Archangelism scientifiq

" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.

Un tres beau site sur DALI

 

Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 08:07

 

(Avant que la scène soit remontée)

 

Vapeur d'eau ~ Plan serré.

"Un décor peu hospitalier.", l'épais brouillard chuchotte un premier air malade, air que prend efficacement la pièce sans plus se forcer à l'inspiration. Dans quel étage erre ce coeur brisé, dites-le moi ?

"On dirait qu'il n'y a la place pour rien ici." Ni au sentiment, ni aux évasions violacées du ciel conjugal, ni meme la place pour quelq magie d'opérer. Seule une longue règle sans mesures dessine le long des couloirs aux premiers corps serrés verticalement une dimension défaite d'échelle qui veut les confondre à l'odeur forte de feuilles de vignes vieillissant dans les murs que des lignes croisées poussées des gouts frais du décor défilant font lire en coin dans chaq ramification. Le parterre publiq s'installe, le réalisateur est très surpris de ce qu'on a fait du storyboard, notamment du décor qu'il y avait d'abord décrit, "mais bon", conclut-il. On entend que les places sont cher payées, il leur revient pour trancher ferme : "Elles sont gratuites vos places, qu'est-ce que vous me chantez ?" Un murmure parle d'un arnaqueur à l'entrée, plusieurs voix confirment et aussitot un organisateur bénévole sort du train en marche pour voir ce qu'il s'y passe. On n'entendra plus jamais parler de lui à l'avenir. Il s'appelait Roger, il avait une famille longue comme les secondes quand on les décompte de 10 à 1 avant de prendre un décor en marche (en pleine gueule) La femme de ménage se dégage du couloir où elle coud quelq chose "C'est un boléro" pour laisser s'y engouffrer un amas de feuilles qu'aspirent les murs. Personne ne s'étonne de ce phénomène qui ailleurs eut fait un vrai sujet pour la mystiq de comptoir. Toute chose qui se reflète trouve à un instant consacré de son existence, la force de prendre la forme d'un phénomène particulier. Et dès qu'il prend le temps d'etre brillant l'objet est d'une matière à réfléchir. Les feuilles de vignes s'alignent et recoivent les rayons d'un premier jet, écritures qui coulent entre les texts préalables, longs fleuves qui nourrissent encor la brume. "Car rien n'est établi", un acteur confirme. Entre deux d'entre eux qui s'épanouissent paisiblement en voiture couchette, et jusqu'à la bagagerie en traversant le hall et la buanderie, devant deux gardiens de la nuit qui déambulent du jour aussi bien l'Ouest que l'Est, un homm à la longue barbe vieille semble glisser sur la scène, de marches en marches jusqu'à l'étage, la survoler impeccablement, levé droit manteau long que fait se mouvoir le courant de l'air et les prises du temps, des marches qu'il cotoie affectueusement un instant entier puis abandonne pour d'autres, et auxquelles il donne à fond, un temps au moins, toute son ombre de passage. D'un air dévoué. Il avance sans la voir devant une sorte de porte de poste de prison ou la place forte d'un improbable intérieur de train, qui fait ses plus beaux sourires à une armoire à glace visiblement taillée dans le bois pour en distribuer.

Des enfants sont ravis et la file est longue qui répercute les rires et les réclamations. On piétine les biscuits qu'hier grand-mère distribuait, le brouhaha naissant dissipe la brume, et les papas eux-memes se découvrant les uns les autres s'empressent en bon parent de devancer l'acte certes cruel mais légitime - ils sont définitivement infectes, ces biscuits. Aucune image de l'ingratitude ne doit etre vue ici, c'est humainement et avec un profond respect du vieillard qu'est devenue mamie que ces choses se font, presq dans la discrétion la plus totale d'un écran de fumée qui semble avoir été prévu à cet effet. Plaquons-la cette image sous la coupe que décrivent en se melant ces branches tombées des plafonds, l'espace d'ombre qu'elle abrite un temps fait le passage plus doux, d'une génération à une autre. L'armoire à glace tourne à plein régime. Il y en a pour un régiment. L'armoire à glaces est un gardien de la nuit qui s'est reconverti en songeant depuis plusieurs tours maintenant que cette pièce ne durera pas pour toujours. Le paysage défile, on appelle ça des décors, chacun commence par y entendre ce qu'il veut car avant d'avoir lu le menu du jour ou vu jouer la piece auparavant, rien ne permet aisément de piger de quels champs lexicaux cette allusion élude les torts, ou veut comprimer le sort entré plissé de l'essor fait, ressortant humidifié, pret à mouiller l'oeil ascendant gorgé de souffle.

