L'ampadiem

  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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Moi, Ampad

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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 07:48
Il est sorti le matin de chez lui, avec un impermeable avec un haut col releve, une echarpe passee autour du cou, un bonnet qui descendait sous les oreilles, et un cadre, passe autour du cou lui aussi.
Il marcha quelques metres a peine jusqu'a l'arret de bus, avant que quelqu'un l'interpelle ; le vent : "Qu'est-ce qui te prend ?"
Il se retourna, avait beau chercher a droite, a gauche, il ne le trouvait pas, mais comme la question recommenca, il parla au hasard, et, sachant pertinemment et instinctivement quoi lui dire ~ c'est dans le titre de ce blog, ca tombe tres bien ~ il trouva a placer sans trop se fouler : "Rien ne me prend. C'est moi qui prend, je tiens ca de mon pere !"
Le vent crut d'abord ne pas comprendre, et puis il s'est dit qu'il avait affaire a un etre image :
"Tu prends quoi, Polo ? Pis qu'est-c' tu tiens d'ton pere ? C'est quoi ce cadre autour de ton cou, mon Polo ? Tu l'emmenes ou ?"
Le vent ne sait pas qu'il vaut parfois mieux ne poser qu'une question a la fois, le fou reclame ampleur a celle qui lui plait le plus, et en oublie les autres.
"Je l'emmene partout, absolument partout ou je vais a partir de maintenant."
Le vent le suivit encore, en silence, ne cherchant plus a lui demander quoi que ce soit, il attendait seulement de comprendre.
L'homme bougonnait "Premier degre, premier degre ...", et s'emportait tout seul en regardant les gens qu'il croisait, puis il est entre dans son bureau. La le vent dut rester a la porte, mais fit le tour pour continuer de l'observer, depuis la fenetre qu'il venait frapper negligemment ~ car le vent est ainsi, ne sait pas se retenir, et manque parfois de manieres, c'est sur le vent n'est pas tres discret. Il allait de fenetre pour suivre les allees et venues de Polo entre les bureaux, mais en vain. Il ne put le retrouver que le soir. Polo avait l'air satisfait de lui, alors le vent ne dit rien, et le laissa seul.
Le lendemain matin, Polo avait de nouveau cette fenetre avec lui. "On va voir si je manque d'humour...", disait-il ce matin. "Polo, qu'est-ce qui t'arrive ?"
"Ce qu'il m'arrive, mais rien !", disait Polo sans chercher cette fois-ci a savoir d'ou venait la question. "C'est moi qui arrive, ce aussi je le tiens de mon pere !"
Le vent etait plus abasourdi que la veille de la reponse que Polo lui donnait. C'en devenait genant pour lui, alors il le laissa aller, sans plus chercher a comprendre. Polo est seul, il parle eul, tant pis. Mais qu'il reponde a haute voix sans se soucier des foules alentours qui peuvent le prendre pour fou, le vent s'en fachait, mais Polo s'en fichait. D'ailleurs, physiquement, il montrait qu'il s'en fichait : il arborait maintenant cette fiche marquee de la mention FOU.
Quel phenome, `Polo...
Il ne manquait pas d'esprit Polo.

