L'ampadiem

  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

Bienvenue

Bienvenue a tout nouveau visiteur

Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:42

 

La Maudite -

 

La princesse trouvée des eaux

trouée en tout corps

des violentes marées

fracassée un matin de mai

 

recueillie par le printemps

dont sa vie était semée

Tombée d'une nuit, elle s'était une fois relevée

puis était  tombée encore

d'une suivante sans l'avoir suivie

 

Dans un sommeil profond

au bord de l'étang, elle était étendue

Comme elle ne réagissait plus,

on l'a rejetée, la marée,

 

la noyée revenue miraculeuse

elle a plongé au puits

et s'en est tirée seule

On a reparlé depuis, dans le secret

d'un trou noir absent

ou s'aborbait l'écho

 

de cette nuit-la, ou

il avait tant plu

plus tant de veilles

et de lendemains, plein la cour

qu'on avait du courir

veiller tant bien que mal

 

sauver les écorces du midi

fiées comme crues

tant aimées, chéries

tenté encore de couvrir ce qui

avait pu l'etre, ou sentait encore fort

 

C'est encore d'elle

dont il est sujet tirer fort

sur une morte accusee meme a tort

au mois de mai

moindre mais leves de suspicion

tous sommes hors de cause

C'est bien elle, l'ame maldisante

en face de qui rien

 

 

A++

 

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:41

 

Ici

ou gisent, si pretes

si pres des hauts

les cimes, les si belles

Maintenant

maintenues tete sous l'eau

mains tendues sous des dehors

a l'apres d'un pendant

soutenu d'un chant qu'on sert

un concert en penchant,

sous tenue couvee

pendant verte de boue

levee droite juste apretees

degauchies, bien dressees

devant tout ce qui a le pret

le pas proche, prete, au pas

devant beaucoup, bien trop,

au V d'un passage d'hirondelles

proche, s'assagissant, s'agissant

de passer, passé oui, hors de nous.

Cimes, six conquises,

sic qu'on serre fort l'etreinte

pretent au haut, les cieux.

Po-em bruyant aux sommets

brouilles entre les parties

qui restent a concilier

brouillards epais avales,

des nuages aux cernes qu'on dit

nus, trop ages,

qui ne se concernent plus,

et laissent couler leur temps,

les nez serres

le long des flancs battus

jusqu'aux vallees

qu' on a cernees ~

 

 

Soutane

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:40

Une oeuvre au magnetism subcutane

a mis sous la soutane qu'il traversait comme une idee

des suites vertigineuses.

Un cure est tombe, l'Eglise retient son souffle

devant l'ampleur de l'affaire

Une oeuvre mineure dit-on

C'etait l'oeuvre de qui

On dit qu'elle etait orpheline

en plus

 

 

TAROLOGIE

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:35

 

Son nom est un nom que l'on brise

Qui s'evapore de sa densite premiere

elle est a ecrier fort sur les bords d'un ocean agite

ou s'absorbent volontiers les echos

les restes d'une premiere fausse derniere volonte

rattrappee juste a temps

au bord des precipites actifs

d'une envie debordee de ses lits adulteriens

Son visage se fractionne comme la brise

la fraicheur de son nez a l'impression ailee precognitive

fait des interrogations outrageuses aux vices de forme

que le temps sur d'autres sur nous, sur moi

fait a la volonte de ses humeurs passageres

Son ame reflete les lumieres qu'elles fait d'un prism interieur

eclatter en arcs colores comme ceux qu'un ciel voit defiler

a longueur d'annees ici, et la, pour proteger un bien garde

La voix qui chante sa vie, fait fuire les oiseaux

les mieux ailes

et eteint a l'approche

les debuts d'un artifice des qu'il se tente

ou se fond, d'une envie survenue de tromper son monde

Mondriane et super-faite, elle a l'onde a la vague sans precipice,

elle vague et fonde sur des riens

les meilleures hypotheses d'un fleuve improbable

sourciere ou juste

elle est troussee, fait des trombes et les ingurgite,

sa maniere grossiere plus d'une fois fait sourire

l'elefanto apprenti des ecoles dde la Palmyre

Ses deux premieres yeux deposes visibles

a la surface de ses idees insubmersibles

donnent et recoivent de ceux qu'en dedans elle dissimule

d'un age prodonf de sagesse precoce

elle apprit que rien ne croyait en ses dons

d'un ciel qui magnifie les couleurs pour crystalliser l'instant le plus dense d'une lumiere refractive

elle a longtemps consomme seule ses idees cursives

il serait temps, au quotidien il le lui est fortement conseille d'y venir

de consigner, commencer de rapporter les bribes, meme une a une

des joueuses de lyres aux trompettes des nuits

qu'en dehors d'elle-meme jouent ses interieurs exterieurs a tout.

Coquille d'oeuf a l'oeil habite d'une coquille d'oeuf habitee.

La barque celeste ou embarquer

pour un voyage dans l'oeil eclos ~

 

Champs magnetiques ~

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 16:58

 

~ Je commencerais par y chercher le bon bout ~

Je m'y pendrais comme pour conjurer un sort qui entre ou un tort qui sort en jurant,

J'y tracerais un dessein mécaniq aux reliefs,

j'y trancherais les veines d'un boeuf miniature, en tester l'essorage avant de passer du leste, au reste,

avant de dépasser les demeures qu'une poulie a pour source, ou d'un sol pour point de chute.

J'y ferais des mains et des bras au bout des bas pour qu'on puisse le saisir a plusieurs sans trop lever la voix ou avoir a chercher a crier apres, des dessous ~

J'y ferais des musiques a l'instrument a cordes qui lui tomberait des nues ou des bras ballants sur le moment,

Je m'y pendrais une envie que je voudrais pour sur retrouver en toutes circonstances,

Je m'y attacherais, vraiment,

je m'y attacherais les idées neuves d'une mouvance, afin qu'assurément elle ne bouge plus ~ sans nous.

 

 

Je ne chanterais plus sans doute, je garderais ma fierte pour moi, je ne dirais plus rien, et je tiendrais bon c'est tout.

 

Ryan McGinley

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 16:54

Il y aura une fois, une anthologie de la poesie surrealiste en France et dans le monde

L'obvie & l'obtus, Roland BARTHES

Les Champs magnetiques, Andre BRETON

Signe Ascendant et les lithographies de MIRO

 

 

Les Pas Perdus, L'amour Fou, ou s'elisent les principales tendances que prennent avec le temps, dans l'espace octroye ou difficilement gagne, les ecritures automatiques, les poesies de Freud, a Salvador Dali, en passant par celles de Pennac, ou encore de Giovanna.

Ce qu'ils s'ecrient, ne s'ecrit pas forcement.


