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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 08:56
Les Metamorphoses d'Ovide ~

Extraits, I, 162 ~ 3oo : Lycaon et Le deluge


~ Lycaon ~

Lorsque le pere des hommes, fils de Saturne, a vu ce spectacle du haut de cieux, il gemit et, se rappelant un crime trop recent encore pour avoir ete divulgue, l'horrible festin servi a la table de Lycaon, il en concoit au fond du coeur un courroux terrible, digne de Jupiter ; il convoque le conseil des dieux ; sans retard, ils accourent a son appel. Il est dans l'Empyree une voie que l'on distingue aisement par un ciel serein ; elle porte le nom le Voie lactee ; sa blancheur eclatante la signale a tous les yeux. C'est par la que les dieux d'en haut se rendent a la demeure royale ou reside le souverain Tonnant. A droite et gauche s'etendent, portes ouvertes, les atriums hantes par la noblesse celeste ; la plebe habite a part, dans d'autres lieux ; sur le devant et sur les cotes, les dieux puissants ont etablis leurs penates.
Tel est le sejour que j'oserai appeler, si on me permet un langage si audacieux, le Palatin du ciel. [La celebre colline de Rome ou vit Auguste.]

Donc, lorsque les dieux furent entres dans ce sanctuaire resplendissant de marbre, Jupiter lui-meme assis sur un trone plus eleve et s'appuyant sur un sceptre d'ivoire, agita trois ou quatre fois autour de sa tete sa redoutable chevelure, qui ebranla la terre, la mer et les astres. Puis il exhala en ces termes son indignation :
"Non, je n'ai pas ete plus alarme pour l'empire que j'exerce sur ce monde, au temps ou les monstres anguipedes se preparaient a enlacer de leurs cent bras le ciel captif [Les Geants font l'objet du precdent episode, dans Les Metamorphoses] . Sans doute l'ennemi etait redoutable, mais cette guerre ne pouvait etre attribuee qu'a une seulerace, a une seule cause. Aujourd'hui, dans tout le globe que Neree entoure de ses flots retentissants, il me faut anneantir le genre humain. j'en jure par les fleuves infernaux, qui sous la terre, baignent le bois du Styx, j'ai out tente auparavant ; mais la plaie est incurable et il me faut la retrancher avec le fer, pour que la partie saine ne soit pas atteinte. J'ai a moi des demis-dieux, des divinites rustique, les Nymphes, les Faunes, les Satyrs, et les Vilains, hotes des montagnes ; puisque nous ne les jugeons pas encore dignes des honneurs celestes, permettons au moins que la terre que nous leur avons donnee soit pour eux habitable. 
Croyez-vous, o dieux des regions superieures, qu'ils seront en surete, quand moi, le maitre de la foudre, moi qui vosu commande et vous gouverne, j'ai ete en butte aux pieges dresses contre moi par un homme bien connu pour sa ferocite, Lycaon ?
"

Tous ont fremi et, enflammes de colere, reclament la punition du criminel. Ainsi, quand une troupe sacrilege en fureur chercha a eteindre le nom romain dans le sang de Cesar, l'effroi d'une telle catastrophe consterna subitement le genre humain et l'univers entier fut saisi d'horreur.
La piete de tes concitoyens, Auguste, ne t'est pas moins douce que celle des dieux le fut a Jupiter. Lorsqu'il eut de la voix et du geste, apaise leurs murmures, tous se turent. Aussitot que les cris eurent cesse, reprimes par la majseste de leur souverain, Jupiter de nouveau rompit le silence en ces termes :
"L'homme a paye sa dette ; bannissez a ce sujet toute inquietude. Quel fut son crime, quelle est la punition, c'est ce que je vais vous apprendre. La renomme des opprobres du siecle avait frappe mes oreilles ; souhaitant qu'elle fut mensongere, je descends des hauteurs de l'Olympe et, apres avir deguise ma divinite sous la figure humaine, je me mets a parcourir la terre. I serait trop long d'enumerer les crimes que je rencontrai partout ; la renommee etait encore au-dessous de la verite. J'avais franchi le Menale, horrible repaire des betes sauvages, le Cyllene et les frais ombrages des pins du Lycee. J'entre sous le toit inhospitalier qui abritait le tyran d'Arcadie, a l'heure de la soiree ou le crepuscule allait faire place a la nuit. Je revele la presence d'un dieu et le peuple commence a m'adresser ses prieres. D'abord Lycaon se rit de ces pieux hommages ; puis il s'ecrie : "Je vais bien voir, par uen preuve manifeste, si c'est la un dieu ou un mortel. Nul ne pourra plus douterd e sa verite." Pendant la nuit, tandis qe j'etais lourd de sommeil, il s'apprete a me surprendre et a me donner la mort ; voila par quelle epreuve il voulait connaitre la verite.
Ce n'etait pas encore assez pour lui ; de son glaive il coupe la gorge a un de mes otages que lui avait envoyes le peuple des Molosses. Ensuite il attendrit dans l'eau bouillante une partie des ses membres palpitants et il fait rotir l'autre sur la flamme. A peine en avait-il charge la table, que de ma foudre vengeresse j'ai renverse sur lui, sa demeure, penates bien dignes d'un tel maitre. Epouvante, il s'enfuit et, apres avoir gagne la campagne silencieuse, il se met a hurler ; en vain il s'efforce de parler ; toute la rage de son coeur se concentre dans sa bouche ; sa soif habituelle du carnage se tourne contre les troupeaux et maintenant encore il se plait dans le sang. Ses vetements se changent en poils, ses bras en jambes ; devenu un loup, il conserve encore des vestiges de son ancienne forme. Il a toujours le meme poil gris, le meme air farouche, les memes yeux ardents ; il est toujours l'image de la ferocite.Une seule maison a ete frappee ; mais plus d'une maison etait digne de perir ; sur toute l'etendue de la terre regne la sauvage Erinys ; on dirait une conjuration pour le crime. Plus en retard ! Que tous (tel est mon arret immuable) subissent le chatiment qu'ils ont merite."