Entre le tort sortant & le tort entrant, on parle d'un cantiq au vin. Cuisson : à point. Pas trop rouge, il est encor tot. Le cuisto y tient, c'est une femme en gelée qui l'a recommandé, tous les convives commencent sous son avis de prendre la carte plutot qu'une boussole. "Je rose des vents" dit un homm qui est vite rattrapé par l'équipe de spécialists en blouse blanche à qui il avait tenté d'échapper. Il s'appelait Calamity Jane, on n'entendra plus jamais parler de lui non plus. Le public annonce en brandissant des affiches informatives qu'il s'agi d'une scène de nettoyage. La femme de ménage se fait discrète un temps dans les couloirs où les feuilles balayent encor les secondes qui se préparent elles aussi - et c'est très prématuré - au tournant. "Rien n'est établi définitivement", un bénévole revient d'une inspection des roues et dit qu'il y avait quelqu'un qui tentait d'entrer en scène, ce à quoi on lui répond qu'il manque du public. Le réalisateur vise chaq détail dans un soucis aésthétiq très pointilleux. On peut cependant prétendre que cette scène étroite joue la comédie, elle-meme, pour qu'on la déclare malade. Préférant sans doute rester horizontalement assise sur des principes plutot qu'élever quelq marmaille ou s'élever contre ces injustices qui sillonnent les voitures en demandant plusieurs leurs billets aux passagers qui croient encor que ce théatre se joue à guichet fermé gratuitement. Pourtant non bien, la pièce présente est malade, passée des suivantes, et enjouée à l'idée qui se fait clair, suivant les préconisations d'un assistant de réalisation qui s'est improvisé dans un bar tard. 

Elle est malade ou moribonde, parce qu'elle a l'allure du premier abord, l'incertitude d'un lieu ouvert à tout, & que ce premier abord lui est aussi précaire que tout système ténu un temps tenu en équilibre dans des lois de mathématiq complexes ou des laxisms ambitieux de la création pure : un libre arbitre se fait abattre. "Pour l'exemple" dit sans se justifier le réalisateur, décidément un peu tendu ces temps. "Donnez-moi de quoi me détendre". Il aura averti.

"Qui dans l'assistance apporte à boire à l'équipe techniq", les deux gardiens craignent pour leur poste. La mesure du possible monte par étages dans un verre à réglette teint, des mesures de rock et des groupes de pièces consécutives, le tout se mélangeant bien et étant plus buvable, admet le témoin - qui est aussi et surtout gouteur - ça peut avoir un gout de jamais-vu très indélicat, un peu piquant, sans doute rédoutable pour bien des aspects, mais ce premier abord est après tout retenu dans quelq minute forte, gonflé à bloc et retenu par exemple par un mur que nul obstacle n'espace à sa base, pour quelq courte durée, ou pour quelq doute curer.

Un équilibre fragile au premier abord, qu'on peut facilement prendre pour un précipice ou un gouffre, mis sous tension, alimenté au secteur et qui échappe à tout controle. La vue y est belle, elle produit des effets très spéciaux. La femme au physiq quantiq commence de chanter comme on conte d'un chantier les détails taillés dans la note la plus salée. Le cantiq a capella, une sourdine mise au piano, l'écho s'entend d'ici : "Y a-t-il donc des basses dans vos instruments ?" L'homme volant marmonne en cherchant à comprendre quelle émission fait si fortes les vibrations dans le sol qu'il frole pourtant à peine. Moi qui suis en quelq sorte médiateur entre le parterre publiq et le jeu de scène que se font entre eux les acteurs passagers, je puis vous témoigner que se remarque d'abord que les protagonists semblent inconnus les uns des autres, et qu'ils sont

- en est-ce la cause ? - 

à l'origine de cette tension. Tout vibre autant qu'il est possible, voire un peu au-delà. C'est ce que confirme l'Homm survolant. 