PLEINE MARGE

Je ne suis pas pour les adeptes

Je n'ai jamais habite au lieu dit La Grenouillere

La lampe de mon coeur file et bientot hoquete a l'approche des parvis

 

Je n'ai jamais ete porte que vers ce qui ne se tenait pas a carreaux

Un arbre elu par l'orage

La bateau des lueurs ramene par un mousse

L'edifice au seul regard sans clignement du lezard et mille frondaisons

 

Je n'ai vu a l'exclusion des autres que des femmes qui avaient maille a partir avec leur temps

Ou bien elles montaient vers moi soulevees oa les vapeurs d'un abime

 

Ou encore absentes il y a moins d'une seconde elles me precedaient du pas de la Joueuse de tymapnon

Dans la rue au moindre vent ou leurs cheveux portaient la torche

 

Entre toutes cette reine de Byzance aux yeux passant de si loin l'outre-mer

Que je ne me retrouve jamais dans le quartier des Halles ou elle m'apparut

Sans qu'elle se multiplie a perte de vue dans les glaces des voitures des marchandes de violettes

 

Entre toutes l'enfant des cavernes son etreinte prolongeant de toute la vie la nuit esquimau

Quand deja le petit jour hors d'haleine grave son renne sur la vitre

 

Entre toutes la religieuse aux levres de capucine

Dans le car de Crozon a Quimper

Le bruit de ses cils derange la mesange charbonniere

Et le livre a fermoir va glisser de ses jambes croisees

 

Entre toutes l'ancienne petite gardienne ailee de la Porte

Par laquelle les conjectures faufilent entre les pousse-pousse

Elle me montre alignees les caisses aux inscriptions ideographiques le long de la Seine

Elle est debout sur l'oeuf brise du lotus contre mon oreille

 

Entre toutes celle qui me sourit du fond de l'etang de Berre

Quand d'un pont des Martigues il lui arrive de suivre appuyee contre moi la lente procession des lampes couchees

En robe de bal des meduses tournoient dans le lustre Celle qui feint de ne pas etre pour tout dans cette fete

D'ignorer ce que cet accompagnement repris chaque jour dans les deux sens a de votif

 

Entre toutes

 

Je reviens a mes loups a mes facons de sentir

le vrai luxe

C'est que le divan capitonne de satin blanc

Porte l'etoile de la laceration

 

Il me faut ces gloires du soir frapant de biais votre bois de lauriers

(...)

 

 

Le tranquille fond

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 16:53

C'est un premier pas sur les marches,

C'est aussi ce qui fait croire qu'un roman n'a jamais atteint

par l'audace, les chevilles de toutes les autres disciplines

qui se sont vues revoir,

qui ont vu les champs s'etendre,

a perte de vu, s'entendent, fais-moi voir,

va te faire voir, a ne plus limiter les actions ~

les nombres inimaginables, les imaginaires dit-on, les sciences l'ont fait,

les sciences ont fait

les pas, que le roman ne fait.

Recommencez-sait-on-jamais ~

 

Du temps, toujours pas

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 11:52
"En tout cas une chose est sure.
_Oui ?
(il hoche la tete :) _ C'est dit !
(comprenant :) _Tu veux seulement dire qu'il n'y a qu'une chose qui soit sure ?
_Je ne veux pas seulement dire ca, mais c'est tout ce qui me vient, a l'instant.
Et surtout je ne dis pas qu'il n'y a qu'une chose sure, mais qu'il y en a AU MOINS une ~
Je te trouve tres pessimiste, ces derniers temps. Ca va avec Marie ?"
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 14:21

Embouti dis-tu haute
Ventre au vent des collines
En decollant retine
A l'appel d'un air d'hote

    Notre arc a quarts cabres
    N'envoie des heures sauves
    Avertir de mes fauves
    Seules les coulees palabres

Lovees dont l'auteur saute
Ovalises les sins
Venant entre tes marbres
Abraser nos peaux mauves

 

Adam P.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 13:07

Le fleuve Les voyous Une etrangete de la nuit. epigraph

319. D'une Installation de pierres ~ qui figure les Auxjoursd'hvis eclos en cette sculpture sur papier titree Capharnaum. Ses sentiers lumineux, ses etincelles ruisselantes, eteintes et luminescentes, sont si nombreuses voies cyclables aux circonferences du jour qui scintillant la fait aussi amuie muer et l'amoncelee en celles d'une maree, joint ses mains closes aux notres.

Au toucher l'ombre d'un rivage envisage caresse correlee de facettes et faceties multiples qui gresillent et qui epileptiq sondant songent l'autre phare d'une oraison terrienne et qui desordonnees eclattent en pourfendant l'air sechement profond d'une ondee nebuleuse, a volute, aborbee, qui envoute, rassemble et qui effondre fondee de coulees les enveloppes chernelles de son minerau rare, obtenu net, couronne planetaire en fouillant les grains d'un air connu qui se courbe en se laissant tomber. Par terre et qui revient charnelle.

La nuit vainct l'onde videe de l'inevitable qui en se souvenant l'eviction tardive de son trublion traitement s'inscrit dans le champ avec les vapeurs d'une oxymore corporelle : en prononcant la poesie des pores, la prose ici respire, sculpture de pierre, fievreuse, organiq & litteraire. Le port, eteint et particulierement plonge dans l'osmose quasi boultiq d'une nouvelle facon de se vivre peints, par projections emusifiees, vient en grandes pompes vegetales parmi les lignes d'une ecriture magnanime qui evoq l'invoquant convoquee aux racines & conduits d'un dicton indiquee et revendiquee l'equivoq equinoxe d'une deesse organiq qui fait et dit n'importe quoi des qu'elle a aux yeux ouverts qui entre cette matiere et une autre, entrant cette maniere de sonder la seconde suivante sans cesse prolongee repoussee deviner ce qui s'ouvre qui l'ovalise et l'occit fruit fondant moule. La peau de roche erruptive constelle et s'integre dans la planete quand elle lvi roule dessus, on pourrait a plat ventre la voir graviter tout autour comm une escalope et encor, pourtant prendre dans cette forme celle qui lvi va le mieux. Toutes les formes lvi vont, on dit qu'elle se marie a merveilles.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:16

 

En 2o16 et les débuts encor tres sûrs, pas encor anotés de l'ombre qui du doute de donner à tout le don d'un ton dote en sorts l'essor d'un fort puis l'epuise, de Summerpads Oils, j'entrevis dans l'immense réfraction dans le baillement d'une porte apparue très en forme l'effort fait des plages nées naissantes de l'image immense du palais des V \\\ertes///ertus de suites nuisettes glissées lustres luisantes à entonner qui fussent désaltérantes /inaltérables et de retables les retraits d'oléagineux imaginaires ou palpables.

Ce n'est que très récemment, avec comm durant la fin de l'été indien se montrait plvs improbablement encor peu propice à ce qui le dernier ressort d'un port des prix au pari des prés gagnés à la nage gageassent leur sagacité, une fuite des intentions de l'invention voulue sinon velûe vélléitaire et louvoyante, que je commerçant commencai comm ça, va, là, de renoncer une bonne fois pour toutes les autres me dis-je désormais convaincu mais vaincu, qu'il n'est de façon faconde ou féconde autre qu'en présenter l'image nette et tenue, d'accéder et y inviter des convives au très estival, pérenne et durable, fixe et axé repère des traits qui s'artitulât plan prononcé paradisiaq et s'extraie des prises du rire aux rixes par le moment du son ou son esquisse exquise esquive au visage animal en est le plvs affaire tributaire et retribué en son nom, l'espoir d'une autre ferme à tenir ternie bon et ferme, des raisins d'un serons - mais que sont donc les raisins d'un serons ?,- aux raisons d'un serein et des corps le choeur tantôt tâtonnant trouvé si vacant Bacchantes, battant.