Parmi les dieux les uns appuient de leur avis le discours de Jupiter et aiguillonnent sa fureur ; les autres s'acquittent de leur office pa des marques d'assentiment. Cependant la perte du genre humain est un sujet de douleur pour tous ; que sera l'aspect de la terre, veuve de ses mortels ? demandent-ils, qui portera l'encens sur les autels ? Veut-il livrer la terre a la devastation des betes sauvages ? A ces questions le souverain des habitants du ciel repond qu'i se charge detout ; il les invite a ne point s'alarmer ; il leur promet uen race d'hommes qu ne ressemblera point a la precedente et dont l'Origine sera merveilleuse.


~ Le deluge ~

Deja il allait lancer ses foudres sur toutes les contrees de la terre ; mais il craignit de voir tant de feux embraser l'ether sacre et consumer dans toute sa longueur l'axe de l'univers. Il se souvient que les destins eux-memes ont fixe une date ou la mer, la terre et le palais celeste doivent s'enflammer et la masse du monde, devenue la proie d'un incendie, tomber en ruine.
Il depose les traits forges par les mains des Cyclopes et choisit un chatiment totu different ; il decide d'aneantir le genre humain sous les eaux, versees par les nuees de tous les points du ciel.
Aussitot il enferme dans les antres d'Eole l'Aquilon et tous les vents qui chassent les nuages amonceles et il dechaine le Notus. Le Notus aux aileshumides prend son envol ; son visage terrible est voile de tenebres noires comme la poix ; sa barbe, chargee de brouillards ; l'eau coule de ses cheveux blancs ; sur son front siegent des vapeurs ; ses ailes et son sein ruissellent. A peine a-t-il presse de sa large main les nuages suspendus qu'eclate un grand fracas ; puis d'epaisses nuees se dechargent du haut des airs. La messagere de Junon, revetue de diverses couleurs, Iris, aspire les eaux, apportant un aliment aux nuages. Les moissons sont couchees a terre,le cultivateur pleure l'objet de ses voeux, jonchant le sol, e tle travail d'une longue annee perit sacrifie. Jupiter ne se contente pas de faire servir a sa colere le ciel, son empire ; mais Neptune, son frere azure, lui donne encore les ondes pour auxiliaires. Il convoque les fleuves ;  quand ils sont entres au sejour de leur maitre : "Une longue exhortation, dit-il, n'est point necessaire. Deployez vos forces ; il le faut. Ouvrez vos demeures, renversez vos digues, lances vos flots a toutes brides." L'ordre etait donne ; ceux-ci s'ene retournent, degagent les bouches des sources et, d'une  course effrenee, roulent vers les mers. Le dieu lui-meme a frappe la terre de son trident ; elle a tremble et par cette secousse a ouvert les retraites des eaux. Debordes, les fleuves s'elancent a travers les plaines decouvertes ; avec les recoltes ils emportent les arbres, les troupeaux, les hommes, les maisons, les autels domestiques et leurs objets sacres. Si une habitation est restee debout et a pu resister a un tel desastre sans s'ecrouler, le faite disaprait englouti sous les eaux et leur assaut fait chanceler les tours dan sl'abime.
Deja on ne distinguait plus le mer de la terre ; tout etait ocean ; l'ocean lui-meme n'avait plus de rivages. L'un a gagne a la hate une colline ; l'autre s'est assis dans une barque recourbee et promene ses rames la ou naguere il avait laboure. Celui-ci navigue sur ses moisson set sur les combles de sa ferme submergee ; celui-la prend un poisson sur la cime d'un ormeau ; on jette l'ancre, si le hasard s'y prete, dans une verte prairie, ou bien les carenes arrondies ecrasent les vignoble sous leur poids ; la ou recemment les chevres elancees ont broute le gazon, les phoques posent leurs corps informes. Les Nereides s'emerveillent de voir au fond des eaux des parcs, des villes, des maisons ; les dauphins habitent des forets ; ils bondissent au sommet de leurs ramures  et se heurtent contre les chenes qu'ils agitent. le loup nage au milieu des brebis ; l'onde charrie des lions au poil fauve ; l'onde charrie des tigres; le sanglier ne trouve aucun secours dans sa force foudroyante et les jambes agiles du cerfs ne l'empechent pas d'etre emporte ; apres avoir longtemps cherche une terre ou se poser, l'oiseau errant, ses ailes lasses, tombe dans la mer. l'immense debordement de l'ocean avait recouvert les collines ; des flots jusqu'alors inconnus battaient les sommets des montagnes. La plus grande partie des etres vivants est entrainee par les eaux ; ceux que les eaux ont eparges perissent faute de nourriture, victimes d'un long jeune.
    



