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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 18:06

I. Intro

"(...) il me semblait que tout se vidait. (...) Tout se laissait pénétrer par une lumière éclatante et prenant conscience, avec une joie illimité, que tout est je ne pouvais plus penser à autre chose que cela, que tout est, que toutes les choses sont (...) délicates, fragiles. (...) Il me semble avoir été à la frontière de l'existence tout près du lieu où les choses perdent leur nom, leur définition, là où le temps s'arrête, presq hors de l'Histoire. J'ai eu l'expérience, j'ai su ce qu'est être en dehors de l'histoire. On peut y arriver. Cet état d'étonnement premier, de stupéfaction est propre à la condition humaine et peut illuminer quiconq eu-dela de sa condition sociale.(...) je sais bien que la réponse est cette impossibilité même d'en donner une. ''
Le journal en miettes d'Eugène Ionesco.


Plaisirs écarquillés des simplicités montantes qui se saluent montage et s'augmentent en se remerciant par montagnes.

(...)
L'amour est un voyage. Où qu'importe ce que l'on vit d'un rapport d'un pour deux, ce que l'on se dit d'immensément créateur de devenir, ce que l'on suscite d'optimal et de ce qu'on voit, ce qu'on sent même, seul compte ce que l'on se fait mutuellement sentir.

Le rapport ampadien.

Écrire sur Sylvain Tesson, puis en-dessous

​​​II. Échos (citations)

Il va y avoir un an que j’ai pratiquement interrompu ce journal et cette quête, cette exploration dans la forêt broussailleuse si difficile à pénétrer, à la recherche de moi-même. Pour le moment je n’ai pas l’impression d’avoir avancé, ni d’avoir construit quelque chose, aucune décision en vue. J’ai l’impression que je ne suis parvenu à connaître que ce que je connaissais déjà. D’ailleurs, il est à se demander s’il y a quelque chose à connaître ou quelqu’un, s’il y a une âme cachée qui se révèlerait. Il n’y a peut-être rien d’autre que cette broussaille, ces épines, cette rocaille. C’est peut-être cela, l’âme : un lieu où toutes sortes de choses, toutes sortes de forces occupent le terrain simplement. Il n’y a peut-être que des événements, des conflits d’événements, des ombres.

Pas de Psyché, une vie psychique comme un champ où s’entrecroisent des forces. Personne. Le moi ne serait donc qu’un nœud de principes antagonistes en équilibre dynamique. Je défais ce nœud, les forces se dissipent, il n’y a plus rien. Il n’y a peut-être que des mouvements.

Mais il y a cette angoisse. Ce serait le signe qu’il y a un être. Et que l’être réagit.

Qu’y a-t-il à trouver, qu’y a-t-il à connaître ? Y a-t-il avantage à connaître quoi que ce soit ? J’ai peut-être tout de même défriché quelques mètres carrés de forêt vierge. Si j’avais défriché davantage je n’aurais fait que reculer les limites de l’inconnu, cet inconnu qui fuit à mon approche.

Si je fais toutes ces confidences, c’est parce que je sais qu’elles ne m’appartiennent pas et que tout le monde à peu près a ces confidences sur les lèvres, prêtes à s’exprimer et que le littérateur n’est que celui qui dit à voix haute ce que les autres se disent ou murmurent. Si je pouvais penser que ce que confesse n’est pas une confession universelle mais l’expression d’un cas particulier, je le confesserais tout de même dans l’espoir d’être guéri ou soulagé. Cet espoir, je ne l’ai pas cet espoir, nous ne l’avons pas ; nous communions dans la même peine. Alors, pourquoi ?

Encore une vie qui se raconte. Chaque vie est unique. Chaque vie, un univers. Mais, chaque vie n’est rien si elle ne reflète la vie universelle, si elle n’est à la fois elle-même et autre, elle n’est rien si elle est séparée, elle n’est rien non plus si elle est grégaire, elle n’est rien si elle est perdue dans le néant de l’impersonnel. Vivre sa vie : c’est vivre le monde à sa façon d’une autre façon, d’une façon inattendue, comme les autres et pas comme les autres.

