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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 00:56
Les Mythologiers : premier passage.

Ceci ne fut d'abord qu'un passage rapide, ne, comme le reve retranscrit d'un poeme, de l'alchimie complexe de ce qui est vrai et de ce qui pretend le supplanter. Ce ne fut qu'un passage furtif, mais ce fut un passage en fait.
Premier passage effectif, et des lors que je l'ai relu, je me suis dit qu'il fallait que je m'y attarde.
C'est une sorte de Genese, la naissance d'une Image.
Les Mythologiers se sont enchaines d'eux-memes, sans se connaitre, des leur premiere rencontre, sur une plage pure, propice a toute transmigration, qui deviendrait le terrain de jeu paranormal des migrations instantanees de leurs esprits a tous. 
Ils marcherent longtemps ensemble, les traces de leurs pas sur le mou sable blanc baigne par l'eau salee de la mer bleue ouverte, figerent quelques symboles qui resterent a jamais. On a appele ca le Sillion. Il s'agissait d'un pelerinage. Que se sont-ils dit ?
Et puis ils se quitterent, se dispersant, dispensant que l'on y decerne quelque autre titre plus honorifique ou plus pompeux. 
Parmi eux, la mere d'un oiseau rare, aux couleurs multiples, revint un jour que la civilisation avait domestique les lieux. Cela faisait des lustres deja, apres les creations. Une autre mere, d'un ver de terre sale, laissa savoir d'elle plus, les traces de son unique nouveau passage resta comme une marque plus nette que toutes les autres lignes de fuite du decor deja plante. Ils avaient ete douze, et etaient douze en tout. Douze Mythologiers, les premiers explorateurs des rivages de la Mer bleue ouverte. Premiers marcheurs, des eclaireurs, ou bien des lampes en soi, ils permirent que foule s'y etablit.
Apres leur errance, que l'on nommera la Promenade, ces annees d'errance veritables, les sillons creuses, marques de leurs multiples passages, ils avaient probablement rejoint chacun l'un des nombreux espaces ouverts, ces fenestres d'ombres infranchissables par nous, ou chutent toutes les ames, ces fenestres sur le monde et ils en etaient devenu autre chose. Quoi, personne ne le sait mais tous tentent de le devenir aussi.
Avec des dents favorables des vents et des courants porteurs, au gre des courants plus surs que tous ceux qui en sont, et suivant cette seule volonte du mirage de meconduire ou de guider, a ce que l'on en dit aujourd'hui, ils se rependirent en tout, en tout element. Et meme revinrent pour redevenir. Surprenante decouverte d'un jour dans la vie des generations plantees la depuis toujours, semblait-il. On cessa subitement de prendre pour stupeur ces choses beatement anodines, et l'on vit la meme le vertitable symbol de la creation. La terre avait existe avant soi. Les ames que l'on avait deja devine parfois, ces marques prendraient peut-etre bientot essor, corps, sens, et, esperait-on, parleraient meme. Prenant la forme de la firme d'une pierre, prenant la place de la passe d'une algue seche, prenant tout bonnement le bonnet d'un corps dans l'interieur craquant d'un minuscule grain de sable, les Mythologiers se rependirent donc en une fraction de seconde, revenus de nulle part, revenus pour nous. Et ce, une nuit. L'on nomma la nuit Nuit parce qu'elle ne fuit que le bonjour, qui se pointe contrairement a elle, en se faisant connaitre de tous. La nuit, discretement, c'est la sagesse supreme.
Prirent des formes abstraites parfois, le pense-t-on, et envahirent tous les bords sablonneux de chacune des plages de la Mer bleue ouverte. Et hanterent un a un tous les lieux destines a etre mystifies pour toujours, pour les temps a venir. Leurs enfants, qui leur rendent hommage, sont des idees stigmatisees, prenant des formes diverses, representant leurs meres et les signifiant en de nombreuses manifestations, assez flagrantes parfois. Ceci effraie les enfants qui n'ont encore pas pris l'habitude de saluer et de contourner pour ne pas deranger. Ils hurlent alors, et crient, parfois s'enfuient et meme certains ont pietine les enfants des Mythologiers, mais jamais les Mythologiers ne se sont manifestes eux-memes pour protester ou pour venger un dommage. Car les enfants des Mythologiers eux-memes, sont des fleurs insubmersibles, d'une technologie differente, fait dans l'age d'un protocole minutieux au service de la seve, elle-meme, qui coule en eux, coule entre eux, et diffuse d'eux le nectar fertile des saveurs dont recolter les fruits revient a se prosterner devant tant de generosite.
Les Mythologiers jamais ne seront oublies.
Sur la plage ou rode l'inspiration dont se sert l'artiste, l'artisan, l'amoureux, le cuisinier, et le medecin, sur celle ou c'est l'abandon qui en dernier vient parler, et encore est-ce assez tard pour qu'il soit difficile de l'attendre par inadvertance, sur celle-ci ou c'est la naissance des mures, ces imageries cosmoesthetiques qui en premier parlent des le soleil couche, on vient avec les enfants, faire des veillees, lorsqu'ils sont assez grands pour comprendre, et l'on se tait, jusqu'a les ecouter tour a tour venir contempler leurs suites, venir admirer leurs realisations, venir feliciter leurs peres d'avoir engranger ces enfants de la civilisation. Par leur seule errance. De longues annees de marche. A sillionner la Plage. Et l'on attend, et l'on entend, et l'on peut meme comprendre, parfois, ce que transmet la Seve dans les corps des enfants de nos Mythologiers. Alors les enfants, apres qu'ils n'ont plus peur, apres des heures de leurre, des heures d'erreur, a chercher ailleurs, apres ces heures precieuses ou ils ont appris plus sur ici qu'en quelques anneessur le reste monde, se mettent a leur recherche. Les enfants des Mythologiers se repondent, en eux, tour a tour, passe la Seve, et fait jaillir un bruit. La composition globale cree le son, la voix qui parle aux parents, qui eux jamais ne relachent leur attention. Le bien pour eux est trop precieux. Tous en ont appris quelque lecon vitale, quelque recette magique aprfois, et des lignes de conduite a suivre. Meme les sourds sentend et comprennent ce que disent les enfants, ce qui a travers eux, de la Seve emane, qui reflete les voeux des Mythologiers. La civilisation pour cela, ne connait pas de chef, pas un maire ne parle pour tous, chacun peut parler et se tromper, et garde pour autant toute legitimite le jour suivant ou l'on l'entend, ou on l'attend doublement... pour se rattrapper. Celui qui a commis un impair n'est nulment mejuge, personne n'est condamne, celui qui se trompe vient ici passer le debut de la nuit, et apprend qu'en tirer. 
des sepultures jonchent seules les bandes regulieres de dunes qu'ont formees les vagues ondulantes de la mer.
 
