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  • : Le blog de Ampad Embiem
  • : Culture intra-utérienne d'une fleur technologiq : cheminement d'une réflexion de l'esprit sur les bords brillants de lyrism du théatre alternatif ~
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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Bienvenue a tout nouveau visiteur

Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

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La metamorphose de Narcisse

" Ma peinture n'est autre que la photographie
en couleurs et à la main d'images super-fines
extra-picturales de l'irrationalité concrète."

Dali, 1973

Comme je ne pense pas que quelqu'un reecrira OUI !, de Dali, il est de mon devoir de vous le donner a lire. 

(avant toute chose, je m'excuse du manque d'homogenite des textes qui suivent, les problemes intensement rencontres sur ce blog ont boggue toutes mes tentatives un tant soit peu legitimes de creer des fondus qui vaillent quelque  chose)

 1950 - Moi meme a l'age de 6 ans, quand je croyais etre petite fille, en train de soulever avec une extreme precaution la peau de la mer pour observer un chien dormant dans l'ombre de l'eau


 1954 - Dali nu, en contemplation devant 5 corps reguliers metamorphoses en corpuscules dans lesquels apparait soudainement la Leda de Leonard chromosomatisee par le visage de Gala


 1963 - 50 images abstraites qui vues a 2 yards se changent en trois Lenine masques en chinois et qui vues a 6 yards apparaissent en tete de tigre royal


 1977 - La main de Dali retirant une toison d'Or en forme de nuage pour montrer a Gala l'aurore toute nue tres tres loin derriere le soleil



                                                             Attention ! Ceci n'est qu'un debut, voici l'histoire de Dali.



1 - Comment devient-on Salvator Dali
qui est du reste le titre de l'un de ses nombreux ouvrages, autobiographique, sincere et surprenant comme il nous a appris a le connaitre, provocateur et spherique, atmospherique et subconscient


Neuf mois avant la naissance du peintre Salvador Dali, meurt à 21 mois son frère aîné, lui aussi prénommé Salvador... Son violent désir de remplacer ce frère adulé mort prématurément va bouleverser à jamais sa destinée.

Salvador Dali, L'enfant Roi...

Expulsé du paradis intra-utérin, Savador, Felipe, Jacinto Dali Domenech, fils légitime de Don Salvador Dali y Cusi et de Dona Felipa Domenech naît dans la ville de Figueras le 13 mai 1904.

Situé en Catalogne, sur la côte méditerranéenne, proche de la frontière franco-espagnole, la région de l'Ampudan et plus précisement le mystérieux Cap de Creus va abriter et stimuler Salvador Dali tout le long de sa vie. Ces décors rocheux changeants au gré de la lumière et des saisons vont marquer à jamais l'imagerie du jeune peintre et représenter un havre de paix et de création et ce, jusqu'à sa mort.

Très tôt, Salvador prend conscience de sa place au sein de la famille. Deuxième fils, survivant d'un frère adulé mort en bas âge, Salvador va tout faire pour s'imposer comme l'unique fils de la famille et effacer le souvenir partout présent dans la demeure de ce frère, ce double. Très tôt il décèle les clés de son succès : la surprise permanente et la provocation...

S'affirmer différent pour effacer le souvenir de ce frère mort

Dans son autobiographie « La vie secrète de S. Dali » Dali avoue complaisamment ses petits jeux pervers avec son entourage et se décrit comme un véritable « pervers polymorphe ». En plus d'uriner par plaisir chaque matin dans son lit, il s'efforçait de déféquer dans des lieux inattendus (tiroirs, chaussures, pots) puis lançait le signal des recherches à ses parents et domestiques paniqués...

Malgré sa timidité maladive, il pratiquait sans gêne l'exhibitionnisme avec comme victimes préférées les domestiques.

À six ans Salvador voulait être cuisinière insistant sur le genre feminin du terme.


À 7 ans, il voulait être Napoléon,
Trés tot, il montre un attrait pour les arts, Dali ne cesse d'observer les choses et les etres qui l'entourent. L'environnement familial est propice au développement artistique. Grâce à un ami peintre de la famille Ramon Pichot, il découvre, l'art impressionniste espagnol.

