intrusion trop encombrante - déguisé en stylo de poche et pouvait aussi servir de bonne planque pour un micro film, comme ça a été son cas dans quasiment tous les épisodes…pardon, toutes ses missions ; arrivé ici, vous devez être capable d’élucider le mystère autour de votre conjoint si l’un, l’autre ou ces deux secrets d’agent ne vous avait jusqu’alors pas sauté aux yeux (ni la grenade d’ailleurs, bien heureusement !

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