Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~

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La remise d'Ovide ~

Faustus, Last night

Mis en scene par Dusapin, le soir est beau sur Arte. La nuit s'est coiffee de sa derniere superbe frange d'une voie du ciel qui, lactee, renvoit sur l'horloge synthetique, verticale, tendue debout, des reflets de multiples Faust en blancs de peau effrayants. Ses partisans et ses messages a Dieu, inouis, frayes dans le fil d'un fer divin trempe, qui veulent refaire la part des choses dans l'eclattant declin de douze boutons lumineux pour chaque points d'heure servant accessoirement de points de repere ou d'accroche musicale auxdits points de repere qu'on fixe au sol leve debout, deviennent des cris, des beffrois belges, des franges elles-meme, foncees, claires, alternativement, d'echos et d'ondes de foire, voulant voler a Faust sa derniere nuit sans qu'il le voie, voilent son corps dans leur decor, devoilent l'heure, constamment en avance sur le temps, constipations d'enfers de passage sur Terre, l'appelant a l'elan des, pele-meme, pelles et molles pelotes de loin scellees ligottees fioles de poison dediees, troubles boissons de soins, a l'envoyer parader sur les cordes detendues de bouillants bouillons pour eternel refuge. Repousse par les allees dans les tranchees percees, et les venues constantes d'envoyes le cherchant en toute chose, en toute parole, Faust pleure meme !, et se meurt dans ses mains, tandis qu'avec et sans lui, devant, divin, et derriere lui, des mains, d'autres mains que celles qui en larme dechirent ses cordes vocales en lambeaux frippes de cris d'effroi, l'offrent a leur maitre Mephistopheles ~ apre ~, frippon savant, savon moulant des fables de Marlowe, l'original, pas celui de Goethe qui a perdu de son front les tons fronces des cils et des sourcils qui font l'affront et font les formes des frondes physiques qui l'accablent et assiegent la victime sur les fauteuils du diable dont Faust ne veut plus recevoir avec tant de mirage dans l'oeil, l'accueil.
Fibre et febrile fin fil d'un frein qui defie a present le present qui l'accuse et le voit neiger tout a coup ! (veridique), sous les douze coups des points d'un repere sans repere, la scene montant en meme temps devant son public plus oblique qu'emballe, public qui s'obstine a oublier d'acquiescer de biais les repliques prolixes des acteurs comme des acteurs, mais les voyant a present plutot sans les regarder comme d'authentiques grelons d'enfers : des griefs de grandeur, des gaffes de grande ampleur, de vraies giffles qui leur giclent au coeur et les meurent, Faust fibre et febrile friand de faire encore connaissances et defaire les sciences imparfaites de patiences, imparfaites d'etendue, detendues meme, ou les aura-t-il vu ~ je ne le sais ~ comme plutot des choses finies, "Sache ou tu vas, Faust !" violentes chutes de vers a museaux xylophons, a museaux amorphes, a museaux museles, des animaux battus, des anciens deja perdus dans leur temps. Seul avec lui-meme, sans plus de cette saine et sainte compagnie qu'avant ca il se croyait detenir les tenants et les aboutissants butines dans l'eternel ethane des tons d'airs et de comparses, seul et sans ces soutiens qu'il soudain redecouvre, revoit sous leur nouveau jour-de-nuit, dernier nuit de jour ascendante et constante, pesante et consistante, il sa replie, tente de supplier, fait mine d'obtempere, opere les devenants en glissant des dons a Dieu de toute sa devotion, mais sa voix ne peut pas, son corps ne veut plus, il ne parle pas, Dieu l'oublie, Mephistopheles ~ apre ~ le veut et le voit deja voue a une place sure et solide sous l'enfer, en-dessous de le scene laquelle il traverse metaphoriquement par une des douze accroches qui maintenant sont points d'orgue en formes de fenetres, sans eclairages, comme des ombrages, des tombeaux ou des pieges a rats de taille respectable, Faust sans le respecter, rentre, sans le coeur, dans l'ombrageux accueil de cette douleur dont une seconde apres son enfouissement sort qui remonte un ballon gonfle d'air, son ame qui s'en echappe et s'enfuit sans trouver rien pour la rattraper sans y faire de trou. Et va toucher le plafond du theatre. Que c'est beau Arte, la nuit.
Qu'il y fait bon voir un Faust mesure, obtemperant devant la condamnation que des les origines lui etaient promises et promettent au public insatisfait lorsqu'il repart d'imaginer quand meme quelle fin en forme de fou d'echec fait phantasmer son auteur, et en quelle forme encore finira l'horloge qui finit de se recoucher pour renfermer ces heures, cruelles croyances d'une meilleure aube, croulantes frenesies d'implorations de la derniere heure ~ quels volets le l'histoire dans chaque fenetre, douze pages s'ecroulent, sans bruler, douze points de repere couches, confondus l'un dan l'autre pour le public assis qui les a dans le meme plan, tous impeccablement alignes sur un horizon qui font dans l'obscur fondu d'un blanc bleute vers l'aborbant noir d'alcove promis a doriphorienne posture por le reste de la nuit. Qu'Arte joue dans les sens d'un poil divin en marge avec les heures du jour ou il neige ! (veridique) quand on voit enfin les nombreux champs de voyelles de l'etudiant perpetuel se confondre dans ces fenetres avec les sciencs banies de lui, proprietes qui reviennent a leur Immense Createur, sous odeur de crepes allemande d'un siecle a mystere ~ car quel Mystere !, que cette creation de Faust, qu'il n y fait bon que voir, mais s'y baigner, peur, quel immense mystere dell'acreation que celui de cette toile figuree dramatique oubliee plus tard dans les dedaigneuses dedalles du rire qui rejouerent l'aube d'un horizon rejoint par les deux bouts, par des fruits et des forets de myrthes, comme s'il devait en neiger ! (veridique), pour nous plonger dans le blanc impeccable d'une douceur caline, au lieu de peser aussi lourdement le poids d'echec d'un fou intransigeant qui s'etait seulement promis prouvant aux trous de sa tete les premisses de sa requete, de rejouer indefiniment la scene d'un pacte gratyit, brade, en solde sur le marche des viandes a sang rouge, des viandes a coeur tendre, des viandes a fraiche moile, de ces viandes corrompues pretes a manger dans la mema auge les encens d'un fil de fer tordu, de ce febrile fil de fin fruit d'homme qui s'y sera egare.
Le reste de la nuit qu'on peut observer toute la duree des etoiles, sur Arte, il reste un peu de cette grouillante fable, dans chaque ficelle de reve que prend l'imagination, a son tour relayee par l'univers sensible des possibles et des connaissances entremelees. Le reve prend les chemins escarpes dans lesquels Dante derriere Virgil, ce dernier derriere Ovide, tous ensemble derriere Beatrice, feignent de se perdre tandis qu'ils s'y trouvent l'ame lourde et l'envie de tout faire, refaire sur des sentiers battus, sur des sentiers connus, avec des salissements plein les paroles, des souillures d'embruns, des batailles plein les reins, qu'a chaque pas ou presque ils evoquent en parlant a tue-tete, devant chaque ombre qui les implore.


