Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
Un procès-verbal : la culture du lombic dans les sphères musicales devenue soudainement prohibée.
Est-ce de Johannes Heesters dont il faut le plus se plaindre, ou doit-on passer une cravate au cou des benoîtières bénédictines missionnaires de Tutzing pour leur pacte avec les diables de l'Ombrie ?
Tout un champ s'ouvre dans le regard des tertres où s'évacuent les eaux de ces temps de vieille tête de bûcheron forcenés : un cheval au galop heurte un camion.
Elancé
Un cheval au galop le heurte ce camion qui franchissait le carrefour au mauvais moment. Il chute en silence sur le bitume brûlant de la fin du printemps. Tout le laps de ce temps se marie avec les années-lumières, ils prennent ensemble des orbites pour nuits de noces, et font des petits, tous aussi gravités des louanges qu'un cheval mort galopant sur un carrefour peut être capable de produire en reproduisant une année-lumière au seul moyen, rappelons-le ou mentionnons-le une seule et première fois, d'un papier moucharabieh translucide, presq opaq. Une onde soporifique jaillit de nulle part lui aura traversé d'abord l’anus puis le cheval d’un coup, un sursaut pris en remontant une pente proche du Styx - la dernière ligne droite, dit-on - se redresse vivant, et retombe immédiatement endormi. Ces siècles parrurent une seconde. Le choc inévitable : un carrefour du temps qui traverse un animal qui traverse un camion qui traverse un patelin de sortie d'autoroute. Un minable otage de commissariat de banlieue arrive au trot à Paris à ce moment et entre dans le spectacle comme s’il connaissait le quartier comme sa poche. Une vieille dame adultère finit de raconter ses fresq de la nuit dernière. L'inspecteur Sognoloppé en a marre. il l'envoie au pot, où elle plonge ses fesses roses pour y couler un bronze. Massif. La première victime parle d’entourloupe, la seconde dénonce une sorte de conspiration, le commissaire en émois demande que le calme soit rétabli, mais !, oui, mais : les policiers déjà sur place ne veulent plus rien savoir (de plus).
Emballé
Mal aimable, la première victime - un cheval de la banlieue nord, frappé d'ataraxie quasi simultanément, rapporte un commis du juge de la circonscription, en nage, en stage - qui revient d’une pesée où elle a vu sa nièce gagner haut la main le prix des blanches nattes aux figues devant un ridicule bonhomme de foire des temps anciens, revenu avec un paquet de guimauve pour nourrir les anciens de son village - de Provins -, repart à la pesée pour y oublier son parapluie sec depuis le matin. Ce détail va changer le cours de l'histoire, puisq c'est sans son parapluie qu'elle sera frappée d'ataraxie, pour ne se réveiller que quelq heures plus tard, mouillée par l'averse. Averse qui, précise le rapport du stagiaire, n'ayant été que très localisé, n'a pas pu se trouver à la fois dans l'anus du cheval au carrefour des années-lumières que des orbites fraichement nées - mais ça, il n'en sait rien - finissent d'élever pour perpétuer l'espèce - fraichement on lui découvre de très belles propriétés, dont une du côté de Nice, et une autre, d'être une des orbites les plus rapidement définies pour ne plus devoir subir la longue progression des orbes concourrantes, comme de toute autre orbite d'habitude c'est le lot. C’est que songeant au x parties admissibles et intelligibles de ces choses, il paraît tout à coup au commis stagiaire et, ayant remis son rapport, au chef d'instruction nommé sur la partie banlieue de l'affaire - les deux pièces sont ainsi un temps suffisant partagées en deux affaires distinctes - plus logique de s’égarer dans des détails accessibles par l'esprit humain, que de se traîner encore pour des suites, des poursuites que d'autres - collègues, concubines, principalement - prennent pour des évènements mineurs, voire carrément juvéniles. Et elle a bien raison, la concubine. De même la gagnante du prix, oublier son parapluie - même si ce n'est évident pas délibéré - car elle aura, on le verra au réveil, besoin de ses deux mains. Mais pour l'instant dormons.
Dérobé
Le passant qui se veut déjà nommé victime numéro deux hurle un truc salopiaud en yougo et crache en même temps quelques postillons sur le bitume encore chaud de l’accident sans savoir ce qui y a lieu, ce qui doit s'y produire, et qui doit enquêter sur tous ces sujets graves - et même un tantinet barjots.
