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  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 06:01
(Un sujet technicolore, voire plus.)

A la seconde ou je rencontrai du coin de mon miroir un train a grande vitesse traversant de part en part le carreau fige de ma cage a poissons morts, je fus traverse d'un sentiment de realite, qui me rapprochai pour la premiere fois de ma propre silhouette. Je me regardai encore, et changeai enfin radicalement et avec une efficacite qui n'est pas sans me laisser encore maintenant perplexe, la pente d'averse de la chevelure qui me posait pourtant et depuis deja une dizaine de minutes tant de problemes qui en devenaient existentiels. Je me vois, enfin. Comme traverse moi-meme par ce train a grande vitesse, peuple, habite, loge dans le sein mouvant de l'air liberateur, et je me sentis des lors plus amene de revoir sous un nouvel angle l'optique dans laquelle j'attendrais cette nouvelle journee. Il etait huit heures seize, les trois minutes de pause cafes-cloppes venaient d'etre grillees dans le passage railleurs du train dans ma cage a poissons morts et dans le clair soyeux de mes cheveux a probleme.

Ca ne faisait rien, il ne me faudrait plus que me parer de quelques instruments, et je pouvais me liberer pour partir, enfin. Plus serein que jamais.

Ce que le passage du train dans le miroir casse, le verre sali de l'aquarium plus entretenu de mon petit jardin pouvait avoir d'aussi miraculeux me laissa une dizaine de minutes un mystere des plus complets, et je venais plus tard a revivre la scene.

Je me trouvais alors dans le train. Il etait bonde, vraiment. Comme c'etait son habitude a ces heures approximatives des matins chancelants des foules affairees a partir travailler, il donnait peu d'air, il y avait beaucoup de laque, de gels, de deodorants, de dentifrices, de douches, shampooings, chewing-gums, cloppes, croissants, chocolats, cafes, mais aussi un peu de transpiration, parfum, the, menthe, et de quelque chose de chien dans son atmosphere, et tout le monde ou presque y etait bien encastre dans le grand tout parfaitement organise et indefaisable du quotidien noue sur des habitudes ancrees dans les vies comme dans les coeurs, dans les journees comme dans les moeurs, dans les foyers comme dans les petits beurres, lorsque soudain, et je n'insiste la sur l'aspect de soudainete de la chose que par sens oratoire, la scene suivant ne presentant en realite aucunement de signes proches ou eloignes de la soudainete. Quand soudain, dis-je donc, pour rendre ma traversee morne du train rapide parmis les poissons morts de ma cage ouverte de jardin bas plus palpitante, je posai mes yeux sur un bijoux qui ne me semblait pas moins familier que le propre visage de ma tendre femme que je scrute chaque matin quatre minutes se maquiller.

Ce bijou, donc, m'etait tres familier. Et pour me le prouver, je me lancai meme le defi de deviner qu'il y avait sur sa tranche, que je ne pouvais voir jusqu'alors, de pres de deux metres de distance obscurcie par une foule noire de petits jaunes cravattes, multicolores et odorants, je me lancai donc le vrai defi de deviner que sur sa tranche apparaissait un petit bijou distrait, forme carree, legerement oblique, legerement en relief et surtout tres sensiblement vert. Un detail qui ne brillait que par l'aspect rare de la chose, et non par firmament, par caractere extraorinaire, ou par diamantisme. Et je brillerais aussi de me reveler heureux, comble, magnifiquement conforte, d'admirer que ma devinette, qui ne serait en verite qu'un appel volontaire aux souvenirs d'abondance, s'avererait etre justifiee par cette preuve tangible, physique de l'existence veritable de ce morceau ridicule de pierre precieuse, precieusement obliquee, rarement verte, sur la tranche ridiculement minuscule de ce bijou tendu, rare, pendu ce matin de traversee rare d'un train rapide au beau milieu brillant de ma cage verte ouverte de poissons morts.