On croit que les protagnists sont sciés au niveau du bassin. Un lac coupé en deux, on l'a furtivement deviné, et puis il a disparu quand s'est refermée la porte derrière leurs silhouettes. Puis, est-ce parce que l'un fume tandis que l'autre lui tend un cendrier, on comprend qu'ils sont juste à demi dissimulés derrière un objet quelconq du décor - ce peut etre un pan de mur décroché des roues qui d'usage le font défiler ainsi que les paysages, mais on s'en tiendra à un appareil médical improbablement tiré des cordes, toutes se prennent comme des ficelles de passage, ou des agréments faciles à utiliser, par soucis d'homogénéité avec les corps qui transpirent, transparaissent et que transpercent lesdits paysages lorsqu'on les prend traversés nus vite : tout particulièrement vite. Ils tiennent à ne pas etre vus trop tot du public qui les attend. "Ils nous effraient", ajouent-ils en chemin. La scene est malade, elle se tord de douleur. Un accordéon dans le ventre, sans doute pratiq pour certaines pratiq éternuées, pliable et repliable à souhaits. En mesure. La cadence accélérée de ces chants leur met la pression. Pour bien faire, on dit qu'il faut y aller. Et le public attend.

L'un se lance, la lumière orange, pousse la couleur jusqu'au fruit, elle pond, coule, puis se tamise finalement, on parle d'un courant british, un effet de mode, la mode d'effets de planches venus à l'anglaise et demeurés visible & toujours très en vue. Presq' intégralement copiés aux pieds de la lettre. Effets de style.

Vert teint, orange foncée jusqu'au fruit, bleu plongeant, les balcons font des ciels de chaq fond, et toutes les toiles fondent en une en s'empilant, les toiles compilées se superposent et coulent des couleurs les unes dans les autres. L'accordéon détend une fanfare intégrale, l'homm orchestre démissionne "Je ne pourrai jamais faire mieux. Ils avaient déjà tenté de me supplanter avec tout leur matériel technologiq, je ne peux défintivement plus rivaliser, je m'avoue vaincu par le progrès."

Le ciel se pose à plat ventre dans la compilation des toiles.   

"Vous allew par là ? 

_Oui, je suis le réalisateur, on m'attend au tournant, je voudrais me remettre un peu dans le centre comprenez ? Et vous ?

_Moi, je suis gérant de ce bar."

L'homm à la longue barbe vieille défile dans le temps avec une aisance remarquable, ce que note l'autre et avant qu'il ait celui de lui dire qu'il ne voyait nulle part de bar, il tient à lui en faire part.

On commence de comprendre que la tension nait de ce que les protaganistes ne connaissent pas leur text.

"Quelle précarité n'est-ce pas ?

L'homm à la longue barbe vieille est déconcerté, et improvise à son tour :

_Ce temps ? Ah oui, c'est tout juste s'il peut se tenir droit

_Tout l'équilibre en dépend pourtant. Il a ça sur les épaules.

_Effondré, voilà dans quel état il est à l'heure où défilent les scènes. Le défi d'essai ne produit rien qui tienne plus de deux jours. Ainsi toute pièce.

_Je ne me fait pas de leurre, c'est une première dans le genre, ça ne peut etre qu'un echec. Mais je voudrais qu'à la fin on ait maitrisé cette fuite, ainsi je pourrai repartir confiant pour de nouveaux essais.

_Le temps, oui, il est encor effondré comme une vieille dame déjà prete à capituler, toujours. Bientot il gémira dans un dernier soupir et nous, que ferons-nous, nous ?

_Ca, personne ne le sait..." La fusion a vite l'éclat de l'éclat du verre nu peu avant de finir d'exploser.

