L'ampadiem

  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
  • Contact

Moi, Ampad

  • Ampad Embiem
  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien

Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

Bienvenue

Bienvenue a tout nouveau visiteur

Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

/ / /

Les Pieds Rouges

 

C’est le pays reve, se dit-on en 1933, alors que le Roi George XX atteint son age promis de senilite et d’impotence le plus sur et irreversible, pour ouvrir un conflit ou reconduire une vieille guerre qui avait trop tendance a se faire oublier depuis deux generations que les pauvres, les bureaucrates, les allienes, les gens de coeur, les gnomes, les riches, les protestants, les dynastiques, les prisonniers, les royaux, les lutins, les moines, les voleurs, les protestants, les cavistes, les artistes, les artilleurs et meme les hysteriques et les paysans cohabitaient de facon trop certaine dans le Royaume le plus majestueux et le plus grand que la serenite ait garde des soit disant bienfaits de la guerre. On en etait presque venu a se demander comment il avait pu s’agir de guerre, on s’en demandait meme, dans les moments les plus horriblement tristes de bucolie, comment la paix n’avait pas trouve plus tot sa position en une place si propice a l’entente parfaite, au commerce, ou s’etait desormais installee une logique de chaine hierarchique et d’equilibre social. En d’autre terme, tout allant pour le mieux dans le meilleur des monde comme le dirait mieux que moi Huxley, tout s’etait tellement bien organise, donc, que jamais on n’eut pense que la guerre reviendrait. Pourtant, en 1933, en fevrier, le Roi George XX se trouve atteint de l’irreversible maladie de la vieillesse et se propage des lors la nouvelle selon laquelle le Royaume battrait de l’aile.

Et en mars deja, cette terre harmonieuse s’avere conquise d’un sentiment non mitige de rebellion et deja on entend au loin les clameurs des montagnes et l’on dit que la guerre est proche, a la plus grande surprise de tous, y compris les conquis eux-memes.

Dans la nuit du 12 mars, 126 maisons sont retournees dans les tours de l’Empire, maisons de senateurs qui se croyaient a l’abri, ainsi que 12 quartiers de revolutionnaires rouges, d’hommes bleus du clerge, de prisonniers jaune et noir, de bombes humaines et d’artilleurs, de pauvres, de riches, sont brulees et meurent avant l’aube 12 ooo habitants du Royaume qui un mois plus tot avaient pourtant tout pour croire que les clefs de la cohesion sociale etaient bien tenues.

Tout le monde bien vite avait une bonne raison d’en vouloir a son prochain, sauf le clerge, evidemment, d’en avoir apres son voisin, meme les comeres, evidemment, de combattre une idée, surtout les grenouilles de benitier, ou d’en vouloir contre son predecesseur, comme c’est le cas de Valentin, 12 ans, fils du Roi George XX qu’on appelait en verite Roger a la maison, et frere de feu Louis Xxi, alias Vincent. Valentin pleurait. Il ne comprenait pas mais il savait bien, lui, tout chetif, tout blanc, tout naïf, que les gens auraient de bonnes raisons de s’en prendre un jour a son papa, otut gros qu’il etait, a pillier, comme ca, les paysans trop riches a ses yeux. La guerre n’eclatta pas, mais une nouvelle donne, un nouveau contrat tacite d’entente et de cohesion sociale s’installa, qu’on appellerait d’usage dans un univers parallele de lombic, “contrat social”.

De nouvelles regles, un nouveau schema. Cette periode s’appelle "Le Grand Nettoyage", et s’avere bien vite officialisee, et donc finalement pas si nettoyant que ca, par les plus grands sociologues, politologues et dernatologues du Royaume, comme etant une nouvelle "etape vitale de la vie du Royaume". Oui, il y avait sans doute aussi quelques publicitaires dans l’affaire.Cela dura 12 ans. Valentin en sortit, a 24 ans, avec sa calculatrice de soeur, qui s’en allait sauver un prince enferme dans un donjon tout proche, et un mental d’acier, ce qui les rendait ensemble, beton comme un probleme de mathematiques enonce par Aristophane, Dieu grec mort en guerre idealiste, dont plus personne ne se souvient d’ailleurs.