Chaque fois, je recommence. Je prends toujours un nouveau cahier. Chaque fois j’espère que cela aboutira à quelque chose, que ce sera une expérience constructive, que j’ouvrirai une porte. Mais non. Avant d’arriver à une porte quelconque, je m’arrête. Le même obstacle invisible : s’il était visible, je le contournerais. C’est l’invisible qui m’arrête. Au moins, je devrais essayer d’aller jusqu’à la dernière page. Cela signifierait que j’aurais presque tout dit. C’est tout ce que j’ai encore à dire qui est l’obstacle. C’est bien cela, les encombrements invisibles qui barrent ma route. On espace intérieur n’est pas libre. Je ne peux même pas arriver jusqu’à ma propre porte. Ni à la fenêtre pour aérer.

Mais je boite, mais j’étouffe, mais je me meurs de ne pouvoir mourir, de ne le savoir. Si j’arrivais à me considérer déjà mort, l’angoisse aussi serait morte. Me considérer comme mort ? Je n’y arriverais pas avant que je ne sois tué par la mort. Je sais, je sais, il vaut mieux se tuer que de se laisser tuer. Cela me semble une montagne inaccessible.

Une lucidité supérieure comprendrait mieux, non seulement les raisons de la déraison, mais surtout la déraison de la raison. Une telle lucidité supérieure se rit de ma lucidité bornée, empirique : je ne l’ai pas cette lucidité supérieure qui donnerait la sérénité. Il vaut mieux cependant avoir une lucidité médiocre que de ne pas en avoir du tout et d’être dupe, au premier degré, comme le sont tous ces gens qui s’agitent, qui parlent, qui pensent penser.

Non je n’ai pu, à aucun moment, me sentir à l’aise dans ce monde de malheurs et de mort, pour lequel je me suis senti impuissant de faire quoi que ce soit : toute action tourne mal. Les années ont aggravé ma tristesse, ma fatigue, mon dégoût, ma peur. Alors, j’ai fait mon métier, j’ai dit qu’il n’y avait rien à dire, j’ai « écrit », pour employer cette expression pénible, j’ai écrit avec une peine presque insurmontable, et plus ce que j’écrivais paraissait gai, plus cela augmentait ma détresse. Il me devint impossible d’écrire des comédies, ou presque : c’est donc bien pour me soulager que je me suis mis à écrire des drames plus noirs.

C’est avec une sorte de satisfaction que j’écris sur la misère et l’angoisse : comment peut-on parler d’autre chose quand on a conscience que l’on va mourir ? C’est l’horreur et la colère d’être mortelle qui fait que l’humanité est comme elle est. Le masochisme, le sadisme, destruction et autodestruction, les guerres, révoltes et révolutions, la haine des uns contre les autres ne sont, sciemment ou non, provoqués que par le sentiment de notre fin imminente, par la peur, et transformés, transférés ou non, de la mort. Nous ne nous sentons pas bien ici, nous ne nous sentons pas chez nous. Tant que l’on nous garantira l’immortalité, nous ne serons pas comblés et nous nous haïrons les uns les autres malgré le besoin que nous avons de nous aimer. Hélas !

Une journée, une heure, me semblait longue, sans limite. Je n’en voyais pas la fin. Lorsqu’on me parlait de l’année prochaine, j’avais le sentiment que l’année prochaine n’arriverait jamais.

J’essaye depuis, tous les jours, de m’accrocher à quelque chose de stable, j’essaye désespérément de retrouver un présent, de l’installer, de l’élargir. Je voyage pour retrouver un monde intact sur lequel le temps n’aurait pas de prise. En effet, deux jours de voyage, la connaissance d’une ville nouvelle ralentissent la précipitation des événements. Deux jours dans un pays nouveau en valent trente de ceux que l’on vit dans l’endroit habituel, raccourcis par l’usure, détériorés par l’habitude. L’habitude polit le temps, on y glisse comme sur un parquet trop ciré. Un monde nouveau, un monde toujours nouveau, un monde de toujours, jeune pour toujours, c’est cela le paradis.