Voyage de Dante au coeur des Enfers :

Ficelle de chemin sans balise et sans criniere a quoi se tenir, Dante detient a tout le plus une conviction qu'il garde intacte au fond de ses ressentis, et reprend apres chaque dure epreuve a son compte et en ses noms et pouvoir a remettre haute serenite qui bat de l'aile, conviction de trouver dans ce sur quoi il trouve surtout soutien ~ et jusqu'au bout, contrairement a Faust ~ c'est a dire dans ses mains, celles sur quoi il trouve soutien : la main de Virgil qui le guide et le prend comme il vient, conviction d'y trouver refuge et maintient.
Barque, barriere, barque encore, et aerostat, trombonne d'artisan, voile pour se cacher. Dante parcourt une partie, le neuvieme cercle et trouve l'espoir de se perdre dans son imaginaire avec tout le savoir de Virgil, il n'espree que ca, il n'est pas la pour autre chose. Pointe du doigt les accusations monstrueuses, dire apres coup les predictions des victoires e guelfes blancs ou noires, reprimer sans les devoir offrir les gourmandes de ses hotes, transiger sans faire mine de faiblir, ne sont pas ses buts dans le periple, la vie, l'exil deja tout cela il les y a assez vecues et condamne de son registre depuis Florence jusqu'on ne sait ou~ jusqu'ou est-il alle, physiquement, qui peut le dire ? !
Ovide, derriere tout ca, instigateur involontaire, admire de Virgil. On l'oublie trop quand on compare la Divine Comedie a cette divine fascination de l'homme pour l'autre paroi negative qui nous en fait miroir et nous y fait dormir, pourtant sans qu'Ovide ait donne tant a fasciner d'abord Virgil, qu'est-ce, qui aurait meconduit les devins prescients dans les tuyaux tortueux des trombes bombees de foi, de l'enfer et dans ce circuit, ce tour, des cercles ou crient les prieurs desavoues !


