Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
Conciliation dialectique des contraires qui s’imposent a nous par nature
Absorbe automatiquement, presque completement et sans encore en avoir atteint encore un niveau d'inconscience qui m'en apporte la pleine satisfaction qui ait vallu que je m’y soustraie, a des travaux de recherche linguistique , alors encore au stade demeurant et absolument obsessionnel d’hypothetiques conivences souffreteuses qui se voulaient a la fois bourreaux de mes objets et de toutes mes aspirations depuis plus d’une semaine que je couchais partout a la recherche de Solid Square, je stagnais sur la chevelure bleutee de quelques jeunes filles de mode qui avaient envahi depuis quelques secondes mes champs visuel et intellectuel pour leurs multiples raisons - qu’elles avaient de bien belles et de presque cruelles tant elles etaient en nombre - et ne parvenais a achever une douce lancee motivee - de celles qui savent faire savoir qu’elles sont la sans avoir a ouvrir les levres - sur les sensationnelles vigueurs que je voulais donner avec le soucis polysemique d'usage qui confondait a ce moment toutes mes pensees, a un recit tres cru que m’inspirait la lecture en anglais d’un livre que je comptais deja parmi les plus creux de tous ceux que l’on peut imaginer. Outre l’exasperation que m’inspirait l'ouvrage, cette lecture n’etait que pour mieux m’apprendre a conjuguer la tres systematique methode academique qu’avait choisit - par defaut sans doute - l’auteur pour traquer le suspense jusqu’a son auto-derision, le maintenir tete baissee dans un bassin rempli a raz-la-bol d’objets troublants, et une technique de description vainement violentee qui jointe a l'avenement incompris d'effets qui ne servent a rien, ne faisaient que produire des evasions d'ennuis en deconfitures seches au soleil - qui etait encore, et pour toujours semblait-il, de plomb - technique double qu’il avait choisi d’adopter dans le recit d’une action tres intense, de les conjuguer, donc, avec la simplicite toute machee de quelques bonnes idees innovantes trop isolees les unes des autres cependant, tellement trop qu’on ne pourrait m’accuser de me servir, tellement je me proposais de m’en cacher comme depuis l’autre rive d’un fosse abyssal.
Je venais de decouvrir d'un ample et unique geste du bras, l'histoire des deux jeunes Anglais assassines a la fin XIXe s. a Namamugi - Le Ble Cru, etymologiquement ou pas - le lieu-dit du Kanagawa, Kawasaki-ku, entre Tokyo et Yokohama, ou je residais alors, pour avoir ose traverser devant un daimyoo qui passait par la, et la bibliotheq britannique - qui leur rendait hommage depuis cet incident tragique - situee a deux pas de celui que je mettais quotidiennement a terre pour sortir jouer au basket avec des Americains du meme quartier.
Il s’agissait pour ne dire que ca, de former, dans une premiere etape de chamboulement du lexique capable de me faire peter les connexions didactiques et redactionnelles, des phrases figees, a l'apparence d'abord neutres, abouties, inalterables, ou indivisibles, et incorruptibles, a partir – et c’est la que residait bien sur toute la difficulte – d’une source d’un ensemble de 188 mots – plus tard, la liste s’etendra a 288 puis a 444, qui n’etaient rien d’autre que les fameux, audacieux, ambitieux, tragiques et tyraniques Inattachables que je m’attachais a decortiquer, et qui me collaient aux levres et aux idees de passage sans jamais s’en defaire ensuite, ni jamais pour autant se laisser faire aux moules que je leur preparais tout specialement avant une degustation qui, chacun l'aura compris, ne viendrait jamais. Eux gesticulaient, remuaient sans cesse, prenaient des formes et en changeaient pour d'autres qui leur allaient aussi bien que les precedantes - sans precedent- deja depuis plus d’une semaine que je compterais plus tard parmi les plus horribles de mon existence, tellement j’en dormais peu, et tellement j’en souffrais qu’ils me hantent avec autant de haine et de cette hargne propre a eux. Je me donnais pleinement et sans treve, ou presque, a leur elaboration, leur fixation vaine, tout en continuant d’en etendre - bien malgre moi - la liste a mesure qu'on me les presentait.
