Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
COUPES
Bassin sans éclat, de bleus épris, qui se noient ou se baignent, au bord d’une forêt fleurie. Tasses & verres, bouteilles usées, que lustre le soleil. Le choix d’une prise de vue est la détente naturelle qui découle de celle par lequel il chemine : l’entrée par la baie, plan donné pour base.
MIS EN SCENE
Vent, des montages qui adhèrent et font se succéder les marches, paliers, qui arborent à tout étage une odeur, un son, la note d’une couleur, & font l’étalage de leur atour. Passé les flocons mis en lumière dans l’éclat d’un bol couvert ou sans fond pour ciels, l’œil grimpe à bord d’une nacelle qui s’emprunte aux nombreuses ressources dont il est le luminescent aboutissant, un rejet des pétales qui le grignotent, autant qu’une extension des tiges dont elles se jouent cruellement, en produisant de leurs rides les lunules où prendre essor et s’incorporer en acceptant le nouvel invité.
COLLAGE
Absorbé plus que jamais dans le second plan bleui, nano-mémoire, destination sans repère qui respire encor d’espoir, passé opaque ou translucide, de ses dernières pensées de ce qu’est un cycle qui croit et fait croitre dans son sillage le long cheminement qui laissera de son temps pour invisible tous ses états, le poète en plein amincissement des parois de son physique, se multiplie de pas en pas sur la chaise où il admire les hautes coupoles de couleurs qui plongent sur l’ombre où il avance déjà quelques saines pulsions & se projette dans le bain où il verra plus chaud comme hier, plus chaud comme chaque jour à cette heure qui est la sienne, le magnétisme qui supporte sa vie dans ses bras aimants. Des bras plein le visage, il fait quelques pas plus longs que d’autres parmi la végétation étoffée qui le croit parcouru de troubles marais en déglutition, qui le devine en fait surtout plus en proie au corps même du texte dont il s’est la veille détaché.
LIEUX
Passage de pierres en lignes gravées entre les trains mouillés, que chaque nouvelle marre croisée du levant du regard dans l’angle fait tremper puis se sécher sous les mailles d’arbres sifflotant. L’onde liquide parcelle en plusieurs mosaïques les espaces qui se diluent d’astres en astres sur la vapeur d’un mois filant les filets entre chaque passage, et les déçoit la nuit pour les refaire au matin. Une minuscule agglomération de baignoires pâles s’agite dans le fond du jardin voisin, dont les limites accélérées par cette voûte à l’air pensant qui traverse les repères et les rend si dérisoires qu’ils s’émeuvent et se tarissent sans réclamer d’ombre, donnent des pièces de monnaie pour distribuer tout recoin sans omettre nul angle mort, nul dormant.
L’épice qui fricote sur le sable en délices virevoltants devant les pailles prêtes à brûler par goût pour les oriflammes & chants apaisants, frémit à la surface d’une paroi carrelée similaire à celles d’Andalousie, dont les motifs émotifs motivent à eux-seuls l’estampe millénaire du sacrifice de l’espèce. Le banc de bois qui se dépose, ses ramassis de grains, amas des humus & copeaux éclos des vies antérieures, collent au mur, jaune, pâle, vert de roses souriantes. Les lamelles tendres se figent, tordent leur longueur sur celle d’une barrique, barque éteinte à demie-achevée seulement, échouée semblée sculptée pour y paraître, dont la racine craquelle encor sous les branches au sol, longtemps encor après, que les feuilles l’ont couverte. La baraque, cabanon exemplaire, exemple unique dont les tenants font fléchir l’ombre et se pencher un genou couru dans les bras vifs, et penser par ses doigts à un hamac en haut, a sa porte à la hauteur voulue, qui la prend dans les teintes, et la confond à elles.
TEMPS
Les plusieurs balises marquent des pointes à tous les cycles du jour, qu’un nouvel amoureux prend à son tour, seul & sûr de ne pas interrompre l’horloge d’un antécédent, sûr de ne pas déranger trop tôt dans son élan la première couche d’un travail en devenir, que le fréquent passager, illustre inconnu était encor en tâche de fixer avant, juste avant que ne tournoient les buttes d’herbes exposées au soleil.
Dans la volée des marches qui atteignent l’œil quand il prend de l’élan ici sa première inspiration, toute la lecture des gargarisassions ôtées de leurs lignes & envolées sur la feuille taillée, revient qui ferme derrière l’étang une porte de quelques heures. Seul dans son duel, avec lui-même & les mains de ses complices. La bave & l’odeur des éclats qui illuminent par souches les planches, demeure sous les plafonds, lourde retenue de la gravitation dans les sens tantôt voulus tantôt échappés de leur vœu. Il n’est rien, plus même de l’effort continent des fresques alentour, qui absorbe du silence sa force motrice & ses décisions, plus rien qu’il ne faille toucher, il prend possession de tout ce qui lui a été laissé dans la portée d’une main prête à jouer, de nouveau, rejouer l’existant ou jouer de la nouveauté, rien qui retienne une aspiration ou la fasse un seul instant douter.
Au-dehors le questionnement redevient quand il baisse de l’établi son remue-ménage & sa tranquille victoire de la couleur sur la forme, une source illimitée, le puits de l’éternel conditionnement où se puise ou s’observe la réfraction plane, anodine, fragile & vulnérable d’une solution qui livre ses secrets par bribes. Les moucherons à la surface de cette flaque, dehors, les petites poussières d’épines & de fibres brisées d’écorces en décomposition, continue de donner à cet œil plus tôt aplani sur ses certitudes sereines, celle, cette fois, pendant un nouveau cycle de vingt heures qui attendront son retour & laisseront défiler d’autres mains en leur sein, de ne pas être plus large dans cette énigme, que profond sur ce siècle où coule lentement chaque reste dissipé et en cours, de son travail à demeure.
L’artiste qui n’existe qu’en tant que tel dès qu’il a franchi le portail, ne trouve son repos que lorsqu’il le repousse.