Je le verifiais en moins d'une minute, profitant tour a tour d'une secousse sur la gauche, d'un depart sur ma droite, et d'un bon coup de coude de nouveau a droite. Mais s'il n'est la non seulement aucun caractere exceptionnel - puisque cette histoire n'en a toujours pas la pretention - ni ne repond d'aucune trace visible de lien quelconque avec l'explication que je me viens proposer de trouver concernant mon affaire du matin, la suite y vient, sans pour autant toujours atteindre quelque degre d'abstraction que le caractere exceptionnel saurait satisfaire.

Lorsque je fus satisfait de cette devinette, je me plongeai tout naturellement, et parce que le panorama d'un matin bonde de train traversant un peu tout et de part en part n'offrait alors aucune espece d'importance qui ait su flatter de quelque maniere mon regard a quelque chose d'interessant a contempler, je me plongeai ensuite, et autrement naturellement que lors du premier exercice, dans un nouvel appel aux souvenirs. Par defi cette fois-ci, et non par confort de mon ego deja aussi bonde que le train, je decidai de remettre ce bijou dans son contexte originel. Lui donner la lumiere, lui donner le contraste, le remplir de decor, l'entourer de mouvement, quoi. Un long flash-back qui n'en fut un que bien plus tard, me fit etonnament traverser des images floues, et si je ne trouvai toujours pas d'ou me venait cette image figee du bijou, de sa tranche, de la pierre, de l'oblique, ce serait dans une idee de tangente de mon esprit definitivement torture de paranoiaque obsessionnel a l'interpretation systematique et au reflet double, ce serait donc encore dans une demarche d'interpretation que je trouverais dans ma memoire les elements les plus proches et les plus en rapport avec ce bijou dans ma boite, son souvenir a lui aussi m'etant jusqu'alors demeure un secret. Je plongeai mes deux yeux sans fond dans celui du bijou, dans celui du decollete meme de la jeune fille qui le portait aussi merveilleusement que la poitrine.

J'ai chaque matin trente-cinq minutes de train au depart de Namamugi, qui ne veut rien dire d'autre que moins que "ble cru", et qui n'a rien de moins amusant que d'etre dit a tres grande vitesse dans les exercices de dictions pour enfants, mele aux autres "gome", cesame, et "tamago" qui n'a pas non plus pour seul reference que cet animal stupide que vous avez tous comme moi nourri de votre propre chagrin, mais veut bien dire "oeuf", ainsi que vous vous voudrez bien le dire a tres grande vitesse et surtout apres moi: "Nama mugi, nama gome, nama tamago". Comme j'allais donc le dire, je pars chaque matin de Namamugi qui, comme vous l'aurez compris n'est rien d'autre que la station crue de ble fatigue que j'atteins chaque matin depuis deja ma maison avec jardin sur rail, poissons morts dans bocal et aussi d'autres choses que je reserve le droit de visite a une minorite de minorees et des centaines de milliers potentiels d'internautes francais et japonais concernes, sinon par les langue et theme abordes, par un mot au moins, les concernant tour a tour, qui voudraient bien se donner la peine de consulter quelques unes des photos que j'en expose, et il y a, au depart de cette gare, trente-cinq minutes de train qui me menent a Shinagawa, dont trente a passer enboite dans quelqu'un d'autre que moi que je ne peux meme pas choisir au prealable, et cinq a passer seul, sur les tetes de la foule, c'est a dire deux fois deux minutes trente de cohue abherante a deux stations pareillement abherantes ou ce train, le meme soit dit en traversant, que celui qui passe assurement dans ma boite de poissons morts, s'arrete.