Tous ces NOMS inanimes en apparence, avec les ambivalentes idees qu’ils suggeraient tout en se deployant simultanement sur plusieurs champs grammaticaux et intellectuals, jusqu’a la tromperie la plus grottesque et cependant imperceptible, avaient atteint a mon esprit un degree de mouvance trop subtile, trop fin, trop sensible – c’etait de tout le moins le cas de plus de cent d’entre eux – et trop vague pour que je m’y attache en un travail de profondeur sur chacun en particulier, m’attachant pourtant a leur accord, leurs raccords trop nombreux, tentant de les attacher par paires, a defaut de mieux, presque assez insinueux pour que je croie a des conspirations, me hantaient a ce dejeuner a tel point que je crus devenir fou !, croyez-moi. Perdant leur sens, fluctuant, divaguant, rageant, pestiferant contre ses congeneres, s’alliant les uns aux autres en elevant une espece de vague a la regularite trompeuse, rotative tout de qu’il y a de plus hallucinatoire et etourdissant, vaquaient d’une phrase a l’autre et selon leur lecture, a des sens mouvants comme des sables incertains ou je ne mettrais pas plus les pieds que je n’en remettrai sur leurs terres hostiles, tellement ils m’ont fait voir ce qu’ils avaient de force et de volonte a prendre des sens, oter des idees, en creer de nouvelles, et a aller jusqu’a puiser des souvenirs qui m’etaient proper et enfouis comme des sarcophages precieux en voie de demysthification, pour m’en imprimer de nouveaux avec le meme realism que si je m’y etais moi-meme decide avec la meme ferme envie de jouer l’Autruche dans le prochain spectacle du Moulin Rouge de Tokyo a Disney Sea. Je pensais, avant d’etre desaccorde de ce monde obsessionnel pour en rejoindre un autre, ayant plus recours a l’enchantement visuel, a une phrase d’Andre Breton :
"Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement".
Et j’etais alors en train de me render compte, de facon plus ou moins consciente, et plus ou moins mefiante – arrive a douter de tout, avec toujours a l’esprit mes redoutables craintes des fluctuations conspiratrices des idees comme des mots qui me faisaient alors terriblement peur, comme de ma proper perte de conscience – que c’etait justement ce que j’avais peut-etre touché du doigt, un instant bref vite deborde, mon doigt etant trop gros et la coupe deja trop pleine.
Quitte de nouveau le champs visuel de mes obsessions, et parce que le reste s’imposait encore a moi, par nature. Je l’ai retrouvee alors : cette section de l’esprit qui derangeait assez le monde trop suave des idees figees ou des idees fixes pour confondre les contraires intra-uterien et post-intelligibilites, etait situe au meme niveau derange de mes obsessions pour ces jeunes filles, hors champs d’imagination, hors reputation, hors divination, hors concentration, hors intelligibilisation et hors calcul. Juste au niveau des obsessions, ce qui restait encore trop vague, bien trop vague, et m’obsedait encore par nature.
Recemment, je lisais Dostoeivki, Tolstoi, et Antonin Artaud. Je fus frappe ainsi que je le dis dans un billet du 7/07 qui leur est consacre en parti et conviction sociale, par l'incapacite de ces genies intellectuels, par l'inaptitude frustree, diaboliquement obsessive et impuissante, a exprimer ce qui torturait une tranche decoupee du reste de leur esprit, occupee a une part autonome des recherches linguistiques qui voulaient donner a voir en couleurs parlantes, les images liquides sans sonorites humaines, dont ils ont, tous, et chacun eu, est-ce la chance - ou la malediction - d'entrevoir l'univers. Penetrer dans un sable aux mouvance dialectiques aussi submergeant que l'est le sens meme de la vie qu'Artaud deja a tente de sillonner, a quoi il s'est essaye de donner un rythme, et une cadence a extrapoler tous les anodins pour faire jaillir des extrems, une lecon, voire deux, penetrer ce terrain combien glissant, est un aller simple - sans retour - vers un inconnu qui depasse de loin l'entendement humain. Penetrer ce mal latent de l'esprit, present en tout un chacun, saillant, sournois, cache, insidueux et efficacement capable de vous effacer les racines et les yeux, peu a peu - je le crois sincerementt, transforme un homm, lui fait dire au final des banalites inegalables qu'un homm aussi doue que Georges PERROS l'avait ete avant de se reduire a l'exil en Bretagne, et ecrire des Papiers Colles et transcrire dans un langage qui ne veut plus qu'etre celui d'une ECRITURE SOURCE et une ECRITURE SECOURS, une sorte de jeu de piste, fait, soit pour faire entendre ce qui ne l'est, soit au contraire, eloigner, qui doit se preserver de l'experience dont il fut, instigateur, puis victime.
Georges PERROS etait-il devenu FOU. Naturellement, personne ne le mentionne, il n'y a de flagrant a trouver : justement. Quel genie comme on me drcrit peut finir sa vie sur des oeuvre si generiques, si mal placees, si peu travaillees, semblant abandonner sa vie a celle d'un autre, esperant sans doute n'etre pas lu, mettant toute sa fierte de cote, pretendant devoir etre a tout jamais oublie.
Bientot, la suite, ou je m'exercerai a confondre le Clair-Obscur, les peintures nees de l'Ecole Hollandaise, la Dentelliere de Vermeer, un autre homme de Delft, un rhinoceros, une mutante au corps gras comme un comedon, Salvador Dali, et meme le Vert-orange facon Duval qui vient tres recemment aussi, de ressurgir dans la fractale sans abysse ou sans fond-en-l'abysse, d'un prose multi-style melant pour mon plus grand bonheur la poesie quelconque dont je suis devenu expert, le roman scientifique, la prose magnetique, et le theatre enchante.