Qu'as-tu bien pu en sentir, en as-tu senti l'herbe, l'ascendance verte et chaude, et l'ensevelie relève lave d'une émotion qui émise dure et propulse émulsifiée, de moi à ta moite moitié la teneur tamisée, la montée hémisphériq qui en a de toute tenue défaite tu l'air harboré arborescent, ou l'orbe lumineuse qui s'en est dégagée dissipée s'eclipsant elliptiq et à éclisses viables, as-tu senti servie sertie de rêves en prose, posant, la fève aux fauves fièvres de sèves affrètée d'astres qui t'a passé au travers d'un mât d'autonomie mate endémiq l'atome d'heures ou de son ours de déssertes antisceptiq comm une vest son constellement de consternations déconcertées ?

Ces épisodes bastions et bastaings baltringues tanguant intrigues irrigués de teintes passant battus comm des champs de blés estivaux et les recharges calorifiq de son immense désuétude passagère paraissant paresser s'intensifiant comm croit - des deux verbes croire et croître avec le toujours possible liant causal qui leur est inhérent - l'endroit cru qui se croise écru ou cure, je reviens un court temps capitaine au long cours de l'avenir qui si sûr de soi sussure tant sur moi qu'à mes yeux les images d'un futur Palmyre balnéaire pour primée parler de cette perle d'impuretés prunes qui rappelle en perlite perlant sur son promontoire de permis prémonitoire apprêté emprunté aux pires reprises d'oprobres qu'il est en ces temps un tournant qui à prendre proie éprise comprend dans les plis de piles de ses plats pâlis se polissant, l'espoir soupiré des désirs aspirants d'en repaître peinte l'idée \soir d'un pâtir qui l'épelée pelât. Et de là, épidermiq, la fleur d'une peau aux pores respirantes et l'incompétence d'en tansée danser l'élan sans en pour cela déprécier l'épanché tanche qui s'étanche avalanche et penchée le cou du moratoire perche express la prédite caisse : la retenue d'émissions, dictat des redditions d'érudition dictées. 

L'arrivée nues sur place d'un flot d'intentions fauves :

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 12:48

 


Je me souviens du po-em Les escargots, c'est un de mes souvenirs les plvs nets de l'ecole primaire, de cette annee plvs exactement de mes 7 ans. J'ai choisi ce po-em parmi la pile de pages plastifiees de quelq lignes qu'il etait propose d'apprendre par coeur. Celvi-ci ne comptait pas parmi les plvs longs. C'etait le plvs long.

 

  Ca me rappelle.  

 

Yves Montand ~ A bicyclette  

 

Quand on partait de bon matin

Quand on partait sur les chemins

A bicyclette

Nous etions quelques bons copains

Y avait Fernand y avait Firmin

Y avait Francis et Sebastien

Et puis Paulette

 

On etait tous amoureux d'elle

On se sentait pousser des ailes

A bicyclette

Sur les petits chemins de terre

On a souvent vecu l'enfer

Pour ne pas mettre pied terre

Devant Paulette

 

Faut dire qu'elle y mettait du coeur

C'etait la fille du facteur

A bicyclette

Et depuis qu'elle avait huit ans

Elle avait fait en le suivant

Tous les chemins environnants

A bicyclette

 

Quand on approchait la riviere

On deposait dans les fougeres

Nos bicyclettes

Puis on se roulait dans les champs

Faisant naitre un bouquet changeant

De sauterelles, de papillons

Et de rainettes

 

Quand le soleil l'horizon

Profilait sur tous les buissons

Nos silhouettes

On revenait fourbus contents

Le cur un peu vague pourtant

De n'etre pas seul un instant

Avec Paulette

 

Prendre furtivement sa main

Oublier un peu les copains

La bicyclette

On se disait c'est pour demain

J'oserai, j'oserai demain

Quand on ira sur les chemins

A bicyclette

 

    Mutuellement se penetrant comm des vehicules de nouvelles expectatives remplies des dialectes que seules comprennent 
les queues de pie et de piano les conserves de l'imagerie rajaunissant dans le temps conversent et ensemble convergent en vers concertes de vertes conductions decentrees ~  

Volutes, volupte, voutes, veloute, velos & volts.     

 

ERECTION DU MONUMENT


A la facon qu'ont les choses en toi de se rassembler par carre et de former peu a peu un polyedre avant de devenir, a plat, un cercle instable. 

L'evolution satin d'un ocre du grain de l'astre cylindriq qui brille a sa surface et emet par instants de breves turbulences comparables aux genres saccades du mur exotiq dont l'evolution par trames et catalogues de magnitudes decrit animees ces sciences projectives  qui font se suivre les yeux quand ils te touchent aux moindres asperites caracteristiq d'une cardiaq au mouvement immobile, sautille interne et en slow-motion, 

fugace. Ce dialecte dans lequel entretiennent du piano et d'une pie les queues de la veste du musicien qui en fait en toi usage.

A cet instant de metamorphose le corps parait lointain, petit, bas. 

En y ressentant le pressentiment d'eminences compactes titrees Abs-Tension de l'abdomen alors a l'abondon on suit le deploiement  

des membres qui se relachent comm une piece pendant l'entracte, le contre-acte.

 

Ce n'est pas qu'un monument, xe n'est pas qu'une erection, c'est la traversee d'un quartier de deux bras.

 

 

Love, Ampad 

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 10:16

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Toi & Moi on the top of the world.

 

Imagine dragons that could cry

Des larmes de crocodile.

Cette chose qui tend a briller et tienne fait son etincelle ~

Utropiq.

 

Andromadairees par monts & vaux

Chainon scelle d'amoncellemements qui de jour pour

En faire chaudement voit de toutes ses couleurs

Qui abondem aime & bondit bien chatoie 

Une a une

Entre entre

Toutes les autres nulles parts ailleurs trouvees partout entieres

Empilees taille - maille, puis nuits ~

Ces amours soie, sans te neuve couler folle sont celles d'etats seconds,

Elles en sont les intersexstions ou font

Nos lieux croises de tous les temps l'amour

 

Toits du monde & moelle emules de meme. 

Love, Ampad

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 14:18

D'ou vient-elle, nul ne le sait.

Elle s'est tout de suite fait une place dans la Tragedie Monstre, immediatement apres qu'elle est arrivee le metteur en scene l'a vue comm l'inspiratrice de sa propre piece, l'incarnation vivante du personnage central : Lulu.
Elle est sortie de nulle part, Lulu et c'est toujours comm sortant de nulle part qu'elle meurt chaq soir dans les ovations,
    et qu'elle renait dans le noir chaq lendemain, silencieuse, intriguante, en quelq mots qui la font passer pour naive.