Fasciné par cette peinture, des l'âge de 14 ans, il se proclame impressionniste. Plus que l'esthetisme c'est la philosophie meme du mouvement impressionniste qui le int屍esse : La recherche de l'anti-académique et du révolutionnaire. Pour réinventer l'Impressionnisme, Dali se dote d'un objet magique. Un bouchon de carafe de cristal. Au travers, il voit le monde, et le restitue en peinture. Ses sujets favoris sont les paysages de sa région et des portraits de sa famille.

Dés 1918, il expose avec d'autres artistes locaux et s 'attire de bonnes critiques. Il tient des chroniques d'art dans la revue littéraire de sa région (Studium) où il vante les mérites des peintres de la Renaissance ( Leonard de Vinci, Raphael, Michel ange, Velasquez...)

Au grand desespoir de son père, Salvador est beaucoup plus préoccupé par ses recherches artistiques que par les études classiques des Frères Maristes.
Pour éviter le pire, en octobre 1921, il l'inscrit de force à l'école des beaux arts de Madrid, pour en faire au moins un professeur respecté. L'académie repr駸ente tout ce que dèteste salvador et il s'opposera systématiquement à l'enseignement classique de ses professeurs, allant même jusqu'à se faire expulser 2 fois.

En effet, L'enfoi roi idolatré par sa famille devient avec l'adolescence, un contestataire anarchisant, protestataire global par principe et en opposition sur tout avec tout le monde.

Son image de contestataire, le conduira presque malgré lui en prison (35 jours pour avoir soit disant brulé le drapeau espagnol) et faisant de lui un héro sur le plan local. Le mythe se forge progressivement entrainant la fureur de son père.

En 1918, le mère de Dali meurt, renforcant le traumatisme morbide qui ronge doucement Salvador.


2 - 1920-1925, le temps de l'apprentissage

Durant ces premières années d'études artistiques, dali en parallèle explore l'Art moderne, fait ses classes en analysant et reproduisant les grands maitres cubistes et futuristes. Il est fascine par Picasso, Chirico et Juan Gris.

Cependant toutes les influences artitisques et les emprunts qu'il fait ne durent guère plus que quelques toiles Néanmoins, c'est à partir de 1926 que S. Dali va affirmer son style si particulier.

Grâce à son talent naturel et malgré sa timidité maladive, il se lie d'amitié avec Garcia Lorca et Luis Bunüel, tous deux étudiants mais aussi leader des artistes «avant gardistes» espagnols.

Garcia Lorca (1898-1934) est un jeune poète écrivain, de près de 6 ans l'ainé de Salvador. Il dégage un charme naturel, il a le verbe haut et sait être convaincant.
Durant toute la période de l'académie de San Fernando, leur relation va être trés intense.
Homosexuel, Lorca va fleurter avec Dali cependant on ne saura jamais , compte tenu des affabulations de Dali ce qui se passa reellement. Leur amitié va decliner progressivement avec le rapprochement avec les surréalistes et surtout son l'influence croissante de Luis Bunuel.

Bunüel (1900 - 1983) : Moins intense et intime que la relation avec Lorca, l'amitié qu on entretenu les 2 artistes n'en est pas moins sincère et concrète. Luis déjà introduit dans les milieux artistiques parisiens va faire profiter de ses contacts à Salvador. Vindicatif et provocateur Bunuel, l'ange noir aragonais est un anticonformiste radical trés engager politiquement. «La nécéssité de manger n'excuse pas le prostitution de l'art.» « - je suis contre la moral conventionnelle, les fantasmes traditionnels, le sentimentalisme et toutes les saletés morales de la société.»
Dali et Luis Bunüel auront 2 projets majeurs en commun avant de se brouiller définitivement 2 films surréalistes Un chien Andalou, en 1928 et l'Age d'Or en 1930.

En 1922, Dali abandonne le cubisme pour s'interesser à l'ecole métaphysique de la peinture dirigée par Giorgio de Chirico qui explore le monde des perceptions et des expériences interieurs. 


3 - 1925-1929, le temps des rencontres


En dehors du monde de la peinture, Dali est fascine par les sciences nouvelles et notamment la psychanalyse. En 1925, il étudie méticuleusement les oeuvres de Sigmund freud et voit dans ces travaux son salut et celui du surréalisme tout entier.

