Partager l'article ! La conquête du Réel ~: Pièce de théâtre à une seule chambre, qui est en fait à air ~ Elle (chantant :) Je n'sai ...
______________________ Terres Fertiles de
l'Ampadiem
_________Entrez, parlez au hasard, vous saurez quoi lui dire _________
Que le BEAU soit et nous n'en serons que
plus ~
Les texts tels qu'on les trouve au sortir de la brieveté
de l'instant qui les voit naitre,
sont dans leur état définitif, de permanente mutation.
Sens évolutifs, ponctuations éphemeres, leurs caracteres
entre deux lectures géographiquement localisées
semblent aussi variables et peu viables que les figures de style
de nos géométries les plus courantes ~
" (...) proche le moment ou, par un processus de caractere paranoiaque et actif de la pensee, il sera possible (simultanement a l'automatisme et autres etats passifs) de systematiser la confusion et de contribuer au discredit total du monde de la realite. " Salvador Dali, Minotaure No1, 1933.
Pièce de théâtre à une seule chambre, qui est en fait à air ~
Elle (chantant :) Je n'sais pas si j'peux / passer par ici ~ Ou bien si je dois / plutôt passer par là ~ Si je veux de toi / Mon mari pour la vie ~ Ou bien si je chois / chaq' fois qu'je pense à toi ....
(elle se promène dans le domaine entre les épicéas)
Lui (à ses manuscrits :) Ciel ?
Un collaborateur (en slip et t-shirt mouillé :) Cette tôle de 5 ça ne va pas, il y a trop de plis pour que ça plaise
Elle (surgissant dans la demeure par l'une des douze portes de la seule pièce :) Vous l'avez déjà dit ça !~
Un collaborateur (s'évanouissant dans les airs :) Je n'ai plus rien à faire ici.
Lui (à ses manuscrits :) CIEL !~
Elle (à ses moutons :) OUI !~
Lui (levant un verre à sa santé & se dressant contre tous ses manuscrits passés :) Non je veux dire : CIEL ?
Elle (plongeant dans tous ses manuscrits à venir :) OUI ?
Lui (quittant la seule pièce par une autre de ses douze portes :) Où va-t-on, mais où va-t-on !~ Où va-t-on ? Des fenestres, des ouvertures, des schémas béants, de la porte en rase campagane, sinon où ?! ~ Tout est tellement fait, tout a tellement l'air d'être et d'avoir été fait pour des fenêtres.
(parlant de sa tête :) Il y a des trous partout.
(puis parlant de la pièce :) Il y a des trous partout.
(puis de ses manuscrits en lambeaux :) Il y a trop de trous partout.
Alors, pourquoi pas des fenêtres ? Trop de pragmatism TUE l'ART !~ Tu verras, qu'un jour ~
Elle (chantant :) Je n'vois pas du tout / ce qui s'entend par là ~ Mais j'suis sûre d'une chose / Il n'y a pas de sens à tout ~ J'ai pris corps dans un / accordéon qui bat ~ La mesure des démesures de nos ébats ~ Il m'a toujours fait / envisager les trous ~ Soul'vant même souvent / la peau de l'océan.... (puis récitant :) Le visage du monde / est un vaste océan / que traversent les pensées.
Lui (l'immitant, l'intimidant, la limant, l'alimentant :) Il faut tout revoir. Cette société pragmatiq / court à ma perte.
Elle (par ici mon chéri :) Cette tôle de 5 ne va pas !, il y a trop de perforations, et trop de plis dessus pour que ça plaise. Ce ciel ouvert, cette pluie, tous ces épicéas, et toujours pas de hibou dans ce domaine, c'est FIN !~
FIN.
[Comm des nues le ciel quand sombre la lumière : la fille tombée sur les genoux ~]
Bienvenue a tout nouveau visiteur
Ce blog créé il y a un peu plus de 2 ans maintenant de l'association uniq de la surprise et du tant attendu, restitue intactes les bribes
de restes d'authentiques retrouvés ici ou la, de ce que les littérateurs et créateurs de ce monde, ont contribué,
avant nous déja, est-ce a dire et, encore aujourd'hui, a élaborer le Beau pour qu'il vienne jusqu'a nous
dans l'état merveilleux ou nous avons le bonheur de le trouver pour tenter d'y toucher.
J'ai pour but ici et ailleurs, Ici Et Maintenant, dans cet IEM permanent et constant d'instabilité, de le propager, de l'expérimenter, de le faire travailler, de le dédoubler, de le transposer et de le faire permuter avec ses doubles et avec ses moitiés, de le mettre tour a tour en exergue, en abime, en difficulté, en chaloupe meme et en page pour enfin et a terme, pouvoir le remettre a la retraite d'ou il se trouvera la force apaisée et sereine méritée d'une vie multiséculaire sur toutes les plages des temps, de mener devant nous, et pour nous, de lui-meme des actions pour s'autorégénérer sans plus s'en laisser conter ~
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Oui le pragmatisme tue l'art, et l'art mort n'est que l'objet de la muséologie. L'amour de l'art mort est une mort de l'amour (pour l'art). Et il n'y a pas de réel motif pour imprimer un désir de faire, il n'y a qu'abstrait que l'art s'abstrait, et là seulement que son génie se reflète. (Avec amour : miroir d'un désir de plaire.) Et tout comme un esprit scientifique ne peut aller de pair avec un corps de rêve sans perdre son crédit, "le rêve s'atteint de folie plus que de génie" devrait ne pas susciter la réflexion. Ta formule est d'autant bien trouvée qu'elle est conceptuelle.