Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
De plus en plus, et apres l'avoir verifie empiriquement a de nombreuses reprises, lesquelles se font avec le temps plus reelles, plus realistes, plus vraies-ou-semblant-de-vrai, plus explicite et qui se produisent en des reprises qui en plus d'etre de plus en plus nombreuses, sont aussi de moins en moins contestables tant elles petent aux yeux, sautent a l'esprit, et ne laissent plus de place au reve ou a l'hallucination, j'ai constate et j'ai maintenant acquis la conviction, que les sons qui nous entourent sont des choses figees.
Les sons qui se produisent autour de nous sont tous a leur place, ont des dimensions qui leur est propre, et ils attendent depuis la nuit des temps le bon moment pour nous paraitre vivants, audibles et de chair faits, comme autant d'incidents qui promettent de se produire mais qui jamais ne se laissent trahir avant l'heure.
Avez-vous remarque quelle importance ont ceux, dans la hierarchie des sons, qui se produisent de facon reguliere, ou, sans l'etre, de facon recurrente. Ceux qui grattent, ceux qui fouinent, ceux qui cherchent et se cherchent, qui s'ameliorent ou s'amplifient avec le temps. Je me dis que certains d'entre eux auront un jour tant-et-tellement d'importance qu'ils seront meme plus grave que les faits qu'ils accompagnent en theorie, et peut-etre alors qu'un jour, autonomes et mus d'eux-memes, nous exploseront-ils a la gueule comme autant de ces actes manques, de ces evenements rates, de ces incidents evites, de ces courants de l'histoire qui ont ete detournes.
Ceux de ces sons qui se sont produits differemment, qui ont ete alteres par le temps de l'attente et des trop grands-trop-nombreux-atermoiements, ces sons-la n'ont de son que le nom, mais sont en ceci differents de ceux que l'on se sait capables d'eviter ou d'entendre, d'imaginer de part leur ponctuelle venue, qu'ils sont mus de volonte et se sont par trop laisses aller, qu'en eux la savoir, la conscience d'etre les aura fait sans fond tomber dans l'escarcelle sordide des sourds soubresauts des envies qu'a leurs buts se foulent les masses en files, des sieges autonomes de l'audio, aux puits sournois des replis des sons ci-avant evoques.
Si savants de leur pouvoir, si scients de leur place et si defaits meme maintenant de l'activite qu'ils illustrent, les sons qui attendent et qui prennent de l'ampleur avec l'age, se sont fait adage de cette clameur leur : "notre jour viendra ou ..." et ce jour est pour l'evenement en tant que tel, a craindre. Car alors, il ne porduirait plus rien, seuls lessons liberes, prenant autorite supreme, se seront defaits de ces liens et seront aptes, meme, a terme, de provoquer des suites de sons inaudibles, audibles d'eux seulement, sons voisins, sons divergents, sons tellement decales de ce qu'ils seront censes evoquer que notre esprit instinctivement formate se sera habitue a attendre trouver, qu'ils seront des remue-la-merde, des angoissants, des trouble-fete, des fige-l'instant-a-l'instant-non-pas-i-mais-t, des replie-le-moment, c'est a dire des petits monstres affames qui n'auront de lasse de grignoter toutes les parcelles demeurees vide d'espace et le combleront de leur presence lourde et austere, profonde et dense, de leur compression de bruit facon Cesar, de leur arrivee en trombe facon cent metres haies. Ces sons, ce sont les fonds des hamecons des faits qui defont-font-font les petites marionnettes des situations qu'en touristes nous suivons, et ce, sans nous en inquieter. Mais ces sons, s'ils devaient conspirer, expireraient d'abord de tout leur majestueux developpe organique, les congestions infectueuses de tous les types existants ou non de bruits et de notes musicales qu'il est Dieu !, possible d'imaginer. Ceux de tous les ages, ceux que nous n'aurons pas connus, et ce sera la l'occasion de decouvrir tout un tas de lieux meconnus de nous, tout un tas de chocs parus bien avant nous, tout un tas de tas effondres sans nous, et ce sont des occasions qu'il ne faudra pas manquer ~ car la symphonie ne saurait pas durer. Ces sons, sans supposer qu'en effet ils attendent une heure pour faire parle d'eux aussi etonnamment, ils sont la, et attendent, l'heure ou se produire n'est qu'hypothese et depend de millions de donnees.
Mais qui sont-ils, ceux-la, ce autres-la, qui se produisent quoi qu'il en soit, parfois sans raison, ou en inventent une d'eux-memes pour se legitimer, ces sons-la qui se sont faits avant et contre tout le monde la part-belle de l'epopee de l'homme, en gnorant non seulement la maitrise qu'il desire posseder sur tout et cette envie de controler tout jusque dans le detail, mais en ignorant aussi et aussi subtilement tout un tas de lois qui devaient sur toute autre chose remettre des regles et des sommets a ne pas depasser, a suivre a la lettre et auxquelles se soumettre.