Ovide nait et meurt en Grece, avant l'invasion romaine. Il est contemporain de la vie de Jesus.
Cette oeuvre, Les Metamorphoses, tient a faire la Genese des Mondes. La cvivilisation Greque a alors acquis beaucoup de connaissances des phenomenes du ciel, et de la terre, et la tradition des croyances polytheiste est en realite une croyance de ces origines, toutes celestes, de chacune des especes qui habitent la terre.
Il en commence la redaction avant et non apres comme dit notamment Wikipedia, la naissance du Chirst.

Virgile (-7o ~ 19 ap. JC )
Ovide (-43 ~ 17 ap. JC)

Comment Dante Alighieri (1265 ~ 1321) peut-il avoir eu plus que tous ces contemporains, recours a la poesie de Virgil, qu'exalte Ovide, pour toile de fond de sa Divine Comedie.


DANTE ~ La Divine Comedie ~

Dante Alighieri vit a une epoque tragique de l'Italie, qui vit sur les decombres et le partage de l'Empire Romain, alors decoupe en contrees.

Ls Guelfes Blancs et les Gibelins :
Florence est alors divisee en deux factions qui se menet une guerre impitoyable.
Les Guelfes, faction qui soutien tla papaute,
Le Gibelins qui sont les tenants de l'Empire.
Guelfes blancs et noirs eux-memes se font guerre.
Guelfes blancs soutenant le chef de clan Vieri dei Cerchi, s'opposent au clan forme autour de Donati.
Le Donati sont soutenus par l'elite florentine alors que les Cerchi sont proches du peuples, c'est d'ailleurs plus une bataille de caste et de pouvoir, que de religion.
En 13o2, ce sont les Guelfes Noirs qui l'emportent dans une bataille que Dante cite sous la forme d'une predilection post eventum dans la Divine Comedie (Chant VI, v. 72), grace au soutien de Boniface VIII.   

"Puis il faudra que le premier succombe
dans trois soleils, et que l'autre l'emporte
grace a celui qui maintenant louvoie."


C'est a cette defaite que Dante commence d'ecrire La Divine Comedie.
Il veut juger comme Dieu, et se donne pour cela une consistance physique capable de transcender les mondes au-dela, souhaitant par la qu'un jugement divin parle en ses nom et lieu, de ses contemporains, dont il condamne les actes, le manque de foi, la resignation, la lachete, l'opportunisme, et encore le choix de ralliement.
Pret de 7oo noms de personnages contemporains ou appartenant a l'histoire de l'Italie et de l'Eglise sont cites ou apparaissent par allusion, dans les quelques 5oo pages que compte La Divine Comedie, c'est dire s'il accomplit la un travail d'investigation complet et riche en references. Reposant parfois ses jugements comme j'ai pu le lire dans des ouvrages parlant de la Divine Comedie, sur les ondits et les legendes presque transmises comme telles, de mere en fils et depuis des generations de haine et de mythes chretiens. Les histoires pullulent en Italie a cette epoque Moyen-Ageuse, ou tout personnage de l'Eglise a eu une importance, qu'elle ait ete jugee bonne ou nefaste. Et le peuple se souvient ces histoires qui sont transmises comme paroles d'Evangile (justement).
 
