Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~

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Outre-perception

Il y a des musiciens ~ Wagon Christ [Piano Playa Alta], Aphex Twin [Kick Ass Violin] qui jouent dans les visages quand retentissent les accords sans s-en remettre aux seuls sens de l'oreille ~ Dans tous les côtés saillants, les parois tendres qui se creusent chaq jour au creux éphémère du soleil d'un jour, formations musicales de troglodytes que des reclus quant à eux permanents réajustent à leur mesure suivant les cadences qui rompent bien les rythms dans le sens voulu faux après le passage du silence mélomane ~ le désaccord. Dans tous ces côtés saillants que nourrissent les chefs d'orchestre la tête levée droit, bien haut dessus le gouffre qui boit ses sons dès qu'ils lvi coulent la bouche au bronze dans un début d'histoire ~ dans tous ces côtés saillants où la communauté sait que tous les membres peuvent trouver toujours en cas de crise des communs pris vite en lambeaux le point qui les rassemble les unit & les met en avant ~ sur scène. Il y a sur ces flancs-là on dit, une fleur, celle d'une peau qui s'encombre d'un sens de trop, il y a ces ombrageuses, nombreuses, fiévreuses ou moribondes stimulations électriq qui brisent, crient, crissent et tordent de douleur le fond de toute note à son apogée ~ dans un laps de ralenti qui précède la rechute ~ comme il s'en donne qui détonnent des tonnes germees ailleurs, qui dont entendre plus loin et avec un léger retard ce qui a été une fois émis pour être tu à tout jamais. Il y a ces doublés de l'émotion en plein concours de circonstances, qui font un cirq fermé jouer et rejouer le flux & reflux continu ~ une fois entré, enfermé dans ses échos ~ qui multiplient les éclats ~ qui en accentuent les fracas ~ qui en exagèrent l'événement comme un horrible malentendu ~ et qui dans la suite des assymétries fait le supplice aussi complet qu'il fait la rage dérisoire, la soif ridicule, l'envie suprême extinguible au moindre rien, et qui compose la plus intemporelle sonorité du coeur. Une outre-perception, just un exemple. Il peut bien exister un millier de manières d'atteindre à cet état de l'esprit où tout devient possible. Celui-ci aussi en est un, mais celui dont j'ai quant à moi choisi de suivre les acteurs est probablement le plus cousu & le plus court en définitive ~

 

 

Il y a des actions artistiq


 La fondation Brownstone a été créée en Octobre 1999 avec pour objectif de soutenir et d'accompagner des actions sociales et humanitaires en faveur du développement de la culture et de l’éducation.

  

 

Présentation de la donation au Musée des Beaux-Arts et au Centre Lam de La Havane
Inauguration de l'exposition le 25 février 2011

OEuvres graphiques de : Josef Albers, Alechinsky, Hans Bellmer, Alexander Calder, Carlos Franqui, Dado, Jean Dewasne, Marcel Duchamp, Errò, Donald Judd, Gottfried Honegger, Edward Kienholz, Roy Lichtenstein, Marisol, André Masson, Roberto Matta, Juan Mirò, Olivier Mosset, Louise Nevelson, Camille Pissaro, Robert Rauschenberg, Georges Rouault, Peter Saul, Robert Lindner, Sol Lewitt, Pablo Picasso, Antonio Tapies, Edouard Vuillard, Andy Warhol ...



"Par amour pour l'art, par amour pour Cuba"


Si vous deviez donner un titre à la collection donnée par la Fondation qui porte mon nom et celui de ma famille, peut-être que le plus approprié serait "par amour pour l'art, par amour pour Cuba." Je ne me suis jamais défini comme un collectionneur dans la mesure où les oeuvres que j'ai eu, ou que j'ai ont toujours été là en attendant que je leur trouve un musée ou une institution qui seraient à même de les conserver et de les présenter au public. C'est avant tout la beauté de la pensée humaine que j'ai cherché à travers l'art. J'ai ainsi acquis la plupart de ces oeuvres au cours de mes années d'étudiants en Histoire de l'Art, puis comme conservateur, directeur de musées et de galeries. Par conséquent, cette donation aujourd'hui est la somme de mes expériences universitaires et professionnelles. Elle est mon Histoire et je souhaite la partager par solidarité envers le peuple cubain que je défends.
Je suis venu à Cuba pour la première fois en juillet 2001, sur les conseils du Vice-Ministre de la Culture qui m'a aidé à avoir une connaissance plus approfondie des progrès réalisés par l'art cubain en me faisant visiter ses écoles, notamment l'importance de l'Académie des Arts de San Alejandro et surtout, l'Institut Supérieur des Arts (ISA). Cela m'a permis de comprendre très rapidement ce qui faisait la force de l'éducation, de l'art et de la culture cubaine, dans cette "petite" île, exposée à tant de difficultés imposées par les Etats-Unis.
Si je ne suis pas socialiste, j'ai été dans ma jeunesse fondamentalement anarchiste. Et je le suis peut-être encore aujourd'hui encore d'une certaine manière, mais je suis avant tout un humaniste. J'ai à présent vécu et surtout beaucoup voyagé pour savoir qu'on ne peut pas avoir de certitudes. Mais je peux affirmer sans hésitation ni équivoque que le peuple cubain est le plus fort pour apprécier toutes les formes d'art. La volonté éducative de la Révolution a été si radicale et profonde. Tout comme l'a été sa détermination pour permettre au peuple d'acquérir une expérience artistique. Elle a permis de rendre visible le meilleur de sa production artistique, de recruter et de former tous les talents potentiels. Aussi malgré les erreurs, le dogmatisme, et sans compter les privations que subissent le peuple cubain, la force et l'acharnement pour rendre accessible à tous l'éducation et l'art ont donné aux cubains une connaissance, une sensibilité inégalée, et un enthousiasme populaire incroyable vis-à-vis de la culture. Sans parler de la liberté, du courage, de l'irrévérence et, de l'attachement des créateurs cubains à leur pays et à son avenir. Le processus révolutionnaire a indéniablement oeuvré pour que la justice et dignité culturelle soit respectée.
Depuis 2001, je suis allé de plus en plus régulièrement et fréquemment à Cuba. J’ai ainsi mieux compris les contradictions de ce pays. Je compte aujourd'hui beaucoup d'amis sincères, des artistes, des enseignants, des promoteurs de la culture, responsables, honnêtes. Ils oeuvrent sans relâche avec la fondation comme alliée, pour enrichir chaque jour le patrimoine cubain et, continuer à offrir à la population toujours plus de moyens de voir, d’entendre, de vivre l'art et la culture.
Pour l'amour de l'art je suis convaincu aujourd'hui que les oeuvres qui figurent dans cette donation sont remises entre de bonnes mains. Des mains généreuses, celle du peuple cubain.
Pour l'amour de l'art, et de ses oeuvres qui ont traversées ma vie, je dédie ce don à Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino, Fernando Gonzales et rené Gonzales.
Alors même si on ne me croit pas, je vous dis que mon trésor le plus précieux c'est deux gardénias et... vous. Et pour reprendre le vers de José Marti : “tomo a un buen amigo sincero y pongo a un lado el amo...” et y ajoute avec tout mon respect... y el arte.



Gilbert Brownstone, février 2011
Préface du catalogue de l'exposition de la donation Brownstone



 

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