La vitesse n’est pas seulement infernale, elle est l’enfer même, elle est l’accélération dans la chute. Il y a eu le présent, il y a eu le temps, il n’y a plus ni présent ni temps, la progression géométrique de la chute nous a lancés dans du rien

C’est de l’espace, ce n’est pas du temps. Et pourtant, cela n’est pas tout à fait vrai. Puisque, lorsque j’ai appris ce qu’était la mort, j’ai appris aussi que ma mère allait mourir un jour et que nous arriverions certainement, inéluctablement, à ce jour. C’est donc bien la pensée que ma mère mourrait, pas aujourd’hui, mais un jour, un jour certain, qui m’a donné l’idée du temps.

Je ne suis pas encore arrivé à comprendre ce qui m’est arrivé. Il me reste très peu de temps pour comprendre ce que je n’ai pas encore compris et je ne pense guère pouvoir y parvenir. Je ne suis point parvenu non plus à admettre l’existence et à m’admettre moi-même. Je ne vois rien au-delà de ces êtres et de ces choses qui m’entourent et qui me paraissent des énigmes, ou à peu près.

Souvent, j’ai des insomnies. J’ouvre les yeux dans les ténèbres. Mais ces ténèbres sont comme une clarté autre, une lumière négative. C’est dans cette lumière noire que m’apparaît, avec une évidence indiscutable, « la révélation du désastre, de la catastrophe, de l’irrémédiable, de l’échec absolu ». Tout me semble perdu.

L’enfance c’est le monde du miracle ou du merveilleux : c’est comme si la création surgissait, lumineuse, de la nuit, toute neuve et toute fraîche, et toute étonnante. Il n’y a plus d’enfance à partir du moment où les choses ne sont plus étonnantes. Lorsque le monde vous semble « déjà vu », lorsqu’on s’est habitué à l’existence, on devient adulte. Le monde de la féérie, la merveille neuve se fait banalité, cliché. C’est bien cela le paradis, le monde du premier jour.

Il me semblait que tout se vidait. Je ne sentais pas cela comme un vide qui aurait rongé mon être, dont j’aurais été comme le prisonnier : moi n’étant plus qu’une sorte de cadre, une sorte d’encadrement du vide jusqu’au moment où cet encadrement que j’étais aurait été entièrement rongé, avalé par le néant. Ce n’était pas ce vide que nous ressentons habituellement, ce vide de lourdeur, si je puis m’exprimer de cette façon.

Il me semble tout de même avoir été à la frontière de l’existence tout près du lieu où les choses perdent leur nom, leur définition, là où le temps s’arrête, presque hors de l’Histoire.

J’ai eu l’expérience, j’ai sur ce qu’est être en dehors de l’Histoire. On peut y arriver. Cet état d’étonnement premier, de stupéfaction est propre à la condition humaine et peut illuminer quiconque au-delà de sa condition sociale, de son temps historique, du conditionnement économique.

je me demande si ce sentiment insolite, si cet étonnement sans réponse et presque sans question n’est pas la réaction de ma conscience la plus profonde. En vérité, je ne le demande pas je sais que c’est bien cet étonnement qui est ma conscience la plus authentique. Je sais bien que la réponse est cette impossibilité même d’en donner une. La non-réponse est la meilleure réponse

Il n’y a peut-être pas à proprement dire de conscient et d’inconscient. Dans le rêve, je suis conscient. Il s’agit simplement d’une autre conscience. Dans le rêve, ou bien je sais que je rêve, ou bien si je ne le sais pas, c’est quand même l’envers des choses qui m’apparaît, ou bien leur profondeur ; on voit les choses de l’intérieur ; la perspective est différente.

On dit que le rêve est révélateur, on le sait, depuis les nouveaux psychologues, d’une façon plus précise, ce qui permet que cela est admis par tous – il l’est, bien sûr, mais à travers un langage chiffré, c’est-à-dire qu’à la fois, il révèle, il montre et il cache ce qu’il montre ; ce que le rêve révèle, à travers les censures, à travers les symboles, c’est ce que la conscience diurne cache. La conscience diurne révèle ce que le langage du rêve veut cacher. Le rêve démystifie. La conscience diurne est passionnelle. La conscience diurne ne nous permet pas de savoir quelles sont les raisons profondes des actes humains, et des pensées humaines. Elle est la surface.

