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  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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Moi, Ampad

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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

/ / /

Tant en chaque dense once de ronces vues nues prises a part,
que dans le tout ethere de leurs mures, pris a part tout entier, d'une entite mue d'elle-meme,
il y a dans la prose intense du mur d'un leurre visuel de la frondre juste bonne a fendre,
le beurre gestuel d'une attente, qui, suspendu aux mouvements latent de leurs ficelles tendues
et de leurs liernes derriere elles, font s'y poser des choses longues comme autant de chaises vacantes
sur lesquelles s'allonger reviendrait meme juste a s'y fondre et a s'y oublier.

Nous nous allongeons, tous les trois, indemnes, indelicats, gras et sans grande profondeur,
il fait froid ici, c'est d'un echo sans fin, le vide nous y assomme, et c'est fou, nous y sommeillons meme,
sous les draps detendus tachetes de fleurs antiques, dans ce grand espace blanc ou nous regardent les astres.

 

Chaises vacantes et mur de leurre gestuel ~

 

D'un oeil microscopique, dans l'apercu serre que l'on peut se faire d'un cosmos,
isole de son tout, et pris comme le phenomene integral, paranormal et panoramique,
chacun pouvait jadis se douter que l'on pouvait faire erreur si l'on s'attardait la.
Pourtant, ne sachant plus ce que l'on regarde, et nous y trouvant seuls,
il arrive aussi parfois que l'on y croie dur comme fer tandis que l'on s'y trompe.

Arrive ce qu'advienne, en quelque choix de seant,
couvert du sang coagule d'une rose eclose ou nourri sur sa seve ouverte en grand,
le detour de l'ame qui l'anime a eveille aujourd'hui dans les pas de mon maitre
- a penser, a songer, maitre de coeur, maitre d'esprit, maitre des reves - l'onde radieuse d'une saine cavalcade, ou l'onde raide d'un calvaire, sur des sentiers immenses, qu'il remplit de destins et investit de buts saints :
prendre corps dans l'essor d'une spirale continue qui si je le crois devra parcourrir toute sa vie de haut en bas.

Mon Maitre a cette stature haute, presque somnolante, grisante et emotive,
seul a pouvoir s'y tenir debout, il domine meme ses gestes et y devient agile.
Tandis que subjugues, nous demeures cloues comme des statues d'argile.

Des lapins epars, dans la poussiere eternelle d'une galerie de glaces,
poussent loin d'eux que se remue l'envie reunie alentour, de faire sauver leur peau.
Courent ces lapins, que fuient ces beates creatures,
et leur cortege en est a chaque instant maudit des anges
qui les observent tous, crispes, du haut d'une grande apprehension.
Sement en leurs bonds, a la lueur physique de chaque souffle de poussiere,
la couleur scientifique de leur fin,
c'est ici et maintenant que mon maitre s'appropriera leur genre.
Car quatre yeux rouges luisent, et tous se font echos dans les fonds sonores,
s'abandonnent aux jeux les uns dans les reflets des autres,
ou se confondent ou se confrontent leurs peurs
de se voir a jamais decimes, reunis tout a coup dans l'antre des abimes d'un oubli de leur espece.

Deux anges parlent devant les astres. L'un est fait de plomb dans l'oeil du corps compact d'une sphere qui croit parler de mythes eteints, l'autre est un cubisme peint par Picasso et a pour cela tendance a tout deformer, meme sous les pleins feux fermes de toutes lumieres givrees.
Le premier (blanc) : "Ce roman, c'est de l'archangelisme scientifique, si tu veux mon avis."
Le second : "Je l'ai lu, deja, moi, c'est plutot d'un profond archaisme sentimental, c'en est exasperant."

D'une toile de cette scene de chasse aux lapins, dont je fais le croquis, il sera dit
plus tard, dans les mythes refondus, refondes, refaits et toujours bons a refaire,
que les traits sont saillants, les lumieres trop epaisses et les bonds trop fuyants,
pourtant dans cette meme scene, indemne de toute violence, ou mon Maitre adepte d'ignorance, simili d'arrogance,
fuit les coups retentissants, absorbant les chocs, et les restistuant,
les ralentis s'enfuient, et les couleurs se font immobiles, les seuls bonds attendant que reviennent a eux ces etres
minuscules par la taille, et immenses de grace dans les gras espoirs de ces couloirs de glaces.

Une percee dans le neant, la premiere goutte de sueur,
un instant mon Maitre arrete sur moi l'histoire -
histoire d'un beurre gestuel, histoire d'un leurre visuel, ou celle d'un oeil trompeur,
ou celle des peurs d'un deuil latent jaillit, comme survenant de rien, parasitant ses sens,
argant la pensee flagrante qui a l'instant me traverse aussi : que tout ce qui me regarde ici,
peut aussi bien venir jusqu'a moi et bientot me submerger.
Il saisit a mon regard que j'ai confiance en lui, n'ayant peur que de moi-meme,
precedant mon repentir, deja je lui affirme, lui declame le fruit qui se repand,
d'un bel arbre brut nourricier de l'art qui ne se lasse plus de nous Y laisser courir.
Ces galeries possedees de ces esprits malveillants
nous assoment, et encore mes yeux me trompent, nous Y sommes, mais mon Maitre ne faiblit plus.

Et se tenant la, frele, seul, pate et pale,
proche devant Dieu, devant un pied propre quelque part profond et toujours menacant,
le lapin isole ne pouvant s'approcher plus, voit dans l'oeil de mon Maitre,
dans celui de l'homme possede par mon Maitre,
que se fait grincer sous sa semelle brulante l'impatience d'une violence,
de son caractere grincant : il fonce sur lui un sourcil, fronce un oeil frit et meme il en fremit.
Et gravement bondit en lui l'envie,
d'une intention malhabile du bruissement de ses sens
de les convoquer tous a leur lourde sentence.

Le bruit d'une penitence jaillit, se disperse et dispense que se disperse plus
le diagnostic fracassant de leur sort un instant fait d'ancres et de defenses,
a tout jamais lie au sien, lie aux notres.
Les echos distordus de sa voix de fond de corps discordants
distraient l'un, l'autre, appats et assaillant, lui-meme trouble se confond et s'en fait,
et l'un des lapins etourdis qui tournent, tourne encore,
valse, tangue jusqu'a l'image recue de lui, de ce qu'en verront ces chandelles,
lorsque la flamme disposee d'elle-meme, devant les troubles sonores,
la feront comparaitre, l'assailleront de ces sons, devant son Miroir.

 

Sur les yeux de mon maitre se retournent tous ces yeux de morts.

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