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  • : Le blog de Ampad Embiem
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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 12:41

Positivement ravi d’emménager dans son nouvel appartement de cent vingt-quatre mètres carrés au cent-vingt-quatrième étage de la ville, Li Tchang Ming pose son bagage dans l’entrée qui fera, il se le dit à voix haute, office de bibliothèque, et se dirige sans perdre une seconde, vers la longue baie vitrée qui lui donne une vue imprenable sur la deuxième tour de la ville. A cet étage, c’est génial, la tour B loge lun de ses trois seuls jardins. Ce sont donc à deux cents-mètres devant lui, qui s’étend à perte de vue sur la droite, une luxurieuse végétation de quelques milliers d’arbres et de hautes plantes. A gauche, les deux tours finissent quelques dizaines de mètres devant la paroi arrière du vaisseau, ouverte en quelques hublots sur les myriades d’étoiles, qui seront probablement visibles d’ici, dès l’extinction générale des feux.

Plus bas, dans cette fosse qui sépare les deux tours, une abîme de près de quatre-cents mètres logent ici et là, les plate-formes suspendues, de tailles plus ou moins importantes, rejoignant une tour et l’autre par d’étroites languettes permettant le passage à deux personnes, trois tout au plus. La plate-forme sur laquelle Li a vue la plus directe, est suspendue à peine à plus de soixante mètres en-dessous, de sorte qu’au-dessus des plafonds lumineux des boutiques, marchés et lignes de monorails qui s’y  trouvent, s’offre là à lui une vue dégagée sur les baies vitrées de quelque chose qui n’est pas quantifiable, de voisins qui doivent presque se chiffrer en dizaines de milliers.

Jusqu’à la plate-forme suspendue au-dessus de lui, les tirants d’acier par centaines traversent verticalement le vide immense, parfois si rapprochés les uns des autres que ne semblent plus s’alterner que des bandes noires et des bandes grises. Les reflets lumineux de ces câbles à stries d’acier tendus sur le fond opaque et terne du béton, lui font, le court instant d’une absence, perdre toute notion de profondeur dans cet espace sans mesure.

Malgré le malaise qui l’envahit, Li est si subjugué, tellement certain de devoir chercher à comprendre encore à quelle illusion il devra ne plus se laisser être le sujet, qu’il cherche sans décrocher ses yeux, des points de repère dans cette alternance de vide et de points lumineux. Mais les lumières des bas étages qu’il aperçoit à peine entre la paroi de la tour et les plate-formes, dans cet espace fomant des couloirs verticaux, ne lui laissent pas à voir suffisamment pour qu’il parvienne seulement à situer par exemple, son précédent appartement, ou retrouver les boutiques à flanc de paroi, ces boutiques-balcon auxquelles il était familier.   




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