En 1927, avec l'appui de Joan Miro peintre influent lui aussi catalan, il reussit à faire accepter à son pere l'idée d'un voyage à Paris. Bien que trés rapide et assez frustrant, il garde de ce sejour 3 rencontres marquantes : Versailles, le Musée Grévin et Picasso. Dali rencontra Picasso dans son atelier. « je viens chez vous avant de visiter le Louvre, lui dit Salvador «Vous n'avez pas tord» lui retorqua Picasso.

En 1928 S. Dali et Bunüel écrivent conjointemant un scénario surréaliste pour un film que tournera Bunuel l'année suivante intitulé : Un chien Andalou. Bien que le résultat fut explosif médiatiquement « comme un poignard en plein coeur du Paris spirituel, élégant et cultivé» dali reste déçu du resultat.
Au printemps, 1929 Dali revient à Paris (invité par Bunüel pour le tournage ), et rencontre l'Élite avant-gardiste parisienne.

L'été suivant, répondant à son invitation, Magritte, Bunuel, Eluard et sa femme, Gala, lui rendent visite à Cadaqués. Malgré les troubles psychologique évident du jeune peintre, Gala est tout de suite séduite par Dali qui est tombé éperdument amoureux d'elle au premier regard.

À partir de ce moment, rien ne sera jamais plus pareil (Voir Gala
)


4 - Les annees trente, de la therie a la pratique 

L'idylle foudroyante que vivent Gala et Dali n est pas du gout du père du jeune peintre. Dali refusant le mondre compromis est expulsé par son pére de la demeure familliale.
Presque sans un sou le couple Gala-Dali se refugie dans une petite maison de pécheure de Port Lligat.

Les grandes douleurs engendrent les chefs d'oeuvres. Stimulé et soutenu à chaque instant par sa maitresse-femme, dali se met à peindre ses obsessions les plus profondes. Le thème du désir est prédominant dans les oeuvres de cette période. Avec la rencontre de Gala, Dali va découvrir et domestiquer un univers érotique stimulant et constructeur qui jusqu'alors le terrorisait.

Motivé sur tous les plans, Salavador Dali à force d'introspections et d'analyses va transformer ses psychoses qui le rongent en une méthode de création surréaliste révolutionnaire :

La méthode Paranoia-critique : (voir Module,
Les grands Concepts)

Les années trente amorce un tournant majeur dans l 'oeuvre de S.Dali. Le couple Gala-Dali se structure, construisant un environnement propice au développement artistique du jeune peintre.
(voir Module Gala)

Progressivement, sous l'oeil vigilant de Gala, Dali va s'affirmer au sein du groupe surréaliste, pour finalement en devenir l'acteur le plus brillant. En effet, Dali s'impose sur la scène médiatique, volant la vedette aux autres artistes à chacune de ses apparitions. Surmontant sa timidité, il se compose un personnage médiatique hors norme, toujours à la pointe de la provocation
(voir Module Les Grands Concepts).

Il lance des mots d'ordre artistiques à contre-courant de la mode. Par exemple, au début des années 30 : fini l'art nègre prôné par Picasso et certains surréalistes, vive les « objets décadents européens du Modern Style ».

Dali se met à confectionner des objets surréalistes avec du pain, se mettant à dos les plus révolutionnaires (pro-communistes) des surréalites qui voient dans ce geste un acte de défiance envers la pauvreté ouvrière.

Son activité artistique devient très intense avec les années. En 1932, Dali envoie des toiles en Amérique pour la première exposition surréaliste à New York. Il publie des poèmes, des scénarios de films tels « L'Age d'or », dont la première projection engendra la destruction de la salle de cinéma par les lignes d'extrême droite), et Babaouo, jamais tourné. Il réalise des projets de décors de ballets. Il fait paraître dans la revue artistique « le Minautaure » un article intitulé « De la beauté terrifiante et comestible de l'architecture Modern Style » et relance ainsi l'intérêt pour l'esthétique de 1900.

En 1932, son attention se porte sur l'étude d'une oeuvre de Jean François Millet, «L'angélus» Déja présente dans la demeure familiale durant toute sa jeunesse, cette toile vue sous l'angle paranoïa-critique lui évoque des sentiments obsessionnels troublants, un mélange d'érotisme et de mort. Il étudiera et reproduira plusieurs fois ce tableau, allant jusqu'à l'introduire dans sa propre iconographie.