 

Mais vous avez bien compris qu'alors que je m'entete a vous donner une description exacte que je juge necessaire pour vous faire saisir de tout son corps l'ampleur du probleme, je n'avance pas tres vite sur l'explication que je me proposais plus haut de vous donner sur ma tres soudaine determination a m'enfuire de chez moi, sans plus trainer des pieds, sans plus hesiter, sans plus meme chercher a me faire disperser dans l'humeur du jour qu'habituellement je cherche a percevoir des le petit matin et dans un ensemble d'elements plus ou moins mystique que je me propose des maintenant de vous conter plus tard, et dans une autre histoire et afin d'eviter les phrases trop longues comme un geant qui se propose, devoue, d'eviter la ville pour ne pas ecraser trop de maisons.

J'avais donc, ce matin de traversee somptueuse de nus vite dans le Roi et la Reine qui habitent, morts, le bocal de Marcel Duchamp que j'ai dans mon jardin, ce matin de traversee de ma boite de poissons morts par un train tout de gens rempli, de gens le feu au cul, eu un mal fou a me decider a partir et tout me vint.

 

Et ce que le bijou de la dame a la poitrine bien tenue a affaire dans mon aventure spirituelle saura vous surprendre, malgre, encore une fois, le caractere purement informatif et nullement pousse par une volonte de quelque degre averee deployee pour des emotions de surprise, pas plus d'ailleurs que d'exception, encore qu'il faille deja la etre prudent sur la definition que l'on en donne, l'exception d'un homme ayant toujours ete faite, finalement des mains rugueuses et approximativement regulieres de tous les autres, et l'exception de ce texte par definition deja exceptionnel par son unicite qui en fait une oeuvre de ma creation.

 

 

 

Alors donc que je me perdais dans des pensees que vous ne pouvez plus juger absurdes apres le bref descriptif que je vous ai fourni de l'ambiance de train particulierement propice a l'evasion, me vinrent toute une serie d'image, qui ne sont autre chose que les reflets traumatiques de la psychologie que mes pensees focalisees seules pouvaient fournir a ce moment. Je dois alors parler de disposition, pour vous simplifier la chose et la pointer du doigt plus exactement, paradoxalement, avec un seul mot, comme c'est le cas d'un nombre de plus en plus consequent d'idees dont la culture nous fait perdre la definition et n'en retenir que le nom ( N'est-ce pas ? ).

La premiere image traversait la vitre mobile du train avec vue sur un paysage fige. C'etait l'image d'un entonnoir plat, rose ou bleu, pale, translucide, brillant, rempli d'eau ou d'un quelconque liquide vaisselle tournoyant, qui s'en allait dans le syphon en eau peu profonde, qui en japonais se dit Asase et qui sera d'ailleurs le titre d'un de mes prochains projets d'ecriture. Je tenais cet entonnoir rempli entre mes mains, qui se vidait lentement, a mesure que les idees, imagees dans ce liquide vaisselle ultra degraissant, s'en allaient, se purifiaient, laissant a mesure de moins en moins de doute et se clarifiant avec le temps. Trois minutes s'ecoulerent avec cette eau douce, et rien, cependant, au fond, ne resta, de ce que je cherchai dans mes idees floues en eau trouble.

 

Mais comble de la situation dans cette premiere treve materialiste, eblouissement conscient de materialisation, delire d'interpretation,  dematrialisable a souhait, a l'onirisme chancelant d'un paranoiaque dont le Roi traverse par des nus vite a une partie tres large de mon blog lui etant consacree, comble donc de cette premiere image paranoiaque critique, irritation sub-cutanee d'un delire d'interpretation systematique que le succes des idees enfouies comme ce monde ne saurait sans doute parfois pas corriger : il s'averait, apres ecoulement de mon eau, de mon temps, et des gares depassees par le train, que justement un train se trouva bloque au fond de mon entonnoir, que le meme train sans doute que celui qui traversait pareillement plus tot le matin le Roi et la reine de mes poissons morts dans leur propres boite brisee et salie, que ce meme train donc etait apres cette experience arrete entre mon majeur et mon index, et qu'il ne respirait plus. Tout comme moi, en lui, lui etait bloque entre mes doigts, dans le cou de l'entonnoir, bouche alors, et ne respirait plus que tres difficilement des idees amerement prononcees comme une relache, debacle, abandon. Tragique. Je ne trouvai et ne trouverais pas plus dans mon entonnoir les images qyui me manquaient pour connaitre l'origine de la connaissance precognitive que j'avais de ce bijou a la facette debordee d'un vert oblique. Ne brillerais donc pas plus de trouver reponse a mes questions,  et me perds alors dans l'abstraction sentimentale, sentimentaliste absurde d'un attachement de bon matin a un pauvre train debile qui s'amuserait encore longtemps a ebouir toutes mes visions, traversees de part en part jusqu'au soir.