Donc, Valentin sortait, a 24 ans, sauf du Grand Nettoyage pas si nettoyant que ca, comme il sortait pour la premiere fois, cette meme annee, hors des portes du Royaume. Apres en avoir ouvert des vertes et de spas mures, comme celles par milliers qui se logeaient de toute part dans le chateau que la Reine, autrefois, prenait en pleine figure. “Ca fait toujours mal”, disait-elle, souvenez-vous. Le Royaume lui-meme etait encore sauf, apres la lessive. “I’m a socks symbol” restera dans la memoire de chacun, tube des soirees les plus enivrantes dans la cour du chateau. Mais partiellement effondre, quand meme, ce foutu chateau. On avait pendant 12 du restreindre le budget de la DDE pour financer des tracts, nourrir les fonds du journal de propagande qui n’etait vraiment pas un success commercial, ca va sans dire. Et pendant ces 12 ans, on ne faisait que remettre a niveau les caniveaux parfois, on renforcait parfois aussi des murs brises de l’interieur, les murs des eglises, prisons, tenaient quant eux par l’operation du Saint Esprit, ce qui se comprend dans le premier mais coule moins de source dans le second. Toutes les batisses tenaient un an au maximum avant qu’on n’ait a en redire (merci pour ce pain genereux, mon Dieu) et qu’il faille (c’est le cas de la dire) reepaissir (Etouffe-Chretien) de quelqes centimetres des murs trop tendrement febriles.

Et il ne tenait toujours a rien que le tout s’effondrat effectivement. C’est a cette époque que Pratchett, authetiquement desinvolte, inspire par un typhon absurde qui devalait chaque matin pendant des lustres (c’est dire) la descente de son garage, et lui tombait sur le coin de la bouche une pisse ineffable, batit des Mondes qui ne s’effondreraient que s’il le voulait. Et c’est a cette époque, a peu pres, ou juste apres, qu’il le voulut effectivement, et que meme dans ces fictions, les mondes s’effondraient. Pourtant, un Jeudi, pas un Royaume ne battait de l’aile. Valentin sortait. Il faisait un soleil radieux. Beaucoup de plastique avait ete gaspille, beaucoup de poudre avait pris l’air et ensensait les environs. Beaucoup de souffre, enfin, se faisait entendre, quand les gemissements exageres et pas vraiment justifies des gens restes sans reste se calmaient enfin. “Silence, ca pousse. Tu me casses tout, la”

Alors que les Baab, un groupe de six blondinets plus ou moins suedois importes avec du gaz et du fer, chantaient “Laissez moi souffir en silence”, en crissant les dents comme en machant des morceaux de terre en verre.

Pour tout dire, les Royaumes avaient tous, ce jour-la, un de ces parasites valuables que le success d’Iznogoud laissait presager, un de ces paradoxes royaux, ou tout va bien, pour une fois, qui laisse enendre avec la plus froide et la plus solennelle verite, que quelque chose de mauvais s’annonce, qui ne saurait plsu tarder de frapper. Une Revolution Francaise se tramait. Longtemps annoncee, deja souvent ecrasee, repoussee d’abord a cause du temps, qui ne permettait pas de savourer un bon banquet avec le druide attaché a l’arbre, et repoussee encore, jusque dans l’eau, a s’y noyer, sur l’intervention douce et maternelle de legerete de la Laitiere. Puis ecrasee, aussi, dans l’eau toujours, par quelques ecrivains un peu fous, idealists, monarchists, absolutistes, royalistes. Ce sont les Moliere, Kant, Poincarre, Alfred de Vigny, Bumcello, Napoleon Bonaparte, Picasso, pour ne citer qu’eux, qui, ecrivains du roi, avaient ete charges, chacun leur tour, comme pour toute carriere, de publier des beaux po-em pour assagir, avec success, les moeurs et les meres-nurses, epuisees et pretes a tout, chiennes de garde!