Un autre thème majeur s'impose et persistera jusqu'à la fin de sa carrière, C 'est l'imagerie de Gala. (
voir Module Gala)

1934 - première divergence avec les surréalistes et andré Breton à propose de son tableau « L' énigme de Guillaume Tell.» puis à propos de ses positions ambigues sur Hitler ainsi que sur ses tendances Monarchistes. Dali est exclu des groupes de travail.

En 1935, dans un essai intitulé « La conquète de l'irrationnel, il définit son «activité Paranoïa-critique» et s'attaque à l'Art abstrait.

En 1936, il fait sa première exposition exclusive de ses tableaux à Londres, ainsi que la couverture du Time.

1937 - Dali écrit un scénario pour les Marx Brothers et se lie d'amitié avec Harpo. 1938 - En janvier, avec l'exposition internationale du surréalisme de Paris, le mouvement surréaliste est à son apogé, et bien que partiellement exclu du groupe, Dali y est présent comme «conseiller spécial ».

En juillet Dali réalise un vieux rêve : rencontrer Sigmund Freud, le pape de la psychanalyse.

1939 - Dali prépare sa prochaine exposition New Yorkaise car il sait que son avenir financier dépend de sa percée médiatique outre-atlantique.

En parallèle, il développe des projets de robes et de chapeaux pour son amie Elsa Schiaparelli. ( chapeaux cotellettes, encriers, chapeaux souliers, robes tiroirs)
Il réalise les décors pour les Ballets de Monté Carlo (Coco Chanel réalise les costumes)

En Amérique, Dali devient trés en vogue. Cependant face à des entraves puritaines, Dali publi le manifeste «Déclaration d'indépendance de l'imagination des droits de l'homme à sa propre folie»

«Quand, dans l'histoire de la culture humaine, un peuple éprouve la nécessité de détruire les liens intellectuels qui l'unissaient aux systèmes logiques du passé afin de créer pour son propre usage une mythologie originale, mythologie qui, correspondant parfaitement à l'essence et à la pression totale de sa réalité biologique, est reconnue par les esprits d'élite des autres peuples, alors l'opinion publique de la société pragmatiqe exige par égard pour elle que soient exposés les motifs de la rupture avec les formuules traditionnelles éculées ». 


5 - Les annees quarante, la renaissance 

1940 - Face à la menace de Guerre, le couple Dali-Gala part en exile pour les États Unis ou ils s'installent en virginie chez leur amie et collectionneuse la millionnaire Caresse Crosby.

Les années 40 démontrent l'incroyable polyvalence de l'oeuvre de Dali. À l'automne, il retourne à New York pour la création du Ballet « Labyrinthe» pour lequel, il a conçu le livret, les décors et dessiné
les costumes...
Il créé egalement des bijoux, redécore l'appartement d'Helena Rubinstein, collabore à la revue Vogue pour un noméro spéciale «Savador Dali». Il écrit en trois mois son premier roman,Visages cachées réalises des pubs des dé
cors...

Ces activités multiples gérées d'une main de fer par Gala sont trés rémunérateurs... le couple Gala-Dali devient trés riche et contrairement aux autres surréalistes exilé
s eux aussi, vit dans l'opulence et la luxe.

C'est à ce moment que Breton lanca le celèbre anagramme « Avida Dollar »


La période d'exile marqua définitivement la rupture avec le groupe surréaliste. Dali se redécouvre un intérêt croisant pour les influences classiques de la Renaissance et prone un message à contre courant de ses anciens amis. Fini le temps des expériences, retour au source de la peinture. Il réalise des «portraits officiels» de la noblesse Américaine. (rappelant les grands tableaux de Velasquez peigant la royauté) 1943 - Dali publie sa première autobiographie, condensé de vrais-faux souvenirs, anecdotes d'enfance qui constituent une pièce maitresse dans l'é
chiquier de la mythologie dalinienne.

Il fait la connaissance d'Eleanor et A. Reynolds Morse, deux amateurs passionnés d'art moderne, qui vont constituer la plus grande collection d'oeuvres de Salvador Dali qui est maintenant exposée au musé
e Salvador Dali Museum de Saint Petersburg, en Floride.


1946 - il collabore avec Walt Disney au film «Destino», dans lequel personnages et objets réels sont mélés à des personnages et décors déssinés (le film ne sera jamais terminé
).

En parallèle, Dali travaille avec Alfred Hitchcock. il est chargé de la conception des décors de la scène onirique de « Spellbound, la maison du Dr Edwards ».