Le matin suivant, Polo ne trouva pas de question. Il marcha, attendit qu'elle vint. Mais comme elle ne venait pa il s'exclama au hasard a qui maintenant il savait parler : "Je suis un etre sans vis-a-vis, tu comprends. Je peux vivre seul avec moi-meme, et ce parce que mes seules vues sont des vues de l'esprit ! Je peux faire et refaire le monde a ma guise, il n'y a rien qui me cache le paysage. Ainsi seulement je puis vivre heureux, tu m'entends ! RIEN !"
La foule cette fois, lanca la rumeur que Polo etait definitivement devenu fou. Elle courait deja un peu depuis la veille, avec cette histoire de fiche qui fit deux, trois fois le tour de la place du village sans perdre de son eclat.
Et puis on en parla a ses collegues de bureau, et, fatalement, a son patron.
Son patron souriait a cette rumeur. Le vent suivant cet echange, voulut en savoir plus, cette fois-ci il etait decide. Par n'importe quel moyen il entrerait dans les couloirs, s'y engoufrerait, et en parcourerait les dedalles a la recherche de son indice improbable.
Vers dix heures il entra avec un livreur. Et il s'installa, trouvant tout ce qu'il lui suffisait pour demeurer la sans perdre de sa vitesse. Et en peu de temps il trouva la clef. Le patron de Polo le prenant en aparte lui disait : "Polo, enfin, vas-tu poser cette fenetre que tu balades partout ? Tu vas finir par nous faire remarquer..."
Polo repartitdu bureau sans rien dire, s'installa a son bureau aussi mou que d'habitude, attendant que les heures filent, mais rien, les heures restaient figees. Il regardait sa fenetre, et apres un coup d'oeil vers la porte d'entree, decida de repasser le cadre autour de son cou. Ah'!, fit-il, visiblement satisfait. Que c'est bon ainsi. Et le vent le vit nettement : Polo passa apres ca le reste de son temps a tourner la temps, dans un sens puis dans l'autre, aussi vif que ses yeux etaient vides et semblaient ne regarder rien. Polo visait l'air, visait le vent qui lui-meme ne se sentait pas observe.
"Polo, vas-tu finir par me dire ce qui diable t'est passe par la tete, qui fasse pareille menage en ton esprit tourmente ?"
Polo repondait comme un robot, il etait aussi heureux qu'un imbecile avec un papillon. "Je me sens bien dans ma tete, il n'y a que la que je me sente bien. Tout ce que je vois est moche, le temps meme l'est, les blagues, meme, le sont. Avec cette fenetre sur ma tete, tout ca devient vue de l'esprit, et la, avec cette vue-la, je trouve le monde bien plus beau."
Le vent s'enfuit et ne se retourna pas. Il n'avait rien a voir puisqu'il est lui-meme une vue de l'esprit. Et une vue de l'esprit ca n'a rien a voir. Puisque c'est san vis-a-vis. Ca se regarde, ca fait des roulades sur soi, ca se tourne bein aussi un peu autour, mais ca ne prend rien a mal. Detournant tout pour autre chose, il etait bien Polo. Fou, certes, mais Bien. Il trouvait tout a coup tout Beau.
Une foutue tangente. C'est la tangente en soi, Polo ! L'etre sans vis-a-vis. Il peut tourner sur lui-meme, il est LA revolution de l'esprit ~

L'homme est devenu un etre des lors qu'il a appartenu a cet univers decalle, il a concu des ses propres mains cette idee de l'esprit parallelement couche a la surface du monde. Celui qui y vivait : en superficie, du haut du monde des idees, entre stratosphere et neant. Entierement absorbe ou partiellement entraine vers le monde ici bas quandles urgences le rappelaient vivement a des reactions spontanees, il vaguait a sa guise entre ces deux etats, se lamentait un peu pour sauver les apparences et revenait vaquer au haut de tout, d'ou, majestee !, il se sentait si bien, vivant de distorsions et d'allusions erogenes aux sens qui emportent la raison avec toute sa triste lourde pesanteur de chose vraie et vive.

Depuis, quand Polo regarde quelqu'un, c'est un reflet de lui-meme qu'il voit, rien d'autre. Drole d'impression ? En effet : impression de lui sur tous les motifs colores sur texture lisse, vetements, peau, bronzage, et meme sur la pupille parfois qu'il a en face de soi. Alors il se parle a lui-meme, et il se repond aussi ~ ce qu'il veut entendre, ce qu'il croit comprendre, et ce qu'il aime dire. Quelle beaute d'ame que celle de Polo dans quelques annees !

Negatif d'un desespoir massif en blanc ~
Performence interactive : Retrouvez vous-meme les couleurs d'origine !
Photographie sur fond d'ecran, teinte grise & platre chaud.
Courtesy : None. Fontenay-aux-Roses, 2oo2. Photo : Paris, 2oo8.

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