A son tour la conscience onirique a besoin d’être élucidée, interprétée par la conscience diurne. C’est-à-dire que, en effet, on a bien l’impression qu’il s’agit de deux aspects de la conscience, ou de deux consciences, l’une se reflétant dans l’autre, l’une s’expliquant par l’autre, deux consciences qui se démystifient réciproquement.

Ce qui peut être moins banal, c’est de souffrir excessivement de mes limites : je ne suis pas immortel, je ne peux pas tout savoir, je ne peux connaître, je ne peux pas être partout infiniment. Si je ne me résigne pas à cette finitude, si elle m’apparaît comme un mur dans mes cauchemars,

Je n’arrive pas à comprendre comment il se fait que depuis des siècles, des siècles, des siècles, des siècles les hommes acceptent de vivre ou de mourir dans ces conditions intolérables. Accepter d’exister avec la hantise de la mort, dans la guerre, dans la douleur sans réagir véritablement, hautement, définitivement. Comment l’humanité a-t-elle pu accepter d’être là, jetée là, sans aucune explication. Nous sommes pris dans une sorte de piège collectif et nous ne nous révoltons même pas sérieusement.

C’est cela l’invraisemblable : aimer une existence que l’on m’a imposée, qui m’est reprise au moment où je l’ai acceptée.

En réalité, il se fait que le langage le plus complexe, le plus chargé de signification est souvent le langage de la création artistique ; loin d’avoir à être déterminé, par je ne sais quelle pensée qui lui serait extérieure ou qui lui serait supérieure, et à laquelle il n’aurait qu’à se soumettre, c’est souvent le langage de l’artiste qui propulse, engendre la pensée des autres, c’est lui aussi qui crée les nouvelles façons de voir, donc la nouvelle mentalité.

Autrement, il n’y aurait rien eu de nouveau. Ce nouveau encore, qui est connaissance de quelque chose, est aussi construction, bien entendu, puisque toute connaissance, toute rencontre de moi et du monde est projection de moi dans cette sorte de matière qu’est le monde, projection, c’est-à-dire figure, forme, architecture.

En réalité, le poète a des idées en tête qui sont comme les possibilités, ou des germes vivants qui éclosent, se développent à leur manière, selon leur nature, selon les modalités propres à la création qui est pensée concrète, autonome, à la fois exploration et construction du monde, puisque toute connaissance est projection.

Tout un monde se construit ou se dévoile à mesure que l’artiste écrit et le pense.

Je lis une page du grand Platon. Je ne comprends plus rien parce que, au-delà des sentences platoniciennes écrites sur cette page, lumineusement divines bien entendu, il y a un plus lumineux, un énorme, aveuglant pourquoi qui efface tout, annule, détruit tout sens. Tout entendement particulier. Lorsque l’on a compris on s’arrête, on s’en tient à ce que l’on a compris. Je ne comprends pas. Comprendre, c’est bien trop peu. Avoir compris c’est être fixé ou figé. C’est comme si on voulait s’arrêter sur une marche, au milieu d’un escalier, ou le pied dans le vide et l’autre sur l’escalier sans fin. Mais un simple, un nouveau pourquoi peut faire repartir, peut dépétrifier ce qui est pétrifié et tout recommence à couler

Rien n’est plus fort que le pourquoi, rien n’est au-dessus du pourquoi, parce qu’il y a à la fin un pourquoi sans réponse possible. En effet, de pourquoi en pourquoi, d’échelon en échelon on arrive au bout des choses. Ce n’est que lorsqu’on arrive de pourquoi en pourquoi, au pourquoi sans réponse, que l’homme est au niveau du principe créateur, face à l’infini, égal peut-être à l’infini. Tant que l’on peut répondre au pourquoi on se perd, on s’égare dans les choses. Pourquoi ceci ? je réponds : « parce que cela » et d’explication en explication je remonte jusqu’au point où l’on ne peut plus vous donner aucune explication à manger, d’explication en explication j’arrive au point zéro ou absolu, c’est-à-dire là où vérité et mensonge sont équivalents, deviennent égaux l’un à l’autre,

III. Transfiguration du questionnement (le selfie)

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