Il fait la connaissance du photographe Philippe Halsman et commence un collaboration étroite jusqu'à
la mort de ce dernier en 1979.

De 1945 à 1949, Dali est comme toujours à l'affût de la moindre découverte et évolution de son temps. Exilé à cause de la guerre en Europe, son inspiration vient tout droit de son environnement américain, mélangée à ses souvenirs de Catalogne et des symboles de l'Amérique comme Coca Cola. Mais ce qui marque plus Dali c'est l'explosion de la première bombe atomique, le août 1945, à partir de laquelle il crée une nouvelle esthétique de fragmentation nuclé
aire.

C'est le début de sa période atomique. Il étudie les lois mathématiques, la théorie de la divine proportion, incluant le Nombre d'or. Ce nombre d'or (1,618) se retrouve dans le rapport des longueurs des surfaces et des formes : pyramides Keops, Parthenon, peinture de la Renaissance italiennne (Raphaël, Leonard de Vinci)


1948 - Parution de son essai « 50 secrets magiques» synthétisant 20 anné
es d'experimentation picturale .


« Peintre, mieux vaut être riche que pauvre : apprend donc comment faire naître de ton pinceau l'or et les pierres précieuses. »


1949 - Dali et gala reviennent en Europe et peint ses premiers tableaux religieux. « Ne craint pas la perfection : tu ne l'atteindras jamais ! »

« Commence par apprendre à dessiner et à peindre comme les anciens maîtres. Tu pourras ensuite faire comme tu voudras, chacun te respectera. »


Si tu es de ceux qui croient que l'art moderne a surpassé Veermer et Raphaël, ne lis pas de livre et continue dans ta béate idiotie.»


« Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse ! »


« La paresse et le manque total de technique actuels ont trouvé leur paroxysme dans la signification psychologique de l'usage courant du collage. » 


5 - Les annees cinquante, la periode mystique-nucleaire
 
L'année 1950 marque l'éclatement des thèmes daliniens. Après sa visite à Rome en 1950 et sa rencontre avec le pape Pie XII, Dali explore l'iconographie de la Renaissance avec ses thèmes religieux catholiques. Ne possédant pas la foi mais tout le mysticisme espagnol, il oriente sa peinture vers des thèmes célestes et sacrés, avec comme toujours comme personnage central Gala.

Toutes ces oeuvres sont basées sur des rapports mathématiques rigoureux et thèmes rappelant le sacré avec comme icône Gala. Dali fait la synthèse entre mystique nucléaire et classicisme et en énonce les grands principes dans le « Manifeste mystique » publié en 1951. Il veut peindre notre époque avec les recettes des grands maîtres du passé
.

Depuis ses tous débuts en peinture, Dali a attaché une grande importance à la construction de ses tableaux. Fasciné par la dynamique de la spirale logarithmique, sa théorie paranoïa-critique l'a amené à étudier certains tableaux classiques sous l'angle mathématique. Faisant un parallèle (paranoïaque) entre ces courbes parfaites et la corne mystique du rhinocéros, symbole de puissance et d'érotisme, Dali va géné
rer une nouvelle iconographie phallique.

Ce nouveau délire créatif va le conduire à l'analyse d'un tableau de Veemer qui le fascinait depuis son enfance, dans une esthétique cornue : « La dentellière ». Il en fera un sujet délirant de documentaire filmé : Histoire prodigieuse de la dentellière et du rhinocéros, publiera plusieurs articles et fera des confé
rences (voir Module Les Grands Concepts).

La notion de double qui conditionne tout un aspect de la vie et de l'oeuvre de Salvador Dali commence avec la mort pré-natale de son frère continue avec sa méthode paranoïa-critique dé
celant le double langage des choses, comme pour la fusion entre Veemer et la spirale logarithmique.

À la fin des années 50, Dali s'intéresse aux images en trois dimensions, travaille sur des oeuvres en relief et réalise une série d'oeuvres stéréoscopiques, des images doubles presque similaires qui observées simultanément deviennent, par la magie des lois de l'optique, une seule et mê
me image avec une profondeur.

Dali développe également une nouvelle technique de peinture : le boultisme, ou peinture à l'arquebuse, par « éclaboussure immaculée »
.

En 1954, c'est le début du tournage du film « Histoire prodigieuse de la dentellière et du rhinocéros » réalisé
par Robert Descharnes.