SOLEIL !!~ SOLEIL !!!~ SOLEIL !!!!~
(le seule preuve visible que Dieu a de l'humour,
et la preuve aussi que l'ecrivain lvi-meme est naif)

Jusq 'a ces derniers mots, qu'elle pleure comm saigne une fleur

Rien n'est plvs beau que la mort, rien n'est plvs fort.
(Ainsi donc naissent les ames,
et ainsi donc aussi les statues meurent)

A Lulu Bay, enjoy The View.
Scenette a cent fauteuils sur un long pont de lierres.
    . 

 

Elle a cause sa propre fin, Lulu. Elle l'a causee et personne ne l'y a forcee, nul ne sait d'ou elle vient, ni pourquoi elle est venue. Nul ne saurait non plus eviter qu'elle derive cette fois encor. Sa propre folie, tordue, sa propre mort.

Le metteur en scene (temoignant) : Elle m'est apparue comm une envie charnelle, d'abord comm du sucre, delicieuse tentation. Une enfant qui s'eveille a l'age d'etre prise sous mon aile, moi qui l'ai croquee et qui l'ai vue devetue croquant elle-meme cette soif comm le desir eut ete une sensation nouvelle.
Lulu : SOLEIL !! SOLEIL !!! SOLEIL !!!~ Allons faire des merveilles !~
Le metteur en scene (en aparte, temoignant :) Lorsq 'elle s'est elancee foulant a pas desordonnes, comm desarticulee le sable de cette plage que le moment de l'annee avait voulu si parfaitement intime, debarrassee des huees, des nuees, des foules, cette plage completement nue, je l'ai regardee se baigner, se laver, s'enjouer & s'amuser. Elle etait seule mais elles etaient des milliers.
Lulu (jouant sur le sable, se croyant seule :) Voulez-vous vous baigner ?
Le metteur en scene : Elle ne m'a jamais remnarque, pas a un seul instant elle ne semblait ouvrir les yeux. Quel age pouvait-elle bien avoir ? Moins de 2o ans, mais plvs de 16. Je me demandais si elle venait de naitre. Elle etait si juvenile que j'eus l'impression que mon seul regard sur elle plein de desir aurait pu lvi faire du mal.

(recitant :) Quand bien meme nous sortions ensemble, je n'ai jamais voulu l'initier au theatre, je ne voulais rien lvi faire decouvrir, peut-etre parce que le fosse etait extreme, entre leur profondeur, et son insouciance. Toutes les tragedies, toutes les romances avec elle ne me disaient plus rien. Les plvs grands que j'avais admires, joues, contemples, creuses, et cherche a percer, tout me semblait si vain, si loin, si desordonne. Comm un monde noir soudainement qui ne se savait pas embourbe, se serait fait tout a coup lumiere, elle a surgi dans ma vie comm un grand vide. Une seconde sans suite. Un instant sans depart, quelq chose qui ne va nulle part, et qui ne veut pas changer. Deux doigts de ciel dans mon the noir*.
L'evolution, elle l'a conquise avec la rage d'une adolescente impetueuse, une tempete, un caprice.
Elle commencait de dire que la vie ne pouvait durer ainsi, que j'etais bien trop fige, que rien ne changerait, et qu'il fallait pourtant.

Cette repliq exactement. Je n'avais jamais repense a cette piece depuis que je l'avais enfouie sous suffisamment d'autres, des annees durant. Et la elle resurgit.

    Je l'ai relue. J'ai cru l'avoir perdue, elle etait introuvable.
Lulu crue, eperdue. Elle s'appelait donc bien Lulu. J'aurais parie la-dessus. Comment etait-ce possible ?

je l'ai fait lire a Sandrine, a Mathilde, a Romain, a Cedric et a Virginie, et je leur ai presente Lulu : notre nouvelle piece, j'ai dit. 
Datee de six ans. Et elle vient encor de naitre. Cette fois comm la premiere.

L'histoire en elle se repete. Je crois qu'elle est la reincarnation d'une idylle vecue, quelq chose que j'aurais senti, cru voir, une chose passee et qui a l'histoire en elle. Puisq 'elle meurt a la fin, et qu'elle se reincarne le lendemain.

Dans la piece, le personnage qui rencontre Lulu est un acteur. Il joue dans une troupe une piece qui s'intitule Lulu, et qui lvi ressemble : jeune, naif, sensible, et un brin soupe au lait. Il etait parti fache un jour que sa Lulu etait venu les voir tous repetes, parce qu'on lvi avait semble le juger pour cette attirance qui trahissait son manque effectif de caractere, et comm un vrai symptome d'impuissance. Il avait meme cru entendre qu'on l'avait appele petite bite dans l'assistance.
Elle n'avait rien d'une starlette, Lulu, elle n'avait meme pas d'avis. Juste son odeur sucree, ses couleurs fraiches, et la naturelle attirance qu'elle provoquait a sa facon de gesticuler en parlant. Mais le plvs elle venait aux repetitions et le plvs elle ressemblait a la Lulu endoctrinee et somptueuse d'intemperance que jouait depuis deux ans une actrice qui s'appelait deja, vraiment Mathilde. Elle lvi ressemblait de plvs en plvs, a la fois parce que Lulu assistait aux repetitions et que rien ne l'amusait plvs que de rejouer des scenes entieres avec Romain, a la fois parce que, oui, le metteur en scene corrigeait les jeux d'acteurs et les phrases, les tournures que lvi inspiraient sans le savoir l'echo des repliq que tenaient pour toute reponse aux choses profondes de la litterature qui animait les debats a l'heure e table, la Lulu de Romain. 

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 21:41

Ailée, survolant  slide  des yeux la rivière Bièvre
Elsa nue perle  en bas,  fruitée les jus d'aimance
Balancelle à  poires lestes  secouée pointant Babel
Ronronne  comm elle gémit,  soupir de somnolance.    

Bondée  brandie d'ombrées,  c'est en paon qu'elle m'épelle
Au fut,  symphonie bue florale  dont elle se sèvre
Roue  d'onguent à mon muscle  que sa langue comm une aile 
Endémiq  au palais, badigeonne  et embaume.

Roulent  dansés pénétrants ses  bras qu'hissent en cadence
Bien des  voies d'extractions  cherchées du bout des lèvres
Etreignant  des bougies les  rouges feu en symptôme
A l'emphase  contractée  d'une suite d'anneaux de fièvre. 

