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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 14:18

D'ou vient-elle, nul ne le sait.

Elle s'est tout de suite fait une place dans la Tragedie Monstre, immediatement apres qu'elle est arrivee le metteur en scene l'a vue comm l'inspiratrice de sa propre piece, l'incarnation vivante du personnage central : Lulu.
Elle est sortie de nulle part, Lulu et c'est toujours comm sortant de nulle part qu'elle meurt chaq soir dans les ovations,
    et qu'elle renait dans le noir chaq lendemain, silencieuse, intriguante, en quelq mots qui la font passer pour naive.

SOLEIL !!~ SOLEIL !!!~ SOLEIL !!!!~
(le seule preuve visible que Dieu a de l'humour,
et la preuve aussi que l'ecrivain lvi-meme est naif)

Jusq 'a ces derniers mots, qu'elle pleure comm saigne une fleur

Rien n'est plvs beau que la mort, rien n'est plvs fort.
(Ainsi donc naissent les ames,
et ainsi donc aussi les statues meurent)

A Lulu Bay, enjoy The View.
Scenette a cent fauteuils sur un long pont de lierres.
    . 

 

Elle a cause sa propre fin, Lulu. Elle l'a causee et personne ne l'y a forcee, nul ne sait d'ou elle vient, ni pourquoi elle est venue. Nul ne saurait non plus eviter qu'elle derive cette fois encor. Sa propre folie, tordue, sa propre mort.

Le metteur en scene (temoignant) : Elle m'est apparue comm une envie charnelle, d'abord comm du sucre, delicieuse tentation. Une enfant qui s'eveille a l'age d'etre prise sous mon aile, moi qui l'ai croquee et qui l'ai vue devetue croquant elle-meme cette soif comm le desir eut ete une sensation nouvelle.
Lulu : SOLEIL !! SOLEIL !!! SOLEIL !!!~ Allons faire des merveilles !~
Le metteur en scene (en aparte, temoignant :) Lorsq 'elle s'est elancee foulant a pas desordonnes, comm desarticulee le sable de cette plage que le moment de l'annee avait voulu si parfaitement intime, debarrassee des huees, des nuees, des foules, cette plage completement nue, je l'ai regardee se baigner, se laver, s'enjouer & s'amuser. Elle etait seule mais elles etaient des milliers.
Lulu (jouant sur le sable, se croyant seule :) Voulez-vous vous baigner ?
Le metteur en scene : Elle ne m'a jamais remnarque, pas a un seul instant elle ne semblait ouvrir les yeux. Quel age pouvait-elle bien avoir ? Moins de 2o ans, mais plvs de 16. Je me demandais si elle venait de naitre. Elle etait si juvenile que j'eus l'impression que mon seul regard sur elle plein de desir aurait pu lvi faire du mal.

(recitant :) Quand bien meme nous sortions ensemble, je n'ai jamais voulu l'initier au theatre, je ne voulais rien lvi faire decouvrir, peut-etre parce que le fosse etait extreme, entre leur profondeur, et son insouciance. Toutes les tragedies, toutes les romances avec elle ne me disaient plus rien. Les plvs grands que j'avais admires, joues, contemples, creuses, et cherche a percer, tout me semblait si vain, si loin, si desordonne. Comm un monde noir soudainement qui ne se savait pas embourbe, se serait fait tout a coup lumiere, elle a surgi dans ma vie comm un grand vide. Une seconde sans suite. Un instant sans depart, quelq chose qui ne va nulle part, et qui ne veut pas changer. Deux doigts de ciel dans mon the noir*.
L'evolution, elle l'a conquise avec la rage d'une adolescente impetueuse, une tempete, un caprice.
Elle commencait de dire que la vie ne pouvait durer ainsi, que j'etais bien trop fige, que rien ne changerait, et qu'il fallait pourtant.

Cette repliq exactement. Je n'avais jamais repense a cette piece depuis que je l'avais enfouie sous suffisamment d'autres, des annees durant. Et la elle resurgit.

    Je l'ai relue. J'ai cru l'avoir perdue, elle etait introuvable.
Lulu crue, eperdue. Elle s'appelait donc bien Lulu. J'aurais parie la-dessus. Comment etait-ce possible ?

je l'ai fait lire a Sandrine, a Mathilde, a Romain, a Cedric et a Virginie, et je leur ai presente Lulu : notre nouvelle piece, j'ai dit. 
Datee de six ans. Et elle vient encor de naitre. Cette fois comm la premiere.

L'histoire en elle se repete. Je crois qu'elle est la reincarnation d'une idylle vecue, quelq chose que j'aurais senti, cru voir, une chose passee et qui a l'histoire en elle. Puisq 'elle meurt a la fin, et qu'elle se reincarne le lendemain.

Dans la piece, le personnage qui rencontre Lulu est un acteur. Il joue dans une troupe une piece qui s'intitule Lulu, et qui lvi ressemble : jeune, naif, sensible, et un brin soupe au lait. Il etait parti fache un jour que sa Lulu etait venu les voir tous repetes, parce qu'on lvi avait semble le juger pour cette attirance qui trahissait son manque effectif de caractere, et comm un vrai symptome d'impuissance. Il avait meme cru entendre qu'on l'avait appele petite bite dans l'assistance.
Elle n'avait rien d'une starlette, Lulu, elle n'avait meme pas d'avis. Juste son odeur sucree, ses couleurs fraiches, et la naturelle attirance qu'elle provoquait a sa facon de gesticuler en parlant. Mais le plvs elle venait aux repetitions et le plvs elle ressemblait a la Lulu endoctrinee et somptueuse d'intemperance que jouait depuis deux ans une actrice qui s'appelait deja, vraiment Mathilde. Elle lvi ressemblait de plvs en plvs, a la fois parce que Lulu assistait aux repetitions et que rien ne l'amusait plvs que de rejouer des scenes entieres avec Romain, a la fois parce que, oui, le metteur en scene corrigeait les jeux d'acteurs et les phrases, les tournures que lvi inspiraient sans le savoir l'echo des repliq que tenaient pour toute reponse aux choses profondes de la litterature qui animait les debats a l'heure e table, la Lulu de Romain. 

 

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