Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~

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SAND ~ Ultrasonic Seraphim



Ultrasonic Seraphim est un album que je compte parmi les plus beaux du monde.
Son auteur semble sorti de nulle part et joue des melodies, et d'une voix qui n'est pas tant celle d'un homme de son temps que celle d'un temoin du voyage initiatique que fit Dante aux cotes de Virgil, aux Enfers, puis au Purgatoire, et enfin au Paradis.  

Decouvert au hasard d'un detour dans un second-hand a Marseille, je l'avais aime et comme beaucoup d'autres choses, je l'avais perdu. Nomme par nous Introuvable Ailleurs, il a ete l'objet de la curiosite et de la convoitise, tan til m'etait reellement impossible de remettre la main dessus. 

Grace a Andalouse, il y a un an, je l'ai retrouve.
Merci a toi ...

2 cd, 17 titres dont 8 depassent les 1o minutes.


1-01   Helicopter (13:42)
1-02   Old Loggerhead (8:23)
1-03   May Rain (4:35)
1-04   On The Corner (4:30)
1-05   Sarah (10:41)
1-06   Vulture 1: From Born At Dawn (5:38)
1-07   Doncha Feel (6:04)
1-08   Moonlight Love (5:26)
1-09   The Burning House (2:08)
1-10   Vulture 2 (14:08)


2-01
 

May Rain 1 (2:51)
2-02   Desert Storm (10:45)
2-03   Sarah (12:18)
2-04   Power Station (19:41)
2-05   Old Lggerhead (12:45)
2-06   Helicopter (15:19)
2-07   May Rain 2 (2:51)

Cet album n'est pas tant un album musical, qu'une illustration, peinte a la main, de plusieurs bandes son.
Ca pourrait etre le decor plante d'une serie de toiles.
Chaque titre commence par nous faire entrer, plus ou moins rapidement, dans une nouvelle scene, dont le decor n'est encore que combinaisons de possibles, et combinaisons de rates, pres d'etre achemines tous vers une ardoise chaude ou vers un miroir decompose, pour se defigurer ou se contempler. Les divers elements de decors sont decoupes dans des materiaux nobles, rien a voir avec des decors en carton-pate, ou a des effets speciaux superfiiels, ici on nage dans l'atomique, le nano-technologique, l'univers  des sensitifs directement echoues, embues, et deja pourtant et simultanement dessilles, defaits des derapages en pente molle ou solide d'un reve ou meme d'un conte. La reference est bilbique, et si elle ne l'est pas, elle est plus encore. Base subcutanee des premisses et de leurs suites, elle donne a confondre a nos sens compliques par la mixite et les effets de enieme ordre, des details primordiaux de ce que sont les pluie de soleil, puits numerique, ciel jaune, desert de neant, au meme titre que les titres donnent chacun a visualiser une nouvelle toile a chaque ecoute. Je n'exagere rien si je dis qu'il n'y a reellement pas de nombre defini et arrete de manieres d'entendre ce que SAND ecoute dans le trou fait a la main, sur le decor ou nous avons passe l'oeil. Non seulement parce qu'un effet stereophonique genial donne a contempler, d'un oeil ou de l'autrem alternativement, ou simultanement des deux yeux lorsque dans la forme d'un entonnoir bascule tete en bas, nous parvenons a nous y immicer parfaitement ~ a la tombee du jour par exemple, ou dans une ecoute passive, pendant un sommeil diurne par exemple ~ mais si parfaitement que nous n'y sommes pas, jamais, a notre place, qu'il est alors possible de ne plus savoir si l'on revoit encore le meme tableau, ou s'il s'agit en fait d'un nouveau, mais aussi et surtout parce que SAND a fait un long travail, le sampling que l'on peut admirer de loin puis de pres, de haut puis de cote, isolement ou mis de paire avec des interlocuteurs interchangeables, ces samples d'evenements de la vie de l'ascete itinerant, piles, compiles, composes, tantot compostes comme du fumier, tantot decomptes comme ces essences bonnes a faire infuser ~ a la tombee du jour par exemple, ou dans une ecoute passive, pendant un sommeil diurne par exemple ~ donnent en realite a redecouvrir le meme evenement dans une psychologie differente, selon un autre point de vue, dans une autre optique meme, qu'il s'agit de s'approprier en la confondant aux regles ethiques qu'il semble vouloir donner en ambase ou en but ultime. Des sample qui en sotn jamais ajustes, mais qui tombent juste, tout le temps, abordent la gravite avec la justesse d'une effective bonne cause a voir survenir comme autant de ses manifestations diurnes, par exemple, dans la vie dudit ascete itinerant.
C'est un voyage spirituel que celui-ci, enfin, pas tant un voyage qu'un carnet de route, qui nous present en realite les moments-clefs de l'epopee, et en aucun cas les voyages eux-memes. C'est un album photo peint a la main, avec les dedicaces et les commentaires, comme un releve quotidien du garde, mais sans le garde, sans le releve et sans, meme, le quotidien, car il s'ait en fait de Tout sauf cela, puisqu'il s'agit de quelque chose qui est unique, revele, et qui ne pouvait en effet etre exprime que par cette bande, et par rien d'autre ~ alors des mots, imaginez donc si c'aurait ete desuet ~ et si ca le serait ici que je le limite a ca. ULTRASONIC SERAPHIM n'imite rien, mais se limite quand meem, pour en pas heurter nos yeux.