 

Une seconde image me vint alors, presque attachee a la queue de l'ancienne, abordee comme un element de paysage qui s'enchaine dans le decor du train, une nouvelle image donc. Celle d'avoir l'idee de presser mon cerveau comme une vulgaire orange, le rendre simple et eprouvable, accessible et ouvert. Je commencais a le presser dans une boite jaune en plastique concue par mon cerveau lui-meme, pour en faire sortir du jus de souvenirs, une essence basique, juste une image, un decor, une scene, dans laquelle apparaitrait l'objet de ma convoitise ce matin (non, pas le train, plus-le-train.)

 

 

 

 

 

Mais le meme drame se produisit: d'un cote, mon cerveau, presque liquide, juteux, frais, acide, mou. Aspire comme nettoye dans ce ridicule morceau de plastique broyeur et inoxidable malheureusement, et de l'autre cote, sortait un vilain boudain boudine, amorphe, metalleux, rugueux, bruyant, odorant et mal aere, une bout noir de vie, et ses reflets multiples, repugnants, poignants, dont u train, boudine lui aussi, achevant la ma perseverance, m'achevant du meme coup de poing direct.

 

Je me refocalisai alors sur ce train. Qu'avait-il donc de si important, pour me rendre aussi impotent ?

Refaisant le tour du probleme, passant consecutivement dans ma chambre, pres de la boite de mes poissons, devant le rail du train, dans le paysage couche de mes reveries joyeuses, dans le decollete pur de la charmante japonaise, dans l'Oeil de plomb de son bijou a la connaissance delirante intraseque, simultanee et absolue de mes boudins broyes et de mes syphons cingles, je n'acceptais mon sort, ma fatale abandon qu'avec une legere amertume. Je vous ai parle plus tot de cette grave predisposition dont je pensais avoir ete le sujet.De mes boudins d'idees broyees, de mes eaux convulsees comme des paroles crachees, s'il ne sortait rien d'autre que ce train, et si de ma cage de poissons sortant un train aussi traverse lui-meme que mes Roi et Reine de nus vite, naissait aussi ma resignation a me coiffer encore l'epis difficile, la raison n'en est autre que le rouge lui-meme de ce train biaise, de ce train soudain, de ce train mal aere, son rouge donc n'etait rien de moins que le reflet tragique de la mort de mes poissons de cage salie par le temps. Que le vert lui-meme de ce bijou inoxidable, n'avait de gravement memorable que l'Oeil a la connaissance presque precognitive, de mes souvenirs du passe sous-jacent, et que sous cette couleur verte de bijou, venait se juxtaposer, attirees vers le haut, toutes les idees de salissures, de mort, de Roi, de Reine, de train, que mes entonnoir et presse-orange n'ont pas su detourner, pas plus que certains fous qui regardent les trains passer, pas moins que le decollete sali de la dame merveilleusement verte qui portait ce bijou froisse en traversant le train de part en part en meme temps que mes idees.