La dépêche est tombé : l’animal est sauf, vous pouvez circuler. Un coup de sifllet, cette dépêche, il faut faire vite. Rien ne bouge pour autant et c’est normal car c’est assez peu comme brève, un court-métrage se met en place sur la pièce centrale d'un vaisseau qui se pose là, c'est un véhicule de l'armée à un seul réacteur, une prouesse de poétiq mythologiq : ils l'appellent déjà la demeure des demeure : "MINERVE". Le court métrage n'a pas le temps d'une trève, on annonce déjà - un type qui descend tout droit de l'anaptéron unistato, et le prouve un arbre à la main qui se dit aussi généalogiq que ces singes aux commandes, qui ricanent en faisant retentir les douze klaxons minute - que les renforts viendront tantôt reprendre leurs droits, tantôt passer l'arme à gauche pour équilibrer le champ. Ce qui se produit dans le seul intervale qui concerne, cerne, s'empare, convoite et finit par contenir l'émotion du temps qui se balade entre les deux coups de sifflets - le premier pour un oui, le second presq aussitôt pour un non - donne au véhicule dit Minerve la première place : l'objet est très imposant non seulement, mais surtout son irruption coïncide. Et ça, les gens qui ont l'oeil artistiq, aiment. L’antisocial de bas étage qui a le sifflet dans le bec après une permission de sortir remise à la cave promeut sa voisine du dessus ‘Déesse’ sans se soucier un instant de ce qu’il vient de se passer dehors, & sans pourtant y être étranger : "ce cheval, c'est moi", dira-t-il plus tard, vbien plus tard, au terme d'une très longue tirade inspirée qui lui vaudra les plus belles métaphores & personnifications de tous les temps et du quartier (et ce, en même temps !)
Un buraliste plus pressé d'avoir son rôle plutôt que s'annoncer & ne rien voir se produire, lui aussi emballé par les longues tirades et les caissières aux grandes casseroles qui terminent les aiguilles du talon par des bas qui se filent comme de la métaphore de bas étage, dit que la grande nouvelle s’exclame ele-même qu'elle est un cheval heurté de plein fouet, et que ce cheval va bien. Il dit qu'il a été un temps artisan du bois, et que dans ces circonstances on peut dire à peu près n'importe quoi, ce que lui concède l'assistance, un chouilla dépassé et en se propageant, se déversant, se multipliant et se déployant tels des arbres en pleine saison des amours, ainsi le violent immobilism sur les lieux, terrasse les éléments, et arasent les sols en surchauffe. Table est nette, et rase les murs - accusés de trahison et jugés sommairement - déjà suscités à se lever devant les pièces intimes, et, par la première dépêche, invités presq aussitôt à tomber, ou à s'écraser. Ce n’est là que parce que la première victime n’est pas encore arrivée sur les lieux. Un cheval fracassé en valant bien un autre, et deux accidents similaires étant par ailleurs pour un simultané la preuve vivante de quelq défaut de post-prod ou, plus à la racine, de scénario : uine ménagère dit que c'est fortement improbable, un clown dit qu'il n'a jamais vu ça, c'est seulement un boucher en congé qui permet que ceci se fasse. "C'est parfaitement sain. Tant que la bête a pas la patte marquée du signe A ou du chiffre 7". On observe, et on laisse entrer la première victime, remise de son long voyage enfin. Elle est encore à des lieues d’ailleurs de se douter qu’une Déesse vient de trouver un prince charmant aux bas étages de son immeubles où se filent les métaphores proches de son dessein et physiquement même très ressemblant, quand bien même elle est abasourdie en reconnaissant en plus des faits, qu'elle les connaît tous deux : Déesse comme antisocial ras la chaussée étaient à son mariage avec les années-lumière prises pour formes épousées dans la seconde parue des lustres. Ils disent fièrement "chut" en s'approchant, mais craignent en vrai, qu'elle parle. "Victime, tu as un teint aussi resplendissant que peut espérer l'avoir celui à qui a souri la journée. Tu as souffert, ou causé qu'on souffre ?"
Le cheval c'est moi, dit l'artisan du bois - boucher - en misant sur lui-même, et, délesté, il se limoge. Tranquille. Self-made horse. La mode est lancée, on la perd de vue très vite.
Affriolante
Et bernée par la rumeur, la deuxième victime vient de prendre connaissance des suites de sa vie dans la main d’une lectrice qui lui a achevé le roman noir qui traînait depuis dix-neuf mercredis déjà – mais pas d’affilées, heureusement pour les enfants, vous pensez, et pour leur nourrice. La lectrice lui demande : ‘Alors, qu’en avez-vous pensé ?’ Une vague direction est donnée, celle de ce carrefour d'où tout semble avoir été commandé. Le livreur dit qu'il n'a jamais eu affaire directement avec le commanditaire, qu'une ombre plate sur les bords, et légèrement bosselée sur le devant venait toujours traiter, et qui se faisait appeler au téléphone. Au téléhone, juste comme ça. Juste comme ça. Monsieur ?, demande-t-il à l'ombre. "Au téléphone" _Très bien, je vais patienter.