 (Plus prochainement ~ promis : extraits de La Divine Comedie. Extraits de Virgil, L'Eneide. Les symbols de DANTE, de VIRGIL, et ceux de DALI qui viennent tout droit de ces inspirateurs. Des illustrations de La Divine Comedie par DALI ).

Celui dont le savoir surpasse tout

créa les cieux et leur donna ses guides,

si bien que chaque ciel luit sur chaque autre,

distribuant une lumière égale.

Pareillement aux richesses du monde

il préposa une dame régente – la Fortune –

Qui déplaçât les vains bien, tour à tour

de nation en nation, de sang à sang,

malgré l’effort des humaines prudences.

Tel peuple règne, tel autre languit,

selon les décisions de cette dame,

qui sont cachées comme un serpent dans l’herbe.

Votre savoir ne peut lui résister :

Elle prévoit, juge, et maintient son règne

comme les autres dieux gardent le leur.

Ses permutations n’ont pas de trêve ;

c’est par nécessité qu’elle est soudaine :

si fréquents sont tous ceux dont vient le tour !

Or ces gens, qui se devraient se louer d’elle,

clouent souvent la Fortune sur la croix

et la blâment à tort et la décrient.

Mais elle est bienheureuse et n’entend rien :

gaie, parmi les premières créatures, 

tournant sa sphère elle jouit de soi.

Descendons à présent vers plus d’angoisse :

déjà les astres tombent, qui montaient

quand je partis ; et tarder ne se peut. »

Nous coupâmes le cercle à l’autre rive,

sur une source qui bout et déborde

dans un fossé qu’elle-même a creusé.

Très noire était son eau plutôt que pourpre ;

et nous, accompagnant le flot obscur,

nous entrâmes plus bas, par voie étrange.

Il va par le marais qui a nom Styx,

le sinistre ruisseau, quand il débouche

plus bas, près des malignes berges grises.

Et moi, qui ne songeais qu’à regarder,

je vis, dans ce bourbier, des gens fangeux,

tous nus, et qui semblaient plein de courroux.

Ils se battaient, non des mains seulement,

mais de la tête et des pieds et du torse,

et, de leur dents, se déchiraient par bribes.

« Tu vois les ombres, fils », dit le bon maître,

« de ceux dont la colère a triomphé ;

et je veux que tu tiennes pour certain

qu’au fond de l’eau d’autres esprits soupirent

et font que l’eau pullule à la surface,

comme ton œil te montre, où qu’il se pose.

Enfoncés dans la vase ils disent : « Tristes

parmi l’air doux qu’égayait le soleil,

nous conservions en nous d’aigre fumées :

maintenant la boue noire nous attriste. »

              Cet hymne, ils le gargouillent dans leur gorge,

              ne pouvant point parler par mots entiers. »

Et nous tracions, sur la sordide mare,

              un grand arc entre rive humide et sèche,

              les yeux tournés vers les mangeurs de boue.

Enfin nous vînmes au pied d’une tour.

 

(…)

Je vis, en haut des portes, plus de mille

              démons tombés en pluie du ciel, grondant :

« Qui donc est celui-là qui, sans sa mort,

s’en va par les contrées des âmes mortes ? »

Et mon très sage maître leur fit signe

qu’il désirait leur parler en secret.

Ils calmèrent alors leur grand dédain

et dirent : « Viens toi seul, et qu’il s’en aille,

lui qui osa entrer en ce royaume !

Qu’il refasse tout seul sa folle route !

qu’il essaye s’il sait ! mais reste, toi

qui l’escortas par les régions obscures ! »

Pense, lecteur, si je perdis courage

quand j’entendis ces paroles maudites,

car je crus ne jamais m’en revenir.