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 13:36

Attention ca va aller tres vite. Ca va etre tres dur, et ca va durer. Seulement parce que je le veux (ecriture pour nous).
     Le devenir physiq contenu dans le voyage_extraction. Mouvements est une interpretation, une danse auto-interpretee, la composition d'hauteur-interprete qui traduit les tremblements de l'aether en vibration d'air & brassage de vent >L'onde decrit un visage qui apparait sur l'etablissement compact d'un amas de choses flottantes d'habitude invisibles et qui par l'operation d'un tres ingenieux systeme de solidarisation nanotechnologiq prend une consistance dure, sure et pure, celle d'un ecran a travers lequel il n'est plus possible de ne pas remarquer que l'essence meme du reve est materielle, et que ses textures a crampons lisses ont les proprietes exactes de ce qui un peu avant le franchissement des barrieres de la nuit ou l'objet de l'experience mystiq en cours s'extirpe des balances flamboyantes & des bouclettes irisees de la surface frisottante de l'etat limpide du reel en se propulsant de la rosee par un tres bruyant gemissement pour gagner enfin seul les lieux nocturnes aux atmospheres surreelles de l'imminence d'une intimite cosmiq tres proche en bouche des authentiq phenomenes gastronomiq intenses d'optimal vecus les yeux grand ouverts et le corps vetu de son mieux, decrivait l'assemblee des masses coniq des diverses echelles de l'ambiance, leur assemblage oniriq. Ecriture pour nous. Le visage, ce profil ou, plvtot cette face oui, elis-arc-ange-shell-mouth-statue entre prete et s'entrefond avec les divers phenomenes acoustiq, respiratoirs, se limant aux efforts des cimes a faire voir voire sentir avec les propritetes exogenes de l'osmose quasi limphatiq dont il sommeil se met a adorer la clarete sculpturale comm s'il s'agissait en effet de l'apparition la plvs extravagante et spectaculairement flagrante de toutes les manifestations usuelles de l'irrationnalite concrete, l'aspect materiel des coulees reelles drappees de ce corps nuptial,
de ce corps etrange,
de ce corps etranger,
ce corps celeste qui se laisse transporter et charie bien volontiers avec lvi aussi les quantites d'objets qu'il croise et qui le croisent dans son elancee, et lvi faire epreouver dans le sillage d'un amalgamme instantanne de senations nouvelles celle qu'il peut presq l'atteindre jusq 'a la tranformer et meme !~ en prendre dans la traversee, sur sa peau de leur enveloppe approchee de naufrage nocturne la teneur chimiq en devenirs physiq.

  + (bientot comm toujours)

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 11:44

En happening
J'ai eu lieu.

En s'abattant, en frappant, comm on a pu lire dans les medias, la tempete de neige d'hier a voulu provoquer, dans le but de faire s'interroger. Ni sur elle, ni sur nous-memes, mais sur ce qui nous lie entre nous. Entre la provenance des corps, et leurs destinations. C'est en public et de maniere inattendue bien qu'annoncee qu'elle se produit. La participation active du public a ete a la hauteur de toutes attentes.

Ce qui touche, ce qui est frappant, justement, dans cette performence, c'est cet aspect attendu, integre, part integrante de l'environnement historiq, de l'ambiance mentale du moment, et qui pourtant surprend. En paralysant la ville, en condamnant les routes et les autoroutes, elle inflige sa presence comm un evenement non pas majeur, mais bien banal, faisant ainsi se retourner le sens de prioritess, l'echelle de leur appreciation., et remettant temporairement en question la notion d'importance.  

Car cette performance par son aspect somme toute naturel et surtout cycliq, previsibile par nature, et meme anticipe, est avant tout une experience de la Vie Elle-meme. L'implication de chacun dans l'univers mental qui encadre, en amont par l'anticipation, et en aval par la reaction immediate, passive ou active, est lae facteur preponderant de sa reussite. En amont le public est invite dans un premier temps a prendre la route, a cheminer, a continuer ce qu'il entreprenait deja de facon si automatiq, si scrupuleuse, maniaq ou nonchalante, a sa maniere donc habituelle, a continuer d'elucider ses petites intrigues locales autour de circonspections tres imbriquees aux idees temporelles qu'il se faisait de la notion de deroulement, et a se confronter aux forces communes de la nature, s'y conforter bien malgre lvi, malgre tout. Gravite, pesanteur, tout absolument etait alors inconsciemment partie de lvi, le public vivait juste avant l'instant de la performance qui allait le mettre en position de miroir, avec cette sorte de conscience inconsciente de la matiere invisibible, latence sans suspens d'un latex suspect. Il avait le sentiment d'exister, et en effet il paraissait se derouler lvi-meme comm un evenement plastiq : mollement, fermement enclave dans cette rectitude quoi qu'il parle de souplesses ou d'entrainements quotidiens. Chacun des publics a son echelle avait un impact direct, uil avait une repercussion. A sdon habitude, il se projetait dans ces futurs plus ou moins lointains a la vitesse moyenne ou les changements se font d'habitude dans les memes espaces de temps, certain et convaincu que ses pas du moment l'y dirigeaient. Pourtant qu'il s'agisse d'un rendez-vous ou d'une envie profonde de dormir, les plans en seraient contrecarres. Comm dans une authentiq fiction-catastrophe. 

La Surprise : elle prend une signification a chaq fois toute nouvelle. .
Tout a coup, en s'abattant, en frappant, la tempete de neige le place dans un environnement qui n'est pas different, qui n'a rien d'une metamorphose, qui n'est pas d'ailleurs pas tant une installation ~ bien qu'on puisse se le dire par certains deploiements techniq qui sont en fait sa resultante ~ mais plus l'exigence d'une situation physiq, un effort pour reponse.

C'est une des performances les plus abouties, celle qui a ce jour obtient le resultat le plus probant d'une interaction entre l'happening singulierement voulu tel, et son public. En l'occurence invite a se joindre dans cette mascarade malgre lvi. Invitant meme, et c'est la tout ce qui rend cette tempete de neige si fertile, si osmotiq, et si universellement propre a revetir le titre de performance art, le public qui n'a pas d'habitude d'attirance particuliere pour les performances.  

 

Morphoses des Grands Lievx metaphores & CHANGES ~  

    Les corps reagissent : tant en propre, individuelllement, qu'en relation : les uns avec les autres. Les programmes sont bouleverses, les choses qui etaient crues sont cuites, et les carottes gelent sous un manteau blanc.

 Cet evenement s'inscrit dans une autre ligne, celle de la rencontre de Marina Abramovic avec Ulay avec un an d'ecart et en tout autre lieu, ponctuant, insistant ainsi sur ce caractere intemporel et sans eographie definie du moment de partage, du moment de sentiments partages, et accentuant l'effet de son caractere cycliq &, attendu. Celvi de l'Amour-meme.

1998, a peu de flocons pres, les nuages avaient pour seuls drapes dresse sur leurs hauts chevaux de guerre des elans atteles, atelier d'etudes aux arts de la volute et a la glaciation des corps celestes. Une Physiq et aromatiq ~ Des marchandises spirituelles. Sans corps instigateur veritable.