Le deuxième invité surprise a été témoin de plusieurs choses étranges à la fois. Sans avoir vu l'histoire du chevla prendre sa source ou accoucher sur le bord de la route, il a cependant quelq bonnes histoires à raconter, qu'il raconte & que personne n'écoute d'abord, croyant voir làqu' aucun lien ne la rapproche de la scène. Enfin, venez plus prêt, on n'vous voit plus depuis votre torchée au poker avec le grand frère Maurice. Il ne fait pas le fier, mais finit son histoire en concluant comme il fait toujours - en roulant une pelle ou juste par un audacieux "Authentiq". On cherche où il a voulu en venir, et on remqrq que ce doigt qui pointe encor, a fortement l'odeur de ce qui perd du regard dans une silhouette où pointe un téton cvolontaire. Ce que pointe ce doigt est donc, se dit un enquêteur auss révélateur et négatif que ces clichés qu'on nous ramène de l'étranger quand il titube depuis la porte du troquet du village voisin : un peu de militantism local n'a jamais répudié qui que ce soit, et les coups de coudes se passent comme de commentaires, des occasions qu'on tire des profits de la ville sur l'avenue des caméras de la presse nationale. On sent aussitôt que les élections approchent. Tandis qu'un homm descend d'un ballon en rappel les gazs qui montaient trop sur les leurs, les chevaux frappés par on en sait toujours pas quoi - sauf le premier, bien sûr qu'un camion a reconnu très tôt d'effets - deviennent des sortes d'outil de campagne, ce qu'ils ont été dans un premier lieu, que nous tairons pour respecter leur changement d'identité, qui avait été long et coûteux. Des années de psychanalyse pour se remettre de leurs origines de chevaux de traie de Marais-Pointevin - entre nous on peut, sisi. L'un des chevaux qui n'est jamais tombé - passant par là - aperçoit qui arrive une espèce d’expert à la noix, un nœud de professeur en congé lui aussi, un air d’uthentique sur le nez, et de la couleur hurluberlue dans le sourcil lorsq'il s’exclame en trop grandes poompes pour lui, devant ceux qui s'examinent mutuellement suivant l’animal dormant en conseil : ‘C’est la plus magnifique découverte depuis bien longtemps ! Nous voici à l’aube d’une nouvelle ère !’ Mais personne n’a réellement envie de se laisser enquiquiner par tous les badauds qui viennent faire leurs intéressants devant les caméras de la presse nationale. Sauf, évidemment le futur maire. Et chacun d'attendre qu'il ait fini de sourir pour écouter son discours sur l'ouverture qu'il faut faire des esprits sur les bancs où couchent les idées neuves comme la fraicheur des manteaux de la génération plus prometteuse que toutes les précédentes. Vous n'avez pas d'antécédents médicxaux au moins ?", juste pour être sûr. Il laisse enfin que se penche ensuite comme le veut la tradition, celui qui prend la parole sur le sujet qu'il aborde. Un bateau ne contredirait pas cette règle. Qui n'a pas d'ennemis d'ailleurs. Il pleut sur le cheval, le chauffeur du camion y compris, après avoir pris la fuite avant que quiconque note sa plaque et être allé se garer plus loin. La deuxième victime n’en croit pas ses yeux : sa lectrice de voyante est littéralement en train d’écouter battre le cœur de cet élégant animal blessé qui semble tout droit sorti d’un conte pour enfant, et tout le cercle qui se forme autour d'une troisième victime confirme des dires qu'on achève de balancer comme des oraisons funèbres ou le véhicule d'un très efficace discours historiq : ce qui frappe les bête, c'est la rage !
La Rage ou la soif, qui sait.
La Déesse en reprenant une couche va s’allonger cette fois le plus loin possible de la tentation que représente la menace du bas étage en disant Tout ça m'a fait peur, et beaucoup de bien en même temps, attrape-moi, là. Elle lui montre où. Et c’est là seulement, en sirotant un cocktail maison pour achever la journée ou attaquer la suivante en justice de fruits séchés et de vodka trempé aux fraises dans le lait fermenté d'un village voisin, que l'enquêteur s'aperçoit et comprend !, que ce lait n'a pas été cuit, et qu'il faut qu'il dorme s'il veut que ce début de réflexion donne des petits demain. En se réveillant une heure et demie plus tard la tête sur le comptoir et le comptoir dans un placard il voit pour la première fois qu'une foule qui s’est établie a rassemblé des petits pains pour célébrer la rage, ou la soif, il entend mal d'ici . J'entends mal d'ici. _Sortez donc du placard, il y a des petits pains pour célébrer la rage. Ou la soif, on ne sait pas trop. Il se ressemble en sortant, et il rassemble de plus en plus de ce qu'étrangement il voudrait appeler du lait dans la foule affairée de ses idées qui s'affolent comme s'il allait faire chaud. Celle qui porte les pains est effarée, mais sans savoir pourquoi, retourne s’envoyer en l'air avec son prince charmant à la chambre connexe.
