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  • Ampad Embiem, je ne suis la qu'un jour sur deux, mais je le vis plutot bien
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Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 09:16

CHERCHONS EQUIPE 2 Techniciens, et 5 ACTEURS dont deux remplacants

+ 2 metteurs en scene, un lapin vivant, et un autre en civet.

Postuler : o6.72.34.14.67

 

Le scenariste est un vieil homm tout rabougri, a la patatte carotte, qui vient de se casser la tete sur un problem physiq si dense, qu'il en a eu une bosse et laporte encore. Il arrive sur le champs de bataille enrubané, s'excuse de son retard, et annonce que ce texte est le résultat d'un traitement si virulent qu'il est probable que tout ne soit pas au point. S'excusant par avance des éventuels dommages qui se liront probablement dans les dialogs, il meurt sur-le-champs ~

 

HOMMAGE

La premiere scene se decompose en deux corps : l'un est suspendu a un balcon

l'autre a deja touche le sol depuis un temps indetermine.

Le premier et le second ne se rejoindront pas, definitiviment, ne se rejoindront plus.

On decide de ne pas montrer la scene qui precede cette premiere, mais de remonter au lieu de ca, de scene en scene, anachroniquement, en commencant directement a la scene moins 2 : A!-2

 

"Action":

 

(Facon de parler)

 

  SCENE A!-2

L'Homme avance vers un meuble, il est chaud.

Il ouvre un tiroir, et en sort un pistolet, un briquet a ressorts metallique type 17e, un passeport type 17e, la clef d'une voiture de luxe type 17e, et une culotte avec les initiales DW.

La clenche de la porte s'agite, on devine une main.

C'etait en fait un homme , il entre.

La clenche bouge encore. Le technicien est vire.

 

Le premier homme s'est refugie derriere un tiroir, il a laisse le rideau ouvert.

Il saute, l'autre s'approche du rideau, puis court vers le tiroir.

Il y voit le premier, qui vient de sauter.

Il est au balcon inferieur.

L'Homme va chercher un pistolet (probablement celui du rideau ouvert) et revient au tiroir, d'ou il tire.

Mais l'autre a heureusement pour lui, mais malheureusement pour la belle DW, un comparse,

qui lui a tendu une camionnette. Il la descend et gagne une echelle, qui demarre aussitot.

Le premiere retourne chercher le pistolet (le metteur en scene est vire, mais c'est le monteur qui a faute)

 

Il tire une seule balle, qui se loge au 17 rue de La Rochefoucault, en face, puis dans l'un des nombreux pneus de l'echelle qui s'enfuit.

La camionnette qu'il effleure en gagnant a son tour le balcon inferieur, chute, et le technicien qui etait vire est tue (certains disent qu'il n'aurait pas du etre la, je pretends moi, qu'au contraire toute sa vie n'aura ete qu'une suite d'evenements banals ou pas, qui sommeillaient dans la seule attente de l'acheminer a cette fin tragique). A son tour, le balcon tombe, surprenant l'homme qui s'y accrochait, et s'abat sur la route, qui explose.

L'homme aussi, explose, mais se rattrappe de justesse au rideau.

 

 

  SCENE A!-3

Entre un homme, qui pousse un mur d'ou s'ecroule le 17 et le ciel, puis il ramasse le balcon en s'approchant, et se plante au milieu de la piece pour dire un formidable "COUPEZ !" Tout le monde applaudit.

On dit en coulisse que c'est le nouveau metteur en scene.

et en anglais that it can absolutely not be,

that he is SURE not the one,

et : that he looks quite Bulgarian.

 

"NON-NON-NON-NON-NON. C'est de la merde", il a en fait l'accent d'un Espagnol tres fort.

 

On n'y est pas du tout, pas du tout, pas du tout.

C'est une piece avant gardiste pour un public retrocessif du 17e imminemment revolutionnaire.

Le concept de la piece veut repartir d'une idee du zero qui a encore tout a apprendre, de l'Inde antique, d'une part, et des Mayas, dont on est censes ne rien savoir, encore.

Il faut de la note la, reprendre l'idee selon laquelle la composante qualitative, et structurellemen, strictement qualitative, doit reprendre une place centrale.