C'est pourtant bien Le Corps qui reagit. Passe-moi ta robe blanche mouillee au corps, et chante-la. Il est precisement l'antonomase antinomiq de ce cote des choses auquel on passe sans les avoir en tete, l'antagonism latent de toute chose.
Cette cote est comm celle que l'on a pour toujours, des lors qu'elle est montee sur l'embase solide qu'est la premisse meme, l'environnement psychiq qui encadre nos naissances, nos connaissances, avec l'Etre Aime. Elle est la nature irrevocable, indeffectible de la chose. La chose ici au sens : toute chose qui prend part, celle qui fait dire De toute maniere, j'arrive. Voila, pour conclusion ce qui est vu, d'une initiale apprehension, de la passable et incertaine indifference latente observable, ou, dans une certaine mesure, l'anticipation, et la reaction. L'apres.
La perfoermance interroge non plus sur la facon d'appeler, ou sur le moment meme de l'appel, mais sur leA veritable notion de l'appel en coaction : l'appel mem~ a la coaction. Us will never end. Your arms wrapped around me you said "Je t'aime". And i knew it meant : forever. Par la nature volontairement desinvolte de cette cause naturelle d'une physiq sans le verbe, et l'idee d'une rencontre, a l'instar de la plage horaire de ce blog, entre la surprise et le tant attendu, la retrouvaille de deux Amants Eternels apres une vie d'absence. Parce que, quelle qu'ait ete alors, la facon de reagir ~ mentalement, verbalement, physiquement, ou meme par la mort dans un cas extreme heureusement rare ~ a cet evenement c'est le fait de se produire qui l'aura emporte. Il est arrive. Il peut des lors se conjuguer a tout temps. On peut dire aussi bien Ca arrive que Ca arrivera, de nouveau.

A WORLD WHERE IT SURVIVES, comm diraient les refugies d'Erythree que rencontre Randy Crawford et pour lesquels elle ecrit cette chanson Almaz. C'est cette innocence : l'absence d'effet vise, l'aspect pure et simple, dans toute sa splendeur.

Chevaleresq, cette notion qui doit prendre de l'envergure, qui doit en consequence paraitre indeniablement, resoluement et encor indeniablement primordial dans l'aventure qui arrive sans etre attendue. Elle s'abat en plein air, en plein jour, elle frappe le sol au beau milieu de nulle paert, de toute part, entre nous, et tout ca tombe tres bien : sans coordonnees trop definies. Elle a lieu ~

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 12:26

ode est faible fable a farder 
mille poupes d'ame palpe epopees
ares contant gens & ans, d'autant   
mains que de maintes manieres les maniant
odalisq aux dons dedaleens
nos couloirs cales a quirat teint
affable aux dos fondus des toiles
me mettant toutes les lattes en malle
initiees lisses qui s'y invitent
menent au voyage meme vent jovial
arete a tes traits qu'anticipent
ne l'envisageant jailli qu'hotes, 
ilots lies d'ocres cotes-a-cotes
omamonamimanlio ~

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 11:18

TRanformation (1st po-em) [Car un peu c'est un boeuf !!!!~ L'oeuf minosa]

In chinese, litterally : cat-bear. Deformation au fil des siècles de l'idéogramme de bamboo Lion-dog : déformation physiq & chimiq de l'idiogramm pour Ampad Embiem.

THE FUTURE : There you are. I've been watching you, pal.

PAW : I was stepping forward to you, i never stopped, and on, and on, yes and now there I am. THE FUTURE : It's waiting you come by. PAUL : I change, i currently am changing. THE FUTURE : She made that, right ? PEAU : She made it all right, away and back, alright. All the way. Now it is and then it will. THE FUTURE : I'm, gold. Anyway up, to you. PAU : Cheers. I saw the add, yes, i knew. Indeed you are. And so it was, and so will I. THE FUTURE : It's way up far to beyond now that then when right ? POT : You're mad, these conversations i've been having with you lately, they all sound more and more like a Stephen Hawking's mind record. THE FUTURE : I am not ready for a more accurate speech with you. You are not ready to hear what i gotta tell you, but i will. Cold. POHTf : See you later. I gotta go. Present's called.

Palindrome of the 1st po-em. (JaJa's Jazz mania - derniere version extraite picturale avant la prochaine archisexturelle :) paintwork innit : "youme's pLages" indie fine

CANAN HAAS : "JeRo's Desk" (re-tail taille traite tale-dentelle)

CANAN HAAS : "JeRo's Desk" (re-tail taille traite tale-dentelle)

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 08:20

Noues des vents sont tes rires
Eux qui phorétiq font
Transportés d'airs en sons
Ravir aux vues, rouvrir,

En y, portée de main
Mandibulaire essor,
Ballottant quelq effort
L'âge d'anges jouant au clavecin ~

En ce sang au sens ciel
Qu'en nos langues elaguees
Une seule sait faire plonger
Et des bouches les hautes ailes

Lechant, ecscarpees belles,
En notes les levres ignees,
Comm hissant nos cous noues !~
Incendier t'emerveille ~

 

(performance live d'un detournement de poem) 
< WE CARE BECOZ YOU DON'T > to be continued...

 

 

Il y aura un peu de ca dans la suite de ce blog.

  Utiliser l'argument de la liberte d'expression pour diffuser de la merde, c'est nuire fondamentalement a ceux qui se sont battus pour ces droits, et a ceux qui se battront pour d'autres. 


INTOLERANCE, ce terme a l'origine d'une lutte noble, et ridiculement detourne par tous les plus nuisibles de la democratie pour se sentir bien dans leur peau et jouir de leurs petites extases quotidiennes.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:38

Muses a mors fusant amusees vous metamorphosant, amorphes fusees formes a fort mille ans fourmillant formulees,

Dettes des jeux aux adages, qu'avez-vous a jouxter, qu'ajouter qui vous touche, et vous fait la bouche prendre

reines, des pieces de tout agglomerees.

Aux marres fuselees des aimances fusent, helant. Demence, fut-ce elan.

 

Mises a mort, muses a mors fusant amusees aux pieces de reine grignottees par bouchees, picorees,

Dettes de jeux aux adages, aux ages qu'avez-vous a jouxtees vous ajouter qui touche en bouche au prises

de tout agglomerees aux marres fuselees d'aimance, fut-ce elan.

 

Mots a mires, mises a mort, muses a marres fuselees des pieces de reine agglomerees, aux adages dettes de jeux qu'avez-vous a jouxtees a ajouter de joutes qui vous touchent bouche a bouche apprises, aux prises de bec plvs qu'on pecord.

 

Mets a mers, mots a mires, muses a marres mises a mort mes amours, mes amarres qu'avez-vous ?

 

MUSE !~ Qu'es-tu ?! 

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 10:41

Et si le corps tout entier / se tenait dans les mains

doigts de pieds y compris, neverminding the stoles.

La paume du jeu utile qui sert fort l'etayant un des moutons de nos sens.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 07:53

The most perfect cloud. The Orb
The lover girl says : sky was red, and purple, and orange and red.
And yellow ~
The most beautiful sunset, the most perfect cloud.
The sky was red, and red. It was in fire.
The most perfect cloud. The most beautiful sunset.
It was in fire.
The sky was purple. It was red and red, and yellow ~


Tim Burton ~ La triste fin du petit enfant Huitre ~ et autres histoires (extrait) ~ un excellent cadeau de Noel ~

L'enfant avec des clous dans les yeux
L'enfant avec des clous dans les globes oculaires
monta son arbre en metal,
lequel avait vraiment un drole d'air
puisque l'enfant n'y voyait que dalle.



The Boy with Nails in His Eyes
The Boy with Nails in His Eyes
put up his aluminum tree.
It looked pretty strange
because he couldn't really see.