Des etres voguent aujourd'hui, comme des idees evolutives, et respirent sans le savoir les essences des esprits des mortes jadis. Ils utilisent meme parfois, pour construire leur parcours, des enfants nes des Mythologies, qui ne sont autre chose que les pierres vouees a faire pereniser le souvenir de ces dernieres, a faire se suivre l'histoire, selon les principes fondateurs des plages de prophete, sur les bords tranquilles et couves de la mer bleue ouverte.
 
Blanchissime Page est une ecrevisse a trois tetes, lourdes, qui la fond avancer avec peine sur une plage brulante de sale fin blanc.  Rouge ecrevisse qui peine et cherche sans Passion l Inspiration, qui doit se cacher quelque part.
Nouveau paysage pure, clair, infinie plage au Soleil ecrasant, Blanchissime Page marche depuis toujours, chargee de tout ce qu elle trouve sur son chemin. Parfois elle trouve Inspiration, lotie sous une pierre blanche, dans l Arc en Ciel du Ciel qui la regarde, ou dans le creux d une vague d Onirisme qui lui est envoyee comme une prophetie. Elle se charche de sens, mais a peine la trouve-t-elle que deja elle s en va. Et puis doit de nouveau parcourir les meme sentiers, qui lui paraissen toujours autant etre les nouveaux decors d un monde qui la decouvre.
Inspiration se cache, c est un ver, solitaire, qui crache des copeaux de fer, des molecules de calcium, de la terre qu elle puise dans la Matiere Grise qui est son seul point de repere. Sans autre point de repere, Inspiration se cache sous les details rocheux, sous les dedalles osseux, des restes de ce monde convoite par Plagiat.
Le Soleil dans tout ca est un astre mythologique, qui s affirme et parle fort, pretend appartenir a une autre partie de l Histoire, pourtant presente au sein de chaque element mouvant de cette terre lunaire. Il brule de tous les dieux, par ses remarquables references a des temps ancestraux, a des histoires paralleles, a des feux sanglants qui eblouissaient jadis d autres personnages, semblables dans leurs actes a ceux de cette Mythologie.
Mythologie est une idee, qui vient parfois a l esprit de Soleil et a Ciel, une idee divagante, une idee ephemere. Ellese promene tranquille dans un autre univers, et ne parait que rarement, sous des formes diverses. Elle se met sur le dos de Blanchissime page, qui la porte quelques heures, et la presente malgre elle a tous les inconnus que Blanchissime Page rate. Et puis elle disparait et Blanchissime Page poursuit son chemin, a la recherche d une terre ou se cacherait soit disant Inspiration, sa meurtiere.
Il y a fort longtemps, alors que la mer n etait pas encore montee si haut sur les terres arides des dunes de sable chaud, ou les vers tranquilles qui jalonnaient les couloirs sous-terrains, les abimes cachees, qui parcouraient sans fin des univers enfouis.
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commentaires

Elsa 08/03/2011 01:59



Genèse de l'écriture, de l'inspiration : la naissance de l'Image. D'où est-elle surgie ? De nul part ? De partout à la fois ? De toi ? D'ailleurs ? Imagination ou vision ? Image qui t'a percé,
t'a métamorphosé, et est restée depuis ... Poetiq Elsa :)) J'ai su voir ces images qui reviennent régulièrement, je suis heureuse de mettre des noms dessus maintenant :) et je souris quand ils
passent....comme des amis :)) Tiens, les plages de numérisme ! tiens, la sève ! Bonne nuit, et continue d'écrire !!!