Mais cette revolution francaise-ci, motivee par des partisans, laissait penser a quelque chose de nouveau. Peut-etre d’abord a cause de ce calme qui laisait entendre l’orage eclattant se prononcer sans remords, mais peut-etre aussi parce que le roi etait presque mort. Depuis 12 ans, deja.

Et deja montaient sur Strasbourg des Marseillais decides, ivres, surtout, qui chantaient a tue-tete un texte improvise et deja démodé, et avaient l’air convaincus de pouvoir changer les monde.

Valentin decida. “Il faut sortir, mon garcon”, comme lui avait dit sa mere, de son vivant, et de la voix rocailleuse de son chat maure. Il s’appelait lui-meme “Mon garcon”, en effet, lorsque se parler a lui-meme lui donnait de a force. D’abord parce que s’il s’appelait “Ma fille”, il se mettait spontanement et systematiquement a bander, et se degageait bien vite de toutes ses obligations, meme royals, et aussi parce que, en effet, ca lui evoquait la voix de chat maure que sa mere prenait d’outre tombe pour s’adresser a lui, et lui donnait la force.

Valentin abandonna ainsi ce Jeudi de Juillet 1945, ses cours preparatoires aux examens de joailleries qu’il avait deja rate dex fois, et il sortait.

Il sortirait sans doute encore, plus tard. Mais je vous en reserve la surprise.

Toujours est-il qu’il le savait deja et qu’il en profitait pour le faire avec un naturel qui a trop souvent tendance a tuer le sens du romanesque dans les scenes emouvantes. Ingrat. Il sortait, c’est tout.

“Adieu ! Pourvoirs royaux, A Dieu, ma Soeur.” Non: rien.

On voirt bien qu’en 1933, l’education des plus jeunes, meme dans les familles de milieu social plutot favorise, comme cette famille royale-type en temoigne, avait pris un sacre coup dans la gueule, si on repense a des scenes familiale dignes comme celles, touchantes, de certains echanges verbeux d’Eodipe et Antigone...

Apres quelques pas pourtant, son Pere etait pendu, un nuage somber couvrait les murs du Chateau, un ivrogne buvait de la Villageoise, et son vieil ami de serviteur qui avait passé dans la famille royale plus de biere et d’eponge que tous les Presidents du monde reunis, revenait aveugle, le velo a plat, les epaules fatigues et les yeux creuves par une soit-disant sorciere que Marianne ne pourrait plus supporter de voir, ni d’avoir, pas plus en pension qu’en photo. Marianne, c’etait une fille tres bien, une grande actrice qui savait refuser des roles aussi peu nobles que le premier role d’un port du drapeau dont tout le monde se souvient plus que d’Aristophane. Elle avait notamment joue le role de Baudelaire, dans un film soudoyant, ou encore quelques comedies dramatiques ou Picasso etait un peintre de talent, a l’art soupconneux de geometries illusionnistes parfaites, et ou tous les malheurs du monde se resumaient a l’avenement d’un clochard de Vienne sur le chemin etroit du Vatican, traitees humoristiquement. Elle avait cumule, cette bonne Marianne, plus de disques d’Or que tous les participants aux Jeux Olympiques, en eclattant de sa voix puissante et epuisante tous les tubes que l’on ait pu chercher a voler. Tous faisaient a cette époque la tour de la Mediterranee avec le meme success, sauf en Egypte, etrangement. Et elle etait encore amenee en 1946, a faire une declaration, pour la 4eme fois qu’elle participait aux Eurovisions, sur son titre lythurgique, “Comme un Tourbillon”, lyrique et metallique, vaginal, electronique et souverrain, envoutant et constellation. Profond. Ciel. Et si Valentin n’avait encore jamais entendu parler d’elle, qu’il avait peut-etre trop la tete dans le fer et autres metaux precieux, qu’il n’en avait pas meme entendu parle par son ami de serviteur qui revient aveugle, le velo a plat, epaules fatigues, dos voute et les yeux creuves par la sorte sorciere qui hantait celle-ci, il etait amene a la rencontrer, quoi qu’il en soit. C’etait sur comme une declaration de l’Oracle aux parents d’Oedipe dans une scene a manieres pedophiles de l’epoque.