Deux autres ~ pour que vous vous rendiez bien compte de ce qui situe si bien le plaisir ~

 

Benjamin, le vilain gamin pingouin
Je suis Benjamin,
debaptise par les autres gamins
en "vilain gamin pingouin."

Jimmy, the Hideous Penguin Boy
My name is Jimmy,
but my friends just call me
"the hideous penguin boy."



James
Inopportunement, le Pere Noel offrit a James un nounours, ignorant
qu'il avait ete lacere par un grizzli un peu plus tot dans l'an.

James
Unwisely, Santa offered a teddy bear to James, unaware that
he had been mauled by a grizzly earlier that year.


JR REG ~ Constat amiable d'une bouche et la flute de Nicolas Guret (ニコラ ぐれ)
"Vous comptiez me rentrer dedans, je n'ai pas rever ?"
Je ne critique pas, je constate ~

Carrambolages
En effet, oui, je comptais vous rentrer dedans. D'ailleurs j'auraisaime vous jouer un truc, mais vous n'avez pas l'air enjoue a l'idee de souffler ?
_Souffler ? Vous me croyez drogue alcoolise ?
_En ces periodes de fetes. Je ne presume rien, mais j'admets comme possible que vous ne vouliez pas nous jouer un pett morceau."
Que chacun se rassure, si l'histoire a l'air un peu comme ca de se perdre, elle se finit bien neanmoins.
Car l'un dans l'aurtre ils s'y retrouvent, bec et bouche plus tard joueront ensemble.

Mascarades
Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet La Methode Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet La Methode La Methode Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Cauet Ce que je fais ? Du raccolage... oui c'est triste, je regrette cete epoque belle comme tout ou le raccolage consistait en des corps denudes de jolies filles, maintenant c'est La Methode Cauet qui permet d'attirer a soi des viviteurs hagards. D'ailleurs qui vous dit que j'ai envie, moi, que levisiteur hagard tombe au hasard d'une recherche sur mon blog ? Lui qui n'a pas eu la foi de se montrer un peu digne au lieu de chercher absolument a a savoir avant tout le monde si oui ou non, bordel, l'emission peut ne pas se poursuivre l'annee prochaine comme je viens de le lire sur la page d'accueil de over-blog. Over-blog, blogs en vrac, Cauet Cauet Cauet Cauet, qu'est-ce, sinon de la derision ? Envoyez plutot les jolie filles ~

No rest for Boulez Republic ~

Quand j'etais gamin, Tatie Denise, ma tata preferee m'appelait
Jean qui rit, Jean qui pleure, du fait de mes sauts d'humeur ~ et parfois La Tumeur。 Exemple frappant :

     Bleck shaap yte tha ske ~ end than buceme blea :

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 07:50
Un seul parapluie pour s'abriter de la pluie de soleil jaune qui s'abat
telle un avalanche sans voyelle soit une sorte de vlnch'
bretonne comme un crachin de vapeur chaude sur nos dos nus.
La chaleur, les reveurs l'ont connue, les vingt et quelques poetes modernes
nes de l'engence particuliere de la societe made in Europe,
ont accorde ENFIN ! leur violon, sans voyelles, soit une sorte de vln,
pour un vrai tour devie champetre, l'engence voyage et se voit dans ses yeux.

Apres que les douze briques de sable rose ont fini d'etre consommees,
on passera a de la nourriture liquide, des pluies de soleil jaune feront l'affaire,
feront les affaires meme, sans voyelles, soit des especes de ffrs, comestibles ou pas,
qu'importe !, on s'en nourrira bien deux mois, et si ca ne va pas, on se derorera,
les uns les autres, des yeux, des jambes et meme ! : on se devisagera.
Jusqu'au plus-soif, espece d'etat de transe.

Les temps sont durs, parait-il, pour les Reveurs,
les Reveuses ont l'odeur qu'on leur donne, meme sans voyelles,
soit une sorte de dr qui soigne tous les maux meme les pires.
Les Reveuses dorment, les Reveurs refont le ciel du jour,
toujours sous ce ciel jaune qui offre de la chaleur comme du pain beni,
meme sans les voyelles, soit une sorte de pnbn, qu'on mange quand on finit le reste.




Jovana, Ceasar, Nicolas et Antoine, tous, une engence en voyage,
Tout ce beau monde reuni, insouciant et fait pour ca,
meme sans les voyelles, soit un groupe de consonnes
qui sonne comme l'unique reve en jaune des paysages du reve diurne.

Mes meilleures mythologies pour bercer l'esprit qui peut encore respirer,
je ressens du dedans l'envie de pisser comme un indelicat moment a passer avec soi.
C'est un arbre nourricier, j'en bois meme la derniere goutte,
car les temps sont durs pour les reveurs. Et j'en suis, meme sans voyelles.
Je suis une espece de Rvrs, une espece en voix de contusion,
pres de la metamorphose, pres de la fusion, pres de diffuser du miel et banir des cieux corneilles,
bisons, moutons noirs et papillons, pres de manger tout ce qui aussi haut regne et menace de nous manger.
Le poete moderne ne nourrirait de tout, s'il avait seulement un peu de temps.
Car c'est de temps que parlent tos les reveurs, c'est au temps qu'on les reconnait d'ailleurs.
C'est encore eux qui en parlent le mieux.
Le Temps est devenu cet animalmystique qui ne se laisse pas attraper.
Une pluie de soleil jaune est comme une brique de savon rouge,
comme une bulle de savon mathematique : on croit devoir imaginer et puis,
et puis c'est juste-la, juste-la, tellement-juste njuste-la, que c'en est derisoire,
meme sans voyelles, soit une sorte de drsr imprononcable mais palpable.
Le temps est repandu, il est couru, il est joue, il fait jouet, fait office de tout,
meme sans voyelles, soit une espece qu'on envie, un TT comme une Audi qui coute cher,
tre scher, jusqu'a la peau des fesses qu'on ne s'est pas mangee quand meme,
parce que l'on reste dignes, mais qu'on a de froide et d'orange, quand meme
moins bleute que ces souffrances du temps endure.

Reveurs du monde, Reveuses construites a nos cotes,
Bascules a trois billes et autres chevals sans eaux,
repus et sans repit, repris par le temps, et pris, toujours pris,
qui ne peuvent pas, enfin je vous ai trouve l'echantillon gagnant !
Un echantillon trie sur l'ongle, qu'il a de beau et sans poussiere,
avec toutes ces voyelles, ces consonnes et les restes, tous les restes,
pour les journees plus penibles que les autres.
Vous etes cette fois nombreux, bientot encore autant,
cent fois encore autant, qui etes pres de donner au LA, sa nuance,
sa premiere lettre et le ton qu'elle aura pour toujours ~ pour les siecles de l'avenir ...

LA, LEST, LENSTEAU, LINSTANT TINANT, MA MAGIE ECARLATE, SEULE QUI COMPTE
COMME LE TEMPS S'EGRAINE ET NOUS EMPORTE AVEC TOUTES NOS VOYELLES ~
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 17:54
Derrick est mort. Pour sa patrie. Voire pour le Monde !
Pour beaucoup, d'ailleurs, il etait mort depuis longtemps.
Il est mort pour les autres alors.
Oui, mais c'est qui les autres ?
En fait, le deuil est fait, journee blanche. Page : idem.