Comme ils ont vite l'impression que ces deux-là ont l'air de parler d'autre chose des souffleurs se dépechent d'arriver. L'un prend discretement role d'un marchand de bonbons. Son entrée est applaudie. Tout le parterre le prend pour un acteur très connu, sans se figurer que le théatre n'accomplit que très rarement des miracles aussi surprenants que redonner la vie à un acteur mort depuis dix ans, et - surtout - le faire jouer en français après qu'il a été Américain toute la fichue durée de sa première existence. Le parterre se rassoit après que des chuchottements s'étonnent en éteignant la rumeur. Paradoxalement, et surpris du paradoxe, d'où : étonnés, les chuchottements. Ainsi un chat qui demeurait dans cette enclave de pénombre qu'offrait le premontoire d'une colonne de sépulture antique depuis le début de la pièce, et qui, à présent mis en lumières, bondit vers le bas comme de son buste la longue et rigide chevelure rousse se décrocherait vers l'arrière. Quelqu'un y ayant manifestement cru, rougit auprès d'un abat-jour après avoir roté pour ne pas purement vomir. Le réalisateur demande au souffleur de partir : "J'ai retrouvé mon text". L'autre souffle au souffleur de rester. Le souffleur par erreur dit "Restez." Puis improvise à son tour : "Non messieurs, par une si beau concours des circonstances, vous ne devriez pas partir, personne d'ailleurs ou d'ici d'ailleurs ne le devrait. (Il menace maintenant le public.) Un concours est rare, et un concours de circonstances l'est plus encor. Il offre cet instant précieux, rare et cher, comme un cheval de répis qu'il est à apprécier quand comme moi on a le souffle court." Le réalisateur dit que c'est le comble : "Un souffleur qui improvise..." (exaspéré) 

"C'est pourtant chose récurrente, se justifie le souffleur - appelons-le le marchand de bonbons - dans une pièce de métal (consternant). Nous plongeons dans le liquide courant, récurrent et meme hautement corrosif du silence, où, dit-on le regard s'égare. A prendre connaissance de toute cette rouille on s'écarte peu à peu, et comme tout ce qui le fait d'usage, ce qui s'érode, se fane, se fend en son centre ou simule, rend cette pièce de plus en plus malade."

L'air effrayant au premier abord, devient glacial et aussi brisé qu'il est possible dans ce concours et ces circonstances. La seconde d'une hésitation, celle d'une erreur de lecture passagère accompagnée de la lourde et menaçante durée de la minute quand elle se contemple en silence la ligne courante, conduisent vite à ce bris de la glace, qui fait se figer tout acteur, et fondre toute tensions dans les escalateurs rouges pris ascendants ou moteurs. Un autre souffleur fait son apparition pour, dit-il en entrant - sans applaudissements lui - sauver la situation. Il parait en forme, et en costume en controleur. Tour à tour cette fois, mais à la dernière représentation il faisait ça simultanément.

"Vos billets s'il vous plait Messieurs." Il s'interrompt en visant ce marchand de bonbons. Puis : "Nous nous sommes déjà controlés ?

_Trop juste aux yeux vous ave raisonOui, je suis voiture 16, à l'étage, je vous ai controlé il y a longtemps déjà, vous avez du commencer par mon wagon je crois.

_Je me souviens, je me souviens."

L'autre sourit d'un air visiblement reconnaissant.

Le  controleur (au réalisateur : ) Vous avew l'air ...

Réa : l'air fatigué...

Controleur : L'air de monter ... 

_De montrer à bord ...

_De monter un bar comme une ...

_Un bar comme une, commune, comme une, commune mesure...?

_Pardon : 'Comme on...'

_Oui, comm on : Comme on mesure ...

_Comme on monte ...

_un  groupe de rock !

_Très bien !

_Merci.

_Dites, c'est vrai ? C'est ma femme qui se pose la question. Depuis des semaines elle me chauffe avec ça, et à tout bout de champ, dès que l'occasion se présente d'en créer une elle ne manque pas d'aborder la question. C'est vraiment vous qui écrivez, vous n'avez donc pas de nègre ?

_Dites donc vous, vous etes souffleur oui ou merde, bon restez souffleur vous voulez bien."

A l'entrée d'une pièce de métal en fusion qui ne laisse échapper des lumières entrées en matière que celles qui font le moins d'éclats, il s'étonne de voir la porte d'un nouveau bar et réagit, se reprend, et reprend : "Vous avez l'air de mesurer un bar comme une monture de rock"

Le public applaudit on dit "C'est très bien écrit" 

"Vous avez décidé ça entre potes, passées les 3h du matin, bien alcoolisés. Après arrosé quelq succès à je ne sais quelle prouesse techniq improvisée vous avez commencé par gratter des verres sales comme on fait teinter fièrement sa propre guitare. Vous avez repris quelq verres comme on fait des accords au hasard de ceux qui écoutent un retard ou s'entendent encor malgré l'ébriété avancée comm un artist teint le verre d'un éclat de son génie, & dans une vague inspirée, vous avez cherché alentour tout ce qui pourrait faire l'affaire. Un bar improvisé quoi, comme cette pièce. Il dit tout ça en plissant un regard directement inspiré par un personnage incontournable du genre policier, c'est à dire avec amplitude et en mimant des gestes qui laisse redouter l'accident à tout instant (il tient en meme temps une dangereuse posture sur la chute).