La seule composante chimique du texte, a cette epoque, n'a rien des constructions paradoxalemetn excitantes de nos televiseurs anachroniques, mais la piece, c'est elle qui au contraire doit reprendre le role majeur que nous voulons imperativement eteindre le temps d'un jeu d'acteurs qui soit purement, elime de la codification endocentriste, mathematique, vulgaire et physique, de la nature figurative qui s'impose deja sur tous les televiseurs.

Il faut parvenir a toucher a la base refondatrice de la notion meme de ce que le theatre doit defigurer, pour prendre une apparence mortelle, et transfigurer ensuite, nos vies delocalisees, il faut qu'on nous mene loi du public, et qu'On nous mene ensuite, nous et le public qui est loin, loin, tres loin des consequences intrinseques, d'une morale plus qu'attendue, presque reclammee, d'une piece qu porte autour du cou tous les joyaux des annees de ses evolutions dans tous les sens. Je veux ! ~ et nous voulons une piece sans histoire.

Voila ! ~"

Les acteurs qui n'avaient jamais vu quelqu'un dire autant de fois non dans une seule phrase, et n'avaient jamais entendu dire C'est de la merde de facon si convaincante, sont inquiets. Ils se le disent, on entend "Je suis inquiet", et "moi aussi je suis inquiet"

 

Le metteur en scene, car c'etait bien lui, est un anarchiste revolutionnaire actif, il tourne beaucoup, partout en Europe, dans le Monde surtout, d'ou il dit etre originaire.

Il gesticule phrenetiquement a la recherche des mots qui cachent des idees dans l'ombre des autres, il dit qu'il ne faut pas ecouter ce qu'on dit, qu'il faut entendre au-dela, du coup, on dit qu'il est carrement sourd.

Il a des bouches et des levres liquides posees un peu partout sur le visage, qui compensent son handicap (rien n'etant avere par ailleurs), desquelles se deballent toutes sortes d'aneries mal formees, en formation, sans reflexion, sans syntheses, BRUTES, dit-il, ainsi que les televiseurs en produisent aux heures de grande ecoute. Il se sert de chacune de ces bouches pour emettre des messages forts, a une vitesse folle, et au pouvoir redoutable.

Il dit reprenons de la base. Couche-toi. Un tiroir se couche.

Il dit leve-toi. Une camionnette se leve, le jour nouveau est annonce. On dit qu'il pleut, il dit qu'il n'entend rien.

Deux acteurs demissionnent, il dit "Tant pis, tant mieux, tanbiem, je jouerai tout seul", comme un enfant esseule l'aurait fait, et il ajoute je suis pas un enfant esseule connard.

Il se met a quatre pattes et imite le bruit du lapin qui cuit dans son civet. Il dit Je suis a point. Il dit je suis mort pour la patrie. Il ajoute "Il reste quelqu'un pour me passer le sel". Silence.

 

 

  SCENE A!-4

Il reprend : "ZERO"

Un echo lui donne le la.

Il fait un cygne avec son dos.

Le la lui renvoie une balle.

Il sourit, mimant que c'etait prevu. Mais personne ne se laisse berner, puisque personne n'est la.

Il se leve et dit : "VOILA ! ~ C'EST une piece reussie !!" Il s'applaudit, se remercie, se leve pour applaudir plus, s'incline l'air gene, se sauve, se rappelle, revient, s'excuse, s'appelle au telephone, s'octroie une augmentation, s'ecrit une bonne critique dans un journal qu'il fonde, et rachete le journal, s'asseoit, et boit une bolee de cidre.

 

 

  SCENE A!-5

Un homme qui entre dit Je ne cherchais pas, mais j'ai trouve ce que je ne cherchais pas.

_Ca c'est fait, rejouissez-vous, d'autres passent des annees sans chercher, et ne trouvent jamais d'ailleurs, ce qu'ils ne cherchent pas.

_Oui, enfin, ca m'avance pas a grand chose. On m'avait prevenu : "Tu trouveras, et tu ne sentiras rien de change

_Et ?

_Rien de change.

_Bien ! ~ Ca veut dire que tu es sur le bonne voie. Tu as consulte ?

_Un dentiste, en dernier recours. J'avais essaye la visagiste, le paysagiste, le couple amateur voyoriste, la voyante, et meme un psy, mais c'est le dentiste qui m'a dit.

_Un dentiste vaut langue de lapin, dit-on pas ?

_Non, je crois pas que ce soit la vraie expression. Ca a avoir avec le medecin, et c'est la langue de chien, en fait.