Par contre c'est Paris qui perd un grand docteur Allemand, le Professeur Claude Olievenstein.
Mort aujourd'hui aussi, il etait l'un des visionnaires dans son domaine a savoir le traitement de la toxicomanie, non en tant que telle, mais d'un point de vue psychanalytique.
Il a fai progresse admirablement la recherche sur la dependance des drogues, ecrivant a leur sujet des tomes qui ont ete reconnus et beaucoup commentes. Et c'est l'hopital Marmottan dans le 17e, centre qu'il a cree en 1971, specialise dans ces soins, qui lui rend un hommage :

Extrait de l'article paru aujouhrd'hui sur le site de l'hopital Marmottan :

Le professeur Claude Olievenstein, fondateur du centre Marmottan pour le traitement des toxicomanes à Paris, s’est éteint ce dimanche 14 décembre, dans la capitale, à l’âge de 75 ans.

« Olive », le fondateur de Marmottan, « le Professeur Olievenstein » connu de tous, n’a jamais été professeur de psychiatrie, mais psychiatre, chef de service, professeur associé en anthropologie à l’université de Lyon, et directeur de recherches en ethnopsychiatrie et anthropologie médicale.

Né à Berlin en 1933, l’année même de la prise du pouvoir par Hitler, Claude Olievenstein est très tôt confronté aux problèmes du racisme et de la persécution des minorités. Réfugié avec sa famille en France pour fuir le nazisme, il y connaît les affres de l’Occupation.

Après un passage aux Jeunesses communistes, dont il est finalement exclu, il devient un des dirigeants de l’Union des étudiants juifs de France : à travers le judaïsme, Olievenstein se posera toujours la question du sens ou du non-sens de l’histoire, celle de la définition de la liberté, et du devoir de révolte devant les injustices. Toujours méfiant envers les ordres établis, il s’intéresse, pendant des études de médecine qu’il qualifie lui-même de « médiocres », aux groupuscules et à la marginalité. Ces préoccupations demeurent au premier plan lorsqu’il devient médecin-chef des hôpitaux psychiatriques en 1968.

Il s’inscrit dans une vision critique selon laquelle les psychiatres ne doivent pas être des « chiens de garde de la société », et est influencé par les mouvements de contre-culture, notamment californiens.

C’est une réflexion sur ces mouvements qui l’amène à se pencher sur le problème des toxicomanes en tant que marginaux, à la fois révoltés et en souffrance. Selon l’approche qu’il développe, le toxicomane est « à la fois malade et non malade », dépositaire d’une expérience qui doit être abordée comme éventuellement positive ; une place importante est ménagée, dans cette approche, à l’éprouvé, au plaisir et à la mémoire de ce plaisir.

Fondateur en 1971, du Centre médical Marmottan (Centre expérimental d’accueil, d’orientation et de soins pour toxicomanes non alcooliques), il le définit comme une sorte de sas entre la société « normale » et tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent y participer.

Très vite fut créé, en liaison avec Marmottan, tout un appareil institutionnel qui, travaillant selon la même éthique, contribua à constituer l’école « française » des toxicomanies. Cette école pourrait être caractérisée par le refus des réductionnismes et du scientisme. Elle est basée sur la reconnaissance de l’importance de l’intersubjectivité et sur la prise en compte de la nécessité d’un abord complexe, la toxicomanie étant considérée comme résultant d’une rencontre entre une personnalité, un produit, et un moment socio-culturel.

Marmottan est aujourd’hui reconnu au niveau international comme un centre de référence de cette approche française.

Au quotidien, cette approche se traduit par le primat de la relation humaine sur les aspects plus techniques des traitements, qu’il s’agisse de psychothérapies instituées ou de pharmacologie. Auteur prolifique et médiatique, personnage charismatique et discuté, Claude Olievenstein a irrité autant que fasciné les politiques et les scientifiques : au niveau politique, il a, durant des années, à la fois rendu bien des services en occupant le devant de la scène sur toutes les questions de drogue, mais aussi souvent en dénonçant l’absence de politique de la jeunesse, ou la persécution des « drogués »… Médecins, psychiatres, psychanalystes, ont du mal à la classer dans une école précise, du fait de son absence d’allégeance à une chapelle, et du polymorphisme de son œuvre.

Cette œuvre entremêle en effet les travaux scientifiques (il a publié plus de 125 articles scientifiques dans des revues médicales, psychiatriques, ou de sciences humaines), les ouvrages destinés au grand public (le succès de Il n’y a pas de drogués heureux, 1977, fut considérable) et des ouvrages de réflexion phénoménologique qui débordent le cadre de la toxicomanie pour étendre à la condition humaine les réflexions issues de la clinique.

Dans ces textes, il n’hésite pas à s’exposer en tant que personne, avec ses doutes, ses ambiguïtés, ses certitudes.

Le dernier exemple en fut Naissance de la vieillesse : frappé très tôt par les signes d’une forme grave de maladie de Parkinson, il étendit ses réflexions au vieillissement et au déclin, avec une liberté de pensée et de ton parfois proche de la naïveté, mais surtout une lucidité aussi exemplaire que douloureuse.


Bibliographie (sélective) :

Ecrits sur la toxicomanie. Paris : Ed. Univ., 1973. A été traduit en espagnol
Il n’y a pas de drogués heureux. Paris : Robert Laffont ; Opéra Mundi, 1977. A été traduit en portugais (Portugal et Brésil), en espagnol, en serbo-croate

La drogue (suivi de) écrits sur la toxicomanie. Paris : Ed. Univ., 1978

Mes tables de fête : 91 restaurants parisiens. Paris : Ramsay, 1979

La vie du toxicomane : Séminaire de l’Hopital Marmottan. Paris : PUF, 1982. A été traduit en grec, en portugais, (Brésil), en espagnol, en italien

Destin du toxicomane. Paris : Fayard, 1983. A été traduit en italien, en portugais (Brésil)

La drogue ou la vie. Paris : Robert Laffont, 1983

La clinique du toxicomane. Paris : Ed. Univ., 1987. A été traduit en portugais (Brésil).

Le non-dit des émotions. Paris : Ed. O. Jacob, 1988. A été traduit en portugais (Brésil), en italien

L’homme parano. Paris : Editions Odile Jacob, 1992

De la neige plein les veines. Paris : Editions Saint-Germain-Des-Prés, 1994

Ecrit sur la bouche. Paris : éd. Odile Jacob, 1995

Naissance de la vieillesse. Paris, Odile Jacob, 1999 (A été traduit en italien)

Partager l’essentiel Saint-Jean-de-Braye, Dangles, 1999

La drogue, 30 ans après Paris, Odile Jacob, 2000

Comme un ange cannibale. Drogue, adolescents, société Paris, Odile Jacob, 2002

Toxicomanie et devenir de l’humanité Actes du 30ème anniversaire de Marmottan, Paris, Odile Jacob, 2001

 
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