« Ô mon cher guide, toi qui plus de sept

fois m’as sauvegardé, pour me soustraire

au grand péril apparu contre moi,

ne me laisse pas » dis-je, « ainsi défait ;

et si l’on nous refuse le passage, 

revenons vite ensemble sur nos traces. »’


(...) Et Rachel en Lania continue de lui rêver un rôle. (entrelesmainsdudiable)


Plebe
L'Empyree, constellation, ciel en-dehors des cieux de notre galaxie, bien loin de la Terre, bien apres meme les cieux de Saturne, est situe sous la Rose Celeste qui mene au Royaume de Dieu et des Anges.
La montagne du Purgatoire, sur la terre, est orientee vers l'Empyree, a l'oppose antipodique de Jerusalem qui etrangement semble dans la schematique de Dante, la plus eloignee et la moins au centre des toutes les declinaisons des mondes de l'au-dela. Le vestibule de l'Enfer dont la porte est l'Acheron, se tourne vers les contrees europeennes, notamment l'Italie qui y est localisee par un tres vague I, en surface, a mi-chemin entre Cadix et Jerusalem, a l'oppose du Gange qui est une limite du monde dan sla symbolique de Dante, comme elle l'etait dans celle d'Ovide.
Cadix et le Gange se font face, directement alignes avec le Centre glace de Cocyte ou loge Lucifer, et separent la planete terre en deux hemispheres, des Oceans et des Continents habites.
C'est du cote des Oceans que le ciel d'Empyree apparait, dans l'alignement exact des montagnes du Purgatoire, en plein milieu desdits Oceans.
Jerusalem est donc le centre de l'hemisphere des Continents.


Le Styx, fleuve des Enfers, que Dante situe hors de l'enceinte de La Citta du Dite entre les 4e et 5e cercles des Enfers, respectivement Cercles des vices de l'Avarice et de la Colere. Apres la traversee du Styx, end edans le l'enceinte, les peches punis deviennent de plus en plus importants, jusqu'a arriver au 9e cercle qu'habite Lucifer : Centre des Enfers et Centre de la Terre.

Menale
Lycee
Cyllene
Erynis
Notus
Nereides


Ovide, Les Metamorphoses, (X, v. 247~286)

Cependant, grâce à une habileté merveilleuse, il réussit à sculpter dans l'ivoire blanc comme la neige un corps de femme d'une telle beauté que la nature n'en peut créer de semblable et il devint amoureux de son oeuvre. C'est une vierge qui a toutes les apparences de la réalité ; on dirait qu'elle est vivante et que, sans la pudeur qui la retient, elle voudrait se mouvoir ; tant l'art se dissimule à force d'art. Émerveillé, Pygmalion s'enflamme pour cette image ; souvent il approche ses mains du chef d'oeuvre pour s'assurer si c'est là de la chair ou de l'ivoire et il ne peut encore convenir que ce soit de l'ivoire ; il donne des. baisers à sa statue et il s'imagine qu'elle les rend ; il lui parle, il la serre dans ses bras ; il se figure que la chair cède au contact de ses doigts et il craint qu'ils ne laissent une empreinte livide sur les membres qu'ils ont pressés ; tantôt il caresse la bien-aimée, tantôt il lui apporte ces cadeaux qui plaisent aux jeunes fi11es, des coquillages, des cailloux polis, de petits oiseaux, des fleurs de mille couleurs, des lis, des balles peintes, des larmes tombées de l'arbre des Héliades ; i1 la pare aussi de beaux vêtements ; il met à ses doigts des pierres précieuses, à son cou de longs colliers ; à ses oreilles pendent des perles légères, sur sa poitrine des chaînettes. Tout lui sied et, nue, elle ne semble pas moins belle. Il la couche sur des tapis teints de la pourpre de Sidon ; il l'appelle sa compagne de lit et il pose son cou incliné sur des coussins de plumes moelleuses, comme si elle pouvait y être sensible.

Le jour était venu où Chypre tout entière célébrait avec éclat la fête de Vénus : des génisses, dont on avait revêtu d'or les cornes recourbées, étaient tombées sous le couteau qui avait frappé leur cou de neige ; l'encens fumait de toutes parts ; alors, après avoir déposé son offrande, Pygmalion, debout devant l'autel, dit d'une voix timide "Ô dieux, si vous pouvez tout accorder, donnez-moi pour épouse, je vous en supplie, (il n'ose pas dire : la vierge d'ivoire) une femme semblable à la vierge d'ivoire". Vénus, parée d'or , qui assistait elle-même à sa fête, comprit ce que signifiait cette prière ; présageant les dispositions favorables de la déesse, trois fois la flamme se ralluma et dressa sa crête dans les airs. De retour chez lui, l'artiste va vers la statue de la jeune fille ; penché sur le lit il lui donne un baiser ; il croit sentir que ce corps est tiède. De nouveau il en approche sa bouche, tandis que ses mains tâtent la poitrine ; à ce contact, l'ivoire s'attendrit ; il perd sa dureté, il fléchit sous les doigts ; il cède ; ainsi la cire de l'Hymette s'amollit au soleil ; ainsi, façonnée par le pouce, elle prend les formes les plus variées et se prête à de nouveaux services, à force de servir.