_Casser les codes !, (ca y est il est reparti) il faut CASSER-LES-CODES, reprendre de ces bases sociologiques, toutes les formes et les sens initiatiques, initialisees, balotees comme l'homme l'est en societe ainsi que le dit ARTAUD, desintimisees, deformees, deformatees, il faut reformer, reformater un milieu pour reconstituer un biotope sans sommet, et sans echelle vers les sorties, il faut condamer les portes de secours, il faut emprisonner le mot dans sa racine, et l'empecher de pousser des expressions longues ! ~ comme des doryphores canibales, il faut revoir dans !~ a meme la !~ a l'interieur de la terre, in terrae, ante-germinarum, avant le germinal, avant la premiere pousse !~ les petites graines d'un debut de theme bon-tel-quel, bon a ne pas developper, bon a voir detruit et reproduit dans sa propre destruction intra-uterienne, il faut qu'il y ait de lavie dans la mort, et non plus le contraire.

L'autre homme s'en est alle.

Il continue, devant le lapin cuit, qui hoche la tete (un technicien ayant laisse tout son materiel sur place avant de mourir dans une scene ulterieure):

Le psy est un ane, le dentiste, son bonnet, et la langue du chien est bien moins bonne a lecher, bien moins allechante donc, qu'un lapin qui cuit (le lapin acquiesce encore)

La veritable destine d'un homme affranchi est de ne pas rester enclave dans les sentiers esclavagistes de La Poste, il faut envoyer sans composter, faire pousser le fumet, le fumier, de meme, s'affranchir d'affranchir, ne pas affranchir autant dire!~ 

Comme le lapin hoquete maintenant, il sent qu'il est temps de calmer le jeu, et de manger.

Il laisse la tete, par souci de solidarite.

La tete seule est suspendue a un fil, dont la bobine defile des mannequins en pelotes, qu'un technicien, toujours le meme, avait assemblees en vue d'une scene ulterieure a celle ou il meurt.

Il croit maintenat voir un public entier, et s'emportant :

Il y a de la gache dans tous les sceaux de plages que l'enfant de la montagne decouvre chaque annee pour la premeire fois, il y a de l'humeur matinale dans toutes les premieres minutes de toutes les heures du jour qui file comme une bobine de mannequins exaltees, il y a des combinaisons gagnantes devant tous les jugements, bons et mauvais, qu'on recoit d'un public propre, ou meme d'un public vole a l'arrachee d'un spectacle a grand succes sur la place du Tertre aux heures d'affluence estivales, que le tourisme remet a sa juste place pour se faire peindre un portrait plus grand que nature. Il est en toute idee irrecevable, un contraire qui se cache, et sommeille sans oser bailler, il y a des idees sous-jacentes qui nous vaporisent d'eau tiede les humeurs de toutes ces premieres secondes de l'heure, a tout moment de la journee, il est un point de l'esprit ou toute chute est fatale, et un autre ou rien n'a mal, mais rien n'a bon non plus il est a redecouvrir dans toute l'epaisseur compacte d'un monologue parti en sucette, la dose de sucre dense qui s'accumule et veut faire peter une durite dans la piece d'a cote, il y a es durites legeres, et d'autres, transparantes, je ne suis pas un lapin-mouche : j'ai ma fierte sur moi chaque fois que je sors, et je ne retournerai pas au monde, ou 5 polices me cherchent qui veulent me mettre en prison.

Monologue en tete de lapin (censure)

FINISH en queue de lapin (censure aussi)

 

  SCENE A!-6 \ A!+2

 

La tete de lapin appaudit en claquant des dents de peur de se faire manger.

Un policier entre, et applaudit a son tour, des dents aussi.

Il voit le lapin, et demande s'il en reste. Il a les crocs, il le dit.

Il voit que l'autre est sourd, et se demande s'il ne serait pas aveugle, aussi.

Il lui tape un message en morse dans le dos, pour lui demander s'il sait ou il est. Il tape : Tu t'es tape un monolog, hein. Et un lapin aussi ?

Il appelle un technicien, et demande qu'on le repare.

Il dit qu'il faut un nouveau metteur en scene. L'equipe technique, blasee, considerablement reduite depuis ce matin, remet tout en place en vue d'une seconde representation.

On dit : DEMAIN, hein, aujourd'hui c'est fini.

Et un technicien continue de mourir a chaque sortie.

 

Phileas Fogg ~

Celui avant qui meme rien n'existait pas #2

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