En 1959, il présente à Paris de son invention : « l'Ovocipède ».


 5 - Les annees soixante, soixante-dix
 
Toujours passionné par toutes les recherches scientifiques, Dali rapporte d'un de ses voyages outre-atlantique en 1962 le « monocle électrocular ». Destiné à l'aéronautique, cet appareil de prises de vues capte les images et les transmet par télévision à une lunette qui joue le rôle d'écran. Cette lumière était conçue de manière à permettre à l'oeil de distinguer l'image télévisée tout en continuant à voir normalement ce qui se trouve dans son champ visuel. La double vision est réalisée, un peu comme les visions provoqué par l'irritation de la rétine ou l'effet de drogue comme la mescaline, le LSD ou autres champignons hallucinogènes.

Dali s'intéresse également de proche à la cybernétique, science constituée par l'ensemble des théories relatives aux communications et la régulation dans l'ê
tre vivant et la machine.

L'oeuvre de Salvador Dali durant les années 60 est marquée par 2 tableaux majeurs, synthèses remarquables des techniques picturales passées et présentes : la Pêche aux thons (1966-67) et le Torero hallucinogène (1968-70).


La Pêche aux thons est le résultat de 40 années d'expériences picturales mêlant surréalisme, pointillisme, pop et op art, et l'art psychédélique.

On retrouve dans la dualité des images du Torero hallucinogène l'illusion d'optique et toute l'imagerie dalinienne, la mouche, Gala, la vénus, le thè
me de la mort, etc.

En 1963 paraît le « Mythe tragique de l'Angélus de Millet », suivi en 1964 du « Journal d'un génie ».


Durant le début des années 70, Dali se consacre à la création d'un musée dans sa ville natale, dans l'ancien théâtre de Figueras. Inauguré le 23 septembre 1974, on y retrouve dans un décor surréaliste, des reproductions de tableaux, des objets, une pièce trompe l'oeil. C'est un happening permanent, un véritable « ready made »
dalinien.

En parallèle, Dali explore les nouvelles technologies modernes de l'image en trois dimensions et plus particulièrement les images holographiques. Il présente en mai 1973 son premier chrono-hologramme, technologie qu'il délaissera rapidement fautes d'avancé
es technologiques majeures dans ce domaine.

En 1978, c'est la première de son scénario de film Babaouo au théâtre du musée Dali, basé
sur le livre paru en 1932.

Faute d'immortalité garantie, Dali croule sous les honneurs. En 1978, il est décoré de la Grande Croix d'Isabelle la Catholique, la plus haute distinction espagnole, et est élu à l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France comme membre associé étranger.



5 - Les annees quatre-vingts
 
Se voulant le sauveur de la peinture moderne, Dali consacre les dernières années de son existence à l'étude de tableaux majeurs de Velasquez et de Michel-Ange sous différents angles esthétiques (Les Ménimes, l'Infante Marguerite, la Pieta).

Il se lance dans l'étude des phénomènes des catastrophes. Grâce aux travaux du mathématicien René Thom, l'inventeur de la thé
orie des catastrophes.

Terrifié depuis toujours par la mort, il recherche une solution pour son immortalité dans l'étude de l'hibernation.


Le 10 juin 1982, une catastrophe majeure s'abat sur un Salvador Dali déjà affaibli par son grand âge : Gala décède à l'âge de 87 ans, abandonnant Dali à la solitude. Dans le désespoir, Dali décide de se suicide par déshydratation, état facilitant d'aprè
s lui l'hibernation.



En 1983 il crée les parfums Dali pour homme et pour femmes et leurs flacons en forme de lèvres et de testicules. En mai de la même anné
e, il peint son dernier tableau : La queue d'arronde.

Autre catastrophe presque fatale en 1984, presque grabataire, il échappe de justessse grâce à Robert Descharnes, son homme de confiance et d'affaires, à l'incendie de sa chambre à coucher provoquée par l'abus de l'interrupteur électrique lui permettant d'appeler ses infirmières. Dali est gravement brûlé
et devient aphone.

Dali meurt le 23 janvier 1989. Il repose dans la crypte de son musée à Figueras. Par testament, il a légué l'ensemble de ses biens et de son oeuvre à l'É
tat espagnol.

Dali est mort, vive Dali !
 

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