C’etait sa Destinee, quoi. Et il y aurait meme plus si affinites. Ou pas. Mais je ne vais pas vous gacher le suspense des maintenant, n’ayez crainte. Parce que d’une part, il y a peu d’attaches qui nous unissent encore, et que je tiens a conserver un peu mon lectorat, quoi que vous en croyiez, et que, d’autre part, j’ai prevu pour cela une scene pas encore ecrite que je ne serai sans doute plus motive a rediger si j’en donnais maintenant et prematurement l’issue. Car je suis comme vous attaché a ce suspense, en tant que lecteur, et en tant qu’ecrivain. En l’occurrence, plutot l’ecrivain, et vous, lecteurs, venez d’apprendre que Valentin rencontrerait Marianne. Et qu’il y aurait plus si affinites. Ou pas. Que c’est son destin. Mais n’en croyez rien, il y a toujours un part, meme infime, de destineee guidee par un choix, dirigee dans le monde des probabilites et des possibles, et nous, sur l’arbre, regardons en haut et disons “Ouah, a belle Bleue, avec le meme delirant onirisme que celui qui nous fait penser que notre planete n’est qu’une partie infime d’un univers de possibles incalculables. Et dans le monde du choix, a la Samaritaine, par exemple, un monde pas possible, beaucoup de choix., il y a Valentin. Qui a pris la decision. A savoir: de partir. Arreter ses etudes de joaillerie, ce qui n’est pas un mal en soi, et aller a la rencontre, non pas de Marianne, mais de sa Destinee. Reste a chercher ou Destinee et Choix se croisent et on pourra deriver dans l’astrait le plus noir, l’abstrait kantien. C’est ainsi donc que s’acheve la premiere partie et que Valentin quitte la Maison Lafytte et son ecurie Renault. Pour se rendre sappe comme a un mariage, sur les terres de Pacha dont il a entendu dire quelques fois par le passé qu’on s’y plaisait facilement. Il cherchait a s’y faire une place. Il voulait en verite y etre le Roi. Pas con, le chat. Un Royaume qui s’effondre, un autre s’eveille, c’est une chance de redemarrer sa vie, sachez reperer les signes au bon moment et chasser les occasions, avant qu’elles ne vous chassent. Apres trente pas, le Roi de Pere tout gros qu’il etait une fois pendu, la bouteille de Villageoise une fois descendue et l’ami revenu une fois sans un rond de roue de velo et sans ami a voir une seule fois, Valentin se dit: “Mon garcon, va faloir changer une fois de plus de style”. Il sabra une bouteille de sa maison, desouda un morceau de gens qui rodait par la, et se vetit de “Grand Brule”, comme il devenait de plus en plus coutume de le faire par ces temps de genereux accueil dans les foyers les plus chaleureux.

Ainsi vetu, tout de rouge vif tres peint, il aurait trompe le “Grand Brule” lui-meme, doyen d’un village de guerroyeurs voisins, assis depuis 5 ans sur son trone de Maire, malgre tous les ravages, et durant les incendies meme. Traversant d’aurtres villages, rencontrant d’autres grands brules, Valentin se batit la carapasse tranquille d’un hermite enrage qui n’en veut qu’a la soif et ne cherchait deja plus qu’a devenir plus authetiquement brule pour se fonder dans les masses, ce qui serait bien sur le phenomene observable apres que le plastique est effectivement brule. Sous un soleil de plomb, il vient a s’y confondre lui-meme. Grand Brule d’un jour, grand brule toujours. Le triste sort que suivaient ces populations condamnables a souhait tormpait tous les imprevus. De jour en jour, d’heure en heure, au fil des pas et avec les soleils montant le ciel, Valentin se decouvrait peu a peu une ame brulee aussi. Bien sur, fils et petit fils de Roi, condemnable a mort, parvenu, enrichi par le patrimoine familial, cause de tous ces supplices, on ne saurait justifier qu’une scene de romantisme et d’appitoiement du jeune con se fasse une place u milieu du brouhaha. Le jeune Valentin, meme critique vis-à-vis du comportement de son pere, n’etait pas une crème, surtout pas une crème brulee. Il passait cependanrt 25 jours a marcher et atteint la terre de Pacha le jour du triste anniversaire de la prise de la Bastille par un groupe d’electriciens hors-norme, farfelus bonshommes qui s’etaient fait appeler les electrocuteurs, pour la posterite connue apres avoir tue quelques saints homes et occupe des maisons sans devoir s’en faire, pendant des annees, disjonctes veritablement inconscients de leurs actes, ce qui, soit dit en passant, leur avait valu d’etre pardonnes par Dieu le Pere lui-meme, qui ne regarde jamais a la depense, come chacun sait.