HELICOPTER (13:44)

Ca commence par un son psychedelic de plusieurs minutes, entremelement de va-et-vients de nuees de libellules, qui assaillent celui dont la voix ne nous vient que pr bribes de plaintes, comme celles decrites dans la Divine Comedie. Puis un guitare grave repete deux notes de plus en plus fort. Puis une troisieme vient s' ajouter, surjouee, 
 
In the sky is flying high a blackbird with a dusty cry,
On the hills the ravens croak while satyr plays a dreadful joke,
By the water damp fog whirls see the smoking steaming earth,
And the air is dark and strange and cold...

A storm of fire crosses the air ~
The blown of rock rolling down
The bird is falling to the ground,
nous dit enfin sa voix, plusieurs fois, intimement chuchottee au creux blesse de notre oreille. Cette sensualite, cette force que la voix meme adoucie parce qu'on le sent limite ou qui se bride volontairement pour nous parler aussi simplement qu'il le peut tandis que la guitare continue de jouer.
Enfin, une tempete de sable traverse calmement, apaisee, le champs visuel de nos emotions allourdies dans l'acalmie.

(aigue, calme :)
He scraped a living in a ramshackle cot
Outside the village near the mystery wood.

Once some fellows stalked up to his shack
They used caution - took the old beaten track
Painted a white cross on the brittle gate
So they marked the place of imaginary fate
And they returned to their peace-loving folk
Reported excited on the nocturnal joke.

He was an Old Loggerhead - and actually long ago he is dead.
Un titre terrifiant.
Cet album lancinant nous accoutume a des rythmes rompus, et des melodies auxquelles il nous apprend qu'il ne faut pas s'habituer trop. Rompant soudain le rythme, devalant des cascades d'intensite, l'album est la pour nousfaire ressentir la melodie telle qu'elle est, dans sa plus vraie et nue,et nature, et sauvage, et mystique, et basique ampleur.
Un air de rien. Simpliste et denude.

CORNER
Well, I'm standing on the corner with my feet soaking wet.
Still i onely feel the rain and the pain in my brain
Well, I'm standing on the corner with my feet soaking wet.
It's moving there, in a lonely.
When i loose my money i don't loose my mind.
I've no money, i'm just sitting on the ground.
I've no money in my pocket,
When i loose my money i don't loose my mind.
StillI'm standing on the corner with my feet soaking wet.

Dieu !, c'est renversant tant c'est flagrant, que la reference a la Divine Comedie doit sauter aux yeux de l'observateur averti, dans la construction en plus de l'evidente decription des scenes, leur enchainement schematique ~ allees et venues de Dante aux Enfers ou il voit ces corps denudes se faire souffrance pour les eternites ~ et des lieux ~ Dante revenant au monde dses vivants demeure dans cette foret ou il est econduit, il est lui-meme, dans la vie qu'il a vecu d'exil de Florence persecute par les Guelfes blancs, sans chaumiere et sans point de repere fiables.
Pourtant, j'ai beau chercher, quelles que soient les references, aussi frequentes soient-elles sur la toile, de tous ceux qui rendent hommage a de cet album ou parlent de Golem, sa deuxieme parution, parlent du groupe Sand, ou des colaborations de David  Tibet ou Current'93, l'inspiration nee des textes du Comte Eric Stenboch, aucun ne fait une seule fois le rapprochement avec La Divine Comedie.
Enfin, voila qui est fait, et enfin ce blog trouve ici son (seul ?) interet.

DESERT STORM (1o:47)
When i'm walking
through the sand
in the Desert storm.
Can you see
the blind men
in the Desert storm.
Well i tried
to find my home
in the Desert storm.
But there's no tree
and there's no stone
in the Desert storm.

[The guy is sick]

(...)

But the Lord saved the Queen
He didn't save me

(...)

(hurle : )

Now I'm lying
on the ground
in the Desert strom
listening to
a sarid sound
of the Desert storm
between my teeth
a piece of breathe
in the Desert storm

(calme, fatigue : )
Well I'll never
go back home
in the Desert storm
(...)
I'm sleeply
under all
in the Desert storm

Ooooooh....Oooooooh....Oooooooh

Desert storm donne violemment mala la gorge pour lui qui se l'ecorche a seulement se l'evoquer...


MAY RAIN
When the may Rain comes est la plus geogrphique des occurences de l'album, ainsi aussi qu'elle est la plus joliment orthographiee, meme dans la version allemande. La plus optimiste avec une melodie plus dansante, plus rythmee, ainsi aussi aque
CORNER.

Green are the streets,
whole afternoon's been a bit cool,
When the dust of the day will
be washed away.
(...)
When the dust of the day
Will be washed away...


SARAH "Is it you Sarah?
_Noooo, it's the storm.
It's uncovered all the fields ~

On petrified trees...

Sarah is gone with the stream. Sarah is gone, Sarah is gone, Sarah is gone, Sarah is gone, Sarah is gone... fade... Sarah is gone... fade... Sarah is gone...

 Is it you Sarah?
_Noooo, it's the storm.

This ten-minute two-part epic called Sarah is a sort of Not Available-period Residential lost-Child-Goddess-in-the-attic-of-the-world tale. Part one asks the same question over and over again: Is it you Sarah?

Me font penser a ces titres, ceux de Sonic Youth, Green Light, et Noir Desir, Joey et Joey II


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Tout a fait autre chose ~~ Tout a fait :

Sheila Chandra ~ En Mireal Del Penal
La voix d'un ange, a capella, quand un interieur devient exterieur.

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