Si ce train, donc, ne me laissait au petit matin, plus des options de choix que celui de m'en aller, enfin, s'il traversait si vite ma boite de poissons morts en me faisant fuire si vite de chez moi, c'est parce que ce train, tenez-vous bien, n'etait rien d'atre que la parsonnification tragique et royale de mon fatalisme. Meme sentiment fatalite que celui  qui me faisait me resigner a rester si longtemps sous le bras mal odorant du gaillard sale dont je n'avais pas choisi d'etre le voisin d'encastrage, meme sentiment de fatalite que celui qui me faisait toujours revoir tous ce strains, partout, au lieu de voir des amis, des bords de Seine debordants de saine idee, deborde d'insalubrite, ou de trouver le decor, devant le paysage panoramique de mes vues de trains traversees par la vitre ou je dessinais mes presse-orange et entonnoir d'idees, d'y trouver donc le decor simple d'une image figee ou aurait pu apparaitre d'abord dans ma vie cette representation du bijou a l'ornement monumentalement ridicule de petitesse et de finesse, authetiquement microscopique de detail, et cependant hallucinant d'importance a mes yeux de ploms pendus au decollete magique de la belle japonaise que j'ai traversee nue vite plus d'une fois durant cette passe.

 

De la me vient cette idee, nouvelle representation que vous ne pourrez juger que selon son aspect tout aussi delirant, et d'apres quoi vous ne pourrez plus qu'approuver qu'ait ete aussi longue cette description avant d'en etre venu au fait essentiel, bien que toujours aussi candide de quelque degre blanc de caractere exceptionnel.

Le train vu de loin, vu par transparence, en juxtaposition d'autres images, entendues, celles de mes reflexions floues du matin,  celles du paysage plus ou moins flou de premier plan, celles du paysage plus ou moins focale des alentours de train tres loin, celle de mes poissons morts, toutes ces images, donc, juxtaposees, ensemble, apparues ensemble, aussi instantanement que le noir de mon cafe profond dilue dans l'eau, sur les parois mal reflechie de la boite morte de mes poissons salis par le temps, cette nouvelle juxtaposition, nee de mes interpretation systematiques, de chacun de ces elements avec de nouvelles images, paranoiaques, cette fois-ci, croisant des lors une fraction de seconde au meme coin de mon oeil, en une meme fraction indivisible du temps, croisant donc paysages multiples, reveries de leur reflexion dans un parallele de monde, espace donc, et idee de mort, train, vitesse , Roi, Reine, echecs, temps donc aussi, ainsi que quelques autres choses dont je vous passerais finalement les details lugubres, ne vous semble-t-il pas justifier un temps soit peu que j'aie pu soudain me sentir emprunte du temps et empreint du sentiment de fatalisme qui me conduirait naturellement a partir si aisement de chez moi, ce matin-la ?

 

Je crois en effet qu'il y a, dans la seule idee du panorama, quelque chose de paranormalement fataliste. Quelque chose de sous-jacent qui inspire l'horreur et l'abandon, la respiration difficile, le fatalisme pur.

La juxtaposition de toutes ces idees ensemble, infractionnables, fusionnables, en un seul panorama mal reflete dans un carreau sale me semble aussi propre a la mauvaise conscience et propice a l'abandon que les plans panoramiques des scenes d'effroi que le cinema de catastrophe hollywoodien provoque au spectateur ebloui. Ce n'est pas un, pas deux, pas trois, evenements tragiques qui se produisent simultanement, c'es une centaine, un millier, une million, des milliards, et une infinite tragique qui se dezooment. Le focus de l'Oeil de plomb que vous savez porter a merveille pour les grandes occasions peut vous jouer des tours si vous les laissez faire.

Le pouvoir du macro.

Et voila pourquoi je suis tant attache a l'Onirisme raz-le-sol, le micro percu dans sa complete abstraction du detail, decoupe, fractionne jusqu'a la disparition, divise jusqu'a l'abolition, detache jusqu'a l'invisibilite. C'est le macro qui a tue mes poissons, le macro sali par le temps !

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