Ce que Valentin trouva sur cette terre, c’est un paysage pur, plan a souhait, droit, mauve, pale, avec de jolies formes, de celles du primaire et de celles du complexe, de celles de la terre et de celles du reve abstrait. Des geometries spatiales et des fleurs de beautes qu’un vieux lac sans floraisons aurait garde en plan, plusieurs annees durant, protégées et refait naitre. En Pacha non plus on ne regardait pas a la depense. Ni plus a la defense. Des grands architects, ecologists, taxidermistes, psycho-sociologues, pendant qu’au Royaume tout brulait deja bien ou avait deja bien brule pour une bonne raison, avaient ici travaille l’aerodynamisme, la technologie de la roue qui ne refuse jamais de tourner, le pratique pour tous, l’economique pour faire rire, avaient maitrise l’eguisement de la Pierre deux coups, et atteint avant le Royaume et bien mieux que celui-ci un niveau social epoustoufflant, soufflé par l’equilibre maintenu stable par une politique de prix eleves, et de cout salarial faible, des lois liberals inspirees d’on ne sait quelle croyance divine, et une venerable attirance pour l’exploration des cieux qui nourrissait les reves, nourrissait, par toute l’activite qui s’agglomerait autour de ce reve, des familles entieres, meme nombreuses comme ce n’etait bien sur pas le cas au Royaume , nous l’avons bien compris.

Une terre plane donc. Une sorte de décor de Lego, ou le décor intrigant d’un film epuisant de Lars Von Trier don’t personne ne souvient plus que d’Aristophane, ou Nicole Kidman est aussi perdue que nous dans ce paysage ou rien pourtant n’est dissimule.

A la difference pres avec Dogville que la Pacha avait des batisses, des parcs, et des structures, des vraies, des variees, des meubles et des avions. Mais malgre cete attirance de tout Pacha pour les cieux qui faisaient tant rever, les batiments, eux, a la difference du Royaume, etaient bas. Tres bas. Presque sans discernement de hauteur. Construits selon des bases arithmetiques 1,5,1 ou 1,6,1, selon les époques architecturales les avaient dates, tous les batiments etaient aussi hauts que larges. Qui l’eut cru? Pas Valentin, en tout cas, c’est sur. Lui qui avait grandi selon les meme principes que les batisses: tout en hauteur, protégé, renforce aux pieds par une foule de pauvres gens qui lui lechaient le soulier, il entrait les yeux grands ouverts, a ne pas avoir besoin de froncer le sourcil pour voir au bout de son nez.