Ovide étudie quelques temps le droit, puis l’art de la rhétorique à Athènes. Il voyage en Grèce et en Sicile pour se consacrer par la suite à sa véritable passion : la poésie. Elle lui a valu un grand succès notamment à Rome.
Ses recueils de poèmes, Les Amours, Les Héroïdes, L'art d'aimer et Remèdes à l'amour sont d’une qualité rare, aussi bien dans le style que dans la pertinence de l’observation.

Après la quarantaine, il abandonne la poésie érotique pour écrireLes métamorphoses, poème de 12 000 hexamètres dactyliques répartis en quinze livres et reprenant les récits de la mythologie grecque et romaine. Ce sont les récits des Dieux et déesses qui délivrent des châtiments ou des récompenses en transformant les mortels en plantes, animaux ou minéraux.

Grand rhéteur, Il est longtemps apprécié par la société romaine et surtout de l'empereur Auguste. Mais suite à sa publication de L'Art d'aimer, il est exilé en l’an 8 ap.J.C à Tomes. En fait, ce manuel de séduction au contenu licencieux et sans morale a déplu à Auguste. ll écrit ses derniers vers, les Tristes et les Pontiques, à tonalité très morose, puis il tente en vain de revenir à Rome et de faire l’éloge de l'empereur, hélas, sans succès.

Il meurt en l'an 17 en citoyen respecté et honoré ; mais, Auguste interdit ensuite la diffusion de ses livres dans les bibliothèques publiques. 


Les Pontiques

Sont réunies sous le titre d’Epistulae ex Ponto 46 lettres adressées par Ovide depuis Tomes à sa femme, à des amis et à de hauts personnages. Cette deuxième œuvre de l’exil marque un changement par rapport aux Tristes qui les précèdent : Ovide ne craint plus de nommer ses destinataires et nous livre son texte le plus sombre. La nostalgie est devenue de la mélancolie, et le poète, malade et vieillissant dans une contrée qu’il abhorre laisse libre cours à ses plaintes.

La présente édition fournit une introduction détaillée et présente notamment les différents destinataires auxquels ces lettres sont adressées. Elle montre en outre l’évolution par rapport aux Pontiques et analyse la composition du recueil. L’histoire des manuscrits est longuement développée. Le texte est accompagné d’un apparat critique et de notes qui éclairent la lecture. L’ouvrage est encore enrichi de notes complémentaires, d’un index et de cartes de la Thrace et du Pont-Euxin.


Chretien de Troyes (je trouve ca FUN, pas vous ?)

“Qui petit seme petit quialt, et qui auques recoillir vialt an tel leu sa semance espande que fruit a cent dobles li rande; car an terre qui rien ne vaut, bone semance i seche et faut. Crestiens seme et fet semance d'un romans que il ancomance, et si le seme an si bon leu qu'il ne puet estre sanz grant preu, qu'il le fet por le plus prodome
qui soit an l'empire de Rome.

Ca sent le jasmin, le romarin et le verbe d'antan... surtout le verbe d'antan d'ailleurs.
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commentaires

H
Vraiment très intéressant. Je découvre avec grand plaisir "Les Métamorphoses", une oeuvre étonnante qui illuste le lyrisme antique tel qu'on essaye de l'imaginer. <br /> En étudiant l'histoire gréco-romaine, il est impossible de passer non seulement à côté des auteurs (dont je connaissais les noms, mais, je l'avoue, ignorais le contenu des textes), mais aussi de l'aspect mystique qui faisait cohabiter les hommes et les dieux dans un même monde. Ces histoires aux aspects légendaires montrent une liberté de l'esprit des humains nés au coeur de ces deux civilisations. L'existence parallèle des dieux, dans leur univers, ne peut qu'inspirer leurs créateurs, les humains, tant les histoires qui leur sont rapportées sont riches, souvent spectaculaires (de tout temps, notre espèce s'est toujours complue dans le suspens et l'action!),belles, poétiques ou terrifiantes. Ces trois extraits Le Déluge, l'extrait de Pygmalion et le Lycaon en sont une belle illustration.
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