Délicat
Le lendemain d’une mauvaise soirée trop arrosée sur le pont des Arts, elle et lui étaient restées assis longtemps sans trop savoir ce qu’il y avait de pire : avoir trop bu pour m’amuser encore ou en être à se dire des choses comme celle-là quand on considère ce que de pauvretés d’une importance toute autre le monde recèle. La deuxième victime déjà était là et elle leur avait dit dans ces mots emphatiques que seuls les cocktails faits maison savent trouver la force de dénicher des confins de l’esprit, que rien ne valait une escapade seul et sans rien, se confronter aux dures réalités de la vie terrestre soi-même dans les conditions semblables à tous ces gens d’Afrique, pour prendre vraiment conscience de ce qu’est la condition humaine. Mais elle ne l’avait jamais fait elle-même, et avouait à qui voulait l’entendre, ce soir-là par exemple à ce futur couple de tourtereaux copulants, qu’elle allait assez régulièrement à ce sujet voir une voyante dans l’attente d’une promesse que le grand voyage pouvait être réalisé enfin. Et elle disait ça en se mouillant les yeux, de sorte que les deux jeunes gens affalés sur le bitume frais de la nuit en étaient restés tout retournés.
Guignol
Ce n’est qu’une heure plus tard et les pompiers arrivant sur les lieux pour débarrasser le plancher de ce cheval l’esprit encore embué de son fracassant accident de la route, que s'achève une partie de lancer de guitare. Un guignol a gagné à ce jeu là, on le met devant le défi de reproduire l'eploit dans un lendemain, il dit qu'il veut que ça se passe vite, et l'ambulancier lui assure que ça va bien se pqsser. Comme d'imprévisibles, souvent, parfois en fait, c'est le cas.
Afrique
L’assemblée qui accueillit tantôt avec un sourire, tantôt dans le doute qu’il s’agisse vraiment d’un caractère merveilleux qui vaille la peine que la scène fusse autant ponctuée de graves incidents, les guest et les acteurs majeurs de toute cette scène, s'applaudissent mutuellement sûrs du continent, et de la fin. Tandis que la longue tirade s'achève sur la désormais très réputée amputation de tout le paragraphe métaphoriq auquel personne ne pige rien depuis des heures, on se congratule, on s'aime, on baise encor les pieds d'un cheval qui tend son dos. On dit qu'il l'a bon, on sent qu'il la ferme : MUTE.
Epilogue dans le poisson
Tantôt encor avec un certain cynism né du pessimism et du scepticism que de bons soins auraient évité, le levain au pied de seigle du pied de l'animal - une pattes d'ours, "il faut se la manger déjà !" - et en tout cas pleins d'envie, les personnages machiavéliq et les meilleurs sadiq du quartier tout à coup semblent aimer les petits pains - ce dont personne ne se plaignant, on peut dévorer tranquille en scrutant les résultats du scrutin qui veut faire élire un elixir pour que s'épousent les formes les plus variées de ce qui se trouve des parties - en l'occurrence, de celles du cheval rétabli, et non de celui qui risq de se faire amputer un peu plus qu'une tirade. En eau dans le ciel, une métaphore filante traverse l'orbite qui déménage sur le champ. Se réunir expressément, ponctuellement comme ça, dit quelqu'un pour conclure, ça fait chaud au coeur. On n’en pouvait plus, on n'pouvait plus rien voir, on en voyait partout, mais partout y en avait trop.
LA QUEUE DU POISSON (Fête foraine) ~
Le procureur Eric de Montgolfier a fermement demandé vendredi aux CRS de laisser libre l'entrée de son palais de justice devant lequel des manifestants protestaient. On y jugeait un tout petit procès, épilogue en queue de poisson des affrontements de jeudi dans les rues de la ville.
De la cinquantaine d'arrestations effectuées par les forces de l'ordre, seuls deux jeunes Basques, plutôt anarchisants que nationalistes, sont passés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel, pour «violence en réunion avec arme sur agents de la force publique». L'arme s'est révélée être un canif, la violence (jet de pierre) n'a blessé personne. Les deux Basques espagnols ont été condamnés à un mois d'emprisonnement et à deux ans d'interdiction du territoire français.
Interpellés au milieu d'un groupe de dix-sept personnes, les deux jeunes ne comprenaient pas trop ce qui leur arrivait. Quant aux autres interpellés, ils ont tous été libérés, et seule une quinzaine d'entre eux ont rendez-vous avec la justice... en février ou mars.