Ovide ! Hommagination.

Quelle fersque sur laquelle entre eux parlent deux anges, ronds paradis et pastels gorges de lumiere.
Ta lumiere, Ovide, regorge de la pure volupte des eclats fretillants de ton ame a longues ailes.
Les multitudes sont oubliees, tu deconsideres les multiples, tu decomptes et abstrais les fois et les comptes, pour les mettre un a un devant leur contexte de premisse. Ta lumiere organise autour de toi la loi de chaque ancestre que tu baptises et calfeutres, que tu baignes et que tu confortes, ces ancestres te redoivent la vie, ils t'ont ete sublimes, ils t'ont ete nommes, ils t'ont ete dessinnes, reecrits, remis dans l'ordre chronologiques des logiques de l'histoire, tu leur y as donne place refaite a neuf, quel ouvrier !
Quel ouvrier tu fais, Ovide, quel lumineux ouvreur. Chauffeur de salle, une fois un remis dans un, et la multitude repartie reconduite vers la sortie, tu as donne a ta scene, la flamme des monde, la genese. Une premisse a la premisse, la permission de demissionner maintenant ou de se taire a jamais. Plus, nus, convenus, mis en lumiere, au contraire ! Ils parlent ! T'y serais-tu attendu ? Comme si apres un mariage c'etait la liberte qui etait trouvee, tu as redonne vie a ce qui n'existait pas, et cree sur ce principe ceux aui donnent a nos desormais quotidiens colocataire de Terre, une facon d'evoluer sans le devoir de se plier aux meme normatives lois qui nous placent sous eux.
Tu as bati de tes doigts de Createur les Divins et les Fonds, leur a donne l'eclat de ton esprit, les ombres de la planete qui les accueille pour profondeur et les as mis plus hautque tout.
Qu'est cette scene, Ovide, ou nous jouons devant les cieux, ou le fond est au-dessus nous veux-tu horizontalises comme toutes ces choses sans capacite a s'elever, mais a planer seulement. A te lire, a te voir en tout decor pour scene de la vie, je plane, j'en dors encore debout-horizontal-humble et j'en veux pour l'eternite, de ta force a creer et a donner planitude, similaire planeite des planetes devant tes decors de lumiere !!
Ovide rend hommage aux objets que somment les un-a-un.
Il rend aux objets l'ordre dans lequel apparaissent leur corps et leur materiaux, redonne a la physique l'origine de son ignorance et le devoir de compte a leur Createur ~
Encore dans l'effort, Ovide concoit pour nous les odeurs et les sensations d'un monde au-dela, il a ete chosii parmi les nombreux peintres, pour faire les decor et les tenir bien verticaux, ceux-la, heureusement puisqu'il s'Agirait, selon le Createur, son commanditaire, Dieu !, de nous Elever, quand meme !
Devant les peintres seculaires, il a defait les preuves a l'appui d'une peinture qui ne passe pas, d'Une couleur qui demeure intacte avec le temps, et il a pris le premier prix, remporte haut la main le droit sur nous de faire les plis de decor, de nappes, d'ondes d'odeur pour voyage sensitif, et il a ce droit, esperons-le, a tout jamais gagne.
Quelle surprise nous reserves-tu, aujourd'Hui, Ovide !


Trois Graces voire quatre ~
Repro sur toile scultpee de l'oeuvre faite par Rodin sur Paint (peu avant le colossal Balzac, et la Porte des Enfers.)

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