_Bien vu, M'sieur, dit le portier. C'est tout ce qu'on a fait. Et c'est privé. Car justement, c'est une formation indépendante, qui vient en marge du cours des choses, pour contrebalancer l'hégémonie de votre bar dans ce train. Un bar révolutionnaire si vous préférez. Dans le but non officiel mais pourtant bien défini, de vous en évincer, précisément."

Le portier le fait se reculer pendant qu'entrent sans discontinuer des rangées entières du public qui s'est levé de son parterre pour aller prendre un verre dans ce nouvel endroit/. Un type s'arrete devant le réalisateur, stupéfait : "Eh mais je vous reconnais vous. Vous etes ce types qui a cru qu'on pouvait mesurer une piece  comme on remonte une roue de vélo !

_C'est bien moi. (il est visiblement très flatté)

_Vous savez - c'est ce qu'on dit, hein, mais moi vous savez, les on-dits - on dit que vous alliez crever, et que pour vous en sortir, vous avez repris des pièces existantes, avez comblé des trous où se laissait échapper de la lumière le vide, et après quelq collages vous avez laissé des acteurs se paumer dans un spectacle à destination des trains longs et des plus petits, est-ce vrai ? Une pièce sans issue si j'ai bien compris ...

_Voyez-vous ça...

_Vous savez, moi, passés les 6h je vois plus rien.

_C'est que vous avez des carences en vitamines mon vieux.

_Ah vous croyez ? Tout ca m'est bien égal en vérité. Venez, tenez, poussez donc, entrez, vous etes mon invité." Le portier laisse passer, après avoir surjoué un air dégouté. en passant il lui colle une giffle qui n'était pas prévue.

 

Au comptoir : L'homm à la longue barbe vieille tient le pillier avec son serveur un peu essouflé.

Un client sans conviction : "J'errai non en mirage. Quand je revoie cette photo de moi je me dis que je me mettais des sacrés batons dans les roues. Le regard persistant de la mémoire meme, qui passée au liquid révélateur plonge dans un silence et fait prendre pour vraie l'image d'un phosphène de faux-futur qui baigne la rétine sur-exposée au doux leurre de l'évidence entrée en lumière".

L'Homm à la longue barbe vieille (compatissant, lui faisant une tape sur l'épaule :) Tu ne pouvais pas deviner. 

L'Homm sans conviction : Quoi donc ?

Longue barbe : Ce que tu dis, là, après coup c'est évident, mais sans recul ...C'est toujours pareil. 

Sans conviction : L'association du tant attendu et de la surprise qui en nait, une histoire de famille, c'était couru d'avance, on m'avait meme mis en garde. 

Un autre homm sans grande conviction équipé d'un respirateur (il semble vouloir dire qu'il n'en a plus pour longtemps) : Moi j'ai vécu une histoire très dure, elle & moi nous etions a couteaux tirés, et elle me les a trop brisées alors je me suis cassé. On est un exemple de rupture de commun accord en quelq sorte.

 

Longue barbe vieille (voyant arriver le réalisateur :) On demande plus qui est allé mettre autant de coeur brisé dans une seule pièce, hein. Vous nous les avez noyés, vous voyez où on en est ? Il va s'en ouvrir un par semaine des bars dans votre train, gros malin. La pièce sera bientot trop petit pour tous les recevoir ces pauvres diables. Zaviez un gros chagrin quand vous avez écrit ça c'est ça ? Très bien, mais nous laissez pas rejouer en boucle, je désemplis plus moi. Pour les affaires bon, c'est intéressant, mais humainement, je veux dire. Quoi faites un effort changez la revue..."

 

 

Par Ampad Embiem - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes

de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,

avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous

dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.

J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~

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