Des batiments de 5 metres qui s’allongeaient de tout leur long sur le corps de riviere pure, simple, pale, verte, bleue, et arrosee de la terre Pacha. Ne se laissaient voir aucun drapeau, aucun des signes tellement edonistes, nationalistes, fascists, que Valentin s’attendait a trouver comme partout ailleurs. “Pas de fierte dans ce pays !”, se dit-il, qui voulut alors et quasi instantanement conquerir le pays et en faire son nouveau Royaume, comme il eut choisi une nouvelle matiere a maitriser pour en faire son domaine de predilection du moment. Et cependant qu’il commencait a engendrer quelques bonnes causes, a contempler quelques beaux edifices intellectuels a batir selon son gre, cependant qu’il visualisait des schemas et avancait des plans en s’avancant sur l’avenue prinicipale, a observer quelques failles evidentes et a batir son horreur sur la desctruction systematique de quasiment tout ce qui lui semblait etre la terre ideale pour ouvrir un conflit, il fut pris aux deux bras par deux homes de gout, distingues, aux moustaches aristocrats tres longues et coloree a la mode du moment. Ils le conduisirent au Palais des Papes, qui se trouvait de l’autre cote de la riviere, en terre d’Avignon. Ils marcherent ensemble sur la longue avenue que Valentin avait entreprise seul et traverserent authentiquement un pont entier, concret de tout son long, utile comme tous les autres, pont qui dans une histoire paralelle, aurait ete a demi detruit et deviendrait celebre. Enfin, de l’autre cote, il gravit les marches conduisant a la seule batisse du Palais. Une fois entre, on le fit marcher sur trios trottoirs differents, longer les murs de douze pieces immensement vides, toucher du bout des yeux des reves en peintures, et et gagner seul, enfin, une ultime chamber don’t il n’eus pas a pousser la porte.

“Tout l’amour, dit une voix, que vous montrez a notre belle communaute suarait ne pas nous laisser indifferents. Aussi, sommes-nous touches de vous accueillir selon es regles d’usage, et serons...” La voix s’arrete soudain et Valentin entend une friture sur la ligne qui semblait emettre cette bande de joyeux accueil. Presque aussitot: “Mais qu’est-ce que c’est que ce chantier !” Un gros homes s’eclaircit la voix et dit distinctement: “Pardon pour cette attente”. “Il parait que vous etes venu jusqu’ici depuis la terre brulee...” “Il est peu courant qu’on accueille ici des gens qui viennent d’aussi loin”. “Aussi, nos citoyens sont-ils tellement differents de ceux qui vivent la-bas...” “Est-il vrai que tout homme demeurant aujourd’hui en cette terre en aura brule 1oo autres pour survivre? ...” “Et que les hommes du clerge se sont faits commercants d’huiles ?”

Il s’eclaircit la voix encore, comme pour couper la parole a son visiteur qui ne pouvait se faire entendre. Un long silence ensuite. “Ah! Merde!” dit la voix apres qu’un conseiller bien place lui a chuchotte une remarque avisee. “On avait oublie de t’eclairer, pauvre gars !”

“...et de les trouver en vie...” Valentin s’interrompit, en plein feu de ce qui avait du etre un long monologue qui ne se ferait jamais entendre, et se cacha le visage. Apres quelques secondes ou se dissiperent les images hallucinatoires de ce que le phosphene que le spot unique braque sur lui depuis les hauts plafonds put lui faire voir, il brula partiellement ses pupilles de grand recyclage, et se frotta les yeux une derniere fois. Et essaya de saisir du regard les hauts plafond, en vain.

“Il a dit un truc. Attendez.” Ce que l’on appellera la difference culturelle sembait avoir la forme de la batisse. Stigmatisee, de cette piece: Quatre hauts murs tres droits, un unique et violent tapis d’Orient, tombant, violet, violait le parquet de bois qui avait deja l’air de courir un musee. Bref, l’invite seul, en bas, minuscule dans un décor vide, entoure de peintures de grands personnages qui devraient etre ses seules representations d’un interlocuteur, ce dernier dominant, dissimule derriere on ne sait quel detail en trompe l’oeil de plomb de pierre deux coups eguisee facon Pacha, qui s’elevait bien au-dela du spot brulant qui avait l’air d’un soleil, egalement de plomb.

Et Valentin reprit la parole. “Il parle notre langue, c’est deja une bonne chose". De nouveau la perdit: "Eh bien, dans quel metier es-tu expert ?" "Tu as l’air d’avoir dans les 20, 25 ans..."

"Fais-nous donc savoir quells commerces le Royaume tout Brule a."

Et de venir, la question tant attendue: "Et qu’est-ce que ca fait, d’abord, de bruler?"

 

Quand Valentin reprit la parole, son orgueil bonda son torse et il ne la perdit plus. 

Quand Valentin reprit la parole, son orgueil bonda son torse et il ne la perdit plus. 

 

 

Partager cette page
Repost0